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29 juillet 2010 4 29 /07 /juillet /2010 05:22

 

 

LEEliade-03.jpg

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28 juillet 2010 3 28 /07 /juillet /2010 05:17

 

    

L'odeur

De la peur,

Senteur

De la terreur.

 

Courir,

Seul avenir,

Martyr

Pour finir.

 

Glisser,

Tomber,

Accélérer

Se faufiler.

 

Les aboiements,

Portés par le vent ;

Le goût du sang,

Nectar des tourments.

 

L'hallali,

C'est fini...

Mais, j'ai envie,

D'une autre vie.

 

Tant de proies, là, dehors,

Oublieuses de leur sort.

Mon cœur battrait, fort,

Si je n'étais l'ombre de la mort.

 

 

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27 juillet 2010 2 27 /07 /juillet /2010 05:00

 

 

Oh muse oh ma chimère

Loin de toi j'erre

Dans l'eau salée de la mer

Oh sirène de mon miroir

Mes yeux se sont brisés

Sur les récifs de tes pensées

 

 

 

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26 juillet 2010 1 26 /07 /juillet /2010 05:09

 

Hamlee-King.jpg

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25 juillet 2010 7 25 /07 /juillet /2010 05:06

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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24 juillet 2010 6 24 /07 /juillet /2010 05:00

 

 

La femme serait vraiment l’égale de l’homme le jour où, à un poste important, on désignerait une femme incompétente.”

Françoise Giroud extrait du journal Le Monde – 11 Mars 1983

 

Dati-Bachelot.jpg

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23 juillet 2010 5 23 /07 /juillet /2010 06:17

 

Il fait nuit, une voiture traverse une région où personne ne paraît vivre, le conducteur roule aussi vite qu'il peut tant cet endroit ne lui dit rien, s'il ne s'était pas perdu en cherchant un raccourci...

Confiant dans le hasard il cherche une solution. C'est encore à cause de sa femme la pauvre elle ne cesse pas de l'embêter elle lui porte tellement sur les nerfs qu'il ne sait plus ce qu'il fait.

Jamais il n'avait eu cette sensation d'être hors du monde, il a beau s'arrêter pour regarder dans toutes les directions il ne voit pas la plus petite trace de présence, il est seul... Non, là bas, un homme debout sur le bord de la route, machinalement notre automobiliste ralenti il ne sait pas qui est cet homme il veut se donner un peu de temps avant d'arriver devant lui.

L'individu n'est pas en bon état mais en voyant dans le fossé une voiture il comprend pourquoi. Impossible de le laisser sur une route qui semble oubliée.

- Votre accident est grave ?

- Assez, mon ami est mort, je ne suis que blessé,.

- Montez, on va bien trouver un hôpital ou une gendarmerie.

- Cette région est déserte, comment ai-je pu me perdre ici ?

- Je me pose la même question, heureusement malgré tout.

- Il me semble avoir attendu une éternité, dans certains cas le temps semble passer plus rapidement que dans d'autres.

- Vous avez raison, maintenant je ne doute pas que nous trouvions la sortie de cet endroit,vous êtes sur que votre ami est décédé ?

- La colonne vertébrale brisée ça ne pardonne pas, j'ai des notions de médecine, il conduisait, j'ai été éjecté. J'ai attendu.

L'automobiliste ne dit rien, d'ordinaire il n'était pas du genre à porter secours à qui que ce fut, qui l'avait aidé lui ? Les circonstances inhabituelles avaient modifié ses habitudes !

Au moins une fois il aurait fait une B.A. plutôt qu'une saloperie, pour réussir il avait toujours été prêt à tout, et l'avait fait.

Il observait du coin de l’œil son invité se demandant si celui-ci n'allait pas claquer, il aurait l'air fin. Il abandonnerait le cadavre.

En le regardant il lui semblait plus gravement atteint qu'il l'avait affirmé, il était blanc sa peau était cireuse et par endroit violacée. Appuyé contre la portière il regardait devant lui sans rien voir, perdu dans d'innombrables pensées intérieures. Et cette odeur, pas celle du sang, de pourriture, de cadavre, se pouvait-il que son voisin ait été en contact avec l'autre assez longtemps pour lui piquer son "parfum" ou y avait-il une autre solution ?

Comment savoir, son compagnon ne bougeait pas, ses yeux restaient fixes, presque laiteux, comme ceux d'un cadavre.

Mais non, il était choqué, rien de plus.

Il n'osait pas l'interroger alors que croissait un trouble plus près de l'inquiétude que de la curiosité.

Bon dieu il est mort, pas possible, il est venu caner dans ma voiture.

Il allait s'arrêter il ralentissait déjà quand l'homme tourna la tête vers lui et le regarda de ses yeux absents, en même temps il fit deux gestes, d'abord il sourit ensuite il prit le volant d'une main et le tourna pour faire sortir la voiture de la route.

Ça m'apprendra à être secourable !

Le silence se fit.


 

Sur la route l'homme regardait de temps en temps derrière lui, une voiture arrivait, il sourit en la voyant s'arrêter.

C'était la combientième ? Qu'elle importance, compter ne voulait rien dire ! Il montra la voiture accidentée, parla peu et monta dans la voiture à la place du mort.

Comme s'il pouvait monter ailleurs !

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22 juillet 2010 4 22 /07 /juillet /2010 05:56

 

Woerth-08.jpg

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21 juillet 2010 3 21 /07 /juillet /2010 06:07

 

La voiture roule, elle est faite pour ça, à l'intérieur, un couple.

- Dis donc, demanda la jeune femme à son époux, c'est quoi cette tache sur le siège ?

Il regarde, hausse les épaules, il s'en fout.

Plus loin elle lui repose la question en lui faisant remarquer :

- On dirait que la tache a grandi.

- Une tache ne grandit pas seule, tu as renversé quelque chose.

- Non, regarde.

Elle passe son doigt sur la tache, montre son doigt, il est intact.

- Bof, ce n'est sûrement rien, on verra ça plus tard.

Plus tard en effet elle revint à la charge.

- Cette fois tu ne vas pas me dire qu'elle n'a pas augmenté !

- En effet diable qu'est-ce que c'est que ça il doit y avoir quelque chose dans le siège ou c'est le cuir qui se décolore.

- Tu parles, c'est du plastique, pourquoi ce serait rouge, c'est pas normal on ira voir un garagiste.

- D'accord !

= = =

- Maman viens vite voir.

- Oui, qu'est-ce que c'est encore.?

- Y'a une tache sur le mur.

- Qu'est-ce que tu as fait encore comme bêtise espèce d'idiot. Si c'est de la peinture tu vas voir tes fesses.

- Je les aies déjà vues dans le miroir mes fesses.

Elle vient, voit, regarde son fils qui lui montre la tapisserie et, bien visible, une belle tache rouge vif.

- Je parie que c'est toi qui a encore fait une bêtise.

- Regarde j'ai rien à la main, c'est venu tout seul.

Elle se penche, passe un doigt sur la tache, rien.

- On dirait que c'est le papier qui devient rouge, on nous a vendu une saloperie, à qui faire confiance de nos jours.

- La tache à agrandi.

- Qu'est-ce que tu dis ?

- Je dis qu'elle est plus grande. Attend, je fais une marque avec un crayon, tu verras bien, sinon j'efface avec la gomme.

- Pourquoi pas un peu plus un peu moins quelle différence ?

Il fit de chaque côté un trait vertical, une demi heure plus tard la tache les avait dépassé.

- Ton père va gueuler, il aura raison, va jouer, on verra avec lui.

Elle observa la salissure avec la certitude de la voir croître.

Elle ne comprenait pas.

Elle n'était pas la seule.

= = =

Le fermier appela ses aides et leur montra le centre du champ.

Tous regardèrent, étonnés, des épis de blés étaient rouges.

- Alors, qui s'amuse avec de la peinture ?

Silence dans les rangs, comme si nul ne savait ce qui se passait.

- Personne ne se dénonce, il y aura des sanctions, au boulot, et je ne veux voir personne ici, on va les laisser comme ça.

Il fut étonné en revenant de constater que le massacre s'étendait, au toucher rien n'avait changé, seule la couleur était anormale. Il cassa un épi, l'intérieur aussi est rouge, il creusa avec son couteau, la terre était pourpre, il fit de même là où la terre était intacte, l'intérieur l'était aussi. Le phénomène semblait naturel.

- On va tout laisser comme ça, on appellera les services compétents.


 

Il ignorait que les dits services seraient débordés !

= = =

- Hey ! Regarde en bas.

Le copilote aperçut une tache rouge dans l'eau.

- Encore de la pollution je parie, un pétrolier s'est oublié ici.

- Tu parles, on dirait de la peinture.

- Les passagers vont pouvoir laisser aller leur imagination.

- Nous avertirons les autorités à l'arrivée.


 

Là encore ils ne seraient pas les premiers !

= = =

L'énumération serait fastidieuse, des milliers de taches étaient apparues, des rues aux champs, des palaces aux favelas.

Au début la curiosité domina.

Comment expliquer un phénomène qui semblait toucher le monde entier et tous les éléments, les points rouges proliféraient.

L'angoisse grandit avec la preuve que les produits touchés devenaient contaminants, le consommateur voyait un point rouge apparaître sur sa peau...

Partout on assista à des scènes de pillage mais rien n'était à l'abri et une conserve intacte pouvait contenir un produit contaminé !

Les animaux devinrent rouges à leur tour, donc inconsommables, la famine devint maîtresse du monde.


 

Jusqu'à ce qu'il apparaisse que les humains n'étaient touchés que par contamination...

= = =

L'homme marchait, seul, perdu dans un monde qui n'était plus pour lui.

Il était le dernier, le savait mais le pire était l'incompréhension dont son ombre semblait porteuse.

De son dernier compagnon ne restait même plus un os à ronger. Le pas qu'il faisait était l'ultime preuve qu'il vivait encore.

Parfois il voyait un animal l'observer, le devinant ravi d'assister à l'extinction d'une espèce qui laisserait sur la Terre plus de cicatrices que d'empreintes.

Aucun ne se jeta sur lui, peut-être, pour eux, était-il nocif, à moins qu'ils ne se soient donné le mot pour le laisser profiter de son agonie le plus longtemps possible.


 

Il se laissa tomber à genoux sans même l'idée d'implorer une déité dont il savait qu'elle n'était qu'un leurre. À quoi bon marcher, il n'avait nulle part où aller autant crever là.


 

Il survécut quatre jours, le cinquième lever de soleil serait le dernier, il en était sûr. Sa langue était comme du bois, son corps ne pouvait plus bouger mais la proximité de la mort l'anesthésiait.

Devant lui il y avait un arbre, fruitier, un pommier lui sembla-t-il, il sourit les pommes étaient toutes rouges.

Toutes ?

Il lui sembla que non, il y en avait une verte, non, deux, non plus non toutes, toutes étaient vertes.

Son cœur fit un bond, il pouvait se sauver. Il fit un effort pour se redresser il voulait vivre, encore, même s'il était le dernier, comme si seul il pouvait espérer quelque chose.

Il rampa sur quelques mètres, un manqua pour atteindre un fruit tombé au sol.

La tête dans la terre il la vit redevenir sombre, l'herbe redevint verte.

Sa main rampa comme animée d'une volonté propre. Il fit appel à toute l'énergie qu'il conservait encore.

Ce ne fut pas suffisant.


 

Il mourut alors que sa main serrait la pomme... Inutilement! Un reste de lucidité lui soufflant que rien n'avait jamais changé, jamais.


 


 

 

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20 juillet 2010 2 20 /07 /juillet /2010 14:01

 

 

Nano espoir sous perfusion

Rattaché à la super loterie économique organisée


 

Vies superficielles

Dans une société artificielle


 

Accidents majeurs pour le futur

Quand les plaies du quotidien suppurent


 

Se taper la tête contre des murs

Ou se noyer parmi les ordures


 

On ne s'en plaindra pas

Tant qu'on aura le choix.

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Bienvenue sur ce blog ! Vous y découvrirez mes goûts, et dégoûts parfois, dans un désordre qui me ressemble ; y partagerez mon état d'esprit au fil de son évolution, parfois noir, parfois seulement gris (c'est le moins pire que je puisse faire !) et si vous revenez c'est que vous avez trouvé ici quelque chose qui vous convenait et désirez en explorant mon domaine faire mieux connaissance avec les facettes les moins souriantes de votre personnalité.

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