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23 octobre 2008 4 23 /10 /octobre /2008 06:37
 


- Beppo ?

Bizarre cette voix. Ce rêve est déplaisant, moi qui d'ordinaire ne fait jamais de cauchemar je me retrouve à écrire sans comprendre pourquoi ni pour qui ?

Culpabilité ?

Je n'ai jamais regretté ce que j'ai fait, ce que des ignorants nommèrent crimes ! Comme si ce mot avait un sens quand il s'agit de faire progresser non seulement la science mais sa propre espèce, bien sûr cela peut être au détriment de quelques-uns mais c'est le fonctionnement naturel d'événements sur lesquels nous ne pouvons agir vraiment. Je suis recherché depuis si longtemps mais j'ai des amis, des vrais, dignes de ce...

Pour être franc, et je peux l'être dans le contexte du sommeil, je doute qu'ils seraient aussi protecteurs s'ils n'y trouvaient pas leur intérêt, la plupart du temps sous forme d'argent, mais c'est ainsi que les choses se passent, les instincts nous mènent par le bout de nos hormones sans que nous puissions les combattre, il est si simple de se trouver une bonne raison de faire une mauvaise chose, à moins que ce ne soit le contraire.

Ne dirait-on pas que je veux m'excuser, il n'en est pas question, j'ai toujours pris mes responsabilités, annoncé à mes cobayes ce que j'allais leur faire et assumé leurs disparitions par la suite, à quoi m'aurait servi qu'ils vécussent ?



         Certes je ne suis pas arrivé au terme de mes recherches mais je suis certain que si tel avait été le cas alors j'aurais été encensé, couronné d'un Nobel, au moins, et reconnu pour le génie que je suis en réalité, mais les forces obscurantistes étaient plus fortes que nous le pensions et malgré le Fürher nous avons été battus et j'ai dû fuir, quitter mon laboratoire. Heureusement j'ai continuer mes recherches par la suite et pour certains de ceux qui me condamnaient officiellement, dès lors comment croire que la civilisation qu'ils prétendaient représenter soit meilleure que la nôtre ?

J'ai accepté, sans renier mes convictions et mon admiration pour notre chef défunt, je devais m'adapter aux circonstances.

Étrange que j'ai cette impression de lucidité, peut-on rêver que l'on rêve et regarder par dessus son épaule son comportement en ayant un semblant de conscience.

La vérité est-elle celle-ci ou...

Impossible ! Je suis trop jeune encore pour mourir comme cela, bêtement, par noyade, j'aurais voulu être abattu, après avoir eu le temps de faire aboutir mes recherches, sans les nombreux bâtons qui me furent mis dans les roues je sais que j'y serais arrivé, je le sais, et le monde aurait dû se mettre à genoux devant moi.


Si tel est le cas alors pourquoi suis-je là à écrire comme si j'étais contraint de le faire. Je ne peux bouger, je ne peux arracher cette plume de ma main et l'encrier est toujours plein.


Est-ce cela l'Enfer ? Si oui alors je suis capable de l'affronter, je savais que je n'avais rien à craindre durant ma vie et que le moment venu je saurais affronter le destin avec élégance et sourire.

Ce n'est pas raconter ma vie qui me ferait de la peine, faudra-t-il que je remonte jusqu'à mon enfance avec mes frères, refasse le chemin jusqu'à cet instant où j'ai plongé pour la dernière fois... Au fond c'est à l'image de ma vie, aller sous la surface, chercher la vérité des événements sans me satisfaire de ce qui rassasie les esprits débiles. Ce n'est pas une damnation insupportable, au long de ma vie je pris plaisir à mes actes et si certains les nommèrent tortures ce fut par inculture et limitations cérébrales, comme si nos projets étaient accessibles au commun... Je me souviens, nous en parlions autour d'un verre, le soir, en écoutant de la musique, nous parlions poésie, musique, rarement science, nous n'étions pas là pour évoquer nos boulots.


Un bruit, curieux, il vient de devant, mais je ne distingue rien et la lumière éclairant ce bureau vient de je ne sais où, comme si l'air lui-même était lumineux.

Ce sont des pas, traînants, quelqu'un ayant des difficultés pour avancer, j'en ai connu quelques-uns, que j'ai libéré de leurs vies inutiles, des fardeaux pour eux et pour la société, après tout que ne disait-on pas de ceux qui les premiers firent des autopsies pour découvrir le fonctionnement du corps humain ! J'étais un pionnier et si je fis des erreurs au moins aurais-je permis que d'autres perdent du temps à les refaire.

Ces pas, pourquoi évoquent-ils quelque chose en moi, un souvenir lointain, quand j'étais... Oui, je me souviens, ces jumelles naines que j'ai sauvées d'un destin funeste, pour un autre qui le fut à peine moins puisqu'elles survécurent !

Oui, je vois leurs silhouettes, et derrière elles... Combien d'autres qui viennent vers moi, oui, je comprends maintenant, mais je ne céderai pas, je les écouterai tous et toutes, enfants comme adultes, je sais qu'il me faudra écrire leurs vies, leurs souffrances dont je fus la cause, je tiendrai jusqu'au dernier, j'en suis sûr, j'en suis...

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22 octobre 2008 3 22 /10 /octobre /2008 06:47
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21 octobre 2008 2 21 /10 /octobre /2008 06:07
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20 octobre 2008 1 20 /10 /octobre /2008 07:04
 

La technologie moderne fait des progrès tous les jours, ainsi, pour ce qui est des travaux publics, d'un jour sur l'autre une amélioration technique peut faire que tout change, que tout va plus vite, que tout est plus facile, et pourtant le prix monte.

Mystère de la technologie moderne qui coûte d'autant plus cher qu'elle est libératrice, qu'elle permet de faire des économies de main d'œuvre, qu'elle consomme plus d'essence ou d'électricité, que de vies humaines, ou apparentées.

Cela faisait des années qu'il était question du percement du tunnel sous la ville, au bon endroit, le plus difficile, le plus long, donc le plus onéreux, du moment que le contribuable paie et justifie ainsi sa première syllabe.

Des travaux préliminaires furent conduits, des relevés, des sondages, un tas de trucs et de machins, des enquêtes d'utilité publique, limitée, il s'agissait d'améliorer la circulation mais était-ce une raison pour embêter tant de gens ?

Oui, puisque sur le trajet du tunnel n'habitent pas les promoteurs, ni les décideurs politiques, ça se saurait, jamais une route ne passe près de chez eux, mais ça peut n'être qu'une question de chance, ils devinent, miraculeusement, où se mettre, où les terrains sont les moins chers, c'est beau l'intuition...

Avec des relations c'est encore pire.

Les travaux commencèrent malgré les manifestations, les demandes de réflexions suggérées par des gens compétents, auxquels on n'avait rien demandé, ils sont trop chers !

Il y eut des bruits, de l'agitation, et puis le sol se mit à trembler, le museau curieux de l'imposante excavatrice se mit à fredonner son hurlement hystérique, les vers de terre s'enfuirent loin de cette région inhospitalière, ils reviendraient plus tard, une fois les retards accumulés, mais pas indemnisés !

Cela se passa comme prévu, à peu près, juste ce qu'il fallait de surprises pour que la note augmente.

Les manifestations de riverains se raréfièrent, le sourire ironique de lourdes matraques avait eu raison de ceux que quelques liasses n'avaient pu convaincre. Tout le monde a son prix, il suffit de le demander gentiment.

On finit par s'habituer aux bruits, aux allées et venues, ce fut comme toujours, la lassitude gagne les meilleures volontés.

La surprise vint un jour, ou une nuit, sous terre, malgré la lumière électrique il fait toujours sombre, ce qui justifie une prime. Donc la surprise vint sous la forme d'un choc sourd, la principale machine à forer eut un sursaut, son conducteur ne put la contrôler et la masse métallique fit comme un pas de danse avant de s'arrêter contre une paroi latérale, inutile d'évoquer les deux blessés graves qu'elle laissa sur son chemin, les primes d'assurances sont comprises dans le forfait.

C'est beau le progrès.

Des ingénieurs vinrent voir, le malheureux conducteur fut sermonné, il expliqua pourtant qu'il n'y était pour rien, que lui faisait son travail, et que si sa machine avait heurté quelque chose de dur ce n'était pas de sa faute, à lui.

On tiqua, avant d'aller voir, ce n'était pas difficile, la blessure béait, quelques minutes suffirent pour qu'un outil rende un son métallique, il venait de toucher quelque chose de particulièrement solide pour avoir pu renvoyer l'excavatrice à ses chères études.

Le trou fut agrandi, la stupéfaction ne fut donc que plus grande de constater que ce n'était pas une roche, aucune n'aurait pu avoir cet aspect lisse, travaillé, si peu naturel qu'il apparut vite qu'ils se trouvaient face à un mur, au vrai sens du mot, un mur qui n'aurait pas dû se trouver là et encore moins être ainsi, comment imaginer un mur qui ne soit pas fait de pierres jointes mais d'une seule, et encore, s'agissait-il d'un minéral ? Elle paraissait si dure, et si sombre que beaucoup de questions parurent, et d'abord déblayer la chose, la mettre à jour. La dégager la rendrait plus facile à éliminer.

Ce en quoi ils se trompaient, l'obstacle continuait et il apparut qu'il présentait une courbure, comme une sphère.

Ou un oeuf !


Quand un bruit semblable à une pulsation parut venir de l'intérieur les travaux cessèrent, les oreilles se tendirent...


Les travaux sont suspendus, plus personne n'est allé écouter dans le tunnel pour savoir si le battement continuait, même moi je n'ose m'y risquer.

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19 octobre 2008 7 19 /10 /octobre /2008 06:33
 

La sagesse c’est sembler de ne plus vouloir faire ce qu’il ne nous est plus possible de réaliser.


Le temps est une plage immense, chaque vie est un grain de sable qui n’a que la faculté de se croire unique.


Les vers m'attendent en se léchant les babines.


A l’inverse de ce que dit Pascal en voulant faire la bête ferais-je l’ange.


Si je suis un trou du cul, j’en connais qui feront le papier.


Les idéologies sont les capotes de la vie. Elles isolent du virus de la pensée.


Je n’ai plus de place pour une cicatrice supplémentaire.


Je suis mort jeune mais je suis né vieux, ça compense.


Priez le néant qu’il ne vous épargne pas.


Je méprise ce qui me manque je n’ai pas pour en supporter l'absence.


L'émotion ne fait pas la vérité.


Je ne pourrai jamais avoir physiquement l’âge que j’ai mentalement.


La mort est laide pour les gens laids.


Malheur au vain-cœur !


Les pleurs de mon cœur ne coagulent pas.

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18 octobre 2008 6 18 /10 /octobre /2008 06:28
 

- Alors vous acceptez ?

- Vous pensez que j'ai le choix ?

- Ne l'a-t'on pas toujours ?

- C'est une façon de parler, néanmoins il reste des points que je voudrais éclaircir.

- Allons-y, si je peux vous aider.

- Vous le ferez avec plaisir, je n'en doute pas. Je me demandais seulement si vos supérieurs étaient au courant.

- Mes supérieurs ? Le pluriel est plutôt singulier, disons qu'il doit y en avoir deux, maximum.

- Je vois, si nous nous faisons prendre je devrais tout prendre sur moi et vous nierez avoir eu connaissance de mon existence, de mes agissements pour vous, vous les nierez et pourrez prouver que lors de nos rencontres vous étiez ailleurs.

- On ne peut rien vous cacher.

- C'est que je connais vos moeurs.

- Parce que vous pensez que les vôtres sont meilleures ?

- Non, ce serait trop dire.

- Je suis heureux que vous le reconnaissiez.

- Vous me connaissez assez maintenant pour savoir que je ne me cache pas derrière des explications improbables ou des excuses bidons, j'assure ce que j'ai fait, le problème en l'occurrence est que voudriez que je le fasse pour vous tout en étant prêt à soutenir le contraire.

- La main droite ignore ce que fait la gauche.

- Mais laquelle suis-je ?

- Disons que vous êtes le bras vengeur.

- Et le bras d'honneur ?

- Ce sera plus difficile, vous le savez.

- A cause de cette saloperie de puce que vous avez placée dans mon crane et qui vous donne ma position continuellement.

- Et que vous ne pouvez enlevez sans intervention de spécialistes, il va sans dire mais je le précise malgré tout que, à tout moment, nous saurons quel est l'endroit que vous occupez, si c'était un hôpital nous serions rapidement averti et nous interviendrions.

- Je pourrais même prendre une balle perdue.

- Avec vos antécédents ce ne serait pas du luxe, le policier qui vous tuerait aurait droit à une médaille et une promotion.

- Vous êtes un bel enfoiré.

- Ce qui prouve que nous sommes faits pour nous entendre.

- Sans doute, revoyons donc ce qu'il va advenir de moi dans les prochaines semaines.

- Vous voulez dire jusqu'à votre mort ?

- Exactement ! N'est-ce pas une bonne idée ?

- Si, même si je devine que vous en avez une derrière la tête en nous ayant proposé cela, vous espérez pouvoir un jour nous échapper.

- Vous me croirez si je vous disais le contraire ?

- Non.

- Alors inutile que je me fatigue.

- Tout à fait.

- Et l'âge de la retraite, ce que vous allez me demander exige d'être en forme.

- Si vous l'atteignez nous en reparlerons.

- D'autant que cacher un tel secret pourrait finir par être difficile, et je ne parle pas de vos problèmes de conscience. Ils finiront bien par intervenir, vous savez qu'un jour les choses peuvent déraper et des innocents connaître un sort funeste.

- Ne vous inquiétez pas pour ma conscience, je ferai avec elle, pas de danger que j'aille me confesser, à un prêtre ou un psy. Nous, et je souligne ce nous, ne devons parler à personne, et je souligne encore davantage ce personne, de l'accord qui nous lie.

- Soit.

- C'est d'accord ?

- Oui, vous avez ma parole, pour autant que vous lui accordiez du crédit.

- Mais c'est le cas, vous êtes assez vaniteux pour la tenir.

- C'est vrai, il faut bien que je me trouve des qualités.

- Parfait, vous êtes prêt à passer quelques temps en prison, à subir un procès ?

- Oui, j'espère simplement que la fin sera celle prévue, que vous n'allez pas me faire un coup en vache au dernier moment.

- Condamné pour condamné, quel intérêt de vous faire croire que vous devez seulement faire semblant de mourir ?

- Aucun sans doute.

- Bien ! Donc tout se passera comme prévu, vous ne ferez pas appel de votre condamnation à mort et serez exécuté par injection létale.

- J'aurais le temps de réfléchir dans le couloir de la mort, qui vous dit que je ne vais pas changer d'avis et finalement préféré le poison ?

- Votre profil psychologique correspond à ce que vous êtes, un tueur froid et méthodique, un vrai psychopathe malgré les nombreux films censés mettre en avant vos semblables. Vous aimez tuer, faire souffrir, c'est en vous au point que vous ne supporterez la cellule qu'à la pensée de pouvoir recommencer, seulement ce sera sur des cibles données à l'avance, par mes soins, des gens qui le mériteront.

- Ça reste à définir.

- C'est mon problème, je pense avoir la stabilité nécessaire pour ne pas déraper et vous désigner qui n'aurait fait qu'un excès de vitesse. Seulement des criminels de sang avérés, voire même des concurrents à vous.

- Hmmm vous me donnez faim, j'ai l'ambition d'être le meilleur dans mon domaine, alors éliminer des concurrents serait parfait.

- Votre regard me laisse penser que ça ne serait pas une si bonne idée. Votre véritable nature est difficile à maîtriser n'est-ce pas ?

- C'est juste, j'ai le choix entre tuer et me tuer, et visiblement j'ai déjà opté pour une solution au détriment de l'autre, voire des autres ! Vous savez qu'il est vain de vouloir tout planifier, les choses se passeront autrement, en mieux, en pire, à nous de faire un choix dans le feu de l'action.

- Vous êtes intelligent, je comprends pourquoi vous avez réussi à nous tenir en haleine pendant tant d'années.

- Mais vous avez réussi à m'avoir, vous êtes doué.

- Ce n'est pas faux.

- Vous aimez la chasse, et vous venez de trouver un nouveau chien.

- Parfait, restez donc assis pendant que j'appelle la police, attendez-vous à de l'agitation, des insultes ou des coups.

- Je m'attends au pire, c'est ce que je me dis chaque matin dans la glace ! Ça tombe bien, le pire, c'est moi...

 

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18 octobre 2008 6 18 /10 /octobre /2008 06:26
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17 octobre 2008 5 17 /10 /octobre /2008 06:19





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16 octobre 2008 4 16 /10 /octobre /2008 06:17
 

Je suis là, je t'effraie, tu crains que je revienne,

Mais peux-tu m'éviter, cette peur c'est la tienne !


Je dis ce qui en toi, se terre au plus profond,

Quand la honte éprouvée vient de ton ressenti,

Ta rancune allaitée par le sein du dépit,

Veut à son tour hurler, lasse de tourner en rond.


La jalousie souvent parvient à m'appeler,

La jolie promotion est passée sous ton nez,

Et tu ne sais que faire en pensant te venger,

Je suis là pour t'aider, te vider de ton laid.


Combien de tes désirs les plus inexprimables,

Peux-tu, par mes soins, expulser de ton âme,

Afin de préserver ton destin misérable ?

Ton sourire amical est masque de l'infâme.


Le sommeil est l'empire où je deviens le maître,

Le réel oublié j'explore ton esprit,

Épuise tes pulsions et t'impose mes prix,

Tes nuits semblent des champs, à l'aise j'y peux paître.


Parfois c'est en plein jour, paupières relevées,

Que j'ai mon pire aspect, alors tout se mélange,

Comment différencier, concret, imaginé ?

Es-tu un vrai démon, rêvant d'une vie d'ange ?



Ainsi est-ce pour le scripteur de ces vers,

L'obscurité est pour lui mieux qu'un phare,

Un escalier descendant vers l'amer.

Je suis là pour entraîner sans retard,

Ce fou rêvant de traverser l'Enfer.

Qui le pourrait mieux que le cauchemar ?

 

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15 octobre 2008 3 15 /10 /octobre /2008 06:16

HSS

 

Hong sang-soo 홍상수 né le 25 octobre a Séoul est un réalisateur et scénariste sud-coréen. Il découvre le cinéma avec les films hollywoodiens à la télévision. Après avoir étudié à l'univisertié de Chungang à Séoul il part aux USA au College of Arts and Crafts de Californie et à l'Art Institute de Chicago, il avoue avoir été influencé par Bresson, Rohmer et Cézanne.



En 1996 il tourne son premier film : Le Jour où le cochon est tombé dans le puits (
돼지가 우물에 빠진 날), sorti en France le 26 février 2003, qui connaît un vrai succès public et critique. Il reçoit des prix au Blue Dragon Coréen, au Festival du film de l'Asie pacifique et aux festivals de Rotterdam et Vancouver. Le film dépeint avec des performances improvisées et peu de dialogues, une relation amoureuse moderne.




Il réalise ensuite en 1998 Le Pouvoir de la province de Kangwon (
강원도의 힘), sort qui reçoit la mention spéciale à la section "un Certain Regard" du Festival de Cannes.


En 2000 sort La Vierge mise à nu par ses prétendants (오
! 수정), sorti en 2003, faisant référence à l'oeuvre de Marcel Duchamp : La mariée mise à nu par ses célibataires, même ; tourné en noir et blanc il montre un triangle amoureux vu par les trois protagonistes.

Comparé au maître taïwanais Hou Hsiao-hsien il est désormais reconnu comme un des plus grands réalisateurs de la nouvelle vague coréenne. Profitant de ce statut il dispose de moyens plus confortables pour sa réalisation suivante en 2003 Turning gate (생활의 발견) (co-produit par Marin Karmitz) qui sera son plus grand succès commercial. La femme est l'avenir de l'homme (여자는 남자의 미래다) sera présenté en compétition à Cannes en 2003, comme son film suivant en 2005 Conte de cinéma (극장전), ainsi son statut de réalisateur "incontournable" est-il conforté. En 2007 sortira Woman on the Beach (해변의 여인) et en 2008 Night and Day (밤과 낮)





la femme est l'avenir de l'homme : Hunjoo, jeune cinéaste qui n'a pas percé, revient des États-unis invite à déjeuner son ami des années d'université, Munho, devenu professeur d'art plastique. Ils passent l'après-midi à boire et à évoquer des souvenirs, le principal étant celui de Sunhwa, la fille dont ils ont été amoureux tous les deux. Un peu ivres et séduits par la neige qui tombe, ils décident de rattraper le passé et de rendre visite à Sunhwa.


 

Turning Gate : En Corée du Sud, Gyung-soo, un comédien de théâtre sur le déclin, se rend à Choonchun pour rendre visite à un vieil ami écrivain. Celui-ci lui présente une danseuse sculpturale, Myung-sook. Après une soirée très arrosée, la jeune femme jette son dévolu sur Gyung-soo. Mais l'ami écrivain aime Myung-sook, il ne lui a jamais révélé ses sentiments. Les rapports entre les deux hommes s'enveniment à mesure que Myung-soo s'éprend de façon obsessionnelle de Gyung-soo. Pour chasser ces mauvais souvenirs il prend le train pour Gyungjoo. Sun-young, sa voisine, lui dit reconnaître son visage et commence à le séduire. Quand elle descend du train, il lui emboîte le pas et la retient, mais elle a une attitude ambiguë, finalement il la suit jusque chez elle. Le lendemain, il rassemble son courage et frappe à la porte. Cette fois, il tombe follement amoureux.
 

Conte de cinéma : Un jeune garçon, désenchanté par la vie et ses tracas pourtant insignifiants aux yeux des plus grands, désire en finir. Son ancienne petite amie, qu'il croise un jour par hasard lui emboîte le pas. Un homme au regard perdu, visiblement déçu par son quotidien et ses amis qui n'en sont pas vraiment, sort d'une salle de cinéma. Il aperçoit alors l'actrice du film. Maladroit mais subjugué, il choisit de l'aborder. Deux histoires qui montrent que, avec l'effet de perspective, des parallèles peuvent se rejoindre.


Tous les films de Hong Sang-soo sont des chroniques sociales axées autour d'histoires d'amour entre des personnages dont il apparaît très vite qu'ils ne sont pas faits pour aller ensemble, chacun semble ne chercher qu'un instant de répit avant de poursuivre son chemin. Le réalisateur nous les montre pendant une courte période de leurs vies sans que nous en sachions beaucoup sur leur passé ni nous donner de véritable espoir quand à leur avenir. Le réalisateur nous les présente dans une réalité crue qui semble banale mais nous parle d'autant plus qu'elle semble proche de situations que nous avons connues ou aurions pu rencontrer. Plans séquences nous laissant le temps de "vivre" la situation, nous suivons les protagonistes comme si nous étions véritablement avec eux, indiscrets mais curieux. Je parle pour moi bien sûr ! Le sexe et l'alcool (j'aime beaucoup le Soju moi aussi...) sont très présents dans ces films, chose rare, pour le sexe, dans le cinéma coréen, l'alcool lui ne manquant pas, j'avoue que je serais incapable de boire plusieurs bouteilles et réussir à marcher droit ensuite, il est vrai que je n'ai pas (pas encore ?) essayé. Beaucoup d'audace donc pour donner plus de vraisemblance à des films dont c'est déjà une des principales qualités. Au final nous avons l'impression en sortant du cinéma que nous venons d'assister à une véritable tranche de vie et que si une caméra nous suivait nous n'en serions pas étonné.

Signalons que le réalisateur est particulièrement bien traité en France puisque deux coffrets sont déjà sortis :

             
         

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Bienvenue sur ce blog ! Vous y découvrirez mes goûts, et dégoûts parfois, dans un désordre qui me ressemble ; y partagerez mon état d'esprit au fil de son évolution, parfois noir, parfois seulement gris (c'est le moins pire que je puisse faire !) et si vous revenez c'est que vous avez trouvé ici quelque chose qui vous convenait et désirez en explorant mon domaine faire mieux connaissance avec les facettes les moins souriantes de votre personnalité.

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