Fuyant dans le moment, comme un éclair, fugace,
Présentant aussi bien promesses que menaces.
J'insuffle un fol espoir en effaçant la nuit,
Pourtant je sais la peur qu'après moi apparaisse,
Une intense clarté qui dans l'ombre ne laisse,
Ni château, ni masure, ni même l'ancien puits.
Tant d’yeux écarquillés de peur se sont fermés,
Promettant et montrant, j’aime à terroriser,
Les troupeaux effrayés, redoutant de comprendre,
Psalmodiant dans le noir, espérant se méprendre.
Un jour, par ma naissance est apparue la vie,
Le temps réalisé, hier fut, et aujourd’hui ?
Ma mort sera début, et fin des changements,
La lumière éternelle éteindra les tourments.
Des regards m’apprécient, savent s’ouvrir à moi,
Je fouille en leur esprit, leur proposant le choix,
D’être ou non dans la vie, d’accepter la brûlure,
Détruisant l’inutile et nourrissant le pur,
Celui qui sait le temps ayant l’âme solide,
Oubliant de rêver pour tapisser le vide.
Hurlement de l’obscur, feu nourri de terreur,
Par ces mots je me glisse et mon rire est moqueur.
Sache que vient demain, que l’ombre s’éteindra,
Puis, mes bras s’estompant, le réel s’ouvrira.
Sur ton passé je vais jeter un linceul d'or.
Te montrant l'avenir puisque je suis l'
Aurore

