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6 septembre 2010 1 06 /09 /septembre /2010 05:32

 

Ces bolets à beau pied étaient-ils délicieux,

Peut-être autant que ce polypore écailleux !

La Russule vert de gris malgré son apparence,

S’accommodait avec la corne d'abondance.

J'évoque à mots couverts le tramète pubescent,

Les polypores soufrés, livides ou luisants.

Tout ces mets délicats te gonflèrent le bidon.

À coups de pied-violets et paxilles rubiconds.

Plus de pleurote tardif ? tu chialais sur-le-champ,

Voulant déguster un clitocybe odorant.

T'aurais moins convenu la chanterelle modeste,

Quand devant le miroir tu admirais tes restes !

Le xylaire polymorphe était mon synonyme,

La vesse-de-loup fétide pour toi ferait la rime.

Vaginée et vineuse, ce soir je les invite,

Sans oublier bien sûr quelques autres amanites...

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5 septembre 2010 7 05 /09 /septembre /2010 05:42

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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4 septembre 2010 6 04 /09 /septembre /2010 05:08

 

 

 

 

Je suis là, sans savoir où ni qui je suis. Mes souvenirs se superposent comme venant de plusieurs vies mélangées dans ma mémoire. Vécues, observées... ces mot, comme d'autres, beaucoup, courent dans mon esprit comme des animaux qui devraient m'être familiers.

Conscient ? Nul être jamais ne passe devant mes... non, je n'ai pas d'yeux, je le sais, pourtant je vois, comme comme de l'extérieur, je me vois, d'en haut, de côté, de l'intérieur !

Expliquer ce phénomène, je ne veux pas, si...

Le vent se déchaîne parfois, il court sur le désert, ramasse du sable et le jette sur moi, et ce depuis... mais le temps n'a plus de sens. Suis-je un obstacle, pourtant je ne bouge pas, restant plongé dans des pensées dont j'ignore l'origine, découvrant des formes inconnues, la mienne qui sait, les voix dans ma tête sont sans signification, tout tourne, ma mémoire est folle, elle lutte contre l'immobilisme en ouvrant de-ci de-là des livres écrit en des langues incompréhensibles.

Un visage s'impose. Dois-je le craindre ou aller vers lui, ses yeux sont clos, que découvrirais-je en eux lorsqu'il les ouvrira ?

Il est assis, comme moi, de chair, de sang, d'os, il est organique, moi pas. Au cœur d'un désert j’attends, quelque chose, quelqu'un, comme si un jour, de loin, une forme allait venir, s'arrêter devant moi pour m'adresser la parole.

 

Une image flotte dans l'esprit de cet homme aux yeux clos, une forme, féminine, qu'il craint d'approcher de peur qu'elle ne lui fasse du mal, que son souffle, sa chaleur passant en lui ne le fasse souffrir encore. Je sens sa douleur, je sens sur sa peau les griffes d'acier qui le lacèrent, comme le sable tente de le faire sur la mienne, mais personne ne peut m'atteindre. Qui donc pourrait traverser ce désert ?

Du désert... de l'extérieur, mais de l'intérieur ?

Est-ce une pulsation que j'entends, battement venant du centre de mon corps immobile ? Qu'il s'arrête, qu'il...

Le vent coule autour de moi tel un flot chaud, espère-t-il m'atteindre ainsi ? Le temps passera, s'arrêtera, je serai là encore, ultime trace d'une vie qui voulut défier le néant et pour ce faire s'incarna dans la forme la plus apte, comme crachée par l'éternité elle-même.

Une volonté me fit, me fit...

Me fait ?

Tout cela est inepte, délire d'esprits reclus en moi, je suis la chambre d'écho des rêves des hommes errant pour ne pas disparaître, pour continuer à tourner comme sur un manège qui ne s’arrêter jamais sans, pour autant, pouvoir retrouver une réalité disparue.

Je voulais, j'ai voulu, avancer, espérer, mais l'air même se dressa contre moi, me rejetant au loin, et le désert se fit. Mes jambes cédèrent, mes bras se replièrent, mes oreilles se fermèrent et mes lèvres se celèrent.

La pierre protège ce que je fus, ce rêve d'une vie qui fut attirante mais douloureuse. Elle s'écoule sur moi, chaleur sans tentation, piège comblé par mon refus de céder, le ciel est blanc comme un suaire de pureté.

 

Il reviendra, doucereux, redoutable, à moi d'être plus dense et impénétrable, de chasser les rêves d'extérieur.

Les couleurs disparaissent, je suis là, immobile, immobile, immo...

 

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3 septembre 2010 5 03 /09 /septembre /2010 05:03

 

 

Moucherotte.jpg

 

 

Grenoble.MontagnesBrumes.jpg

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2 septembre 2010 4 02 /09 /septembre /2010 05:53

 

 

 

Maître Renard sur son œuvre, perché,

Tenait dans son museau un journal.

De sa situation il vit Alphonse aller,

Lui qui avait refusé, jadis, l'École normale.

"Chieur d'encre" lui crie sa mère,

Du fin fond de son puits,

Alors que de son père,

Reste un coup de fusil.

Suis-je toi ? Lui demande un enfant de passage,

Qui, enlevant sa casquette révèle un roux pelage.

L'interpelé souriant finit par opiner,

Ce galopin finaud n'allait pas le duper.

Ainsi de son perchoir, observant la contrée,

Mêlant avec aisance la finesse et l'esprit,

Il peignit le réel sans cette cruauté,

Que manie sans vergogne un certain Lee Rony !

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1 septembre 2010 3 01 /09 /septembre /2010 05:34

 

                           10

 

Animalité… Humain est un terme plus courant que sapiens mais ce dernier est le bon. Il est pour VOUS. Il EST vous ! Le sapiens se différencie par sa conscience, de soi, du présent, de l'avenir et que ce dernier se fera sans lui. Je sais de quoi je parle ! Face à cela la lâcheté incite à reculer, à refuser cette intelligence et ses compagnes pour refluer au sein de l’ombre, au cœur de l’animal. Alors les poisons se mélangent, intelligence et animalité donnent naissance à la Bête ! Ce n’est pas un nom, c’est un NON ! Quel meilleur, si j’ose dire, lieu pour admettre cela qu’un camp voulant exterminer la lucidité. Elle voit le piège, en souffre mais sait que si un chemin ferme un autre s’ouvrira.

Il fut un temps ou la mort de l’Histoire semblait possible sinon souhaitable. N'est-ce pas l'ambition de toutes les ...ismes que de viser le "bonheur" comme une situation devant être immuable ?

Comment comprendre ma vie, les épreuves qui la jalonnèrent et l’orientèrent, un tel recul dépasse mes moyens. Folie contre folie, mort contre mort, j’ai été aspiré entre deux risques équivalents. Un pont sur l’abîme s’est présenté, sans le vouloir je me suis retrouvé dessus, maudissant la force qui me tenait, qui me tient encore et dont je sais qu’elle me libérera un jour.

Bientôt ?

J’ai embrassé l’immonde, me suis roulé dans l’abject avant de comprendre pourquoi j’agissais ainsi ; c'était comme jeter de la peinture sur une forme invisible pour la découvrir ; avant que le passé ne revienne, que je ne me vois dans un désert de cendres l’âme gorgée d’une lumière inaccessible. Les premiers pas de l’âme sont difficiles, elle hésite, retombe, voudrait que tout aille vite ou que tout cesse, mais elle se redresse et repart. Bientôt elle sera capable de courir.

Les souvenirs se superposent. Le condamné s'échappe, trouve un escalier au terme duquel l’entité qu’il rencontre lui offre la survie s’il l'accepte. J’ai revêtu un manteau d'épouvante pour traverser l'enfer. Chrysalide étrange qui me permit de m’abriter ce que je ne pouvais faire consciemment. Il disparut quand il le fallait, ainsi les pièces du puzzle se mirent en place, un millième essai peut-être, ou plus, un jour ou l’autre elles s’entendraient.

C’est tombé sur moi, un moi sans nom, sans visage, ma réalité est secondaire, ce pour quoi le réel m’importe si peu en regard de l’imaginaire mais dont je devine que derrière l’aspect se cache une force terrifiante, pas hostile ou méchante, terrifiante et destructrice, une force qui m’attend et que je ne peux refuser.

Ce héraut, dans ce camp, arracha mon passé et plongeait son regard dans les yeux de la puissance à laquelle il avait cédé. La peur s’emparait de lui, plus question de rester à favoriser cette victoire. Maintes fois la mort était venu sur sa route sans pouvoir l’atteindre. Un moyen existait pourtant.

Le six août 1945 il regarda tomber la bombe, vit l’éclair avant de se sentir partir en fumée, tendant la main à la délivrance.

Le néant ferma la porte, éparpillé il ne put disparaître. La conscience est indestructible, l’univers en est la preuve.

Lui est moi ou est-ce l'inverse ?

Impressionnant de générer une œuvre qui me dépasse, de formuler des phrases dont le sens m’échappe. Entrevoir la réalité est le paiement pour mes tourments. Ma vie se justifie d’être consumée, transcendée jusqu’au sourire de LA révélation.

Une explosion ne pouvait le détruire, ce qui le tenait naquit lors de la première.

La science est Son œuvre, une forme d’évocation plus précise que les mots puisqu’elle se sert de représentations.

Je sais ce qui est à l’œuvre en lui, en moi, en nous !

L’âme est un paysage de douceur, un ruisseau creusant son chemin. Je m'y abreuve, sa fraicheur m’emporte. Pensée, âme et conscience sont des termes anthropomorphiques mais je n'en ai pas d'autres, et pour cause. Chaos dirait-on maintenant. Au contraire, elle a sa façon de faire, c’est tout, et la science n’est qu'une façon de la définir plus clairement. À nous de savoir ce que nous voulons, si nous écoutons la voix qui nous appelle et ce qu’elle nous propose. Qu'importe si s'effacent cultures religions ou illusions, nul n'aura souvenir d'avoir un jour existé. D'aucuns, l'entrevoyant prieront ou hurleront en implorant des ténèbres dont ils ignorent la vraie nature. Si peu de soi à oublier, ensuite…

Le temps est une alliance au doigt de l’éternité. Pour avancer j’ai abandonné tant d’inutiles bagages. Les fils qui m’animent ne m’effraient plus. J’ai connu tant de sensations différentes, de l’euphorie à la panique, à chaque fois j’ai appris de l’épreuve. D’autres furent proches, ces empreintes-œuvres, témoins dont j'ai profité, d'autres le feront-ils après moi où suis-je fou...

Arscience est un mot plaisant. Y crois-je vraiment ou ne fais-je que regarder le temps dans un sablier que je ne peux arrêter ?

Comprenne qui peut, les autres…

La vie n’est pas humaine, l’humain est-il vivant ?

 

N'est pas autiste qui veut.

Combien de pages encore ? Et après, l’implosion ? Nietzsche fait partie de mes "ancêtres", par l'esprit. Il a perçu la volonté de puissance alors que l’important est la puissance de la volonté, et ce n’est pas seulement un jeu de mots.

S’il s’agissait de fiction ce serait encore plus beau. Un être de chair ne peut aspirer à l’immortalité, une pensée le peut, support de papier pour pénétrer les esprits.

Belle ambition. Un peu folle peut-être.

Un peu ? Alors ce n’est pas moi. S’il me restait un peu de vie...

* * *

Le miroir est brisé, ses éclats volent dans tous les sens, giflent mon masque pour l’arracher. Je voudrais arpenter un monde que nul esprit n’aurait osé parcourir. Le flou m’entoure, ces phrases manque de sens, d’énergie de ma part. Penser ouvrir la voie pour un(e) suivant(e) me fait mal, je serais déçu de ne pouvoir continuer, de ne pouvoir user jusqu’à ma dernière larme, mon ultime battement de cœur. Quelques lambeaux d'humanité collent à mes pensées, conventions, morale, droits, formes nouvelles de momification. Me pardonneront-il ce que je vais leur faire ? J’espère que non !

Dieu est une illusion hâtivement jetée sur une attente intérieure. J'use des symboles dont je dispose.

Le bord du vide offre une impression étrange, une attraction également, celle de vouloir embrasser l’infini qui se propose, mais lui aussi est chrysalide. Un cocon et la voix qui chante à mes oreilles est celle d’une lumière s’apprêtant à secouer ses ailes dans l’éternité.

Je voudrais ne pas comprendre ces mots ! Le flou est salvateur par le temps qu’il me laisse. La démence m’a aimé plus qu’une femme n’aurait su le faire.

La toile sociale, ne me tient plus, le courant qu’elle propose est faible, un autre va s’y substituer, je vois d’ici courir la vermine, errer les moribonds, je vois ceux qui s’arrêteront, refuseront de céder à leur propre lâcheté, plus qu’une part du monde c’est une part de soi à abandonner, à amputer, volontairement.

Cela fera mal !

La Bête répondit à mon appel, je l’ai caressée, suis monté sur son dos, elle refusa de m’emporter, elle me connaissait, lisant ma vraie motivation. Elle est loin désormais, dominée, assouvie. Je pense que c’est ce terme qui lui va le mieux. Je l’ai nourrie de ce dont je n’aurais plus l’usage.

Où suis-je face à cette mise en abyme ; de ces personnalités gigognes laquelle est vraie, si ce mot veut dire quelque chose.

Y a-t-il une différence entre celui qui pense et celui qui vit sur le papier ? Est-ce que Moi = Je ?

Le phare caresse la nuit, l’Amour viole la démence dont les cris furent mes gémissements d’angoisse durant tant de nuits. Le courant de la vie est nourricier plus que nourrissant. Bientôt va sonner l’heure d’arrêter le jeu, de poser ma pelle et mon seau, de regarder la vague qui emportera l’inutile, jamais je ne suis plus moi que nu.

Troublante émotion signant la force de ces pensées, la flamme déforme l’image, brûle la représentation, je suis passé par ces stades, la photo devient sombre avant de se consumer. Ainsi ces pages dévorèrent-elles le mensonge.

Je nais d'une césarienne psychique. Un puits relie deux mondes.

J’accepte cette lumière, la résurrection après.

Viens, je ne me hais plus ! (sourire !)

L’appétit revient, la prochaine fois je mangerai l’assiette.

Ni éteindre, ni atteindre, étreindre !

Le ciel est bleu, lui aussi ! Mes peurs s’estompent avant de toucher le sol. La diététique de l’esprit est compliqué, même le dégoût lui apporte des éléments essentiels, sans en abuser, il se ferait drogue. J’ai consommé tout ce que j’ai pu, jusqu’à satiété, j’ai faim de vie désormais.

J’imagine un résumé d’un pareil texte en quatrième de couverture. De couverture ? Non, en quatrième de cercueil, à soulever pour embrasser une vie attendant d’être réveillée.

Plus de laisse, je marche seul, debout, les yeux ouverts, je sais regarder. Une main dans la mienne est-elle nécessaire ?

Comment écrire ensuite ?

À moins que ce ne soit encore plus facile !

 

Trop ? Mais trop est le minimum.

 

Je prends !

 

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31 août 2010 2 31 /08 /août /2010 05:29

 

Rita-est-woerth.jpg

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30 août 2010 1 30 /08 /août /2010 05:44

 

nos-tombes_02.jpg

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29 août 2010 7 29 /08 /août /2010 05:49

Née à Shanghai en 1922 Wu devint en 1945 chanteuse de cabaret , en 1946 elle signa un contrat avec Pathé Records (Chine), compagnie avec laquelle elle produira une trentaine d'album au long d'une carrière qui se continuera presque jusqu'à sa disparition le 17 décembre 2009.

 

 

 

 

 

 

 

En 1957 elle s'installa à Hong-Kong mais reviendra en Chine en 1983 avant, en 1984, de partir pour la Californie et chanter pour la communauté chinoise expatriée.

 

 

 

 

 

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28 août 2010 6 28 /08 /août /2010 05:30

 

                             09

 

Plus d’odeurs malsaines, d’ombres errantes, tout va si vite, la nature sourit. Le plaisir de l’épouvante est parti, non que je ne puisse le retrouver, au contraire, mais pour l’imposer aux autres, une manière ludique de faire peur en révélant derrière le masque de l’atroce les traits d’une vérité refusée.

Pervers ?

Et pour cause !

Le sol est vierge, être le premier est troublant, plaisant. Le courant dirige le temps autour de moi, l’ouvre pour que je me saisisse de ses trésors. Ce que nul ne connaît n’existe pas.

 

Je me parle d’un autre monde, le mien !

- - -

Thlita n’est pas le prénom auquel je pense. serait-il temps de vivre ?

                                           - - -

D’autres rencontres, parties de moi rentrant au bercail moi qui voulais les refuser, quelle est l’affection mentale qui morcelle l’esprit ? Je ne sais plus, tant mieux.

Je suis réveillé, les monstres ne dansant plus autour de mon lit, la lumière est leur adversaire, enfant j’aimais leurs présences, leurs regards, visages du désir de n'être plus seul ni enfermé. Je n’ai plus la force de feindre c’est la réalité du réel que je veux affronter. L’ombre à laquelle je parle n’est pas un démon, seulement une parcelle de mon esprit hallucinée afin de faciliter la rencontre, les primitifs ne peuvent admettre cela, donnant à tout et à rien une âme par incapacité d’accepter la leur. Par primitif j’entends tout le monde, civilisé ne veut pas dire évolué ! Accepter ce que je suis est le but de ce voyage, découvrir et rassembler des pièces d’un puzzle dispersées par le temps. J’ai envie de projeter mon regard plus loin que l’horizon pour ne pas voir ces heures qui viennent Si peu de temps pour changer de vie. Le temps de me redresser viendra une autre étape, une réalité hors de ce cadre trop froid. Je ne parviens plus à jouer celui qui doute, le goût de la vie me manque, la saveur de son corps, la fraîcheur de son rire, ensuite, serein je plongerai dans les mystères qui m’attendent pour les dépiauter, et si je n’y parviens pas j’aurais le plaisir d’avoir traversé le cauchemar en pouvant le croire.

Le puits déborde de la volonté de ceux qui y étant plongé ont refusé le voile sombre de la panique, je découvre la vérité à laquelle m’abreuver.

Les morts sont là mais sans être distrayants. Ces mots sulfuriques corrodent l'illusion. Mais attention à la précipitation, à une volonté excessive et suicidaire. Ouvrir les yeux après des années d’obscurité nuit à la santé. Le destin se fait complice, ses yeux dorés brillent, ses griffes sont rentrées, elles serviront pour d’autres. Le délire fut si doux parfois, j’ai toujours su ce qu’il était, même quand la réalité se réduisit à presque rien elle me donna la force de me lever, d’avancer, n’importe où, n’importe comment, des heures, des jours, une quête passant par le refus, par le corps d’un esprit refusant de le prolonger.

Un enfant devant moi, photo en noir et blanc, sur un pont, déjà. La mémoire se saisit de chaque élément façonner l’intangible ainsi sa nocivité sera moins forte.

Une rencontre fugace, un risque, s’offrir est trop simple. Fiction et réalité se fondent, une nouvelle définition de la création est possible. L’expérimentateur influence l’expérimentation et altère sa découverte, comment savoir ? Y a-t-il une voie différente ?

Expérimentateur, auteur, artiste, projeter, modifier, définir... Une quête sans solution. Je découvre la pauvreté des mots, de la maîtrise que j’en ai, j’ai peur de jouer avec eux plus par plaisir que pour esquisser mes pensées. Je puise dans le fond commun de la vie, des expériences vécues qui ne sont uniques que dans leur interprétation. Le papier est un instrument de recherche, qu'importe, l’important est l’esprit qui les domine et se livre en pâture à sa propre lucidité à travers eux.

Souffrir c’est voir sa vie comme une expérience pour dépasser l’adoration de la forme et mordre les mystères du sens. Rien de ce que j’ai pu vivre n’est à rejeter, le meilleur comme le pire, tout est utilisable, tout. Le martyr est un vêtement trop petit.

Non je ne me précipiterai pas, chaque pas à son importance, chaque instant est une leçon. J’accepte mes devoirs, mon destin, faut-il que je courbe la tête, comment trouverais-je le billot ?

Marre de la sérénité, l’émotion est vie-bration, la Passion cesse quand la vie est douce.

- Tu ne crois plus en moi ?

Je connais cette voix.

- Tu veux que je disparaisse ?

- Folie. J’ai aimé ta présence, les perspectives que tu me montra, cela s’achève, tu le sais, mon ombre ne m’effraie plus. Tu ne peux plus m’emporter ou m’influencer, les autres sont là, sers-toi. J’ai simulé la lucidité pour quelques regards, tu fus proche de m’engloutir, l’occasion est passé, j’ai traversé le pont.

- Tu m’en veux ?

- Non, tu fus si attirante... il manqua si peu ; la goutte d’eau qui fait déborder le vase ne tomba jamais, il resta plein sans pouvoir se vider. Tu es un instrument dont je me servirai à l’occasion.

- Ai-je le droit de le regretter ?

- Tu tricherais, l’univers est vaste, crains-tu que je ne t’efface ?

- Réaliser un rêve, est-ce possible ?

- C’est le doute que tu m’offres ? Je l’ai déjà, je l’imagine pour avancer, sur le chemin je peux trouver une autre voie, une autre sortie, un autre monde. Je n’ai pas risqué, je n’ai pas tendu la main pour serrer la sienne, ce fut l’inverse en un geste d’amitié. Je l’ai embrassée sans la prendre dans mes bras, me dire non fut ma plus grande victoire. J’avais besoin de ce genre d’amour pour te repousser, toi et les ténèbres où tu te dissimules. Une larme de lumière a suffit pour assurer ma victoire sur la nuit.

- Jolie formule.

- N’est-ce pas ?

- Que vais-je devenir ?

- Une image. Regarde ceux qui ne demandent qu’à t’adorer ne comprendront jamais que c’est à toi qu’ils rendent hommage.

- Des médiocres, est-ce tout ce que je mérite ?

- Tu n’es pas ce que tu crois mais un voile dévoilant plus qu'il ne dissimule. Je t’épuise, tu t’estompes, déjà, je ne te vois plus, je ne t’entends plus, adieu.

La porte derrière moi était capitonnée, si…

 

Non, je suis trop près d’Elle.

                                           - - -

Une ombre est un sourire, toutes sont devenues des amies. Je revois ce jardin magique dont les fleurs étaient des mots, les arbres des émotions, la terre un rêve refusé.

Les regrets ont fanés, la porte de la vie sera aussi celle de la mort, un destin par une œuvre en laquelle restera de moi le meilleur. Sans peur ni dépit, la conscience aspire au repos après des émotions brutales qui usent le cœur, c’est bien d’être résistant, il faut le payer un jour, je tiens dans le vent mais les racines faiblissent, bientôt je m’effondrerai. Mourir en souriant face au néant ne m’effraie plus.

Je revois un décor de pierre, des statues m’observent, chacune est un moment de ma vie, jeune, vieux, moi au présent, un dont je ne sais plus à quoi il servait, à refuser peut-être. Possibles Tant de portes sont là que je crains d’ouvrir, non plus dans l’irréel, là, dans un concret pire parce qu’il peut effacer l’illusion.

C’est à une rencontre que j’aspirais, rassemblement de trois aspects de moi-même, images à superposer pour découvrir, enfin, mon vrai visage. L’un était un policier, j’ai écris nombre d’histoire avec lui, une fois déjà dans un décor de papier semblant un asile nous nous rencontrâmes. Il savait qui j’étais. Je lui ai offert la tranquillité pensant ne jamais plus avoir besoin de lui, je me trompais, il est si proche de moi, de ce que j’ai failli être. Un écrivain se voit omnipotent, non comme un dieu mais comme le nourrisson qui ne connaît qu’un monde à sa mesure censé assouvir ses moindres désirs.

L’impérialisme du caprice.

Le camp de la mort était un décor, j’y attendais l'être livré au puits de l’enfer et qui en déjoua les pièges. À cette époque, prévoyant ce rendez-vous, j'ignorais comment il avait passé l'épreuve, l’ayant laissé un moment où il s’apprêtait à pénétrer dans le puits, j’imaginai…

Mes pensées m’échappent, que s’imposent des mots que je ne vis pas venir, tu parles d’une omnipotence.

Potence ?

Je comprends la nature de l’épreuve. Ce personnage dépassant la mort se retrouvait dans Son domaine, le mur du passé fendu il se voyait pion par lequel s’imposait une volonté désireuse de régner de nouveau sur la terre.

Un pacte infernal, pour survivre, ainsi il aurait traversé le temps, sans physique, une simple pensée, comme un possible cherchant à se définir dans mon esprit.

L’animalité s’accouplant à l’intelligence pour que naisse la bestialité. L’intelligence regrettant l’animalité dont elle émane. Le Paradis existait avant la première pensée. Plus haut j’évoquai un personnage réalisant sa situation en comprenant son passé, je sais quel effet cela fait quand le mur du temps se déchire, quand l’esprit voit dans quel puits il fut happé, j’ai vécu cet instant. Qui sait si je ne suis pas allé plus loin que je pensais… Qui sait !

Moi ?

Je sais quels mots manquent et où les apprendre, ensuite…

 

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Bienvenue sur ce blog ! Vous y découvrirez mes goûts, et dégoûts parfois, dans un désordre qui me ressemble ; y partagerez mon état d'esprit au fil de son évolution, parfois noir, parfois seulement gris (c'est le moins pire que je puisse faire !) et si vous revenez c'est que vous avez trouvé ici quelque chose qui vous convenait et désirez en explorant mon domaine faire mieux connaissance avec les facettes les moins souriantes de votre personnalité.

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