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27 août 2008 3 27 /08 /août /2008 05:30
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26 août 2008 2 26 /08 /août /2008 05:24
      Berceau, boulot, caveau !

 


Ce n'est pas que l'homo sapiens n'emploie que 10 % de son cerveau mais que 10 % seulement des humains l'utilisent.


Plus la pyramide est haute plus sa base est large.


On vomira tous au Paradis, même moi...


La politique c'est le jardin des planques.


Je suis Tératomane !


L'esclave subissant m'indiffère, l'esclave implorant me répugne.


La guerre c'est pas bien, mais la paix, ça sert à quoi ?


S'approche le jour où l'humanité sera jugée pour crime contre l'Humanité !


Tu me rembourserais la différence si je trouve moins de chair ailleurs ?


L'assemblée nationale est un députoir !


Mieux qu'un libre penseur je suis un penseur libre.


Je suis un papillon avec des crocs.


Méfions-nous du plaisir pervers du pécheur repentant.


Le con écoute la Vérité sans la comprendre, l'intelligent l'entend sans la supporter, mais alors, qui suis-je ?


Le fanatique ne craint pas la mort, l'escargot non plus.


La critique de la raison impure.


Je suis lucide sulfurique !


La servitude est une laisse donnant l'illusion qu'il y a quelqu'un à l'autre bout.


Au contraire de l'inconscient l'intelligence n'est pas collective, au contraire.


Je pense, donc je fuis !



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25 août 2008 1 25 /08 /août /2008 05:16
 

Fondation de la vie, réalité de base,

Du caillou, de l’esprit, hors de moi rien n’existe.

Pourtant je ne suis pas ailleurs que dans la phrase,

Un mot, encre et papier, interminable liste.

Rien ne peut m’effacer, seulement me dissoudre,

Je parais amorphe mais contiens l’énergie,

Qui fait tourner la Terre et peut réduire en poudre,

Un univers entier; on m’oublie, je surgis.

Paradoxe incarné,

Néant, réalité,

Entre absence et conscience,

Un beau jour je suis née,

Voilà la vérité,

Dépassant la science.

Tout est un synonyme, rien ne m’a dépassée,

Contraire et opposé en moi sont réunis,

Spectatrice et support, nul ne peut me changer,

Aucune altération n’atteint ce que je suis.

J’écoute sans comprendre,

Agissant sans me rendre,

Je suis celui qui lit,

Je fus qui écrivit.

Je... ce mot ne dit rien,

Son sens a disparu.

Regrets? Ils sont pour toi!

Découvre d’où tu viens,

Pourquoi tu apparus,

Car tu n’as aucun choix.

Sur un socle de pierre,

Tout est fait de 

                      Matière

 


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24 août 2008 7 24 /08 /août /2008 11:12
 

- Le temps d'une résurrection ?

- J'y pensais !

- Coïncidence ?

- Ça m'étonnerait, intéressant, elle n'a pas été crucifiée.

- Peut-être est-ce lui qui l'a été !

- Lui ?

- Au sens figuré, il l'aimait, la désirait, une espèce de mystique à la petite semaine, il la tue, délirant qu'ainsi personne ne l'aura et qu'il se crucifie par la souffrance qu'il s'impose.

- Ça c'est du tiré par les cheveux ou je ne m'y connais pas. Il aurait pu lui demander qu'elle le cloue à une croix.

- Pourquoi pas, l'enquête commence à peine, je sens que nous aurons intérêt à laisser de côté nos modèles de réflexions et à nous attendre à une surprise.

- Mauvaise ?

- Où serait le plaisir ? Résurrection, je suis sûr que l'idée a un sens, pour lui. Nous disons lui, au masculin, étant entendu que seul un homme est capable d'un acte pareil mais qu'en savons nous ? Il y a davantage de tueurs masculins, mais c'est peut-être que les femmes sont plus intelligentes et se font moins attraper.

- Vous y croyez ?

- Non mais laissons la porte ouverte, nous ignorons quel monstre la passera, mieux vaut nous attendre à tout en général, et au reste en particulier.

- Nous en saurons plus dans quelques jours, le temps que le légiste fasse son boulot dans un premier temps, son rapport ensuite. Une lecture qui promet d'être enrichissante, il y a des moments où je me demande ce que je fais dans la police, pourquoi je m'y suis engagé.

- Vous vous répondez ?

- Que j'ai voulu suivre l'exemple de mon père, lui n'a jamais vu d'affaire de ce genre, en son temps les crimes étaient normaux, par comparaison, les assassins sortaient un pistolet ou un couteau, ils tuaient pour l'argent, un territoire, une femme, quelques motifs répertoriés, maintenant à qui nous fier, chaque meurtrier veut découvrir sa motivation, sa propre déraison d'agir. Je suis heureux qu'il ne soit plus là, il s'en serait voulu de m'avoir poussé sur cette voie. C'est la première fois de ma vie que je peux dire que je suis heureux de la mort de mon père, il le comprendrait, s'il le pouvait.

- Probablement, le poids du passé, la tradition familiale, la mémoire paternelle à honorer, certes il ne savait pas que vous arriveriez devant quelque chose de ce genre, quelque chose… Inutile de chercher une définition pour le moment, et puis ce n'est pas notre boulot. Nous verrons. Dites-vous que votre père serait fier si vous arrêtiez un tel criminel et qu'il y a là matière à justifier ce passage de témoin.

- C'est gentil de voir les choses ainsi, commissaire.

- Voila un terme que l'on m'attribue rarement et qui me ressemble peu, je dois être troublé par ce cadavre, par l'espèce de compassion que je ressens, je dois rester objectif, distant, en faire une affaire personnelle serait désastreux.

- Vous l'avez appris dans votre école?

- Oui !

- Elle n'a pas prévu que vous rencontreriez un tel cas, c'est le mot, étude de cas, de K, dirait Kafka ! une exception, une rareté.

- Oui, presque un plaisir de spécialiste, je me demande si dans tous les métiers, ou hobby, il n'y a pas l'envie d'aller plus loin que les autres, de trouver son Graal, une impossible perfection, l'événement hors du commun qui ferait date.

- Il est peut-être là !

- J'espère que non, une si jolie fille, mais c'est peut-être logique, être belle c'est sortir du commun, capter la lumière c'est attirer sur soi une ombre plus dense, plus violente, n'attendant que l'occasion pour se déchaîner, une occasion ou une autorisation.

- On dirait que vous comprenez le tueur, que vous l'excusez !

- Non, je perçois sa logique, s'il a tué c'est qu'il s'en est senti le droit, nous affirmerons qu'il se trompait, que nul n'a ce droit, nos arguments ne l'atteindront pas. Il ne s'agit pas d'excuser, tout au plus de préciser la tournure de son esprit. Les experts, ou assimilés, se pencheront sur son dossier, ils y tomberont peut-être, à nous de nous approcher de lui pour le capturer sans que ce soit réciproque. Intuition peut-être, mais je sens une intelligence particulière derrière ce crime, le premier cri d'un monstre qui sait ce qu'il est, qui a tué pour voir, comme on se jette dans le vide, peut-être a-t-il sombré dans la folie, peut-être s'est-il suicidé en prenant conscience de l'horreur de son geste, peut-être que non, qu'il est là, pas aussi loin que nous le voudrions, qu'il attend en souriant, qu'il se regarde, s'écoute, qu'après s'être épié, surveillé, craint, il se découvre.

- Espérons qu'il le fera dans tous les sens du mot !


Ils espérèrent ensemble.

Nous en ferions tous ainsi.

 


Presque tous !

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24 août 2008 7 24 /08 /août /2008 05:07
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23 août 2008 6 23 /08 /août /2008 05:04
 

 

- Avez-vous déjà vu quelque chose comme cela ?

Le policier prit son temps avant de répondre.

- Non, pourtant je n'en suis pas étonné, c'est logique, les prédateurs hantant notre ville semblent s'être donné le mot pour réaliser des forfaits de plus en plus terrifiants. Je ne me souviens pas d'avoir lu une situation semblable dans un roman prétendument policier.

- Quel auteur pourrait concevoir cela ! Déjà qu'un tueur ait eu cette idée…

- Et pourquoi pas ? Non, je ne suis pas surpris, tenez, vous le croirez ou pas, quand le téléphone a sonné j'ai ressenti un de ces frissons qui vous pincent la colonne vertébrale et vous font trembler comme si la gueule de l'Enfer venait de s'entrouvrir libérant son haleine empoisonnée. J'ai regardé le combiné mais sans avoir une de ces visions que les policiers parapsychologues ont dans les feuilletons. Ce serait pratique s'il suffisait d'ingérer une drogue pour ouvrir les portes de la perception.

- Avec le temps nous développons une sensibilité insoupçonnée.

- Tout est imaginable, la preuve, ou ce qui en reste, est devant nous. Je suis sûr qu'elle vécût assez longtemps pour profiter, si j'ose dire, de sa souffrance. Je n'ai pas de don mystérieux me venant de quelque ancêtre ou d'une rencontre en un temple ignoré dans une contrée improbable, l'expérience suffit, cette lanterne que nous portons dans le dos, disait Confucius, et qui, si elle éclaire le chemin parcouru, projette notre ombre dans l'avenir. Je vois la scène, il la torture, jouit de sa souffrance, du pouvoir qu'il croit posséder alors que l'inverse est plus probable. Je devine ce corps torturé dans l'ombre du tueur. Il est au spectacle, le plus terrifiant concevable. Le pire… Je croyais connaître le sens de ce mot et voilà qu'il se pare de nouvelles couleurs, plus sombres, plus denses et fascinantes.

- Intéressante analyse, c'est la nouvelle technique, se mettre à la place du tueur.

- Entrer dans l'esprit du criminel, comme si c'était un jeu, comme si c'était possible, faire son portrait psychologique, le définir pour l'arrêter. Je n'ai pas envie de courir ce risque.

- Si esprit est le mot, une bête n'aurait pas fait cela.

- Une bête si ! Un animal non !

- C'est-à-dire ?

- Tout démontre un grand calme, une profonde maîtrise des gestes, il n'a pas agi sous le coup d'une pulsion qui l'aurait submergé. Il a procédé froidement, profitant de chaque incision, de chaque mouvement, de chaque regard et plainte de sa victime.

- Si ce n'est pas du profilage, qu'est-ce ?

- Je ne comprends pas, je ne me comprends pas et je n'aime pas cela. Une ombre… Non, l'ombre d'une ombre; c'est flou, nous verrons bien. Pauvre fille en tout cas. Que savons-nous d'elle ?

- Une étudiante, vingt ans, elle avait ses papiers sur elle puisque le tueur l'a rhabillée.

- C'est intéressant, il la torture, la viole peut-être, l'enquête le dira, lui fait subir d'infinis tourments et voilà qu'il la rhabille, ce pourrait être du remord, il me semble avoir appris cela dans les cours de psychologie suivis à l'école de police. Ça ne colle pas, ça ne peut pas être aussi logique, du moins pas cette logique-là, il y a une autre motivation à découvrir.

- Il la connaissait, elle s'est refusée à lui, il est devenu fou.

- Et il l'aurait tuée de cette façon ?

- Pourquoi pas ?

- Un crime passionnel ne prend pas cette forme. C'est autre chose, une violence, dominée, utilisée, apprivoisée dirais-je, il y a cédé en toute connaissance de cause, la preuve il l'a ramenée chez elle puisqu'il n'y a aucune trace de lutte ni de sang dans l'appartement, allongée sur son lit et placé ses peluches près d'elle. Que de risques. S'il s'était agi d'un amoureux éconduit nous trouverions du sang partout, ou des traces de lavage, rien de cela, au contraire, puisque sa colocataire a cru qu'elle dormait avant de s'approcher d'elle et de la découvrir dans cet état. Trois jours d'absence, de souffrance probablement, trois jours…

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22 août 2008 5 22 /08 /août /2008 05:40
 

Éditions, voyages, publications diverses, services variés, jusqu’aux conventions obsèques.

Non, les vieux n’ont pas d’intérêt...

Ils ont un capital.

 

Quand le droit, parfois aussi la satisfaction, sont du côté du policier, le plaisir est du côté du tueur.

 

Plus les moutons sont nombreux, moins le loup digne de ce nom est satisfait, la facilité génère l’ennui.

Sauf pour les moutons.

N’est-ce pas ?


Hier encore, le clochard était celui qui refusait la société, cela correspondait à un choix plus ou moins librement assumé. Aujourd'hui le SDF est celui que la vie refuse, que la société considère comme inutile même si elle a appris à le réutiliser comme tel. Elle sourit de qui croit profiter d’elle alors que les uns comme les autres ne font que la subir, que la servir.

 

Tourner en rond est encore la façon la plus rassurante de se donner l’illusion du mouvement en restant sur place. Vivre les habitudes d’une journée qui se recopierait sans cesse avec d’infimes modifications. Joli manège dont la musique assourdit l’esprit de qui veut rester enfant. Le monde comme une cour de récréation; qui joue au policier, qui joue au voleur, au soldat, aux morts...


Paraître! Image d’une image, reflet d’un miroir renvoyant l’image d’un miroir renvoyant...

 

Comment supporter d’être lucide dans un monde qui n’est pas celui que l’on voudrait mais celui que l’on mérite?

Comment supporter ce que l’on est ?


Dans l’enfant, le vieillard retrouve celui qu’il fut; dans le vieillard, l’enfant découvre ce qu’il deviendra. Chacun s’efforce de ressembler à l’autre, à ce qu’il voit de l’autre.

N’être jamais adulte !


Mieux vaut être, il me semble, hautement méprisable que bassement admirable.

 

En politique, l’appétit vient en mentant.


Des habitudes, des lois, des rites, des règlements, des droits ou des devoirs...

Le vide a besoin de limites.


Critique la société qui ne sait en profiter.


On paye ce que l’on a, on fait payer ce que l’on a pas.


Entre gens de bonne compagnie les vilénies s’enrobent de miel. Le goûteux passé, l’acide n’en est que plus corrosif. Hmmm !

 


La différence est maladifiée alors que c’est par elle que les conventions sont bousculées.


Mais ceci explique cela.


Éduquer moule un esprit spongieux.


Vous trouverez des médicaments pour tous les cas, principalement si vous n’en avez pas besoin.


Comment marginal peut-il conserver sa signification en se mettant au pluriel ?

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22 août 2008 5 22 /08 /août /2008 05:37
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21 août 2008 4 21 /08 /août /2008 05:33
 

Fuyant dans le moment, comme un éclair, fugace,

Présentant aussi bien promesses que menaces.


J'insuffle un fol espoir en effaçant la nuit,

Pourtant je sais la peur qu'après moi apparaisse,

Une intense clarté qui dans l'ombre ne laisse,

Ni château, ni masure, ni même l'ancien puits.


Tant d’yeux écarquillés de peur se sont fermés,

Promettant et montrant, j’aime à terroriser,

Les troupeaux effrayés, redoutant de comprendre,

Psalmodiant dans le noir, espérant se méprendre.

Un jour, par ma naissance est apparue la vie,

Le temps réalisé, hier fut, et aujourd’hui ?

Ma mort sera début, et fin des changements,

La lumière éternelle éteindra les tourments.

Des regards m’apprécient, savent s’ouvrir à moi,

Je fouille en leur esprit, leur proposant le choix,

D’être ou non dans la vie, d’accepter la brûlure,

Détruisant l’inutile et nourrissant le pur,

Celui qui sait le temps ayant l’âme solide,

Oubliant de rêver pour tapisser le vide.


Hurlement de l’obscur, feu nourri de terreur,

Par ces mots je me glisse et mon rire est moqueur.

Sache que vient demain, que l’ombre s’éteindra,

Puis, mes bras s’estompant, le réel s’ouvrira.

Sur ton passé je vais jeter un linceul d'or.

Te montrant l'avenir puisque je suis l'


                                          Aurore


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20 août 2008 3 20 /08 /août /2008 08:35

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Bienvenue sur ce blog ! Vous y découvrirez mes goûts, et dégoûts parfois, dans un désordre qui me ressemble ; y partagerez mon état d'esprit au fil de son évolution, parfois noir, parfois seulement gris (c'est le moins pire que je puisse faire !) et si vous revenez c'est que vous avez trouvé ici quelque chose qui vous convenait et désirez en explorant mon domaine faire mieux connaissance avec les facettes les moins souriantes de votre personnalité.

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