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14 février 2013 4 14 /02 /février /2013 07:00

La machine sembla hésiter, mais c'était une illusion, une mécanique ne dispose pas de cette possibilité. Ses circuits laissèrent passer l'impulsion électrique activant la voix qui résonna dans son cœur métallique.

Au quatrième top il sera six heure, quinze minutes, zéro seconde.

Elle ne disposait pas de la capacité de se souvenir, de savoir, de se souvenir qu'aujourd'hui n'était pas comme les autres. Pour elle cela ne signifiait rien, ni date, ni anniversaire, ni même la conscience du passage du temps qui pourtant l'emportait comme il charrie chaque chose jusqu'à n'en rien laisser, pas même une ombre, seulement un tas de poussière coulant dans le sablier du temps sans que jamais celui-ci paraisse pouvoir se vider.

Au quatrième top il sera six heure, trente minutes, zéro seconde.

Ses constructeurs en avaient fait un simple instrument destiné à rabâcher stupidement des mots incompréhensibles à l'intention d'oreilles censées les comprendre.

Mais d'oreilles il n'y avait plus, du moins plus ayant besoin d'elle, celles qui avaient survécu ne disposaient pas de la perception du temps, et ne s'en portaient pas plus mal, intégrant des mécanismes naturels bien plus efficaces.

Au quatrième top il sera six heure, quarante cinq minutes, zéro seconde.

Pendant des millénaires encore elle rabâcherait des termes sans échos, ultime survivance de ses géniteurs, inconsciente de sa vacuité, savoir que le temps passe est comme danser sur le vide ; un jour vient où l'on tombe. Compter en attendant cet instant c'était comme additionner des moutons dans l'attente d'un introuvable sommeil.

Dans son coffrage de béton, profondément enfouie tel en un sépulcre ironique le temps continuait à s'égrener. Sans personne pour l'entendre l'horloge était son ultime témoin, compte à rebours vers un néant redoutant son ultime triomphe.

Au quatrième top il sera sept heure, sept heure, sept heure, sept...

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13 février 2013 3 13 /02 /février /2013 07:02

Prenez votre respiration avant de plonger dans ce gros volume de plus de 1000 pages paru chez folio essais (n°447). Je me contenterai d'une rapide présentation sans quoi même de grandes intelligences comme les vôtres s'y perdraient, la mienne étant incapable de réduire une telle somme en quelques lignes.

Dans les matières transcendantales, il faut être transcendentalement clair.

Descartes

Passé ce parrainage placé en exergue embarquons dans le texte de Nef :

Selon l'opinion philosophique actuelle la métaphysique est une discipline historique comme l'épigraphie ou la mythologie comparée éclairant le passé, et encore, d'une lueur diffuse révélant des idées couvertes d'une voile, sinon d'un linceul, de poussière.

Affirmations :

La métaphysique est liée à la logique et à la théologie.

Elle est morte, dépassée. Elle méditerait de grandes questions sans les résoudre, ne serait qu'un langage, une grammaire, une sémantique.

L'auteur se propose de montrer que la métaphysique n'est pas soumise à la logique ou à la théologie mais s'en dégage de manière irréversible, qu'elle n'est pas morte à la fin du XIX siècle en même temps que le dieu de Nietzsche mais connut au XXe un profond renouvellement analytique (Russel, Quine, Armstrong, Lewis) ou spéculatifs (McTaggart,Whitehead). Il précise (à bon escient) que la métaphysique n'est ni verbeuse, ni stérile, ni autiste, et ne se réduit pas un un palimpseste pour historiens, grammairiens mais peut contribuer aux débats intellectuels vitaux renouvelés par les sciences, cognitives ou physiques.

Il ne s'agit pas de restaurer la métaphysique des anciens, de récupérer ses thèmes déviés de leur finalité théorique à des fins moralistes ou spirituels. Elle ne peut tourner le dos à l'expérience et favoriser un culte des ''choses'' de l'âme et de l'esprit.

La métaphysique pourrait être : Impénétrable, indigne d'attention et ennuyeuse se vouant à des interrogations improbables. Bref, elle est devenue synonyme de mystérieux ou mystique pour ne pas dire incompréhensible.

Ceci posé, Frédéric Nef entame un long, et passionnant, processus de reconstruction ; après une mutation à l'égale de celle de notre perception de la réalité, pour ne pas dire ''des'' réalités, celle du monde extérieur et celle de notre être sans que ce mot puisse être défini simplement mais dégagé du carcan de croyances archaïques que la métaphysique semblait vouloir définir, chose impossible s'il en est. L'auge de la religion est vide, s'y alimente celui qui ignorent la faim.

 

Pas question pour autant de chercher une définition précise de la métaphysique, mais dans son sens étymologique elle conserve une valeur d'être dépassant le seul constat d'une construction intellectuelle admirable mais obsolète. Née avec Aristote qui nomma ainsi ses écrits venant après la Physique elle n'a pas trouvée la mort sous la plume de Heidegger quoique ce dernier montra l'ambition de poser sur elle la dalle froide de l'obsolescence.

Bref, un mot en amène un autre et une idée en réveille trois. Un ouvrage riche, s'appuyant sur des millénaires de réflexions, les plus grands penseurs de l'humanité (sauf moi!).

Si vous préférez les zoteurs à la mode n'allez pas plus loin que ce billet, sinon, laissez-vous tenter, votre cerveau vous remerciera.

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12 février 2013 2 12 /02 /février /2013 07:12

Je Lee entre vos lignes, pour utiliser un de ces jeux de mots que vous paraissez affectionner. Je sais à quoi vous rêviez et ce que vous êtes maintenant, une sorte de poupée de mots, ou une de ces boîtes qui font meuh quand on les remets droites après les avoir renversé. Je me moque ? À force de vous lire je prends vos tics, vos habitudes, l'élève copie son maître.

Du moins cela serait vrai si j'étais votre élève et vous un maître, ce que vous ne voulez pas être. Dans le cas contraire vous remarqueriez qu'en fait vous ne le pouvez pas. Je perçois votre frustration, feinte j'en suis sûr. Si vous vouliez... mais vous ne le savez pas, comme vous aimez à le dire, à le répéter. Les mots vous suffisent, l'imaginaire est l'univers dans lequel vos aspirations trouvent à s'exprimer alors que le réel vous semble inhospitalier.

Ce n'est pas mon cas ! Vous direz que je vous utilise, devine des aspirations que vous n'avez pas pour justifier les miennes en vous en imputant la responsabilité. Qui sait... après-tout qu'importe si je lis ce que vous n'avez pas écrit, ou pas voulu, consciemment, écrire. Vous m'offrez l'alibi dont j'ai besoin.

Le but de cette missive ? Vous dire que grâce à vous j'ai appris, compris. Je suis trop jeune encore malgré les idées qui m'envahissent et que, peut-être, j'évoquerais pour vous, par courrier. Je sais quoi faire, et surtout quoi ne pas faire, quelle logique est à l’œuvre chez moi, comme elle le fut chez d'autres. Pas de violence, exprimée, pas d'animaux torturés, rien qui dépasse, rien de visible... rien que des pensées que j'aiguise sur la meule de votre blog jusqu'à ce que je puisse agir, vraiment.

L'amusant est que vos visiteurs penseront que vous êtes l'auteur de ces lignes, quelque part ce n'est pas faux, n'est-ce pas.

Je vous dis à bientôt, sous quelle forme, ça... 

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11 février 2013 1 11 /02 /février /2013 07:06

Camilla Lackberg

La maternité est difficile pour Erica Falck, l'héroïne romancière de Camilla ; son mariage est dans six semaines, le futur époux, Patrick Hedström, est surchargé de travail, d'une part à cause d'un accident de la route ayant coûté la vie à une jeune femme. Encore qu'il ne soit pas certain que ce soit bien un accident et une émission de télé-réalité ayant choisi Tanumshede où il officie pour y mettre ses caméras et Hannah Kruse, jeune, et jolie, remplaçante d'Ernst qu'il doit former à son difficile métier.

Sans oublier sa sœur venue s'installer chez elle avec ses deux enfants.

 

Bref, le roman commence par une banale, en apparence, sortie de route sur le chemin de Sannäs, que la conductrice, Marit, ait trouvé la mort est bien triste mais bon, ce sont les choses de la vie n'est-ce pas. La bouteille d'alcool, vide, trouvée près d'elle expliquerait l'accident, et sa brouille avec Kerstin, sa copine expliquerait son envie de boire pour noyer son chagrin.

Puisqu'il s'agit d'un polar j'ai bien pensé, suis-je finaud, qu'il y avait du meurtre dans l'air. L'animation croît alors que s'approche la diffusion de l'émission. Des jeunes envahissent les rues (horreur), avides d'alcool et d'envie de faire la fête.

Quoi, Marit ne buvait pas ? Et alors, le blues peut toucher tout le monde ? Le policier finit par comprendre pourquoi cette image lui disait quelque chose, un événement similaire est déjà arrivé sans que le coupable ait été arrêté.

Pire, il va se reproduire, et Patrick Hendström va se lancer derrière un criminel insaisissable alors que la télévision attise les passions et révèle les caractères autant que des ambitions nourries par des médias avides de chair fraiche. Et si une participante est retrouvée morte dans une benne à ordure c'est qu'elle a trouvé la fin logique de qui fraye avec la télé.

Qui n'a pas eu son quart d'heure de célébrité avant quarante ans a raté sa vie.

Et ceux qui l'ont connaîtront un sort encore pire !

Si l'intrigue est le fil conducteur, autour s'agrège les histoires des uns et des autres, des vies avec leurs difficultés et leurs émotions qui donne de la chair à ce roman.

 

Histoire d’appâter le lecteur, l'héroïne, à la dernière page, fait une découverte surprenante, et inquiétante, à la fin. Le lirais-je pour autant... Je découvre, avec curiosité, cette romancière, en lire davantage me permettra de me faire une meilleure idée, la trouvaille dans le grenier étant des plus stimulantes.

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10 février 2013 7 10 /02 /février /2013 11:03

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10 février 2013 7 10 /02 /février /2013 10:02

Le hasard fait bien les choses, le
 

étant terminé le Dragon retourne dormir et laisse la place au serpent d'eau. Que cela tombe le jour du 26ème anniversaire de Yuja Wang (王羽佳) permet à cette année de débuter en musique.

 

 

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9 février 2013 6 09 /02 /février /2013 07:07

Sôseki Natsume (夏目漱石)

Je suis un chat (吾輩は猫である - Wagahai wa, neko de aru)

(Paru en feuilleton de 1905 à 1906 dans la revue Hototogisu.)

吾輩は猫である。名前はまだ無い。どこで生れたかとんと見当がつかぬ

(Wagahai wa neko de aru. Namae wa mada nai. Doko de umareta ka tonto kentou ga tsukanu) « Je suis un chat. Je n'ai pas encore de nom. Je n'ai aucune idée du lieu où je suis né », 

Ainsi faisons-nous connaissance avec le héros du roman, un chaton que le professeur de littérature anglaise, Kushami (éternuement) va trouver dans son jardin et adopter. L'animal, silencieux et spirituel, va observer le prof et son entourage mais déchanter en constatant de quelle manière il est traité par son maître et ses amis. Néanmoins il va rester et profiter de sa position, et qu'on ne se méfie pas de lui, pour observer tout ce petit monde. Par quel meilleur regard l'auteur aurait-il pu passer pour décrire au travers des nombreux individus défilant devant lui le bouleversement d'une société japonaise entrant, non sans mal, dans la modernité. Natsume profite de la préparation du mariage d'un des amis de Kushami pour critiquer le monde de la finance et de la banque.

Il ne serait pas déçu aujourd'hui...

Seulement écœuré !

Classiques de la littérature et a fait l'objet de deux adaptations sur grand écran, en 1935 et en 1975. Le héros ressemble beaucoup à l'auteur, il partage sa maladie d'estomac qui aigrissait son caractère.

Pour clore ce challenge Natsume est idéal. Né le 09 février 1867 dans le quartier d'Ushigome à Edo (aujourd'hui Tōkyō) dans l'arrondissement actuel de Shinjuku. Sa naissance précède d'un an le début de l'ère Meiji (1868-1912) qui verra une brusque évolution du Japon passant, non sans difficultés ni séquelles, de la féodalité au modernisme.

Il adoptera comme nom de plume Sōseki ''se rincer la bouche avec une pierre'' en 1888. Venant d'une expression qualifiant quelqu'un d'obstiné refusant de reconnaître ses erreurs, quitte à inventer des arguments improbables.

Enfant non désiré d'une mère âgée qui le rejette. de deux à neuf ans il sera élevé par un couple de serviteurs.

Au collège, il se passionne pour la littérature chinoise et opte pour l'écriture. En 1887 Masaoka Shiki le conforte dans cette idée et l'initie à la composition des haïkus. En 1890, il entre au département d'anglais de l'université de Tōkyō, il sera diplômé en 1893.

En 1895, il est nommé professeur à Matsuyama. De 1900 à 1903 il étudie en Angleterre.De nombreux textes relateront son expérience londonienne.

 

 

À son retour il succède à Lafacdio Hearn comme lecteur de littérature anglaise à l'université de Tōkyō, poste qu'il abandonnera pour se consacrer entièrement à l'écriture en 1907 grâce à un contrat avec le grand journal de Tōkyō, Asahi Shimbun.

Son premier livre Je suis un chat, paraît en 1905.

De 1909 à 1910, il écrit la trilogie SanshirôSorekara (Et puis)Mon (La porte).

Sa santé se dégradant il se rapproche des pratiques sokutenkyoshi, de détachement de soi. Malgré la maladie, il continue d'écrire exprimant sa souffrance dans des écrits de plus en plus autobiographique (Choses dont je me souviens).

Il meurt d'un ulcère le 09 décembre 1916, laissant un dernier roman Meian (Clair-Obscur) d'une ampleur exceptionnelle, inachevé.

Qu'y a-t-il qui le soit vraiment ?

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8 février 2013 5 08 /02 /février /2013 07:07

Dans la chambre froide de mon enfance

Sont suspendues les carcasses de mes illusions ;

Les cris glacés de l'indifférence,

Quelques larmes d'anciennes passions.

 

Je reste assis, blotti contre le mur,

Regarde osciller de vaines espérances,

En suintent des regrets que les rainures

Canalisent sans bruit pour d'infinies errances.

 

Nul ne viendra jamais rouvrir cette porte,

À un crochet je me balancerai.

Ici patientent des millions d'âmes mortes

Que le temps s'amuse à collectionner.

 

Je ne savais pas que l'Enfer serait glacé,

On me l'avait présenté comme étant le contraire,

Et puis voilà... Se méfier de ce que l'on sait

Serait une leçon si je savais qu'en faire.

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7 février 2013 4 07 /02 /février /2013 07:07

En 1989 des étudiants font face aux chars place Tian An Men, l'image d'un homme debout face à un tank a fait le tour du monde alors que l'homme en question n'en fait probablement plus partie... mais c'est une autre histoire.

Liao Yiwu est un jeune journaliste, et poète, pour décrire cette situation, et la répression qui suivit, il écrit ''Massacre'' condamnant les agissant d'un pouvoir capable de tout pour le conserver.

Mauvaise idée s'il en fut ! ''Ennemi de la révolution'' il est enfermé durant 4 ans à Songshan, camp d'internement faisant passer les pires prisons françaises pour des Club Med ! Quand il en sort ses amis lui tourne le dos, sans engagement il réintégré le domicile familiale où sa famille le surveille craignant qu'un mauvais comportement n'attire de nouveau l'attention de la police. Laquelle n'avait pas besoin de ça pour garder un œil sur lui.

Face à l'ennui, à l'isolement, Yiwu décide de raconter ce qu'il a vécu Dans l'empire des ténèbres. Il devra s'y reprendre six fois, la police intervenant pour lui voler son texte à chaque fois que celui-ci était fini ou près de l'être.

14 ans de travail seront nécessaire pour achever l’œuvre mais rester en Chine n'est plus possible, déjà on lui explique que persister le conduirait en prison, un laogai, à nouveau mais pour une durée indéfinie, de là à comprendre qu'il n'en sortirait que les pieds devant il n'y a qu'un pas, qu'il va franchir, en faisant un autre pour quitter son pays et s'évader pour l'Allemagne. Car il s'agit bien d'une fuite, illégale, pas question qu'il obtienne un passeport pour quitter le territoire.

L'auteur raconte, pas le détail, son incarcération, la torture au quotidien, des conditions de vie pénibles où la méchanceté s'exprime entre prisonniers comme une façon de la domestiquer pour survivre à ses morsures. Par deux fois il tentera de mettre fin à ses jours, ses geôliers se moqueront de ses échecs alors qu'il semblait si facile de se tuer, à condition de le vouloir. Heureusement que cette volonté fut toujours trop faible, sans quoi nous n'aurions pas eu ce regard actuel sur une réalité que les enjeux économiques dissimulent, à ceux qui ne veulent pas les voir.


 

Rien ne nous est dissimulé, des pensées, des craintes, des haines et vilénies d'une nature humaine fort peu sympathique. Impossible de survivre dans de telles conditions sans puiser au fond de soi des seaux d'ombre, beaucoup s'y noient, quelques-uns réussissent à les transformer en encriers...

Ce qui ne te tue pas te rends plus fort, disait Nietzsche, cela semble vrai pour Liao Yiwu.

Combien moururent pour qu'un survive, l'histoire ne le dira jamais...

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6 février 2013 3 06 /02 /février /2013 07:07

C'est un bien grand talent que d'être misanthrope,

De porter sur autrui un regard sans faiblesse ;

La gentillesse n'est qu'un puissant psychotrope,

Dissipant dans l'esprit son désir de rudesse.

 

Avoir été déçu par excès de confiance,

Est souvent l'argument qui dessille les yeux,

Vers l'ami désormais dont j'éprouvai l'offense

Vont mes remerciements plutôt que vers les dieux.

 

Plus je connais les hommes plus j'apprécie mon chien,

Déclara autrefois feue madame de Staël,

Un avis dont j'avoue qu'il est aussi le mien,

Être souvent trahi n'atténue pas le mal.

 

La question reste là : en quoi suis-je meilleur ?

Critiquer est aisé, je vois bien tes lacunes,

Pour autant, si je veux garder un brin d'honneur,

Je dois m'en adresser, et plusieurs plutôt qu'une.

 

Mépriser, rejeter, choisir la solitude,

C'est la facilité... Mais je ne peux le nier.

Les défauts observés , les mauvaises attitudes,

Je reconnais que je ne suis pas épargné.

 

Se penser le meilleur apparaît rassurant,

Mais la lucidité blottie dans mon esprit,

Dit sans se lasser que si je suis différent

Un jour il me faudra en acquitter le prix.

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Bienvenue sur ce blog ! Vous y découvrirez mes goûts, et dégoûts parfois, dans un désordre qui me ressemble ; y partagerez mon état d'esprit au fil de son évolution, parfois noir, parfois seulement gris (c'est le moins pire que je puisse faire !) et si vous revenez c'est que vous avez trouvé ici quelque chose qui vous convenait et désirez en explorant mon domaine faire mieux connaissance avec les facettes les moins souriantes de votre personnalité.

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