Henry Lee (ce n'est pas un parent) Lucas était un tueur en série qui sévit aux états-unis durant les années soixante et soixante dix, quand il fut pris il avoua tant de crimes que pendant quelques années il passa pour le plus prolifique de tous. Depuis la réalité s'est imposée et la liste des victimes de Lucas s'est réduite comme peau de chagrin, c'est le mot !
Otis est un minable, repris de justice il est pompiste, officiellement, et deale pour gagner, si l'on peut dire, ce qui lui sert de vie. Il vit avec Lucas qui fait des petits boulots et qui, quand le besoin s'en fait sentir, même peu, n'hésite pas à tuer. Arrive Becky, la sœur d'Otis, elle vient de perdre son travail et espère en trouver un, dans la coiffure, à Chicago. Elle a surtout se rapprocher de HLL qui lui raconte sa vie, sa mère, prostituée, qui l'obligeait à regarder quand elle montait avec un client, la violence qu'il a subi, une enfance misérable qui a détruit en lui l'idée même qu'il put avoir des semblables.
Les choses ne peuvent pas bien tourner, Otis se laissera entraîner par Lucas sur le chemin du crime, il n'en était pas loin et faire le dernier pas ne fut pas difficile, quand viendra le moment d'affronter Lee le moins faible gagnera et l'autre finira en morceaux. Peu avant que sa sœur ne finisse dans une valise abandonnée le long d'une route que Henry prendra pour continuer son existence de routard du meurtre.
Ici pas d'intelligence, de crimes compliqués, Lucas n'est pas Lecter, il est plus réaliste, tuer lui est naturel, pour de l'argent, pour violer tranquillement une femme, par ce que quelqu'un essaie de l'arnaquer... il suffit d'une ombre de raison, alors que lui n'a pas, semble-t-il, toute la sienne.
D'où vient Henry, cela n'est pas dit, où va-t-il, nous n'en saurons pas plus, dans un film construit comme un documentaire, impressionnant par le jeu de Michael Rooker qui n'incarne pas un ''monstre'' de perversion mais un type d'apparence banale, passe-partout, que nul ne remarque et qui sème derrière lui des victimes dans une Amérique qui n'est pas encore apte à se défendre contre ce genre de criminel itinérant.
Le vrai est mort en prison, mais il y en a d'autres...
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