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27 mai 2009 3 27 /05 /mai /2009 05:44
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26 mai 2009 2 26 /05 /mai /2009 09:58
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25 mai 2009 1 25 /05 /mai /2009 05:18
Survivre au mal - 5 
 

                                                   6


Deux puits plongeant au cœur de l’enfer. La proie ne comprends pas, face au danger elle sait que faire mais ses muscles refusent d’agir, sa volonté est prise dans d’invisibles liens lui interdisant de se mouvoir. Le regard était amical, il a changé si vite, pourquoi ce couteau, et le froid ? Il est temps de rentrer, c’était idiot de sortir, se coucher, être au chaud, au chaud… Elle n’a qu’un soupire d’étonnement quand la lame pénètre son ventre, son visage exprime la surprise plus que la douleur, ses yeux écarquillés regardent la lame rouge de sang alors que l’ombre devient pourpre. Tout s’éloigne comme dans un rêve.

Un songe… Ce n’est que cela, un mauvais rêve, elle va se réveiller, elle allumera, dormira avec la lumière, on ne lui dira rien, ce n’était pas de sa faute. L’air lui manque, ses oreilles bourdonnent, le froid a succédé à la chaleur. Elle dort puisqu’elle ne sent plus son corps, qu’elle ne sent plus rien, qu’elle n’est plus rien, qu’autour… Mais si, il y a ce regard sans âme mais brûlants de désespoir. Une main venant du vide, un éclair, une lame pénétrant à nouveau, affamée…

Quand le pas s’éloigne elle n’entend plus rien, pas même le bruit de son sang coulant sur un sol ravi.

- Commissaire ?

Diatek hoche la tête, ferme les yeux, fait effort pour reprendre pied dans sa… Non ! Leur réalité. Elle ne peut être ainsi, elle ne peut…

- Heureux de vous retrouver parmi nous.

- Quand le train arrive pas question de refuser d'y monter, qui sait s’il reviendra. J’ai la sensation qu’un nouveau crime vient d’être commis.

- J’ai l’impression d’être dans une série télévisée.

Diatek se tut, il possédait son don avant que le petit écran ne s’en empare sans supposer qu’il puisse appartenir à la réalité.

- Avoir le pouvoir de ces enquêteurs rendrait la vie difficile.

Rendraient…

- Des précisions ?

- Une lame pointue et tranchante comme un rasoir.

- Nous allons assister à une curée médiatique. Sans parler du drame que cela serait. J’emploie le conditionnel pour conjurer le sort mais la logique appelle un crime supplémentaire, impossible de surveiller une ville entière face à un prédateur d'enfants.

Diatek opine sans livrer le fond de sa pensée. Il connaissait l’aura l’entourant et la savait si loin de la réalité qu’il convenait de ne pas en rajouter devant son directeur et son collègue. Il porta son regard vers la fenêtre ne voyant au dehors qu’une obscurité tentatrice, gorgée de pulsions troubles redoutant la lumière et heureux de ténèbres propices à l’exaspération des désirs les plus inquiétants.

- Messieurs espérerons que l’aube ne nous apportera pas un cadavre supplémentaire. Cette affaire semble ancienne alors qu'elle n'a qu'un jour. Je suis heureux de votre entente, le travail d’équipe est important et… - Le directeur ne finit pas sa phrase, inutile de faire allusion aux anciens collègues de Diatek - Je vous souhaite une bonne nuit, sachant que pour vous comme pour moi elle sera courte.

Les deux commissaires sortirent sur un salut à leur supérieur. La lourde porte matelassée refermée dans leur dos ils se regardèrent.

- Puis-je vous livrer le fond de ma pensée commissaire ?

- Je vous en prie Kah, la connaître m'intéresse.

- Vous confirmez votre réputation. Tant de bruits courent sur vous.

- Des bruits loin de la réalité j’en suis sûr.

- Je veux bien le croire. Il n’empêche que vos états de services sont flous alors que dans notre milieu tout se sait facilement, ce n’est pas à vous que je l’apprendrai. Il m’a semblé que notre directeur allait faire allusion à vos anciens partenaires mais qu’il s’est retenu. Ce n’est pas ce qui se sait qui est troublant, c’est le fait qu’il y ait tant de choses cachées qui laisse parler l’imagination.

- Qui sait si un jour nous n’aurons pas l’occasion d’en parler plus précisément. Vous pensez que j’élude le sujet ? Vous avez raison. Laissez la bride sur le cou de votre imaginaire, il vous aidera, ne vous fiez pourtant pas à ce qu’il pourrait vous dire. Nous sommes tentés de céder à l’envie de sortir du quotidien tant celui que nous côtoyons est pénible. C’est parfois justifié, parfois seulement.

- Je comprends ce que vous dites, je garde mes questions de côté en attendant l’occasion de les laisser prendre l’air.

Dans les yeux d’un enfant se reflétait l'ombre d’une nuit souriant de la peur qu’elle suscitait et des cauchemars qu’elle ferait naître.

L’aube ne les tuerait pas tous !

                                        * * *

Dureté, froideur, La pierre vit sans chaleur ni âme.

Les mains tâtonnent, aucun moyen d’échapper à une prison illuminée par de rares éclairs. Pouvoir douter serait agréable, un éclair de plus et le doute se fragilise, l’espoir menace de se désintégrer.

Les murs, d’un agglomérat de chairs mortes et d’envies minéralisées, sont invisibles.

Qu’est-ce que cela, et moi, qui suis-je ?

Si le froid restait à l’extérieur…

Il y a une raison, impossible d’entrer en un lieu en passant au travers des remparts et… Mais il y a une autre explication, le temps érigea les parois, la peur, la souffrance imposèrent un abri devenu geôle.

Les images du monde sont floues, difficile de s’y accrocher alors que la tempête fait rage, le radeau du passé se disloque. L’océan d'angoisse ne veut pas le détruire trop vite. Une victime morte est une source de plaisir tarie. Il veut une victoire lente, que chaque seconde soit un succès, que chaque instant représente une morsure de laquelle naîtra l’envie de renoncer, le désir de se renier pour lutter encore, contre soi, jusqu’à consumer l’ultime parcelle d’âme.

La folie entretient la souffrance. Elle est une présence glacée contre laquelle les assauts de la raison s’épuisent en vain. Impossible d’ignorer sa présence une fois celle-ci perçue. Elle est belle pourtant, au début, prometteuse d’un univers de plaisirs. Un désert en réalité, une vitrine s’estompant une fois la porte d’entrée franchie.

D’abord câline, elle prend tout ensuite. Son baiser est mort sûre.

Les mains cherchent, l’esprit réfléchit, il doit s'enfuir le sait mais ne peut rien. Le mur devant lui est seul, les côtés sont libres, un effort suffirait pour partir. Le chemin du salut est accessible, si proche et pourtant inaccessible pour qui est enfermé en lui-même.

Avancer… Chaque pas fut douleur, chaque instant angoisse, le temps devint un ennemi, une seconde était une mort n’emportant rien mais instillant en l’âme la certitude qu’elle était là, invincible maîtresse.

Les souvenirs de l’enfance volent dans la nuit, leurs becs sont acérés mais la peau se reforme, reste sensible, l’être n’est pas encore à nu. L’enfance meurt lentement quand il ne reste rien d’autre en soi.

Des remparts, une forteresse vide à l’intérieur de laquelle erre un esprit ignorant qu’il génère ce décor pour s’interdire l’extérieur. Le comprendrait-il que trouver la sortie lui serait impossible seul. Une main manque, une présence, un autre cœur.

Le réveil ne viendra plus, pourquoi espérer ? Autour de soi reste un champ de bataille parsemé de millions de cadavres, un océan de cendres, un linceul grisâtre que nul pied ne foulera jamais.

Plonger ses mains dans cette terre, en retirer par poignées ces petites créatures blanchâtres et frétillantes, sentir leurs morsures, leurs formes fuselées passer en soi et s'en repaître sans fin. La souffrance est le salut pour qui veut rester vivant.

                                        * * *

- Encore un voyage ?

- Quand les pensées se pressent, et cela arrive souvent en début d’enquête, je les laisse faire, elles s’organisent d’elles-mêmes, c’est un spectacles fascinant, d’autant qu’il se produit en soi.

- Comme un vertige ?

- Si vous voulez.

- Une sensation forte que je ne jalouse pourtant pas.

- Vos capacités sont aussi bien.

- Je doute d’en avoir beaucoup.

- Leur maîtrise importe plus que leur quantité. Elles sont vous.

- Vous êtes aussi un sage.

- J’ai appris des circonstances, non sans me dire que si j’avais réfléchi avant… Mais si je l’avais fait je n’aurais pas eu l’occasion de m’en faire la remarque. Nous sommes des édifices pouvant monter haut si nos fondations sont solides, prenons le temps de les consolider sans nous précipiter vers un enseignement fascinant mais qui ferait s’écrouler le château de cartes que nous sommes.

- Cela vous est arrivé ?

- On peut l’expliquer ainsi.

- Et vous avez pu en édifier un autre ?

- Il s’édifie tout seul, je l’explore en m’interrogeant sur sa nature.

- Et sur l’architecte ?

- Parfois, sans réponse. C’est trop tôt, je dois atteindre son sommet, une explication me couperait l’envie d’en savoir davantage, la force de m’engager dans l’escalier que je vois devant moi.

- Je comprends, enfin je fais semblant.

- Rappelez-vous l'antique pensée : Deviens ce que tu es ! pas un d’autre que vous pensez meilleur. Une enquête impose parfois d'en apprendre sur soi. Nous sommes plus que des pions avançant malgré eux, nous disposons du pouvoir de nous interroger, de voir ce que nous sommes. Nous traquons un monstre qui brandit un miroir. Pourquoi sommes-nous sur ses traces, pourquoi avons-nous choisi ce métier, car nous l’avons choisi ! Ce n’est pas le hasard qui nous mit sur sa piste, ce que nous voyons de lui nous en apprend sur nous. Difficile de s’interroger ainsi, j’ai connu peu d’individus supportant ces questions. Je ne sais ce que vous ferez de mes paroles, peut-être les considérerez-vous comme divagations, avec raison, une chance reste qu’elles aient un sens, indiquent une direction.

- Je saisis la portée de vos paroles commissaire, je ne dis pas pouvoir en faire bon usage tant elles sont lourdes à intégrer.

- Demain ou dans dix ans vous vous en souviendrez. Ce tueur agit pour nous, combien contiennent leurs pulsions par l’exemple de qui ne put y parvenir. Formule biscornue, j’en conviens et les parents des victimes ne pourraient m'entendre mais notre action n’implique pas d'éviter toute interrogation. Nous voyons la société dans son intimité la plus dangereuse, là où se forme la lave qui le recouvrira. Mais je délire n’est-ce pas ? Vous pensez que je suis bien gentil mais que mes grands discours ne veulent pas dire grand chose.

- Je voudrais vous comprendre, vous répondre, j'étais nul en philo.

- Ce n'est pas trop tard. Ne la voyez pas poussiéreuse comme une discipline scolaire et, souriante, elle vous dévoilera le quotidien.

- Vous portez un regard lucide et désabusé sur notre civilisation.

- Avec un arrière goût de subversion qui ne me déplait pas.

- Finalement vous n’aimez pas le monde que vous défendez.

- Le défends-je seulement ? L’Apocalypse est commencée, elle est en œuvre et nous refusons de le voir.

- Vous jouez aux gendarmes et aux voleurs ?

- Il y a de ça.

- Cette motivation en vaut bien d’autres.

- Le résultat est positif pour la société.

- Vous n’êtes pas aussi cynique que vous en donnez l’impression.

- Vous êtes perspicace commissaire, je suis heureux de travailler avec vous. Dépêchons-nous avant que la technique nous rattrape, nous dépasse et nous laisse désemparés dans un monde incompréhensible.

- Vous êtes sûr du troisième crime ?

- Sûr serait trop dire, peut-être s’agit-il d’un meurtre symbolique, l’assassin renonçant à dominer ses pulsions, préférant leur céder, repousser la souffrance dans un futur moins lointain qu’il le voudrait.

- La folie est une chose curieuse.

- Par définition ! Que valent les sains d’esprits ! Ne sommes-nous pris entre le marteau des fous et l’enclume des cons ?

- Jolie formule.

- Je devrais la noter pour un recueil, il pourrait avoir du succès.

- Ce serait une raison de ne pas le publier.

- Je vois que vous commencez à me connaître, j’en suis fort aise. En attendant d’agir je propose que nous allions casser la croûte, le ventre vide nous ne ferons rien de bien.

Kah opina, découvrant qu’il avait faim.

Les viandes froides et les cornichons leur avaient ouvert l'appétit.

                                        * * *

Le froid condensait les respirations, ailleurs, aucun nuage ne se formait devant une bouche béante. Ni rire ni pleur n’en sortiraient plus. Un gouffre comme une envie de mordre le vide.

Diatek frissonna, de l’intérieur venait l’appel du passé et la certitude que le renoncement ne le protégerait plus.

                                        * * *

Les mains se tendent, le cœur s’affole, courir, survivre, le corps domine un esprit englué dans la peur et qui cède, se condense jusqu’à un trou noir mental, les pensées sont absorbées, détruites.

Dans la nuit les yeux voudraient ne plus voir, l’obscurité est l’écran sur lequel les souvenirs passent en boucle. D’autres images sont nécessaires pour un instant de fausse quiétude, pour masquer le passé par une imagination moribonde.

Un moment de répit, un court moment de paix.

Deux regards, également perdus dans les visions d’un passé refusé, sensations bouleversantes, coups de fouet d’une sauvagerie telle que l’esprit met de côté ces sensations qui le détruiraient. Le corps est l’ennemi, le souvenir peut ressurgir. Tout oublier, s’oublier, se perdre… Vain espoir !

Chaque pas est torture. Qu’importe la difficulté du chemin ! Une seconde de crainte est une pierre de plus pour cet abri derrière lequel l’enfant va se dissimuler, se souhaitant minéral, inerte, froid, absent.

Sauvé ?

Le temps d’un soupir et constater que le pire est toujours proche.

Les couloirs sont nombreux, une vie ne suffirait pas pour les explorer. Qu’importe, la sortie n’est pas là puisqu’on l’y cherche, elle n’est pas ailleurs et pourtant elle n’est pas loin.

A quoi bon ? Hurler, déranger les autres, exhiber la preuve de sa faute ? Ne rien dire ni montrer, se protéger. L’instinct est l’unique ami sur lequel compter. Devenir une boule, engloutir sa souffrance au point que, rien d’autre n’existant, elle devienne acceptable. Ne plus conserver que d’infimes contacts avec le monde, les autres, ceux qui ne voient rien. Et pour cause, ils n’ont plus d’yeux, ils n’ont plus rien.

Le vide rassure jusqu’à ce qu’y apparaisse ce que l’on fuyait. Les angoisses, les peurs, l’air est garni de griffes acérées, de crocs tranchants auxquels il n’est plus permis d’échapper.

L’âme est prisonnière de rien, subtile geôle, celle d’où l’on ne s’évade pas. La gigue endiablée des monstres continue, ils tournent, manège infernal, à chaque pas un cri meurt dans une larme de sang, un trait rouge qui n’est pas final, pas encore.



Diatek sait qu’il n’est pas seul, que sur ce chemin errent deux âmes. Ce derrière quoi il courait pour ruminer son insatisfaction, priant pour une attente sans fin et un espoir toujours déçu, fossilisé, qu’un coup de vent où un éclair dissoudrait.

La lumière n’éclaire que le cœur du chemin. Lui fait tout pour ne pas la perdre ; l’autre erre sur les bords, prêt à sortir du sentir pour se perdre dans une campagne que son esprit battra sans jamais rencontrer une maison qui soit mieux qu’un piège supplémentaire. Le sol est boueux, gluant, rouge, les cailloux sont pointus, brûlants, présents ! Les larmes nourrissaient le sol, mais il n’y en a plus, trop coulèrent pour se perdre sans qu’un regard ose les regarder. Le pont vers la vie n’est plus possible. Devant c’est le désert, sait le désert, et son rire muet aspire le reste d’une âme perdue.

Les yeux du policier se portent vers un angle de sa chambre, vers cette pièce minuscule dans laquelle il passa tant d’heures. Maintenant encore il ne sait s’il doit la voir comme une tombe ou un ventre maternel, si toutefois il y a une différence !

Y retourner, savoir… Il n’ose pas, pas encore, trop de larmes y coulèrent qui faillirent devenir le formol que son esprit désirait pour se reposer. Des années durant il se laissa porter par ce qu’il croyait être la vie, il agissait, voyageait, il déroulait les bandelettes si douces protégeant l’enfant qu’il refusait. Il le vit, ne comprit pas ce que cela voulait dire. Quand l’autre lui tendit les bras il n’osa pas reculer.

Il connut la tentation de l’ombre des murs, de se laisser aspirer par le vide. Quelque chose le retint au seuil du silence et de l’immobilité, puisant en lui des capacités qu’il ignorait posséder.

A moins que ce ne soit l’inverse.

Ses délires ne le détruisirent pas, ils suintèrent des pores de son âme tel le pus d’une plaie. Il ne fut pas détruit et reste debout, lucide, accroché à une lumière s’alimentant des ténèbres ; se servant d’elle pour ne pas réaliser que c’était lui qui osait, qui pouvait, que la force il le tenait et pouvait l’utiliser.

Les périls furent nombreux, il arpenta des lieux d’où nul esprit n’était revenu intact. Le sien était différent. Fou il pouvait affronter la folie.

Au fond, il le sait maintenant, ce qu’il redoute ce n’est plus la peur, plus l’horreur. Tout cela fit trop partie de lui pour lui arracher plus qu’un sourire. Non, ce qu’il craint c’est de découvrir ce qui le fit avancer, ce qui est là, proche, attentif et patient.

Amical ?

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25 mai 2009 1 25 /05 /mai /2009 05:16
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24 mai 2009 7 24 /05 /mai /2009 05:27


Il existe parmi nous des renards à neuf queues se nourrissant de foies humains et ayant notre apparence. Regardez mieux !

Également connu sous le titre de Forbidden Love. Un drama en 16 épisodes diffusé en 2004, une histoire d'amour entre un humain et une renarde.
Je ne suis pas sûr de lui donner mon foie mais je donnerais volontier mon  cœur à KIM Tae Hee !





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Les oreilles avisées auront reconnu Evanescence ! ! !
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23 mai 2009 6 23 /05 /mai /2009 05:39

 

Appeaulitique : Promesses attirantes, ouïes de loin, de très loin !
Cigarette
: Tétine pour vieux bébés.

Dénoncer : C'est mon devoir de rapporter aux autorités compétentes que vous avez visité ce blog !

Héterrorisme : Pas de PD ici, Faux les soigner ces mecs-là !

Ibernation : Période durant laquelle les pays d'Amérique du sud vécurent sous la férule espagnole.

Maman : Terme qui est à la culture ce que génitrice est à la nature.

Marxocialiste : Soutien les droits des travailleurs, le temps de se dire que, tout comptes faits, sa place est bonne et qu'il n'a pas envie de la perdre. Après tout que les travailleurs travaillent...

Mégoïste : T'as pas une clope j'ai oublié les miennes ?

Merdchandising : T'en veux pas de mon assiette à l'effigie de ... prend au moins le dévidoir à PQ.

Messianite : Inflammation de la personnalité poussant celui qui en est atteint à se prendre pour le Sauveur, touche principalement des pipoliticiens.

Robotomiser : Implanter des nanopuces régulatrices du fonctionnement cérébral. (Là je crois que je suis en avance, mais juste un peu !)

Serial-killer : Homnivore.

Webcame : Non, non, j'ai pas le temps de manger. Dormir ? Plus tard, je suis en plein chat là et je télécharge un truc en jouant à...



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23 mai 2009 6 23 /05 /mai /2009 05:35

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22 mai 2009 5 22 /05 /mai /2009 05:24
Survivre au mal - 4 
 

                                                   5


- Voilà.

- Façon de dire agréable, vue de l’extérieur, de l’intérieur...

- Votre force est le plus grand danger sur votre chemin. La sève montant trop vite fait éclater l’arbre.

- Jolie image, vous êtes poète à vos heures.

- Creuses. Une vieille ambition qui n'amuse que moi.

- Attention à l’ouïe.

- À mon âge ça ne me gênera plus. Je voudrais fermer les oreilles comme les yeux, ce serait agréable de s’isoler, laisser les autres discourir vainement sur des sujets sans importance. Si vous saviez quelles stupidités j'entends. Au-dessus de moi grouillent des autorités autant à leur place qu’une araignée morte dans un bol de lait.

- Mais il y a tant d’araignées que le lait ne se voit plus.

- C’est vrai, il se peut aussi que tout le lait ait été bu.

- Laissons les grosses araignées dans leur bol et allons boire ailleurs.

- Laissons de côté ce formalisme qui tient debout les costumes vides, sourire n’est pas interdit, sortir la tête de la merde non plus.

Sortir la tête… Diatek le sait, si ce n’était QUE de la merde… Quelque part, tout près, se dissimule un être capable de tout, ballotté par des désirs qu’il ne comprend pas et des pulsions qu’il ne maîtrise plus.

La folie est-elle libération ou asservissement ? Il voudrait répondre à cette question mais c’est déjà fait, il sent, il sait… Une force sauvage remonte, remplit les vides et désagrège les fondations fragiles d’une personnalité. L’apparence est encore socialement acceptable, mais derrière la vitrine se tient un cri attendant la libération, qui sait s’il ne peut ni ne doit aller trop vite. Il se détruirait. Plus lentement il sera, plus violent il sera ! Le conditionnement culturel pousse l'individu sans volonté, mais après tout il est parmi ses semblables.

Il sait, en lui l’infiltration se fit et pourtant il est toujours là, lucide, conscient, alors qu’il eut l’occasion de s’effondrer, alors que le vide qu’il ressentait fut tel qu’il aurait dû disparaître à l’intérieur.

Mais non ! Alors ?

La folie seule protège de la démence, moins et moins font plus.

Il perçoit le hurlement qui voulut se libérer, regrettant de se savoir plus fort que lui et tant pis pour qui ne peut comprendre cela.

Commissaire ? Amusant, non ? C’est lui qu’il vit dans le puits après avoir traversé cette rivière repue de tant de cadavres plongés en elle, quêtant, par un retour aux sources, un impossible pardon pour avoir, une seconde parfois, voulu exister.

                                        * * *

La vitre fraîche est douce. Non, les mots ne libèrent pas, ils révèlent.

La terre est gorgée de sang que ses empreintes font ressurgir, traces brillantes sur un sol noir. Il marche, parmi d’autre… Si le vide ne le détruisit pas c’est qu’au cœur d’un trou noir psychique se formait un être prêt à naître, prêt à n’être…

Émotion déstabilisante mais éducative, de chaque combat il sortit allégé d’une écaille perdue dans les ténèbres. La folie ne hurle pas, elle murmure !

Il rouvrira la porte bientôt, bientôt… Il s’y attend derrière !

La parenthèse carmin se ferme, la vie continuera jusqu’au point final.

La bête est en action, les bêtes ? L’autre, plus fragile la perçut, sut sa solitude rompue, dès lors elle put mordre, s’imposer, pour mourir. Qui ne se sent pas vivant ne peut se tuer et espère que sa prochaine victime aura son visage.

Le temps est un complice doux et vicieux, comment se préparer ?

Il pourrait être comme eux, comme "ça", disait-il, méprisant, quand il était jeune alors que le mot "normal" lui semblait la pire des insultes. Qui est normal, sinon celui qui ignore son unicité, ou la refuse ? La société autorise l’assoupissement, le repos derrière l’agitation, le repos de l’âme. Inutile de l’attendre d’un autre monde ! Bienheureux les simples d’esprits car ils ne voient pas la vie pourtant si proche. Souffre celui qui la tient, la veut, l’aime.

L’heure du repas, de la grand messe du journal du soir. Les gens frémiront, diront que c’est abject, inacceptable, avant de se resservir de l'excellent potage en boîte. Ça soulage de manifester son mécontentement, son refus, inutile, d’une réalité passée.

La police va être critiquée, logique dans une société dont elle renvoie l’image la plus juste, donc la plus insupportable. Qui donc tirera la chasse pour un nouveau déluge ?

Des parents pleurent leurs enfants, d’autres sont soulagées que les leurs soient vivants, pour si peu de temps.

Une main se crispe autour d’une arme comme autour d’une bouée, le cœur accélère, un voile rouge se lève sur le vide au fond duquel palpite un désespoir qui refuse de s’éteindre si vite. Tout est si rapide parfois que l’on ne comprend qu’ensuite, tant mieux.

La normalité est un espace confiné, frontière entre deux mondes insupportables. La foule se rue vers le néant pour l’adorer.

Bienheureux…

La mort rassure vue de loin, elle est tabou vue de près. Un crime est acceptable dans la mangeoire cathodique. Le décès d’un enfant est une page arrachée au livre des regrets. L’image d’un paradis qui s’éloigne. C’est un partie de soi que l’on découvre mortelle sans oser s’avouer qu’elle est déjà défunte.

Bientôt le crime sera commis en direct, un jeu télévisé est à inventer.

Un téléviseur reste allumé 24/24, il zappe. Bientôt les yeux seront rectangulaires en attendant l'éden : Deux télés face à face.

Et là, pas moyen de croquer un fruit !

Le regard du néant est électronique, celui de la folie est plus attirant. Ils se superposent face à l'absence. La partie a débutée mais chacun joue contre soi. La paix attend le(s) perdant(s).

La débilité n’est pas une victoire. Quoi que…

                                        * * *

Les médias sont sur les dents, celles-ci pour être fausses n’en sont pas moins avides de sentir entre elles glisser des lambeaux de chairs mortes, des cadavres d’enfants, ces mets succulents si propre (!) à exciter la sensibilité du téléspectateur.

Opinions et commentaires vont se répandre, chacun aura son avis, racontera ce qui s’est passé, pourquoi, comment. La psychose n’est pas encore là, seule son ombre est présente mais ses bras se tendent, ses lèvres s’entrouvrent et son sourire grandit.

Le serpent fascine une proie sachant qu’attendre c’est être absorbé, pourtant agir lui est interdit, son corps cède au plaisir de l’oubli qui guette et qui semble plus fort que la volonté de lui dire non.

Aller vers la dissolution pour ne plus la craindre ; Logique !

Le monstre croit choisir ses victimes mais qui peut le peut vraiment ? L’enfant représente l’innocence, une pureté adulée par les adultes pour en conserver une trace autour de laquelle tourner.

Un puits d’ombre !

Les suspicions naissent, un fut aperçu près d’une école, elle se trouve sur son trajet quotidien ? Hasard ? Aider la police est un devoir pour chacun que certains se font une joie de remplir avant de rentrer dans leur logis. Surtout, qu’ils rabattent bien le couvercle orange.

Pénible de remuer la boue, peu le supportent, non par ce qu’ils voient des autres mais d’eux-mêmes. On ne craint que soi, l’ennemi que l’on refuse d’en découvrir le visage, le sien !

Un diamant se cache dans des dizaines de tonnes de minerai, travail long et fastidieux. Découvrir un tueur est similaire.

Enquête difficile, un assassin normal, avec un mobile, tisse un lien avec sa victime, ou fait partie de sa famille ce qui le rend repérable. Un tueur de ce style est différent, il est proche, c’est un voisin gentil, un fils aimant, un père adorable.

Et pourtant…

La bête se réveille, à l’image du virus apprenant l’antibiotique elle se mithridatisa. La braise attendit le souffle telle la princesse le baiser du prince charmant. Se consumer pour trouver le repos.

Les autopsies prouvèrent l'emploi d'une seul arme, un point d’acquit. Les victimes s'étaient trouvées au mauvais endroit. Elles ne sont plus que des encriers nourrissant la plume des commentateurs avides. L'idéal étant que la situation s'enlise et demeure mystérieuse, les cadavres momifiés par la bave journalistique.

Complexe de résister au feu intérieur, d'en faire un flambeau pour explorer son être. Certains chemins semblent n’avoir qu’un but.

Avancer jusqu’au gouffre, user de la violence pour résister à son appel et conserver un semblant de cohérence. Celle d’une plainte qui, entendue, aurait modifié l’environnement, en pire. L’humanité qui s'éloigne emporte la souffrance et l’espoir de vivre un jour, les larmes alors ne peuvent qu’être de sang pour laver le visage et lui apporter le soulagement attendu.

- Vous rêvez commissaire ?

Diatek fait un effort pour retrouver le bureau directorial.

- Mes pensées m’entraînaient monsieur le directeur, une image en amenait une autre. Pénétrer un esprit est un jeu plaisant, le mien baguenaudait en quête d'une piste. Nous avons esquissé le portait du tueur, ses motivations, le choix de ses victimes, l’impérieux besoin de recommencer. Une enfance bafouée, la douleur psychique laisse des séquelles plus profondes que la violence physique.

- Kah nous rejoint, je suis heureux de votre entente.

- Il a les qualités que requiert notre métier, un jour il vous succédera.

- Vous êtes trop bon commissaire.

- Oh non ! J’espère que vous ne serez pas dégoûté par cette affaire. Heureusement celles dont vous aurez à vous occuper seront plus normales, ce qui ne veut pas dire plus reluisantes.

- C’est parfait messieurs, une bonne ambiance est capitale pour un meilleur travail. Faisons le point sur les faits que nous connaissons, ce sera rapide. Deux crimes commis, le premier en un lieu inconnu, le second là où fut retrouvé le corps, les victimes sont sans lien, les circonstances expliquent leur choix. Espérons que nous en saurons plus demain en recoupant les témoignages, en comprenant comment les choses durent se passer. Diatek ?

- J’approuve ce que vous venez de dire, pour l’heure nous ne disposons que des corps, des lieux et d’un lot de questions. Folie... à voir, facilité des crimes, personne n’était méfiant, la surveillance autour des enfants va gêner sa récidive, la frustration peut lui faire courir des risques dont nous pourrons profiter.

- Je pensais que la folie meurtrière était une spécialité étrangère - commença Kah, dont le vrai nom était si long et difficile à prononcer qu’il n’en avait gardé que la première syllabe - un sujet de films, de thèse, je me disait qu’un jour j’aurais l’opportunité de la rencontrer. C’est fait, plus tôt que je le pensais et je constate que ce n’est pas une chance, la curiosité intellectuelle fait place à une réalité atroce. Je sais que j’aurais du mal à oublier ces cadavres d’enfants même si j’en vois d’autres par la suite.

- Ce sont vos premiers morts ?

- Non mais ceux-là sont d’une violence indicible.

- Celle que ressent notre tueur, l’impérieux désir de se soulager, de laisser couler la rage qui l’empoisonne. Chacun dispose d’une graine de démence qui meurt faute d’un terrain favorable à son éclosion. Quelles circonstances ? Combien d’enfants au passé douloureux font des adultes normaux quand d’autres qui connurent moins d'obstacles sombrent. Tant reste à découvrir, mais nous ne sommes pas là pour cela. Si nous le prenons vivant il aura l’occasion de répondre à nos interrogations, de rencontrer des experts méritant, parfois, ce titre, la connaissance de la psyché progressera d’un pas, tant sont à faire que le but paraît inaccessible. Les liens sociaux se délitent, les contraintes culturelles s’effacent, à se demander si c’est une bonne chose. Quand l’individu se retrouve hanté de désirs épouvantables il ne sait vers qui se tourner, à qui se confier. Muet il laisse sa démence progresser, s’amplifier et finalement l’emporter. La folie meurtrière est devenue une idole, ainsi elle paraît moins dangereuse, moins susceptible de s’incarner. Nous parlions de la virtualisation du monde. Bientôt la folie sera la seule réalité accessible. Pour toucher l’esprit enfermé dans son univers d’images il faut une violence l’atteignant au plus secret, jusqu’à ce que cela aussi ne le fasse plus réagir, ensuite… La règle du toujours plus fort pour être captivant s’applique au quotidien et nous promet un avenir féroce dont nous apercevons déjà les prémisses.

… Le pire c’est d’être là, de sentir l’angoisse dans les rues, de connaître les parents des victimes et d’imager ce qu’ils ressentent en ce moment. La souffrance provoque la souffrance comme si c’était la solution. Facile de parler ainsi quand on est spectateur, celui qui se trouve pris dans les marais de la démence subit, se défend comme il peut. Il n’empêche que l’on se demande pourquoi.

…Une question qu’il est préférable de laisser de côté, avancer nous deviendrait difficile tant ce que nous rencontrons échappe à la raison. Certaines réponses nous sont inaccessibles, tant mieux !

- Et après, une fois pris, enfermé, étudié, que deviendra-t-il ?

- Restons dans le concret, le factuel, le probable.

- Nous surveillerons les crèches, les garderies, les endroits où de jeunes enfants se retrouvent. Vous avez raison commissaire de dire que son prochain crime sera plus difficile à perpétrer mais qu’il ne se retiendra pas longtemps. A nous d’être là au bon moment.

- Ce genre d’individus, comme un prédateur, dispose d'un instinct le guidant vers sa victime. La nécessité l’aide à explorer les possibles, à faire preuve d’imagination, il est le mieux placé pour détecter le point faible et l’utiliser. Quelques précautions que nous prenions une victime est accessible, disponible. Il sait, sent, devine. La piste du crime est chaude, riche d’odeurs que nous ne percevons pas, de sons qui nous échappent. Lui baigne dedans, profite de sensations, de couleurs, qui n’ont pas de sens pour nous. Il s’enlise, le sait sans doute, mais ne peut pas y échapper…

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22 mai 2009 5 22 /05 /mai /2009 05:18


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21 mai 2009 4 21 /05 /mai /2009 05:09

 

Être ou ne pas être, là n'est pas la question !

Il suffit de paraître, vêtu de pacotille,

Gesticulant, mimant les émotions,

Pour entrer dans ce temps recouvert de guenilles.



Ophélie est un fantôme oublié,

Amour impossible, passion dévoyée,

Moi-même suis fou à lier,

Par l'écriture empoisonné.



Nul Horatio pour conter mon histoire,

Je suis un rêve effacé,

Emporté dans le soir,

D'un monde halluciné !




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