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17 décembre 2012 1 17 /12 /décembre /2012 07:04

Stenhuggaren – 2005

Traductrices : Lena Grumbach & Catherine Marcus.

Actes Sud (2009)

La pêche au homard avait connu des jours meilleurs. Ainsi commence ce roman de Camilla Läckberg, à croire que l'halieutique est sans secret pour elle et l'eau, ou sa proximité, une porte sur la mort après avoir été celle sur la vie. Mais peut-on différencier l'une de l'autre ?

Pour Frans Bengtsson cette affirmation semble fausse tant ses casiers étaient emplis de crustacés. Lui préférait le hareng mais si le homard valait si cher il n'allait pas s'en plaindre n'est-ce pas ?

Cette dernière nasse est bien lourde, il fait effort pour la sortir des profondeurs. Lui est surpris de sa découverte, pas nous ! S'il avait trouvé encore une bestiole le roman se fut arrêté là.

Le polar m'a tué ! aurait pu dire Sara, 7 ans, que Frans vient de sortir de l'eau. De fait c'est plutôt le goût du macabre des lecteurs.

Non ?

Et le mien ?

Vous avez raison, encore que vous soyez bien en dessous de la réalité en ce qui me concerne...

Patrik Hedström, le héros des romans de Camilla, est chargé de l'enquête. Entre la dépression post-partum de sa compagne, sa joie d'être papa, et l'enquête, il aura fort à faire.

Ses collègues s'intéressent plus à leurs vies et carrières qu'à découvrir le criminel, d'autant qu'à Fjällbacka tout le monde semble cacher un horrible secret, des perversions inavouables et des crimes odieux.

Les souffrances subies dans l'enfance façonnent la personnalité, heureusement toutes les victimes ne deviennent pas bourreaux à leur tour, sauf pour donner son argument à une enquête. Une belle galerie de personnages, une écriture alerte entremêlant le présent et le passé qui l'explique, l'enquête et la vie personnelle des héros, Patrik et Erica. Dur dur d'être parents et la nouvelle mère a du mal à supporter les charges qui l'accablent. Les souvenirs de l'auteur peut-être ! Un puzzle d'où l'image d'Agnès, épouse du tailleur de pierre, ressort, comme souvent dans une intrigue policière la ''méchante'' est l'élément moteur et les autres interagissent avec elle pour en révéler les multiples facettes dans lesquelles ils se reflètent.

Rien de novateur dans ce roman, Läckberg réutilise le mélange des époques, des racines et des branches, pour concocter un récit qui vaut plus par la forme que par le fond. L'enfance violée fait écho à la nouvelle maternité d'Erica comme si elle était forcément la matrice des crimes à venir.

Ce qui est peut-être vrai.

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16 décembre 2012 7 16 /12 /décembre /2012 07:00

Spéciale Mayumi Kojima (小島麻由美) - Japon

16122012_Mayumi-Kojima.jpg

 

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15 décembre 2012 6 15 /12 /décembre /2012 07:19

 

Je suis comme un lapin dont la rage poussant,

L'oblige avec les mots à tenter de l'user.

Un besoin impérieux qui coule dans mon sang,

Avec qui je combas sans moyen de ruser.

 

M'arrêter ce serait la laisser m'envahir,

Pénétrer dans mon cœur pour éteindre mon âme ;

J'en ai souvent envie, enfin cesser de rire,

D'apprécier ce tourment me fouillant de sa lame.

 

Que serais-je sans lui, la douleur est si belle,

Amante insatiable, masque sur le néant,

Comment m'en passer et supporter ce réel,

Sans but que l'illusion d'être encore un enfant ?

 

Des mots, toujours des mots, ils grandissent en moi,

Un soir viendra-t-il où l'ultime enfin écrit,

La paix m'emportera là où je serais roi,

Où ne m'atteindront plus ni les pleurs ni les cris.

 

Celui-ci, celui-là... J'ai appris la patience.

Si je formais un vœu ce serait de savoir

Quel sera le dernier pour en avoir conscience,

Pouvoir fermer les yeux et étreindre l'espoir.


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14 décembre 2012 5 14 /12 /décembre /2012 07:15

 

Alcolle : La bouteille tient dans ma main si bien que je ne peux l'en détacher, ou alors quand elle est vide. Vite, vite, une autre !

Âmectomie : Ablation lente par un usage régulier de dogmes ne différant qu'en apparences.

Amitiède : On se voit souvent... et on ne sait pas pourquoi.

Avocat : Plaidophile.

Cauchemerdesque : Tu crois que tu rêves, mais non, c'est bien ta triste et lamentable existence !

Cicatriste : Quelle horreur que cette marque qui me défigure alors que celle de mes derniers liftings ne se voient pas, enfin, presque pas !

Crédolithe : Vieilles croyances minéralisées, trouvées dans le fond de cerveaux pré-humains.

Cynidrique : Acide verbal à l'action lente, d'abord agréable...

Éditpe : Besoin irrépressible d'écriveurs compulsifs de parler de leur mère.

Ennemiroir : Regarde mieux et tu verras non seulement la tête que tu as mais aussi la gueule que tu fais.


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13 décembre 2012 4 13 /12 /décembre /2012 07:10

13122012_Guignols-de-l-UMP.jpg

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12 décembre 2012 3 12 /12 /décembre /2012 07:15

(Utsukushisa to kanashimi to)

Traduit par Amina Okada

Oki Toshio est dans l'express pour Kyôto, nous sommes le vingt-neuf décembre, il se rend dans l'ancienne capitale pour y entendre les cloches de fin d'année. Depuis toujours il en écoute la retransmission ; les commentaires des speakers ; la résonnance diminuant, marquait la fin d'une année alors qu'une autre s'annonce. C'est l'occasion de faire le point sur les 12 mois passés alors que sa femme et sa fille dans la cuisine préparent le repas qu'ils vont prendre ensemble.

Depuis longtemps pourtant il a envie d'être sur place, d'entendre ''en vrai'' les cloches sonner, prétexte pour souffler sur une braise ancienne mais jamais refroidie, celle qui a les traits d'Ueno Otoko, peintre ayant acquis une petite notoriété dont il est sans nouvelle depuis longtemps.

Parti sur le coup d'une pulsion il n'a pas retenu de billet mais le contrôleur est un vieil ami.

Chance, il y a de la place, mieux, il y en aura même pour le jour de l'an qui sera celui de son retour.

À Kyôto, Oki prend une chambre à l'hôtel Miyako, songeant qu'Otoko pourrait venir le voir. Lui qui voulait une chambre calme a pour voisins deux familles qui, réunies, ont douze enfants.

Otoko voudra-t-elle revoir son vieil amant, son premier alors qu'elle avait seize ans, lui, trente et un, il y a vingt-quatre ans de cela ? Comme pour le train il n'a rien organisé, il sait seulement qu'elle habite dans une véritable maison, traditionnelle, avec une jeune fille qui est son élève.

N'avait-elle pas perdue leur enfant, alors que lui était marié et déjà père ?

Il se souvient des larmes d'Otoko quand elle apprit le décès de sa fille, il se remémore aussi son propre soulagement et qu'il avait pensé que si l'accouchement avait eu lieu dans un hôpital digne de ce nom avait un médecin qui ne fut pas un alcoolique les choses se seraient passées autrement. Plus tard la jeune femme, avec sa mère, avait quitté la capitale.

Au téléphone c'est la voix d'une jeune fille qui lui répond, l'élève lui passe rapidement Otoko. Oki ne sait plus que dire alors il parle des cloches, de son envie soudaine de venir les entendre, et lui propose de les écouter avec lui.

Ce qui est sûr c'est que vous ne passerez pas la suite de la lecture avec moi.

Tristesse et beauté est le dernier roman achevé de Kawabata, toutes ses obsessions s'y retrouvent, le vieillissement, l'art, Oki est écrivain, Otoko est peintre, le Japon où s'affrontent tradition et modernité en ce début des années soixante, la beauté de la jeunesse. Keiko, la jeune fille vivant avec l'ancienne maîtresse de l'écrivain est à l'image des héroïnes de Yasunari, sublime comme une arme. On retrouve la tentation du passé noyée par le tragique du présent.

 

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11 décembre 2012 2 11 /12 /décembre /2012 07:00

11122012_les-enfants-du-pas--un-radis.jpg

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10 décembre 2012 1 10 /12 /décembre /2012 07:00

 

J'ai frappé sur les murs de ma prison,

Avec l'espoir de les anéantir ;

Limé les barreaux de mes illusions,

Pensant que je parviendrais à m’enfuir.

 

J'ai si bien fait sans avoir d'autre but,

Que j'en oubliai ma motivation ;

Ce qui m'effrayais, l'ai-je jamais su,

Un spectre de mon imagination...

 

Les parois ont frémi, se sont lézardées,

Un moment je crus avoir triomphé,

Le monde était enfin à ma portée,

Je compris trop tard m'être fourvoyé.

 

Je n'aurai pas place dans votre monde,

Malgré mes efforts je reste étranger,

Au fil du temps j'ai pris goût à l'immonde,

Je m'y suis vautré, l'ai bu et mangé.

 

J'ai besoin des parois de cet asile,

De la douceur des murs capitonnés,

Les médicaments font le temps ductile,

Pour qui vit en sachant être damné.

 

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9 décembre 2012 7 09 /12 /décembre /2012 07:00

Spéciale Japon - films d'animation

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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8 décembre 2012 6 08 /12 /décembre /2012 07:00

 

J'ai voulu pleurer mais comment faire sans yeux ?

J'ai voulu rêver sans croire en mes illusions.

J'ai voulu prier sans trouver aucun dieu.

J'ai voulu aimer sans ressentir de passion.

 

Je voudrais avancer mais je suis trop vieux,

Je voudrais chercher mais dans quelle direction ?

Je voudrais étouffer ces cauchemars odieux,

Je voudrais céder à la tentation.

 

Je veux vouloir ! Voila un vœu pieu,

"Je veux" est hors de ma juridiction.

J'aurais voulu... Ce n'est pas mieux.

Je vœux est la meilleure expression !


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Bienvenue sur ce blog ! Vous y découvrirez mes goûts, et dégoûts parfois, dans un désordre qui me ressemble ; y partagerez mon état d'esprit au fil de son évolution, parfois noir, parfois seulement gris (c'est le moins pire que je puisse faire !) et si vous revenez c'est que vous avez trouvé ici quelque chose qui vous convenait et désirez en explorant mon domaine faire mieux connaissance avec les facettes les moins souriantes de votre personnalité.

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