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6 mars 2013 3 06 /03 /mars /2013 07:07

Des scientifiques en Antarctique reçoivent un signal inattendu venant de sous la banquise, autant dire qu'ils sont un peu surpris. Rapidement la nouvelle fait le tour du monde, nous sommes dans les années 60 et les satellites existent si Internet n'est encore qu'à l'état de brouillon.

L'ONU va monter une expédition regroupant divers pays et compétences pour découvrir l'origine de ce signal. De longs et difficiles travaux vont être conduits jusqu'à la mise au jour de ruines de ce qui semble être une civilisation inconnue vieille de plusieurs centaines de milliers d'années.

Mais la glace est une cage fragile qui ne fit que tromper le temps. Quand l'expédition arrive elle découvre des merveilles qui n'étaient que des fantômes de poussières retenues par le froid, sa présence et sa chaleur vont faire disparaître ce dernier et rendre l'image ancienne au néant auquel elle appartenait depuis longtemps.

Mais le signal persiste, les fouilles continuent jusqu'à la découverte d'une boule dont l'ouverture va être malcommode, mais possible sinon le roman s'arrêterait à un quart de son déroulement.

Dans la sphère deux corps en hibernation vont être retrouvés, un homme et une femme d'une beauté incroyable.

La décision est prise de tenter de les réveiller, en commençant par la femme, Eléa. Travail difficile mais qui sera conduit à bien après qu'elle ait semblé devoir succomber par incapacité à se nourrir.

Bref, elle se remet et peut communiquer avec le monde entier avide d'en savoir plus. Elle raconte son histoire avant que la tentative pour réveiller son partenaire ne soit faire.

Écrit en 1968 ce roman baigne dans les sixties, l'affrontement Est-Ouest, et une quête d'origines mythiques au travers des récits de Robert Charroux, Jacques Bergier et d'autres que je n'ai pas lus. Ce roman témoigne de son époque, son contexte, son style, ses légendes et ses illusions. Il mixe une histoire d'amour à la Tristan et Iseult et une aventure scientifique improbable. Eléa et son partenaire de congélateur sont les derniers survivants d'une civilistion agonisante, mis au frais pour recommencer plus tard tels de nouveaux d'Adam et Éve. Évidemment ça ne pouvait pas bien se passer, le roman eut manqué d'une conclusion. La culture littéraire actuelle est habituée aux raccourcis, le temps a passé, Eléa de nos jours connaîtrait un autre destin, lequel, ça...

Si j'avais le temps, et l'envie, de rédiger une autre fin !

Qui aujourd'hui cherche dans un passé lointain une solution aux problèmes du présent et inquiétudes du futur. Dommage de rajouter un semblant d'amour dans un texte, il en perd saveur et intérêt en devenant prédictible.

Vous pouvez aussi lire La sphère d'or de Erle Cox, Barjavel a dû le lire, et le relire, avant de le recopier !

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5 mars 2013 2 05 /03 /mars /2013 07:07

Mickey Cohen est un ancien boxeur, juif dans une maffia principalement italienne, autant dire qu'il en veut. Sa proie c'est Los Angeles, il contrôle la drogue et la prostitution mais vise les paris, la source principale de revenus. Pour cela il centralise, déjà moderne, la circulation des messages électriques. Quand tous passeront par son standard il pourra se servir sur chacun et remplir des poches qui semblent immenses.

Pour l'aider il a sa volonté, son énergie, ses hommes de mains, nombreux, et l'appui, discret mais efficace, des politiciens corrompus (pléonasmes ). Il semble que ceux qui ne l'étaient pas, dans l'immédiat après guerre, se comptaient sur les doigts d'une main. Bien sûr aujourd'hui c'est l'inverse...

Et la police ? Et bien elle fait ce qu'elle peut : pas grand chose, la quasi totalité de ses chefs émargeant auprès de Mickey. Quasi mais pas complète, son chef, constatant l'inutilité des enquêtes habituelles, décide de monter une petite brigade d'hommes qui devront agir plus brutalement, plus efficacement.

Le sergent John O'Mara est chargé du recrutement, une demie douzaine d'hommes devrait suffire, celui-ci terminé il va commencer son action, péniblement, avant de trouver son régime de croisière jusqu'à l'affrontement final entre Cohen et O'Mara. Le duel classique entre le bon et le méchant.

 

Une brochette d'acteurs, et d'actrices, savoureuse, dominée par Sean Penn qui s'est amusé à se faire une gueule de truand caricatural mais collant avec une réalisation alerte et inventive. Deux heures qui passent vite, seule la dernière minute, fade et convenue, est inutile.

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4 mars 2013 1 04 /03 /mars /2013 07:07

La femme en sa cuisine était insatisfaite,

Quand devant sa télé son homme roupillait,

Elle s'interrogeait, se rappelant des fêtes,

Alors qu'elle se mariait l'avenir s'éclairait.

 

Était-ce pour cela qu'elle avait tant appris,

Rêvé d'un avenir différent de sa mère ;

Affermi sa pensée, cultivé son esprit,

Tout ça pour terminer transformé en mémère !

 

Elle avait dévoré psycho, socio, philo,

Pendant un temps, même cru, à l'égalité,

Avant que ses espoirs ne se diluent dans l'eau

D'un quotidien au goût de la banalité.

 

Tant d'efforts, de pensées, le mâle est-il si bête

Qu'il doive s'imposer par de pales arguties ?

Derrière un dieu, caché, le je est malhonnête,

Il masque son pouvoir et sa phallocratie.

 

Cogito ergo sum n'a rien de masculin,

Sophie a-t-elle besoin d'apprendre à être sage,

D'obéir aux filins implantées dans ses reins,

Suivant les rituels d'un(e) hamster dans sa cage.

 

Combien de noms gravés, monument aux vivantes ?

Quand seront inversées les variables ici,

La penseuse de Rodin sera évidente,

Et l'épouse dira : ''Je pense, donc tu fuis !''

Suggéré par

Plus sérieusement vous pouvez allez voir si j'y suis.

Sans oublier la participation de Catherine, Denis et Heide.

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3 mars 2013 7 03 /03 /mars /2013 07:07

SAW

Adam Stanheight et Lawrence Gorden se réveillent dans une salle de bain à des angles opposés, enchaînés chacun à une canalisation. Une horloge indique 10h ! Pour leur tenir compagnie, des fois qu'ils se sentent un peu seuls, un cadavre est allongé au milieu de la pièce, dans une main il tient un revolver, dans l'autre un magnétophone. Adam et Lawrence trouvent dans leurs poches des cassettes sur lesquelles est inscrit ''écoute-moi !''. Les circonstances étant motivantes ils le font.

Celle d'Adam lui ordonne de s'évader, celle de Lawrence qu'il doit tuer son partenaire avant 18 h sinon sa femme et sa fille seront assassinés et lui condamné à rester où il est jusqu'à ce que mort s'en suive.

La problématique du film est ainsi posée : le tueur n'exécute pas ses victimes mais se contente, si j'ose dire, de les mettre dans des situations telles qu'elles doivent prendre de tels risques pour s'évader qu'elles finissent, souvent, par se tuer. Adam et Lawrence savent à qui ils ont affaire, le tueur au puzzle (jigsaw killer) a déjà fait parler de lui par le passé par des supplices atroces auxquels une seule victime put survivre.

Le film lui-même est une sorte de puzzle, combinant scènes du présent et du passé, multipliant les flash-back, nous donnant des indices sur le criminel jusqu'au final que je tairais pour ne pas gâcher votre plaisir et ne pas déplaire au tueur, on ne sait jamais.

un film à petit budget mais imaginatif, Saw a rapporté tant d'argent qu'il connut nombre de suite plus violentes, plus gores, et même en 3D.

Jeux de manipulation poussé à l’extrême, tuer est si facile que cela en devient frustrant, autant s'amuser avec les victimes en les incitant à devenir criminelles pour avoir une chance de survivre, une petite chance, le jeu est biaisé, si le tueur laisse une véritable chance à ses prisonniers il s'efforce de la rendre difficile à percevoir. La question peut se poser pour chaque spectateur de ce qu'il serait capable de faire pour se tirer d'affaire ; de faire à un(e) autre ou de se faire à lui-même. S'amputer d'un pied semble un prix acceptable pour ne pas mourir de faim, tuer son partenaire de mésaventure est probablement plus facile, sur le moment, pour sauver sa famille, laquelle ainsi entre dans le jeu pervers du tueur en endossant une partie d'une culpabilité pourtant inexistante.

Imaginez maintenant que j'aie à choisir entre m'amputer ou vous tuer pour m'en sortir... Encore plus drôle : l'inverse !

Qui tiendrait ce blog ?

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2 mars 2013 6 02 /03 /mars /2013 07:07

Le rongeur piaille en fuyant, ses pattes font voler la poussière alors que ses griffes rythment sa course. Il s’engouffre dans l’ouverture d’un mur. À l’abri il peut souffler, son coeur ralentir. Ses congénères et sa femelle l’entourent, commentant à leur façon l’aventure qu’il vient de vivre.

 

Le calme revenu ils s’approchent de l’entrée de leur domaine et risquent un œil. Les étranges animaux sont encore là, rugissant entre eux régulièrement.

- Il faut construire des pièges, nous avons besoin de viande, même celle d’un rat conviendrait.

- Tu as raison, maintenant que nous avons un abri, et de quoi boire.

- Après tout ce que nous avons traversés, nous devons survivre, l'intelligence est notre meilleure arme.

Intelligence…

Les petits mammifères hochent la tête, le spectacle est trop amusant.

- Le dirait-on au vu de ce que nos semblables ont fait... qu'importe, nous pouvons, non, nous allons recommencer. À deux, comme Adam et Eve… S'ils n'avaient jamais existés dans le passé, ils existeront dans le futur.

La femelle hocha la tête, dubitative. Un seul couple suffirait-il ?

- Qui dit que nous sommes les derniers ?

- Rien, c’est vrai, mais faisons donc comme si…

C'était un code entre eux, un moment de répit pous les rats. S’ils avaient eu la mémoire du superflu ils se seraient souvenus d’une époque, pas si lointaine, où l’espèce dont ils observaient les ultimes représentants dominait la planète. Heureusement, pour eux, leur vocabulaire se limitait à l’essentiel. Leurs vies c'était s'abriter, manger, dormir, se reproduire, jamais ils n’avaient désiré domestiquer le feu. L’Enfer n'est attirant que si l’on sait qu’il existe.

 

- Ce sera notre premier enfant.

Les rongeurs observèrent le mâle toucher le ventre gonflé de sa femelle, entre mammifères on connaît ces choses-là ! La rate aussi était pleine.

- Probablement un garçon, ne l’appelons pas Abel...

L’homme opina, il se rapprocha de sa compagne pour la protéger de l’orage qui se déchaînait dehors. Depuis les événements la nature s’était faite plus violente comme pour effacer les traces d’une espèce qui lui avait causé tant de souffrances pour un résultat si médiocre.

- Je sens que c’est pour bientôt.

Leurs mains se serrèrent, ils se sourirent.

Avec un cri de rage le vent réussit à effondrer leur maison de briques.

Dans la nuit le bruit résonna tel un rire de triomphe.

Au fond de leur tanière les rats se regardèrent, leurs bouches ne pouvaient sourire mais un mauvais esprit aurait cru distinguer dans leurs yeux un éclair de satisfaction.

Et dans les vôtres ?

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1 mars 2013 5 01 /03 /mars /2013 07:07

 

01032013_GhosnWithTheWind.jpg

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28 février 2013 4 28 /02 /février /2013 07:07

Modifier le vivant est mon utilité,

Combiner, mélanger, gommer... recommencer.

Héritier du passé, promesse d'avenir,

Un possible meilleur, plus sûrement le pire.

Je suis la ficelle et toi la marionnette,

Tous les deux les jouets d'un destin malhonnête.

Quand la vache a du foin toi tu as le plaisir,

Aliment cérébral dessinant ton sourire,

Jusqu'à ce qu'il devienne une drogue implacable,

L'important n'étant pas que tu sois raisonnable

Mais que tu continues à supporter tes chaînes,

Esclave obéissant aux instincts qui te mènent.

L'animal ne sait rien des lendemains venant

Mais ne t'en soucies pas, ce sera le néant.

Du règlement le pion ne connaît rien du tout,

Ce n'est pas important, ce n'est pas lui qui joue.

Tu ne peux accepter des contraintes complexes

Continues donc à faire mumuse avec ton sexe.   

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27 février 2013 3 27 /02 /février /2013 07:07

Les bruits et odeurs de la forêt,

Quand le vent fait trembloter les feuilles,

Attendre dans un coin et guetter

Le gibier qui passera le seuil.

 

Ainsi j'ai aiguisé mes instincts,

Nourri ma rage et mon appétit,

Porter en masque un miroir sans tain,

Je souriais en restant à l'abri.

 

Un costume me sert de pelage,

Je souris pour effacer mes crocs,

Parais domestiqué et si sage,

Mais cache dans ma poche un couteau.

 

Vous me salueriez en me croisant,

Alors que je tiens votre linceul,

J'ai sur mes mains des taches de sang,

Et le goût de l'humain dans ma gueule !

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26 février 2013 2 26 /02 /février /2013 07:07

Je suis le couperet d'acier

Espérant te trancher le cou,

Bientôt tu me seras confié

Et notre baiser sera doux.

 

Je suis la corde de sisal,

Promesse accrochée au gibet,

Quand viendra le froid hivernal,

Tes restes seront dispersés.

 

Je suis blottie dans le canon,

Pour jaillir dans un hurlement,

Percer le centre de ton front,

Te propulsant dans le néant.

 

Je suis le ventre de ta mère,

Monde parfait dont tu fut maître,

Un paradis avant l'enfer,

Ce qui naquit doit disparaître.

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25 février 2013 1 25 /02 /février /2013 07:07

 

Alfred Hitchcock est, ou semble être, au sommet de sa carrière, ses films sont des succès, bien que les Oscar le boudent depuis toujours et il semble que la pente doive s'incliner désormais. Désireux de se remettre en question, d'innover encore, de surprendre, il cherche le meilleur script pour cela et rejette ceux qui lui sont proposés car trop similaires à ceux qu'il a déjà tournés. Quel intérêt de recommencer ? Pour lui, aucun.

Ed Gein fit parler de lui à la fin de 1957 pour divers crimes : assassinats, tortures, nécrophilie, violation de sépultures... L'enquête pouvant être onéreuse il fut condamné à la réclusion perpétuelle pour ''seulement'' deux meurtres. Il semble qu'il en ait commis bien plus ! Robert Bloch, auteur de nouvelles fantastiques et policières depuis longtemps, et correspondant de Lovecraft, habite non loin de Plainfied où eurent lieu les faits reprochés à Gein, il enquête et rédige ce qui sera son roman, sorti en 1959, le plus célèbre :

Le livre circule, parmi beaucoup d'autres, à Hollywood, mais personne ne semble désireux de le porter à l'écran, trop atroce dans une société qui préfère les ''gangsters'' et ne connaît pas encore les ''serial-killers''. L'avenir la verra changer d'avis, Ed Gein, depuis, est devenu une des ''icônes'' de cette catégorie de criminels. Ainsi, venant d Wisconsin, et passant par Bloch (opératoire), Ed finit par passer à la postérité sous le nom de Norman Bates, avant que Buffalo Bill ne vole un peu de sa peau... mais c'est une autre histoire.

Dans ce film nous suivons le combat d'un maître du 7eme art pour se dépasser, se surpasser, pour continuer à faire son métier, face aux producteurs qui pensent qu'il est fini, aux censeurs qui aiguisent leurs ciseaux sur leurs inhibitions et à ses ''amis'' que le sujet de ''Psychose'' rebute. Sans oublier sa propre femme, lasse d'être dans son ombre et sensible à l'attention d'un autre homme, bien moins brillant mais bien plus présent.

Il paraît que ça compte.

Faute de financement Hitch (tout le monde l'appelle ainsi, ça veut tout dire!) hypothèque sa maison pour financer ce film auquel personne ne croit. Le distributeur ne le sortira même que dans deux salles, au cas où personne n'irait le voir.

L'avenir donnera raison à Sir Alfred !

Qui n'a jamais entendu, et vu, la scène de la douche, avec la musique de Bernard Hermann sans laquelle l'eau aurait été tiède et le sang moins rouge que le jus de tomates. Psychose est sans doute l’œuvre la plus connue de son réalisateur, dépassée en violence ou en crudité mais jamais surpassée.

Intéressant de suivre les doutes et la volonté d'une personnalité aussi forte, ses affrontements, ses démons, son égocentrisme. Un artiste utilise son environnement et sa famille pour son œuvre, c'est elle qui importe. L'amusant ici est de voir Gein et Hitch dialoguer, s'entendre plutôt que s'affronter et Anthony Hopkins passer de Hannibal à Alfred, cabotinage à l'appui. Le vrai semblait aimer ça lui aussi !

Certes pas un chef d’œuvre mais une espèce de mise en abyme sur un classique amusante, une jolie distribution et le plaisir de voir Ed recevoir l'homme qui lui est dû.

 

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Bienvenue sur ce blog ! Vous y découvrirez mes goûts, et dégoûts parfois, dans un désordre qui me ressemble ; y partagerez mon état d'esprit au fil de son évolution, parfois noir, parfois seulement gris (c'est le moins pire que je puisse faire !) et si vous revenez c'est que vous avez trouvé ici quelque chose qui vous convenait et désirez en explorant mon domaine faire mieux connaissance avec les facettes les moins souriantes de votre personnalité.

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