Dans l'encrier de mort j'épuiserai ces mots.
En un dernier effort, savourant leurs échos,
J'exorciserai le sort pour en faire cadeau
À ces idoles d'or qui dorment au fond des eaux.
Nul n'a plus vu leurs yeux, ni entendu leur chant
Depuis l'exil des dieux, des héros, des titans.
Assis au cœur des cieux, rédigés sur le vent,
Ces vers trop peu vicieux nourriront les enfants.
Dans l'encrier des mythes et croyances des humains,
Git un cocktail froid de remugles souterrains,
Plus rien ne m'y attend, ni hier, ni demain,
Juste un bloc de granit, des vœux sans lendemain.
Nul âme n'y peut plonger qui cherche la conscience.
Trouve à s'y abreuver les esprits en défiance,
Ceux, minéralisé, idolâtrant l'absence,
N'ayant à déclarer que vides et silences.
Dans l'encrier j'ai trempé ma plume d'acier,
Pour dessiner le piège auquel me confier.
J'ai arraché ma peau, en ai fait du papier,
Sur lequel, piètre héraut, j'apprends à crier.
Des souvenirs de sang pour des ailleurs féroces,
Coulent en des vers troublants tel en des loch d’Écosse
Sont des monstres troublants tout de crocs et de bosses
Qui mettent des gants blancs quand ils creusent des fosses.
Dans l'encrier de pierre j'ai plongé mon passé,
Mille impressions d'hier que je veux effacer.
Glissant sous mes paupières quelques larmes glacées
Ont passé la frontière des mondes trépassés.
Dans ces ruines d'antan je cherche les fantômes
Nés de mes sentiments engendrés par un psaume.
C'est un livre de vent contenant cet axiome
Que mourra le printemps avec l'ultime atome.
Li Ang - Traduit du chinois par André Lévy
Qui n'a pas, dans son esprit, un jardin, plus ou moins secret, où s'endorment des rêves d'enfants, des souvenirs de jeunesses, où se fanent nos espoirs, où sont enterrées nos ambitions ? Est-il planté d'arbres somptueux se découpant sur un ciel lumineux où d'arbustes gris sous la poussière de l'oubli ?
Hmmm ?
Le jardin aux Nénuphars se pare d'une odeur nouvelle à chaque saison; de gardénias au printemps, d'orchidées et de magnolias en été, de canneliers et d'osmanthes en automne, de ''souriantes'' en hiver.
Planté d'arbres somptueux, le Jardin aux Nénuphars embaumait aux quatre saisons de gardénias au printemps, d'orchidées et de magnolias en été, de canneliers et d'osmanthes en automne, de " souriantes " en hiver.
C'est le lieu du passé, au cœur de Taipei, où Rose a laissé son enfance, s'en éloignant poussée par le passage du temps et les obligations qu'il génère. Depuis il est devenu celui des Égarements pour Rose qui cueille dans son passé des souvenirs au gré de ses émotions. Un bouquet aléatoire où la chronologie est celle des regrets que Li Ang nous propose sans se soucier d'ordre ni de logique. Rose, dans ce jardin, cherche autant des leçons du passé que le moyen d'être sûre de les avoir oublié. Que savait-elle de l'amour à l'époque alors qu'aujourd'hui... elle n'en sait pas davantage, sinon qu'il est douloureux et difficile à retenir. Autrefois les choses étaient plus simple mais la nostalgie est un territoire hanté par le fantôme de son père qui vécu dans ce jardin comme incapable d'exister ailleurs.
Rose n'est qu'au printemps de sa vie, l'été s'approche, elle le craint et le désire à la fois. Banal ! Il peut être malaisé de la suivre dans ses hésitations, ce sont celles d'une femme de son époque. À travers elles Li Ang nous parle une fois encore de son pays, du passé pesant dont on ne veut pas se débarrasser, du futur trouble et inquiétant mais, pour ces raisons peut-être, fascinant.
Ce jardin est un vrai personnage, riche des générations qui y vécurent et ne l'ont quitté qu'en apparence, il sait, il raconte, il ne tient qu'à vous de l'écouter.
Et si vous vous égarez tant mieux, la ligne droite est ennuyeuse, fermez les yeux, peut-être, suivant Rose, retrouverez-vous le vôtre.
Sinon tant pis pour vous !
Spéciale animation
(Le chasseur et la sorcière) réalisation de Koichi Mashimo pour Bee Train.
Dernier volet de la trilogie des "girls-with-gun" (après Noir et Madlax) de Bee Train. Nadie est une chasseuse de primes envoyée à la recherche d'Ellis, jeune fille dont la tête a été mise à prix. Ellis, elle, est une jeune fille amnésique au passé fort troublé, recueillie par une diseuse de bonne aventure, qui plus est, dotée d'étranges pouvoirs. Après avoir trouvé Ellis, Nadie se la voit confiée et elles s'enfuient toutes les deux vers le sud, avec comme seul indice une pierre précieuse inca ''Rosa del Inca'' et les mots: "Wiñay Marca".
Ellis (エリス, Erisu)
Accusée du meurtre du Dr Heinz Schneider dont elle ne garde aucun souvenir, elle fuit pour échapper aux chasseurs de primes et aux autorités qui la poursuivent. Nadie, fait partie de la traque. Contre toute attente, elle décide de ne pas livrer la fuyarde mais de l'aider à éclaircir le mystère du meurtre dont elle est accusée.
Avec l'aide de Nadie, elle s'engage dans un long voyage vers le sud afin de découvrir la vérité.
Ellis est aussi une sorcière sans maîtrise de ses pouvoirs, ne parvenant à les utiliser que lorsqu'elle est en danger. Son pouvoir principal est de manipuler les molécules, lui permettant de détruire ou d'endommager des objets ou d'abolir certaines lois physiques.
Au début de l'histoire, Ellis ne comprend pas certains concepts comme le bien et de mal, l'amitié, les mensonges... Elle fera son apprentissage au cours d'un voyage plus initiatique qu'il paraissait devoir l'être.
Nadie (ナディ, Nadi)
Nadie est la chasseuse de prime engagée pour retrouver et protéger une jeune fille du nom d'Ellis.
Dans sa vie, Nadie a été manipulée par bien des gens mais a appris de ses erreurs. Toute sa jeunesse, elle rêvait d'être libre mais la liberté a ses inconvénients et sa solitude persiste.
Ellis n'était qu'un contrat, elle est devenue son amie.
Trois séries aux nombreux points communs, la première reste ma préférée.
Le hasard fait bien les choses. Ce challenge proposé par Les chroniques de l'invisible me permet de rendre un hommage à Stan Lee en ce jour de son quatre-vingt dixième anniversaire. Il ne fut pas le créateur des super-héros, forme modernisée des dieux et héros antiques, mais sut les intégrer dans le réel et leur donner des états d'âme, de même pour nombre de super-vilains qui n'étaient plus des savants fous obsédés par la conquête du monde.
Alors qu'on lui demandait de créer une équipe pour concurrencer une publication de DC Comics, il eut l'idée des Fantastic Four qui, plus qu'un team formaient une véritable famille. Red Richards, génial scientifique, Sue Storm, sa fiancée, Johnny Storm, frère de la précédente et Ben Grimm, ami du premier et pilote émérite, ce qui ne fut pas sans conséquence puisque sans cette compétence les FF n'auraient jamais existé.
Red a construit une fusée (nous sommes en 1961!) mais n'a pas l'autorisation de l'utiliser, la conquête spatiale balbutie et l'univers semble plein de menaces. Peu lui importe, il passe par-dessus l'interdiction et avec Ben comme pilote, et les Storm comme équipage, décolle pour l'inconnu.
Le voyage est bref, mouvementé, mais pas tant que l'atterrissage. Ils sortent finalement des décombres de leur engin, sous le coup de la colère Ben subit une étrange transformation, il devient une créature de pierre, que Sue appellera Chose par incapacité à trouver un autre nom. Pour défendre son futur beau-frère Johnny va s'enflammer, Red découvrir que ses membres peuvent s'allonger et Sue qu'elle peut devenir invisible. Autant dire qu'ils n'avaient pas prévu cela !
Que dans la réalité les rayons cosmiques n'aient pas la capacité d'altérer le génome (apparemment) importe peu, à l'époque l'espace est un territoire riche en promesses comme en menaces. Nos amis vont peu à peu apprendre à maîtriser leurs nouvelles facultés et constituer une équipe qui va combattre pendant 50 ans super-vilains et autres menaces de tous ordres et toutes origines.
Dans l'album que je vous présente aujourd'hui ils font connaissance avec le Surfer d'Argent, un des personnages les plus intéressants et complexes de la galaxie Marvel, qui eut la chance d'être dessiné par John Buscema.
Norrin Radd habite Zenn-La, planète où la civilisation est si évoluée que sa population n'a plus rien à faire que se laisser vivre dans un environnement protégé et débilitant.
Il n'est donc pas étonnant que quand arrive Galactus ils ne soient plus capable de se défendre. Galactus est le dernier hériter d'une civilisation dont l'oigine se perd dans la nuit des temps. Il est le ''dévoreur de planètes'' tant son besoin en énergie est grand. Norrin Radd ira le voir pour le supplier d'épargner son monde. Galactus lui dit que s'il avait un héraut explorant l'univers pour lui afin de trouver des planètes vivantes mais dépourvues de vie intelligente ce serait différent. Radd ne va pas hésiter à se proposer, abandonnant Shalla Bal, sa fiancée.
Pour visiter l'espace il va changer, gardant une silhouette humanoïde mais revêtant une peau argentée indestructible qui lui permet de plonger dans un soleil ou de frôler le zéro absolu, pour monture il dispose d'un surf qu'il commande mentalement et lui autorise une vitesse dépassant celle de la lumière.
Arrivant sur Terre et la jugeant convenable pour son maître il envoie un signal à celui-ci. Va commencer un affrontement entre les Fantastic et Galactus avec l'évidence que ce dernier est trop fort, c'est l'intervention du Surfer, sa trahison, qui va leur permettre de repousser leur adversaire. Pour prix de cet acte il sera emprisonné sur la planète qu'il vient de sauver, confronté par la suite à l'incompréhension des primitifs qui l'habite et à des confrontations avec des adversaires surpuissants.
Remercions Stan d'avoir été le Galactus d'un personnage qui mérite plus que ce simple billet.
| Bienvenue sur ce blog ! Vous y découvrirez mes goûts, et dégoûts parfois, dans un désordre qui me ressemble ; y partagerez mon état d'esprit au fil de son évolution, parfois noir, parfois seulement gris (c'est le moins pire que je puisse faire !) et si vous revenez c'est que vous avez trouvé ici quelque chose qui vous convenait et désirez en explorant mon domaine faire mieux connaissance avec les facettes les moins souriantes de votre personnalité. |