Pénélope et Pierre sont amants, banal, chacun est en couple avec quelqu'un d'autre, Éric pour la première, Aimée pour le second mais seul le deuxième est passé devant le maire. Justement, le premier entend officialiser sa situation dans le but d'adopter un enfant.
Par ailleurs ils sont les meilleurs amis les uns des autres.
Mais là encore c'est banal !
Pierre prend mal cette annonce, la relation avec sa maîtresse va donc s'achever, ce qui ne les empêche pas de faire un tour au lit avant, histoire de finir sur une bonne impression. Et celle-ci va être plus forte que prévue.
Après avoir fait l'amour ils s'endorment, puis se réveillent, normal, mais chacun se retrouve, sans qu'on sache comment, dans le corps de l'autre.
D'où le titre.
Cet échange va être la source de nombreux quiproquos, comment se faire passer pour l'autre, garder le contrôle dans des situations stressantes, ou adopter des comportements dans l'intimité que l'on ne connaît pas. Impossible de rester au téléphone continuellement pour diriger son partenaire.
C'est le moyen de savoir ce que les gens disent de soi dans notre dos, mais aussi de connaître les avantages, et inconvénients, d'avoir l'autre sexe.
Finalement chacun semble se faire à cette inversion, mais, pourquoi ne pas en profiter pour faire l'amour dans cette nouvelle disposition ?
Et... mais je ne vous en dis pas plus, vous l'avez sûrement deviné.
Aurais-je vu ce film sans la présence de Louise Bourgoin ? J'en doute, elle l'atout principal de cette comédie qui s'inspire d'une réalisation de Blake Edwards, Switch. Encore que je ne sois pas sûr qu'il y en ait un autre.
Copie d'après le Silène dionysophore attribué à Lysippe montrant Silène se reposant alors qu'il doit conduire aux nymphes son enfant illégitime, Dionysos, pour le protéger après le décès de sa mère mortelle, Séléné. L'original grec a disparu, ne restent que des copies antiques en marbre.
Dans le miroir elle se regardait, s'interrogeait, observait les traces du vieillissement qui envahissaient peu à peu son visage et une vieille interrogation lui revint qu'elle se refusait à formuler.
Près d'elle, dans un vase offert par un amant des fleurs séchées semblaient indiquer le destin qui l'attendait. Après un temps elle se décida à passer dans la salle de bain, l'eau froide coulant du robinet lui fit du bien. Celle elle évita de lever la tête pour apercevoir son reflet.
Elle sursauta, la fenêtre venait de battre, claquement sec comme une mâchoire mordant le vide. Le vent, se dit-elle, mais était-ce le vent seul ? Il vient du nord pensa-t-elle pour justifier le frisson qui la parcourut, à son âge elle n'allait pas mettre un bonnet pour se coucher.
Pour fermer la fenêtre elle fit un effort, tendit ses muscles alors que l'orage commençait, que la pluie frappait les vitres avec une violence qu'elle savait devoir croître.
''Un vrai décor pour une tragédie de Racine'' pensa-t-elle avec un petit sourire.
Jeanne revint vers la psyché qui l'attendait portant encore son sourire mais une fois de plus, lui posa la question ''Miroir, mon beau miroir, suis-je toujours la plus belle ?''
Au dehors, insouciante de l'orage l'ombre de Blanche Neige grandissait sur la route.
Ishikawa est policier, son métier bouffe littéralement sa vie au point qu'il n'a ni ami ni petite amie. Tout ce qui n'est pas son travail est une cause d’ennui et rien ne le rend plus heureux qu'un appel pour une scène de crime. Cette fois il s'agit d'un ancien policier tué d'une balle dans la tête. Depuis sa première affaire il fait attention à connaître le périmètre de la scène, les criminels sont parfois si stupides qu'ils reviennent.
Ce soir là ce fut le cas, mais le tueur n'était pas seul et Ishikawa se fit abattre lui aussi. La mort pourtant ne voulut pas de lui puisque la balle se logea à l'intérieur de sa tête, et y resta, tranquille. La retirer demanderait une opération très dangereuse demandant à ce que son cœur soit arrêté. Intervention que son chirurgien recommande mais Ishikawa se demande pourquoi il est toujours en vie.
Et s'il va reprendre son travail.
Dans la cour de l'hôpital il discute avec un ami quand il ressent un violent mal de tête qui lui fait baisser la tête, la remontant, rouvrant les yeux, il découvre devant lui une petite fille tenant un ours en peluche dans les bras, que son collègue ne voit pas.
Rentrant dans le bâtiment il apprend la mort d'une jeune malade, et aperçoit sa mère en larme, tenant un ours en peluche à la main.
Une coïncidence bien sûr.
Une nouvelle affaire, encore une fois Ishikawa fait le tour du périmètre. Il rencontre une jeune femme seule dans un parc et lui demande ses papiers. Un moyen direct de faire connaissance avec la jeune médecin légiste de l'équipe.
Nouveau mal de tête, et encore un enfant qu'il aperçoit murmurant quelques mots dans sa direction. Plus tard c'est le couple victime qu'il verra lui demandant de trouver son assassin. Il se fait assez facilement à sa situation, imagine que la balle dans son cerveau agit sur celui-ci et lui donne un sens autrement inaccessible. En Asie un esprit est plus facilement accepté qu'en Occident où il passe pour un démon.
Les autopsies concluent à la mort par exsanguination suite à des coup de couteau portés obliquement. De plus le tueur a pris le temps de leur couper les ongles et de les nettoyer à l'éthanol au cas où ils l'auraient éraflés. La légiste dessine le portrait psychologique du tueur, ses motivations, son émotivité incontrôlable. Il lui parle de ses hallucinations mais comment savoir, le cerveau est loin d'avoir livré tout ses secrets.
Ishikawa a toujours ses ''hallucinations'' et celle-ci lui donnent le nom de leur assassin, reste à le prouver.
Pourquoi ne pas aider le destin ? Les Sawada le méritent bien.
Ce n'est pas la première série montrant un policier qui ayant approché la mort possède le pouvoir de voir les victimes des meurtres sur lesquels il enquête. Connaître le nom du tueur est un avantage mais rien ne peut être gratuit et son don pourrait lui coûter cher. Ango Ishikawa n'est pas le seul héros de cette série. À ses côté Yuma Tachibana, un collègue matérialiste qui se méfie de lui, Takuji Ichikura, son chef, protecteur et compréhensif, et surtout, Mika Higa, la nouvelle légiste, également doué pour analyser les situations. Une équipe cohérente, extensible à l'occasion, et efficace, grâce à Ango, intéressante à suivre, le revenant n'étant pas toujours la victime. Être mort ne change pas le caractère ni ne donne droit à quelque considération.
N'est-ce pas ?
Une série sombre et sobre, un héros qui s'adapte, un quatuor bien dirigé pour un résultat harmonieux. Voir les morts est parfois un avantage, voir les vivants, rarement !
Savoir sa femme morte, officiellement est difficile, surtout en l'absence du corps, pourtant avec le temps l'évidence du décès s'impose comme corollaire logique du manque de la personne. Et puis la voir revenir est une nouvelle émotion, d'autant plus dévastatrice que, Nick Durand, le veuf, temporaire, a refait sa vie et donné une nouvelle mère à son fils. Pourtant Emily Byrne était censé avoir été la victime de Conrad Harlow, un tueur en série habitué à faire disparaître les corps de ses victimes.
C'est pourtant lui qui en pleine nuit appela Nick, Agent du FBI comme Emily, lui conseillant de se rendre rapidement quelque part. Nick n'hésite qu'une seconde puis part, sans donner d'explication à sa nouvelle épouse. De sa voiture il appelle son équipe.
Sur place il trouve une maison vide, en apparence, mais il y a du bruit venant du sous sol, et c'est là qu'il trouve Emily, enfermée dans un sarcophage de verre presque plein d'eau. Le suspens est faible, la belle enfermée va être tirée d'affaire, de justesse.
Prise en charge dans un hôpital elle va remonter la pente, non sans difficulté, c'est que six années sont passées, elle découvre la nouvelle situation de son mari et, surtout, que son fils, Flynn, ne la reconnaît pas, il était si petit quand elle a disparu et la nouvelle venue fait le maximum pour qu'il l'appelle maman. Heureusement, son chien, Riggs, la reconnaît, forcément, lui est fidèle.
Impossible de rester dans la maison d'un couple disparu, où un autre s'est installé comme un coucou dans un nid. Elle va s'installer chez son frère. Au moins le temps qu'elle recouvre la santé, et la mémoire. Une maison où elle reçoit des bouquets de fleurs, lesquels vont faire penser à Rene Semerov, trafiquant de filles auxquelles il aime donner des surnoms de fleurs. Emily enquêtait sur lui, pour se venger il aurait pu vouloir la faire disparaître. Mais pourquoi l'enlever et la garder si longtemps alors que la tuer aurait été si rapide, et simple. De plus Semerov est retrouvé mort !
Dans sa prison le tueur affirme qu'il n'a jamais appelé Nick, comment aurait-il pu le faire dans sa situation, en isolement, sans moyen de communiquer avec l'extérieur ?
Cela dit puisque sa ''victime'' est vivante c'est qu'il ne l'a pas tué, M. de La Palisse n'aurait pas mieux dit. Et pourtant personne ne croit en son innocence, les preuves contre lui n'étaient qu'incidentes, rien de probant.
Peu avant le retour d'Emily un corps avait été retrouvé dans un lac portant les stigmates du mode opératoire du tueur. Peut-être sera-ce le moyen de le prendre en défaut, de trouver l'élément manquant pour le confondre.
Mais ça ne sera pas le cas, ce serait trop simple, au contraire, ce sont des empreintes d'Emily qui sont retrouvées et la question commence à se poser de la culpabilité, ou, au moins, de la complicité de la jeune femme.
Il y a ce témoignage d'une femme prétendant l'avoir vu deux semaines plus tôt en train de se disputer avec le trafiquant russe. Le témoignage semble cousu de fil blanc et une enquête rapide montre la fragilité du témoin. Les policiers sont pourtant partagés, certains la voient, la veulent, complice.
Et quand Conrad Willows est assassiné...
Stana Katic est moins glamour et dominatrice que dans Castle, la série ne joue pas sur l'humour mais sur la noirceur et l'ambiguité.
L'avantage de l'aide à un peuple africain c'est qu'elle est difficile à suivre et qu'ainsi une partie, plus ou moins importante, mais souvent, plus, peut aboutir à une destination non prévue, dans des poches n'attendant que cela. Il arrive pourtant qu'il y ait des gens honnêtes, des gens s'étonnant que l'argent censé être arrivé ait disparu.
Louis Fon est une de ces personnes, conscientes des risques pris mais pas que cela puisse vraiment mal finir. Bien que Bantou, venant du nord du Cameron, il s'occupe des Bakas, peuple pygmée de la jungle Dia, un peuple à l'ancienneté incalculable, heureux de vivre et, surtout, n'ont pas la notion de l'aide internationale qu'il reçoit.
Louis a remarqué des irrégularité, il est sur que Mbomo peut le renseigner et il entend bien le confronter pour en savoir plus. Mais ce dernier n'aime pas les questions, il n'aime pas non plus ceux qui les pose et pense que supprimer les seconds permet d'en faire autant avec les premières.
Louis court dans la jungle, avec de la chance il pourrait s'en sortir. Mais celle-ci n'est pas de son côté et tout ce qu'il peut faire avant de disparaître dans un marécage est d'envoyer un SMS.
Que recevra William Stark, étonné d'un contenu sibyllin mais compréhensible en prenant le temps. Stark voudra en savoir plus, ce que dénonce Fon est-il vrai ? Alors qu'il était en Afrique il revient au Danemark aussi vite que possible.
Et disparaît !
Marco est un jeune voleur, rapide, efficace, qui rapporte beaucoup d'argent à Zola, le chef de son clan. Il rêve d'une autre vie, d'apprendre, il passe des heures dans une bibliothèque, des aspirations loin de ce que Zola lui réserve. Vieillissant, il a 15 ans, Marco attire de moins en moins la pitié, son chef prévoit qu'un handicap serait favorable, mais un vrai, une jambe écrasée par exemple.
L'ado a entendu les projets de Zola, et que son père ne s'y oppose pas, mais en aurait-il le pouvoir. Ce futur n'est pas celui qu'il ambitionne et si cela arrive alors il ne sortira jamais de la misère et de l'exploitation.
Il s'enfuit donc, poursuivi par ses anciens amis, finalement il trouve refuge dans la forêt, sous des ronces, il s'enfouit dans la terre et imagine qu'une bête crevée doit se trouver à proximité s'il en croit l'odeur. Une chance finalement puisque ainsi le chien du clan ne le repère pas.
Il entend ses anciens complices s'approcher, évoquer cet endroit qui servit il y a quelques temps à faire disparaître un corps.
L'odeur était bien celle d'un animal, à deux jambes. Enfin seul Marco peut repartir, non sans examiner le corps à côté de lui, le fouiller et, surtout, s'emparer d'un collier africain.
Il apparaîtra vite à Zola que Marco trouva refuge près de la tombe improvisée, les traces ne laissent pas place au doute, raison de plus pour rattraper le fuyard rapidement, et le faire disparaître.
Marco est doué, intelligent, motivé mais ses ennemis sont vraiment désireux de le faire taire alors qu'il hésite à aller voir la police, ne serait-ce pas trahir sa famille, même si celle-ci souhaite le voir disparaître.
C'est justement Carl Mørck et son équipe du Département V qui s'occupent de la disparition de William Stark. À leur tour ils se lancent sur les trace de Marco, mais pour le sauver, et solutionner l'affaire Stark.
Avec le risque d'un gros scandale à venir.
La cinquième enquête du Département V, toujours aussi captivante dans un Danemark où il y a toujours quelque chose de pourri.
François Foucault est professeur agrégé de lettre au lycée Henri IV. Ses élèves viennent des meilleurs milieux mais ne montrent pas de grandes dispositions, loin de là, ils sont sages, ternes et sans intérêt, à quelques, rares, exceptions, près.
Son père est écrivain, reconnu plus que connu, mais satisfait d'évoluer dans son petit milieu d'intellectuels. Lors de la présentation de la nouvelle œuvre de son géniteur, au cours d'une discussion sur l'éducation, il laisse entendre qu'il conviendrait que dans les établissements difficiles soient placés des professeurs expérimentés. Une suggestion sans importante pour lui mais qui ne tombe pas dans l'oreille d'une sourde, en la personne d'une collaboratrice de la ministre de l'éducation.
Elle convie un jour François à déjeuner, celui-ci se méprend, imagine un tête à tête et se retrouve au ministère en compagnie d'importants hauts fonctionnaires qui le complimentent pour sa suggestion et son implication personnelle.
Foucault veut se défausser, il y eut méprise, il ne parlait pas pour lui, au contraire, mais il finit par accepter, forcément, et se retrouve engagé pour une année au collège Barbara de Stains où il devra étudier les difficultés rencontrées par les enseignants comme par les élèves.
La confrontation est brutale, ses nouveaux élèves sont loin de ceux d'Henri IV, plus directs, irrespectueux et ''difficiles''. Mais il ne se laisse pas faire, il est compétent et intelligent, il va trouver une solution pour transformer ses élèves, pour les intéresser et leur donner une chance de s'ouvrir à la culture en s'ouvrant la porte sur un autre avenir que celui qui devait être le leur.
Tout se passe bien, trop bien, François utilise les misérables pour capter l'intérêt de ses élèves en sachant leur montrer quelle actualité se cache dans un roman d'un siècle précédent. Il s'éprend même d'une jolie collègue malheureusement en couple avec un prof de math bien moins intéressant que lui, mais plus jeune.
On ne peut pas tout avoir.
L'idée était bonne et le désir du réalisateur était sans doute d'être optimiste, de montrer qu'il y a de l'espoir dans l'éducation, que chacun peut réussir et trouver sa place dans ce monde, pour peu qu'on lui en donne l'opportunité. Il n'y a pas d'élève condamnés d'avance.
Si tous les professeurs ressemblaient à François Foucault ce serait peut-être vrai.
Bienvenue sur ce blog ! Vous y découvrirez mes goûts, et dégoûts parfois, dans un désordre qui me ressemble ; y partagerez mon
état d'esprit au fil de son évolution, parfois noir, parfois seulement gris (c'est le moins pire que je puisse faire !) et si vous revenez c'est que vous avez trouvé ici quelque chose qui
vous convenait et désirez en explorant mon domaine faire mieux connaissance avec les facettes les moins souriantes de votre personnalité.