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20 février 2009 5 20 /02 /février /2009 07:08

 

Malheureusement le chemin de l’erreur est rarement assez large pour que l’on puisse y faire demi-tour.


Un jouet est plus amusant à déballer qu'à utiliser.


Il est plus facile de dire plus de l’autre que moins de soi.


Mieux vaut refuser de s’intéresser à un sujet que reconnaître qu’on n’y comprend rien.


Il est un niveau au-delà duquel l’intelligence est une monstruosité.


Je suis un pantin dont j’essaie de tirer les ficelles.


Et si la plus grande preuve d’intelligence était de ne pas s’en servir ?


Ne faire que du beau c’est produire du vent.


Les moins exigeants sont difficiles à contenter.


La perfection est le but de ceux qui ne veulent aller nulle part.


Nul ne voit la lumière sans en être assourdi.


Nourrisson et cadavre ne sont que masculins !



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20 février 2009 5 20 /02 /février /2009 07:04
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19 février 2009 4 19 /02 /février /2009 06:59

 

Partout, réalité, sans quoi rien ne peut être,

Tout existe par moi, le rêve et le paraître.

Concret, imaginaire ou les deux assemblés,

Je tisse les pensées, les songes et les objets.

Où est la différence et qui peut la nommer,

Qui ose me défier ne fait que s’incliner.


La minute qui va, le moment qui s’enfuit,

L’instant déjà fini, demain qui se construit.

Spectateur, théâtre, la vie se voit finir,

La conscience effrayée voudrait me contenir,

Sent sa fragilité par mon omniprésence,

Essaie de m’adorer, d’acheter mon absence.

Prier pour m’arrêter? Je n’ai pas ce pouvoir,

Certain de perdurer je ne sais pas vouloir.

L’aube appelle la nuit et le courant t’emmène,

Immerge-toi en lui, devine où il te mène.

Déjà je suis passé, le visage est ridé,

Ton dos n’est que douleur, essaie de t’allonger.

Tes yeux se fermeront, je ramperai sur toi.

Dissolvant âme et corps, nous n’avons pas le choix.

Adversaire et ami, je fais peur et rassure,

On me voit comme on peut, à mes yeux nul n’est pur,

Ne saurait m’échapper moi qui suis la limite,

Permettant, détruisant, sachant glisser si vite.

On veut me contenir, me réduire en seconde,

L’ose le délirant, prisonnier hors du monde.

Tu crois que le mot dit ce que je suis vraiment,

Pas de jeu, de vision, ni espoir ni tourment.

Irréel, incréé, me chercher c’est me fuir,

Constant et éternel, m’oublier c’est se nuire.

Suis-je né ? Qu’est la fin ? Ces mots ne sont pas miens,

Curiosité d’humain redoutant d’être rien,

Cherchant à l’accepter, tremblant de ce moment,

D’enfin ouvrir les yeux et vaincre le néant.

Etre lucide effraie, c’est là ce que tu veux,

Justifier ton recul, dire que tu ne peux,

Viens à moi, je suis toi, futur, hier et présent,

Dans jamais et toujours, partout, je suis le Temps.











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19 février 2009 4 19 /02 /février /2009 06:41
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18 février 2009 3 18 /02 /février /2009 07:22
Dans l'Ombre des Murs - 11 
 

                                                  12


- Un mot curieux, vous l’employez rarement.

- Ma situation autorise mal son usage fréquent.

- C’est vous qui le dites, ne vous projetez pas trop loin vous seriez surpris de pouvoir aller plus loin encore.

- Surpris à l'idée d’exister hors de ce lieu. Je n’ai pas quitté ma couveuse, elle a grandi aux dimensions de mon esprit actuel, quand la première que je connus l’était à la mesure de mon corps. J’ai touché les parois de verre… Je dus être réanimé, visiblement je n’avais pas envie de naître où quelque chose, ailleurs, me retenait. Qui sait quelles modifications surviennent dans ces conditions, une mauvaise oxygénation peut altérer le développement cérébral. Nous avons chacun nos problèmes, nos limites mais parfois nous nous en imposons à la mesure de ce que nous croyons être. Suis-je ce que je vois ? Plus ou moins ? Avancer, mais jusqu’où ? Je voudrais atteindre le bord du monde, alors je saurais ce en quoi je ne crois pas.

- Les mots vous égarent.

- Inflation psychotique ! Prophète voyant dans un monde aveugle, je suis cela comme je suis cet enfant jouant avec ses cubes quand la plupart utilisent, avec leur assentiment, les grandes personnes comme des jouets. Le génie est une longue patience dit-on, j’espère que c’est vrai sinon j’aurais perdu bien des années.

                                         * *

Le temps glisse, complice de mes réflexions, le meilleur des amis, implacable comme un partenaire se doit de l’être.

Je croyais vivre sans lui, je ne percevais pas les autres, c’était tout. Quel intérêt de poursuivre un but que l’on peut atteindre ?

Un phare dans le brouillard… Par lui je suis passé entre les récifs de la démence où tant d’âmes se brisèrent sans atteindre la côte, et je m’interroge, où suis-je, que suis-je ?

La brume se dissipe, je distingue des formes, d'inquiétantes pensées que je crois reconnaître. Le hamster cesse de courir et regarde autour de lui, lui et moi sommes sidérés par la même incompréhension. Le mouvement noie la pensée mais l'arrêt est une source d’inquiétudes rafraîchissantes, une fois leur eau goûtée, supportée.

Remonter dans la roue, courir à nouveau, heureux d'avoir atteindre un but mouvant. Sauf à l’avoir atteint déjà.

Je me souviens du temps où je m'emplissais de textes concernant la folie, études de cas, description de la vie en asile. J’aurais pu dessiner ce décor en associant divers souvenirs. Logique que la droite de mon destin passant par les points que je connais mai fait aboutir ici. Mon ambition d’auteur était d’entrer dans mon œuvre, ce pourrait être fait, ce pourrait être la première pièce d’un palais sans sortie.

Je me souviens de moi sur un tabouret fixant le vide, cherchant dans les replis ombreux de mes souvenirs une image rassurante et n’en trouvant jamais. Sur mon visage s’écoulaient les années sans que je puisse bouger, briser le frêle équilibre que j’aurais institué.

Boucler la boucle ! Reste le doute sur le réel, ce serait bien de lui de paraître faux pour s’immiscer plus profondément en moi, me figer, psychose sans retour. Le pont-levis remonte, quand il sera fermé nul contact ne sera plus possible. Plus d’inquiétude, seul restera ce décor et moi cherchant une introuvable échappatoire.

Qui entendrait mon cri mental, qui viendrait vers moi ? Ces déments, expériences inabouties du passé ? Eux voudraient me dévorer, chacun trouvant dans la part qu’il m’arracherait médicament à sa souffrance. Je resterais à demi dépecé, à demi vivant sans plus pouvoir bouger, cloué au sol, papillon que le destin compterait pour sa collection sans que rien promette jamais un changement possible.

Tisser le délire d'images intérieures sans qu'une seule s'arrête.

Engager le dialogue avec mon ombre, qui m’accompagne partout, si ce n’est au cœur des ténèbres ? Elle sait qui je suis, pourrait me dire ce que je dois entendre. L’ombre de quelqu’un d’autre, les fantômes des grands-pères, que se superposent, ceux que je connais, ceux dont je rêve, celui du professeur. Que me diraient-ils ? Que je suis…

La camisole se desserre, elle va tomber, je peux me retrouver libre. Pour un peu que la porte soit ouverte…

Est-ce l’angoisse de l’inévitable dehors, celle que je ressentis avant de naître, qui me fit m’accrocher, refuser, puiser dans les contraintes organiques du moment le moyen de mourir ? On me sauva parait-il mais ce n’est pas le terme que je choisirais même si je n’avais pas conscience de ce que je voulais, ni même seulement de vouloir, je sentais ce qui m’attendait, le chemin était ouvert, il l’est encore, seulement je refuse d’ouvrir les yeux.

Quelles mains d’aciers pourraient-elles m’atteindre ici, me briser, détruisant irrémédiablement le havre où je me trouve ?

Continuer le jeu serait aisé, me confronter avec des malades dont chacun est un aspect de ma démence que je pourrais dissoudre en l'acceptant. J’écrivais ainsi, autrefois, tuant le temps, manipulant des mots revenant sans cesse, apprenant si peu de leçons si longues.

Inverser cet endroit !

Plus rien, pas même de sol. Plus un bruit, ciel de nuit sans étoile, rien que moi. Je me vois venir, étrange faculté que d’anticiper sur ce que j’allais dire, je ne suis plus surpris de mon désir verbal. Je joue à dieu dans ce néant je vais créer un décor, y insuffler de la vie, des sons, de la lumière, il ressemblera à un placard !

La réalité copiait le symbole, exprimant mon désir de solitude, d’avoir un lieu de réflexion où rien n'entrave mon imaginaire.

Non, je ne pouvais trouver le néant autour de moi. En moi…

Être un légume, c’est le terme adéquat, réduit au minimum et moins que cela, entouré, pris dans un cocon technologique, aux frontières du vide. Je pourrais être le premier ainsi, non plus dans un ensemble de machines mais dans une seule me maintenant en vie malgré moi. Une machine-corps, resterait le cerveau.

Être cette avant-garde me plairait, testé pour juger de la capacité d’un esprit à admettre sa situation, ils se trompent en faisant leurs études sur moi, différent au départ j’avais plus de chances qu’un autre de m’adapter et d’admettre.

Aurais-je pu choisir ce destin, me proposer pour l’expérience ? Je m’en sens capable et cet endroit serait un test, isolement sensoriel pour étalonner mes réactions avant d’être placé dans l'appareil. Pour un voyage dans l’espace il faut des années d’entraînement, pour celui-ci, sans retour, il en faut bien plus. Ça tombe bien, mon passé est le meilleur des conditionnements !

Être une porte béante sans crainte ni conscience, je voudrais… Mais c’est ce qui m’attend ici si je n’y prends pas garde. C’est mon désir d’anéantissement que j’affronte, encore une fois. De le connaître me donne une chance d’être le premier à réussir. Le premier ! Combien furent utilisés pour essayer cette machine, combien qui en furent extrait pour finir dans une chambre capitonnée et numérotée ?

J’ai vu une chance dans cette proposition, la rétraction du réel dont j’avais besoin, non pour leur instrument dont je me fous mais pour m’aider à me libérer, quitte à m’en déchirer l’âme.

Me laisser n’être… Me laisser naître.

Volcan, puissance insouciante de ses victimes heureuse de s’offrir en incarnation divinisée d’une nature impérative. Combien de forces incomprises en nous que cette machine pourrait révéler ? De zones cérébrales sous-exploitées d’être engoncées sous celles des besoins quotidiens ? Supprimer ces derniers en libéreraient d’autres. La folie permet cela, c’est la rupture des liens, de connexions avec l’extérieur qui en ouvre d’autres, désordonnée, sans logique ni cohérence, sans possibilité pour le sujet de maîtriser le flot cérébral. Les modification sont telles qu’il n’y survit pas intellectuellement ni psychiquement.

L’idée de cet instrument de défi à la mort me convient. Moderne roue de hamster, tentative d’exploration d’un intérieur inconnu, tout cela à la fois selon l’usage qui en sera fait.

Et moi, cobaye ou initiateur ? J’aurais pu concevoir cet engin. Je m’en sais capable, et qui à part moi aurait pu l’utiliser ? Effacer le corps, laisser l’esprit puiser dans le cerveau l’énergie dont il a besoin.

Ainsi s’expliquerait mieux l’attention du professeur.

Mais est-il vérité ou illusion ? Créature générée par un programme d’accompagnement et de surveillance. C’était folie de tenter cela, de défier la mort avec le risque de la battre.

Comment résister à la démence, sinon en étant fou ?

Ce cadre serait la lice de l’affrontement, eux ne devinent pas que moi-seul peut l’utiliser et en sortir. Me voyant en réchapper ils s’y précipiteront sans deviner que ce qui me fut profitable leur sera fatal.

Je devine les espoirs et les peurs que ce projet susciterait Je souris des oppositions émises par les intégristes de tous poils, ces bêtes ayant appris à penser en se passant de conscience de soi.

Quels sens nouveaux seraient-ils activés dont je profiterais sans oser les employer ? Ils sont accessibles mais terrifiant tant le mythe est implanté en moi de humain apogée du monde animal. Je lui offre une évolution supplémentaire, volontaire, consciente, en rapport avec ses aptitudes, les primitifs ne peuvent pas changer sinon en mourant.

Ce qui ne me gênerait pas !

Un nouvel univers à découvrir, terrifiant par l’inconnu qui en émane. Encore qu’elle me paraisse fausse, un esprit pourrait-il être étranger à lui-même ; je lui propose simplement de se libérer d’un carcan physique trop prégnant pour partir à la rencontre de lui-même.

Idée folle ? Mais la folie est l’aptitude à voir ce que les autres nient, elle ouvre la porte d'un monde hors les remparts de la médiocrité !

J’ai eu besoin de murs intérieurs pour me protéger et préserver ma quête, utilisant mon passé comme chemin pour ne pas me perdre en laissant errer mes pensées en des terres étranges, et pour repère, un phare, que je crus perdre plus d’une fois mais qui est là.

Dans l’ombre de ces murs j’ai exploré ces zones où la conscience ose rarement la pensée, où les mots sont difficiles, ceux dont je dispose conviennent à un monde qui ne ressemble pas à une roue !

Le gravier crisse sous mes pieds, je pourrais me croire dans un cimetière cerné par des tombes, espoirs défunts, rêves qui ne purent arriver à terme. Ainsi votre grand-père professeur, il cherchait sans disposer du vocabulaire convenable, celui qui dessine dans l’esprit plus que le sens des mots. Après tout, croire en des chimères avec assez de foi pourrait leur donner vie.

Le jeu en vaut la chandelle, à ne pas utiliser ma vie je la perdrais. S’il n’en reste qu’un délire distrayant ce serait mieux que rien.

Un cimetière pour exprimer une sensation de mort, y laisser une image de soi. Je me veux debout près d’une tombe, je viens de la creuser, mes paumes me font mal, qu’importe, j’y balance ce en quoi je ne crois plus, hésite puis reprend la pelle pour remplir cette fosse. Tapoter le sol une fois mon travail terminé, regarder le ciel, voir un monde différent du fait de l’être.

Chacun affrontera ce sourire de terre, abîme attendant sa décision. Je ne me fais pas d’illusion, la majorité se précipitera à l’intérieur par incapacité à accepter le changement. Quelques individus me suivront, certains iront plus loin. Je suis heureux d’être le dernier dans un monde, le premier dans un autre, ainsi va la vie qui se soucie peu de ce qu’elle abandonne, éléments du passé qu’elle réemploie.

La mort devant moi, je crains son contact mais peut résister à cette répulsion, avancer, encore quelques pas, est-ce trop demander ?

Elle ouvre les bras, les fosses d’ombres de ses yeux attirent mon regard, je ne résiste pas, lutter amène l’échec. Je la serre contre moi, fort, et au travers de son manteau je sens le froid de ses certitudes, des promesses qu’elle murmure aux âmes venant vers elle en quête de paix. Je ne suis pas là pour cela mais pour trouver qui je suis.

Tuer ? J’ai exprimé souvent qu’au travers de mes victimes c’était moi que je cherchais, ce moi qui je s’exprimait. Je voulais par le regard de mes proies observer un ailleurs introuvable pour libérer mon esprit et gommer l’image qui m’enserrait comme une camisole de faiblesse ! Les événements se succèdent. Je constate une troublante cohérence dans mes pensées. Sans calculer, me laissant porter, tout s’emboîte.

Détruire cette forme-cocon, cet être nymphe dans lequel je vécus. Naître, me déchirer, souffrir d’arracher cette peau-apparence.

Étreindre la mort sans gémir à son contact. La brûlure est vive mais c’est le masque que je portais depuis si longtemps qui se consume.

Ouvrir les yeux n'est pas simple, se dessine la suite de ma route. Redoutant la vérité de mes mots autant que je désire l’apprécier.

Ces pages sont les lambeaux d’apparences arrachées. Que le vent les entraîne pour une danse prodigieuse, les unissent en un être inédit, créature trahissant mes aspirations les plus intimes.

Puisque ce chemin singe une piste de cirque je me vois dresseur de cauchemars, de monstruosités sorties de mes pages. Faire défiler mes créatures déformées par des naissances difficiles.

Ce fut mon cas, je ne m'en souviens pas, mais celui que je fus en conserve les séquelles. J’ai survécu…

Sur-vécu ? Les "normaux" sous-vivent-ils ?

Moi j’aurais dit ça ?

Qu’ai-je à regretter de cet instant... Rien puisque le passé ne s'efface pas. Mon numéro s'achève, mon équilibre est instables, mes pensées vacillent, je vais de l’une à l’autre, tente de les associer, difficile !

Entendrais-je des hourras ou des sifflets ?

Des hurlements de rage, de peur, et puis… Silence !

Le rien des Origines avant que ce mot ait un sens.

Une définition, celle du dictionnaire, la seule faisant foi, alors que l’autre fous les foies, c’est l’inverse.

Un numéro de pensées me conviendrait, un écrivain est le Monsieur Loyal de son esprit. Il attire le chaland, le flatte en lui promettant monts et merveilles pour ne lui offrir que…

Montrer mes personnages, mes créations, visages dissimulés ; à la fin du spectacle arracher les masques, révélant ainsi que tous n’ont qu’un visage.

Lequel ?

                                          * *

- Vos pensées vous emportent.

- Si loin que je ne sais où j’étais comme je ne sais où je suis, perdu, au sens propre, dans mes pensées, cherchant ce qui me fit traverser le délire, je voulais… Rien ! J'agis malgré moi, sans fils tombant de je ne sais où pour me manipuler. A quoi bon expliquer ? J’existe en parlant, les mots expriment ma pensée ou ce qui en tient lieu. Sans elle que suis-je ? Me taire révélerait le vide. Un silence hanté par un murmure indistinct. Par les mots prononcés je saurais que j’ai compris. Je le dis maladroitement professeur mais vous comprenez.

- Oui. Êtes-vous sûr de surplomber un abîme ?

- Comment être sûr de quoi que ce soit ?

- Inversez la situation.

- D’accord, si je ne surplombe pas le gouffre c’est que je suis au fond, et regarde là haut. Les murmures que j’entends sont normaux, des souvenirs devraient revenir. Du fond de la rivière, le froid me prenant, je distingue la clarté de la nuit, allongé, baignant dans mon sang, ce sont les pompiers que j’entends s’étonnant de ce que je viens de faire. Que la surface soit au-dessus est logique mais moi le suis-je ? Cette situation me laisse penser que j’ai hésité, la pièce tourna en l’air avant de retomber du côté de la vie. Minute de choix, me fondre dans la nuit ou tenter de revenir ? Ce ne serait pas la première fois que les doigts de la mort glisseraient sur moi. L'extérieur ne m’aidera pas, j’ai raison d’écouter ce qui vient d’en bas, d’en-moi, ainsi je trouverai ma motivation, pour moi et personne d’autre.

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18 février 2009 3 18 /02 /février /2009 06:19
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17 février 2009 2 17 /02 /février /2009 18:10
En effet, un certain 17 février du siècle dernier j'écrivais mon premier texte, ici dans sa version originale. Depuis des pages ont coulé sous mon clavier... Un document donc !
Et en plus c'est mon Saint Centième articles !
 


                                           INEXISTENCE


Cela faisait bien deux heures que je tournais en rond dans ce maudit quartier de la vielle ville de Banthe et je craignais fort de m’être complètement égaré d’autant plus que depuis ces deux heures il me semblait bien n’être jamais passé deux fois au même endroit.

Cette maudite journée avait pourtant très bien commencé, j’étais parti de chez moi le matin pour aller au mariage de ma sœur, le soleil était au rendez-vous, la journée s'annonçait belle. Étant parti un peu plus tôt qu’il eut fallu je décidai de passer par les vieux quartiers de la ville, quartiers où je n’avais jamais mis les pieds et où je me sentais irrésistiblement attiré aujourd’hui sans d’ailleurs que je sache pourquoi.

Ainsi donc je cheminai rapidement à travers les rues désertes, quand passant devant une église je me rappelais soudain que j’étais fils unique et que, par conséquent je ne pouvais avoir de sœur et encore moins, bien sûr, aller à son mariage.

Le fait, sur le moment me laissa sans voix, ce qui, au volant d’une voiture, n’a guère d’importance, et me laissa également sans réaction, ce qui est tout de même plus dangereux.. Je dus sacrifier mon aile avant gauche (pas la mienne bien entendu, celle de la voiture) à une espèce de grand réverbère qui devait se venger ainsi des souillures sur lui commises par les chiens du voisinage. Quoi qu’il en fut je décidai de ne pas perdre cette belle journée et continuai ma promenade.

Après moult virages et autant (au moins) de lignes droites je m’étonnai de ne rencontrer personne, ce qui ne me dérangeait point, étant d’un naturel casanier, mais surtout de ne pas être sorti de la ville, ce qui me troubla, je décidai donc de m’en retourner chez moi.

En fait je ne pus retourner nulle part.

La nuit commençait à tomber entraînant avec elle quelques gouttes de pluie qui bien vite se mirent à tomber avec de plus en plus de violence et en rangs de plus en plus serrés.

Je commençais sérieusement à désespérer quand je vis devant moi une grande vitrine sale sur laquelle était inscrit le mot CAFÉ ! Je poussai d’abord un soupir de soulagement et ensuite, après avoir arrête ma voiture, et plus difficilement, la porte de l’estaminet. En s’ouvrant la porte fit tinter quelques tuyaux de fer qui devaient servir de sonnette, l’un d’eux d’ailleurs se décrocha et me manqua le visage de peu.

L’établissement était sombre, seules brillaient par-ci, par-là, quelques vieilles lampes à pétroles du siècle dernier.

Je dus appeler à moins reprises avant de voir s’approcher de moi un vieillard qui devait être le tenancier de l’étrange établissement

- Que désirez-vous ? Me demanda-t-il d’une voix aussi faible que ses lampes.

Après lui avoir soumis ma requête qu’il agréa je m’en allai m’asseoir à une table, celle se trouvant le plus près de la vitrine afin que je puisse voir quand la pluie s’arrêterait si toutefois elle décidait de s’arrêter un jour, ce dont j’étais de moins en moins sûr.

Je m’aperçus rapidement que le vieillard me dévisageait, ses yeux semblaient me langer une supplique muette, je lui fis signe de s’asseoir ce qu’il fit avec empressement, c’est à dire qu’il mit au moins 3 minutes pour venir s’asseoir.

Je dus me décider à engager moi-même la conversation, j’en profitais pour lui poser la question qui commençait à me tarabuster l’esprit.

- Il n’y a pas grand monde, lui dis-je.

- En effet, mais il vient quand même quelques personnes de temps à autres.

- Le quartier n’est pourtant pas inhabité.

- Oui et non fut sa réponse laconique, après quoi il m’expliqua :

Ce n’est pas le quartier qui est désert, c’est l’établissement où vous vous trouvez qui n’existe pas, alors forcément les clients sont plutôt rares, ce qui ne me gêne pas car je n’existe pas non plus.

- Vous n’existez pas, et pourtant je vous vois, lui dis-je.

Je craignais sa réponse.

J’avais raison.

- Vous n’existez pas non plus, fut-elle !

Je me dis en aparté et en français pour me comprendre :

- En effet, cela explique tout !

A dire la vérité j’étais soulagé. Et nous continuâmes à discuter ainsi, de rien et du reste, nous continuons encore, et ce n’est pas fini.


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17 février 2009 2 17 /02 /février /2009 06:56


Enfin, presque !
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16 février 2009 1 16 /02 /février /2009 06:17

 

Abhommination : Quand l'homo sapiens se veut humain.

Alcoolyte : Partenaire de beuverie.

Compromis : Con dû !

Drogue : Quand elle me prend par la main je vois la vie en doses...

Lifting : Dépannâge.

Naissance : Condamnation à la peine de vie.

Pédophilie : Prendre un enfant par la main, pour l'emmener vers le lit...

Psychiatrie : Une goutte de bave de crapaud, une gélule de benzodiazépine, un ongle de...

Rhisomique : Obsédé par ses racines plus que par ses branches.

Schizophrénie : JE est un autre, à moins que ce ne soit le contraire.

Vivre : Ne pas penser que c'était mieux avant.


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16 février 2009 1 16 /02 /février /2009 06:15
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Bienvenue sur ce blog ! Vous y découvrirez mes goûts, et dégoûts parfois, dans un désordre qui me ressemble ; y partagerez mon état d'esprit au fil de son évolution, parfois noir, parfois seulement gris (c'est le moins pire que je puisse faire !) et si vous revenez c'est que vous avez trouvé ici quelque chose qui vous convenait et désirez en explorant mon domaine faire mieux connaissance avec les facettes les moins souriantes de votre personnalité.

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