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24 février 2013 7 24 /02 /février /2013 07:07

Henry Lee (ce n'est pas un parent) Lucas était un tueur en série qui sévit aux états-unis durant les années soixante et soixante dix, quand il fut pris il avoua tant de crimes que pendant quelques années il passa pour le plus prolifique de tous. Depuis la réalité s'est imposée et la liste des victimes de Lucas s'est réduite comme peau de chagrin, c'est le mot !

Otis est un minable, repris de justice il est pompiste, officiellement, et deale pour gagner, si l'on peut dire, ce qui lui sert de vie. Il vit avec Lucas qui fait des petits boulots et qui, quand le besoin s'en fait sentir, même peu, n'hésite pas à tuer. Arrive Becky, la sœur d'Otis, elle vient de perdre son travail et espère en trouver un, dans la coiffure, à Chicago. Elle a surtout se rapprocher de HLL qui lui raconte sa vie, sa mère, prostituée, qui l'obligeait à regarder quand elle montait avec un client, la violence qu'il a subi, une enfance misérable qui a détruit en lui l'idée même qu'il put avoir des semblables.

Les choses ne peuvent pas bien tourner, Otis se laissera entraîner par Lucas sur le chemin du crime, il n'en était pas loin et faire le dernier pas ne fut pas difficile, quand viendra le moment d'affronter Lee le moins faible gagnera et l'autre finira en morceaux. Peu avant que sa sœur ne finisse dans une valise abandonnée le long d'une route que Henry prendra pour continuer son existence de routard du meurtre.

Ici pas d'intelligence, de crimes compliqués, Lucas n'est pas Lecter, il est plus réaliste, tuer lui est naturel, pour de l'argent, pour violer tranquillement une femme, par ce que quelqu'un essaie de l'arnaquer... il suffit d'une ombre de raison, alors que lui n'a pas, semble-t-il, toute la sienne.

D'où vient Henry, cela n'est pas dit, où va-t-il, nous n'en saurons pas plus, dans un film construit comme un documentaire, impressionnant par le jeu de Michael Rooker qui n'incarne pas un ''monstre'' de perversion mais un type d'apparence banale, passe-partout, que nul ne remarque et qui sème derrière lui des victimes dans une Amérique qui n'est pas encore apte à se défendre contre ce genre de criminel itinérant.

Le vrai est mort en prison, mais il y en a d'autres...

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23 février 2013 6 23 /02 /février /2013 07:07

Je ne connaissais pas Harry Hole, le personnage principal des romans de Jo Nesbo, faire connaissance avec celui-ci n'était sans doute pas l'idéal mais tant pis, je n'allais pas interrompre ma lecture pour chercher les polars précédents et faire le voyage en compagnie de Harry depuis le début.

HH vit à Hong-Kong depuis quelques mois, une affaire précédente l'a convaincu de s'éloigner, de se vider la tête, en se remplissant le sang de produits plus ou moins légaux. Dans le milieu de la police suédoise il a la double casquette de tête de lard et de meilleur flic du pays, comme si l'un pouvait aller sans l'autre.

Une collègue vient le chercher, et pour cela elle doit d'abord le trouver, pour résoudre une affaire de serial-killer, à l'image de celle dont il s'occupa et qui mit sa famille en danger au point de le pousser à la démission et à l'éloignement. Il va se faire prier bien sûr mais finir par accepter, il ne pouvait en être autrement, le lecteur le sait d'avance. L'affaire est difficile, le tueur intelligent et ses meurtres inventifs, particulièrement les premiers, je vous laisse les découvrir. Mais s'agit-il bien d'un tueur en série ciblant des victimes n'ayant pour point commun qu'une ressemblance quelconque, n'y a-t-il pas une autre raison qui l'inciterait à élimininer les membres d'une liste qu'il faudrait retrouver avant que le dernier nom ne soit barré par le tueur.

L'enquête est complexe, Hole aussi, torturé mais capable d'une espèce d'empathie avec sa cible, instinctif, impulsif, prêt à prendre tous les risques quitte à flirter avec la légalité et la procédure, d'autant que son service est en concurrence avec un autre qui semble parti pour le supplanter.

Un polar riche en fausse piste, en dépaysement, partant de Chine pour passer par le Rwanda et faire son nid en Suède. Il respecte son quota de pièges dans lequel nous ne pouvons tomber, le criminel ne va pas être pris à cent pages de la fin !

Le jaguar est silencieux, proche de sa proie qui ne l'entend pas venir et ne réalise sa présence qu'une fois qu'il est trop tard. Ce jaguar-là veut se rapprocher de Harry, le rajouter sur sa liste, pour le plaisir, pour l'art pourrait-on dire, si tuer en est un, ce qui peut arriver. Dans son élaboration il n'est pas si loin de l'architecture, portes, couloirs, salles immenses et placards, escaliers et balcons, chaque détail compte et c'est celui qui semble le moins important qui va se révéler capital.

Du rythme, des personnages fascinants, dominés par la haute stature de Harry Hole, je vais chercher ses enquêtes précédentes, je vous incite à en faire autant avant de venir caresser le fauve.

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22 février 2013 5 22 /02 /février /2013 07:07

Je fais briller les yeux puis glisse sur la joue,

Explose par le rire et puis te pousse à bout.

Un point d'obscurité au fond de la lumière

Ou un rai de clarté dissolvant les prières.

La main peut me trahir quand elle est caressante,

Et le poing tout autant dans une action violente.

Aux crocs des pires instincts je mets une muselière,

Que j'aime à dénouer pour violer tes frontières.

Je puis être poussé par une simple brise,

Souvent c'est la lourdeur qui me caractérise.

Je résume en un mot ce que tant de poètes

S'échinent à définir pour le fades esthètes.

Que suis-je en vérité, tout juste un emballage

Beaucoup plus séduisant que l'envie ou la rage.

Suis-je fait pour donner, un alibi pour prendre,

Pourquoi tenter de nier, de te défendre

Quand tu sais porter mon masque quand tu mens.

Des hormones et des mots, je suis un sentiment.  

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21 février 2013 4 21 /02 /février /2013 07:07

 

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20 février 2013 3 20 /02 /février /2013 07:07

Entre la camisole et l'écriture fis-je le bon choix ?

La réalité se soucie peu de l'idée que l'on s'en fait.

Je préfère que vous déploriez ma différence, que moi, notre ressemblance.

Nul ne survit à l'immortalité ?

Ainsi font font font... les petits maris honnêtes.

Imaginer la pureté c'est la corrompre.

Mieux vaut frapper juste, que fort.

Inutilité, oubliée, la guillotine se sent comme une lame en peine.

À trop porter un masque on ne peut plus l'ôter.

Je préfère le prédateur au charognard.

Chacun parlant sans écouter l'autre ils formèrent un couple parfait.

 

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19 février 2013 2 19 /02 /février /2013 07:31

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18 février 2013 1 18 /02 /février /2013 07:01

 

Traduit du suédois par Lena Grumbach et Catherine Marcus

Après L'Oiseau de mauvais augure, j'ai poursuivi mon exploration de l'œuvre de Camilla Läckberg en passant par Le Prédicateur.

La journée commence pourtant bien pour le petit garçon, il s'est levé tôt pour aller jouer au chevalier dans la Brèche du Roi, faille dans la falaise baptisée ainsi depuis la visite d'Oscar II à Fjällback en 1880. Un endroit nourrissant son imagination.

Un décor impressionnant dans lequel il se voit conquérant. Qu'importe que son épée soit de bois et son casque en plastique, que ses parents lui aient interdit d'aller dans cet endroit, dangereux, sans la présence d'un adulte, que risque-t-il ?

De rencontrer une dame par exemple, dont les yeux semblent le fixer au point qu'il a envie de s'enfuir. Mais elle ne bouge pas, en plus elle est toute nue alors que la saison n'est pas propice à cette tenue.

L'évidence s'impose rapidement, ces yeux vides, cette immobilité... elle est morte ! Un chevalier ne peut rien faire sinon rentrer chez lui prévenir ses parents.

Erica Falck est enceinte de sept mois et demi de son premier enfant, fait avec la collaboration de Patrick, son policier de compagnon qui dors tranquillement alors qu'elle ne parvient pas à trouver le sommeil. Quel enfoiré de ronfler alors que le repos la fuit.

Quand le téléphone retentit elle ne fut pas plus surprise que moi !

 

Melberg accueille Patrick Hedström et lui présente l'enquête qui débute. Les experts sont sur place, bientôt les choses seront plus claires. D'ailleurs ils se préparent à déplacer le corps. Mais pourquoi suspendent-ils leurs mouvements, auraient-ils découvert autre chose ?

Oui, deux squelettes !

Qui sont les victimes, pourquoi les torturer ? La famille Huit semble impliquer par les indices découverts, cette même famille dont le grand-père, Ephraïm fut le prédicateur et les enfants des thaumaturges... L'enquête va exhumer, outre des restes humains, des drames et des rancœurs en même temps que nous suivons la vie des uns et des autres sans que rien de déterminant ne vienne aider les policiers.

Jusqu'à la disparition d'une nouvelle jeune fille...

Les meurtres n'octroient pas le don de guérir. Ce serait drôle pourtant.

Non ?

Le problème avec certains héritages c'est d'en découvrir la nocivité trop tard.

Le roman s'achève sur la naissance, prématurée, de l'enfant d'Erica et Patrickf. Ouf ! Une note d'optimisme dans un monde de brutes.

Les suédois(es) doivent s'ennuyer ferme pour se complaire à écrire des polars brutaux et/ou psychologiques, tant mieux pour nous. 

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17 février 2013 7 17 /02 /février /2013 07:07

C'est un fantôme que j'entends, il ne peut en être autrement...

Plus question de me lever de ce lit, j'y suis cloué depuis... trop longtemps pour qu'un chiffre garde un sens. Mes bras répondent encore, un peu, pour actionner la télécommande de la télévision, c'est le maximum qui m'est autorisé, où la radio que je préfère aux images animées. Quel intérêt de regarder ce qui se passe ailleurs puisque ce qui se passe ici ne change jamais ?

Une seule chose fait qu'un jour diffère, une illusion venue d'un temps si lointain qu'il me semble l'avoir recréé à force d'en avoir ravivé les couleurs en y repensant et repensant encore.

On dirait un chant, celui d'un gros insecte métallique aujourd'hui disparu. Une machine à écrire, manuelle, composée d'un clavier et de petits marteaux, chacun portant une lettre. Taper sur le premier activait un des seconds, taper rapidement les faisait se mouvoir de même, mais pas trop vite pour éviter qu'ils se bloquent. Un instrument que l'on ne trouve plus que dans les musées, quand j'étais jeune j'écrivais avec.

Depuis longtemps sont apparus de nouveaux outils, plus modernes, plus rapides, plus efficaces et moins aléatoires quand aux résultats obtenus. Moi-même je m'en suis servis, sans jamais oublier ce 17 février.

Assis sur le rebord de mon lit, la machine sur mes genoux je guettais l'inspiration, la sachant proche mais attendant qu'elle me tape sur l'épaule. Quand elle le fit je glissais une feuille dans le chariot. J'ai toujours aimé ce nom invitant au voyage, lent mais instructif ; lentement mes doigts ont cogné quelques touches, d'autres, puis plus rapidement, ainsi naquit, avec peu de douleurs je l'avoue, mon premier texte.

Des milliers d'autres suivirent, les années défilèrent... et le temps fit son œuvre comme moi la mienne jusqu'à ce que le premier m'emporte et dissolve la seconde. Ce n'est pas grave, ce qui naquit devra mourir le moment venu. Le mien tarde, un peu, je le déplore à voix basse, que personne ne m'entende pour modifier le cours des événements.

Une fois par an pourtant j'entends à nouveau le cliquetis de la machine. Le lit a changé mais je réside toujours au même endroit, où que je sois allé je m'y serais retrouvé, dès lors inutile de m'y rendre.

C'est dans ma tête ? On me l'a déjà dit, un souvenir heureux, le moment où je bifurquai pour un si long détour. Qu'importe si je rêve, j'ai l'impression de sentir encore sous mes doigts les touches si dures que j'eus de la corne au bout des doigts à forces de m'échiner dessus. J'ai tant écrit, aligné tant de phrases avant de réaliser que je me répétai et qu'un seul mot restait à écrire : fin.

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16 février 2013 6 16 /02 /février /2013 07:07

Je suis mort tant de fois qu'une existence semble

Une respiration comme un arbre qui tremble,

Un instant déjà flou dans le vent qui l'emporte,

Quand le destin attend derrière une porte.

 

Sur un champ de bataille une flèche en plein cœur,

Alors que je cherchais où ressentir la peur,

Chevauchant en avant et arrachant le trait,

Regardant devant moi ceux que mon acte effraie.

 

Au fil du temps, cent fois, peut-être plus encore,

J'ai croisé le regard de votre amie la mort,

Toujours ce fut elle qui abaissa les yeux,

Sans que ni elle ou moi nous sachions à quel dieu


Nous devions d'être ainsi : des rôles inversés,

Moi qui allait vers elle alors qu'elle reculait.

L'oubli m'est interdit mais que vaux le passé

Si je sais que demain ne veut pas m'oublier...

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15 février 2013 5 15 /02 /février /2013 07:07

Être ou ne pas être, nous savons depuis longtemps que là est la question ? Mais où est la réponse ?

Carlos Gutiérrez ne se pose plus la question, il sait qui il n'est pas : lui-même, et qui il est : Elvis Presley.

Et il n'est pas le seul.

Son quotidien c'est le travail en usine, peu considéré et mal payé, heureusement le soir il enfile une copie d'une tenue de scène de son idole et se donne en spectacle avec beaucoup d'énergie et de sincérité.

Ce qui suffit rarement à faire carrière, car Carlos se produit dans de petites salles, des cabarets de seconde zone, des maisons de retraite où il apporte un peu de délassement aux pensionnaires, en passant dire bonjour à sa mère, elle aussi pensionnaire. Encore qu'elle ne paraisse pas le reconnaître, l'état végétatif n'aide pas à manifester ses sentiments.

Il a été marié, a une fille, les circonstances vont faire qu'il va devoir s'occuper d'elle, prétexte à la remise en cause de ses habitudes, peut-être à une prise de conscience que continuer ainsi qu'il le fait ne lui ouvre pas des perspectives enrichissantes, d'autant que ses prestations ne sont pas toujours rémunérées. Pourtant il a une ambition, visiter Graceland et...

Des milliers de gens imitent le King, plus ou moins bien, se spécialisant dans une des périodes du chanteur, du jeune rocker au champion de Las Vegas, du chanteur en cuir, cuvée 1968, à celui en blanc, modèle 1973. Carlos s'inspire surtout de la fin, ce qui va arriver est donc logique, histoire de parachever la ressemblance.

Une quête d'identité prise entre le désir d'être un autre et celui de ne plus être soi. Le premier n'est pas nocif quand il reste lucide et/ou professionnel, mais quand le second domine le pire est à craindre.

Pire, étant une question de point de vue bien sûr.

Le cinéma argentin arrive rarement chez nous, une bougie ayant du mal à se faire remarquer près de l'astre hollywoodien. Pour autant celui qui aveugle n'est pas toujours le plus éblouissant. Nul besoin d'être un fan d'Elvis pour apprécier le premier film d'Armando Bo.

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Bienvenue sur ce blog ! Vous y découvrirez mes goûts, et dégoûts parfois, dans un désordre qui me ressemble ; y partagerez mon état d'esprit au fil de son évolution, parfois noir, parfois seulement gris (c'est le moins pire que je puisse faire !) et si vous revenez c'est que vous avez trouvé ici quelque chose qui vous convenait et désirez en explorant mon domaine faire mieux connaissance avec les facettes les moins souriantes de votre personnalité.

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