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11 mars 2019 1 11 /03 /mars /2019 09:09

Henri VernesWilliam VanceDARGAUD Editeur - 1974

Les choses se présentent mal pour Bob Morane et Bill Ballantine, leur voilier est pris dans une violente tempête en pleine mer des Caraïbes. Le pire est à craindre, le mat se brise, Bill laisse échapper son flacon de whisky, bref, Tumbaga paraît loin.

Mais l'ouragan se calme, et nos amis utilisent leur moteur pour se rapprocher de leur destination. Jusqu'à ce que vienne la panne d'essence, mais le destin, Henri Vernes, ne peuvent les laisser en plan au long de l'album, ils voient donc un cargo, qui se détourne pour venir les récupérer.

Le capitaine Frizo les accueille à son bord, contre l'avis de la Senorita Fausta, là pour veiller sur la cargaisons. Frizo refuse, pas question de renier les règles de la charité maritime. Bob et Bill se voient attribuer une cabine où ils peuvent se reposer, leur destin étant atteinte le lendemain.

Pas question pourtant de finir leur voyage aussi facilement. Dès le lendemain le cargo est attaqué par des patrouilleurs Zambariens. Frizo voudrait s'arrêter, Fausta le lui interdit et, le menaçant, l'invite à se diriger vers la côté où il s'insinue dans un goulet jusqu'à s'enfoncer dans un banc de sable. Peu semble lui importer, et avec ses hommes elle fait enfermer l'équipage ainsi que nos amis.

Lesquels ne sont pas du genre à supporter la réclusion et ont vite fait de faire sauter leurs chaînes puis la porte. Avançant dans les coursives ils tombent sur l'équipage, empoisonné, heureusement qu'ils n'avaient pas touché à leur repas. Fausta est prête à tout pour remplir sa mission. Silencieusement ils s'échappent, non sans avoir découvert que la cargaison est un important stock d'armes.

Sur l'île ils avancent jusqu'à un camp dont la lumière les attire, ils aperçoivent Fausta prête à vendre ses armes à Asampa, celui contre lequel elles devaient servir. Il faut s'adapter aux circonstances ! Manquant être surpris Morane et Ballantine s'enfuient encore, parviennent même à voler un avion pour prendre la direction de Tumbaga City, où ils atterrissent sur une plage avant de se rendre à l'hôtel où ils trouvent deux chambres.

La nuit est courte, la police vient les réveiller et les emmène au poste où Morane leur précise qu'il est l'ami de Cypriano Bonaventura, le président de la république.

Finalement les policiers se montrent amicaux.

Avec Bonaventura ils font le point sur la situation, si les armes parviennent au camp adverse celui-ci prendrait l'avantage et pourrait l'emporter. Le président laisse entendre qu'il lui faudrait l'aide de 2 hommes décidés... mais Morane fait mine de ne pas avoir compris le message. Avec son ami ils ne souhaitent que repartir. Justement, un avion pour Mexico part le lendemain.

Bien sûr il va être détourné, dans le seul but de les capturer. Comme d'habitude ils ne vont pas se laisser faire et s'échapper dans les marais, inutilement, ils sont finalement capturés, mais vont profiter d'une attaque aérienne du camp d'Asampa pour s'emparer des mitraillettes de leurs geôliers et s'enfoncer dans la jungle pour retrouver le cargo et détruire la cargaison. Mais les guérilleros arrivent...

Bob et Bill vont-ils s'échapper ? L'angoisse est insoutenable.

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10 mars 2019 7 10 /03 /mars /2019 16:46
C’est difficile d’être réveillé dans ces conditions, j’ai dormi si longtemps que je ne sais plus quand nous sommes. Détail pour moi, après tout quelle importance ?
 

Autrefois j’étais dans la maison, toute la famille passait devant moi, j’ai vu arriver les enfants, je les ai vu grandir, vieillir, partir, ne sont plus restés que les parents, qui n’ont plus grandis mais seulement vieillis avant de partir, définitivement. De nouvelles personnes sont arrivées dans la maison, pas si nouvelles que cela mais que je mis du temps à reconnaître. Les enfants vieillissent aussi et celle-là avait dans le regard un âge que ses parents n’eurent jamais. J’aurais voulu lui dire, lui raconter, les heures que passait son père devant moi, il me parlait dans l’ombre pour combler sa solitude, me chuchotait des secrets à nul autre avoués, j’aurais voulu… Mais je n’ai pas pu, elle n’aurait pas compris, pour seule réponse elle aurait haussé les épaules. Elle n’a pas cillé avant de me décrocher, je me suis retrouvé avec de vieux jouets, des livres de contes, pour enfant, des objets, des souvenirs… Tout ce qu’elle voulait oublier d’un passé qu’elle ne reconnaissait plus sien.
 

Le couvercle du coffre est retombé et avec lui la lumière que je pensais ne plus revoir jamais. J’ai fait connaissance de mes nouveaux amis, les livres parlaient de mythologies, d’histoires humaines improbables, les jouets évoquèrent les enfants qu’ils enchantèrent longtemps avant d’être oubliés. Ils ne dirent rien des paroles confiées dans l’obscurité avant que le marchand de sable ne passe, c’est bien de savoir se taire, même pour des objets qui ne sont pas censés pouvoir s’exprimer.

Et puis nos paroles s’espacèrent, chacun retrouva ses rêves, son passé, jusqu’à ce que nous soyons secoués violemment. Oubliés dans le grenier nous pensions devoir y finir… y finir quoi puisque nous ne sommes pas vivants ? Allons-nous retrouver notre gloire d’autrefois ? Qui sait, peut-être la vitrine d’un antiquaire, ou la sombre échoppe d’un brocanteur, la bouche ronflante d’un four pour nous détruire ou la surface malodorante d’une décharge publique ?
 

Peu importe même si j’ai une préférence, renvoyer l’image du ciel me plairait davantage, le soleil, les oiseaux, la pluie comme le soleil avec l’espoir d’un jour retrouver mon usage premier.

Les objets aussi ont besoin de croire au Paradis mais eux ont une chance de l’atteindre.

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10 mars 2019 7 10 /03 /mars /2019 09:00

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9 mars 2019 6 09 /03 /mars /2019 09:00

 

Le Casatto du lion du carnaval de Venise en 1762 - Pietro FALCA dit Pietro LONGHI

La monstration d'animaux sauvages ajoutait une note d'exotisme et de rareté en parfait écho avec l'ambiance carnavalesque. Longhi, à travers plusieurs toiles, nous a conservé le souvenir d'un rhinocéros, d'un éléphant et, ici, d'un lion. Le grand félin, attaché à saint Marc, emblème même de la ville, était enchaîné à un casotto, estrade de bois pour moins précaire vu le caractère indocile de l'animal. l'ensemble réunissant le lion, des chiens et un violoniste était si cocasse qu'il ne pouvait manquer de susciter un tableau dipinto del naturale (peint d'après nature), comme l'affirmait l'artiste.

Femme à la bautta - Alessandro FALCA dit Alessandro LONGHI

Costume par excellence des Vénitiens au XVIII ème siècle, la bautta ou bauta est composée de plusieurs parties clairement identifiées dans ce tableau d'une grande précision d'Alessandro Longhi. Elle doit son nom au capuchon de soie ou de dentelle, garni d'un volant, qui enferme le cou et la chevelure ; la face est cachée par un masque blanc, ici rejeté sur le côté , qui demeure maintenu par compression entre le front et le tricorne; le capuchon est par ailleurs prolongé par une cape en drap de laine ou en soie, souvent noire, qui masque l'habit. répondant aux lois somptuaires, ce costume sobre était porté par les femmes comme les hommes.

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8 mars 2019 5 08 /03 /mars /2019 09:00
Devise, sinon rien !
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7 mars 2019 4 07 /03 /mars /2019 09:20

What Happened to Monday – Tommy Wirkola – 2017 – 124'
 

La Terre est surpeuplée, il ne reste qu'une solution : la politique de l'enfant unique préconisée par Nicolette Cayman. Elle est donc imposée, sévèrement, et contrôlé par le Bureau d'Allocation des Naissances qui n'hésite pas à arracher les frères ou sœurs à leurs parents, non pour les éliminer mais pour les placer en hibernation dans l'attente d'une époque où les problèmes seront réglés et leurs places assurées dans une nouvelle société.

Du moins est-ce le discours tenu officiellement !

Karen est la fille de Terrence Settman, elle donne naissance à des septuplées mais ne survit pas à l'accouchement. Terrence décide de garder l'événement secret et s'organise pour que ses petites filles puissent vivre et grandir discrètement et en toute sécurité. Il a trouvé le moyen de leur permettre de sortir, chacun jouera le même rôle, incarnera la même personne : Karen Settman. Et comme elles sont sept chacune hérite en guise de prénom d'un jour de la semaine correspondant à celui au cours duquel elle pourra exister à l'extérieur. Pour que la chose soit pérenne, que ''Karen'' reste cohérente en étant incarnée par des personnes différentes, chacune, le soir, doit faire le compte rendu de sa journée.

Autre problème, elles doivent présenter le même physique, et quand l'une perd une phalange dans un accident de skate Terrence doit amputer toutes ses petites filles ! Ce qui arrive à l'une arrive à toute.

Tout va bien se passer pendant 30 ans. En 2073, un soir, Lundi ne rentre pas... ses sœurs commencent par se poser des questions, ce jour là il était question d'une importante promotion que ''Karen'' guignait, mais aussi quelqu'un d'autre. Aurait-elle fait une erreur dans son comportement ?

Impossible de rester sans savoir, le plus simple semble être que Mardi reprenne à son jour le rôle et enquête pour savoir ce qui est arrivé. Ce qu'elle va faire, prenant le risque d'une incohérence avec le comportement de ''Karen'' la veille.

Impossible d'en dire plus sans en dire trop. Si je devais trouver un problème ce serait que ce film en soit un, trop court pour s'approcher de chaque sœur pour trouver et approfondir sa personnalité. C'est dommage et chaque jeune femme entre en scène à son tour, comme il se doit, sauf quand... mais chut, c'est à vous de découvrir la réalité de ce monde dystopique qui pourrait être le nôtre, enfin, le vôtre, dans quelques décennies.

Le pire n'est pas à craindre, il n'est qu'à attendre !

Avantage pourtant, profiter de 7 Noomi Rapace.

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6 mars 2019 3 06 /03 /mars /2019 09:00

Je suis le Galilée des instincts.

Vous avez posé vous même la tête sur le billot, ne vous étonnez pas de ce qui vous arrivera après.

Impossible d'éviter de désigner le ''mal'', le costume est toujours le même, c'est le nom du bouc qui change.

Vous donnez du mal vous ferait le plus grand bien.

Une civilisation n'est qu'une étape, un œuf destiné à éclore, mourir, se ''réincarner''.

L'homo-sapiens crée des machines à son image, sans les reconnaître.

Ce que je comprends entre souvent en conflit avec ce que je ressens.

Personne d'intelligent n'aurait besoin de mes idées, quand aux autres ils ne les comprendrez pas.

Le sapiens est un primate ayant appris à parler mais pas à comprendre ce qu'il dit.

La culture est un rétroviseur, un regard vers le passé dont certains pensent qu'ils permettrait de deviner l'avenir.

J'ai toujours su comment sauver le monde, jamais pourquoi.

Ce n'est pas parce qu'un pion bouge sur l'échiquier qu'il comprend le jeu ou l'influence.

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5 mars 2019 2 05 /03 /mars /2019 09:00

Le Triomphe de Polichinelle - Giandomenico TIEPOLO

Comptant parmi les chefs(d'oeuvre de jeunesse de Giandomenico Tiepolo, Le Triomphe de Polichinelle métamorphose la mascarade en une procession ridicule où acteurs et spectateurs se confondent, exhibant l'image d'un carnaval pathétique à force de cérémonial et de vulgaire à la fois.

Par son environnement spatial rappelant la Piazzetta et le style typique des débuts de l'artiste renvoie à une série de quatre toiles figurant le monde carnavalesque (1765, Rome) : Le Chanteur, L'arracheur de dents, Le charlatan et un autre Triomphe de Polichinelle.

Pietro FALCA dit Pietro LONGHI - Le Ridotto - vers 1757

Ce petit chef-d'oeuvre de Longhi restitue avec justesse l'atmosphère ambiguë du Ridotto qui, si l'on en croit les cartes jonchant le sol, devait balancer entre conversation feutrées et effusions outrées; derrière le couple occupant le centre de la scène de distinguent deux jeunes femmes portant la Moretta, ainsi qu'une table réunissant des joueurs autour d'un Barnabotto, l'un de ces nobles qui, désargentés pour la plupart et entretenus par l'état, faisant office de croupiers.

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4 mars 2019 1 04 /03 /mars /2019 09:00

Lorenzo TIEPOLO - Femme au masque - pastel sur papier

Ce délicat portait en buste, d'un grand format pour un pastel, représente une femme de trois quarts, vêtus d'habits religieux blancs mais arborant par ailleurs des symboles de la galanterie (couronne de roses, éventail). Le port de son masque, simple loup rectangulaire soulignant son regard, renvoie à plusieurs récits de voyageurs, te celui de l'abbé Coyer qui, en 1764, mentionnait cette pratique durant les grandes fêtes du carnaval, y compris pour les religieux.

Objet ambigu, le masque conférait à la fois l'incognito et l'immunité. s'il égalisait, en apparence du moins, les statuts de ceux qui le portaient, ces derniers devaient, en retour, se soumettre à une stricte réglementation concernant son utilisation, à laquelle nul ne pouvait déroger.

Pietro FALCA dit Pietro LONGHI  - Le Charlatan - Vers 1757 - Huile sur toile

L'estrade du charlatan, escroc bravache qui abaisse l'exercice de la médecine à un voyeurisme sans morale, comptait parmi les attractions incontournables du carnaval.

avec sa subtilité psychologique, Longhi a su opposer les crédules se pressant aux pieds du bonimenteur, le regard plein d'admiration pour sa fiole miraculeuse, et un couple de carnavaliers trop absorbé par son badinage sentimental pour prêter la moindre attention à cette démonstration dont la nature dérisoire est soulignée par la discrète marionnette d'Arlequin au-dessus de l'estrade.

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3 mars 2019 7 03 /03 /mars /2019 16:31

''Expliquez-moi'' dit l'enfant ''je n'ai pas tout compris''.

''C'est simple'' répondit le professeur, ''tout à commencé au mois de septembre, le monde paraissait tranquille, nous avions nos habitudes, nos façons de voir, de penser. Quand les avions sont arrivés nous n'avons pas tout compris, il nous fallut longtemps pour cela.

''Ensuite ce fut la guerre ?'' poursuivit l'enfant.

''Oui, elle se passait loin de nous au début, puis elle s'est rapprochée, nous regardions nos voisins avec méfiance, ils en firent de même. Nous avions de plus en plus peur, nous espérions qu'il s'agissait d'un cauchemar. Oui, nous espérions !''

L'enfant hocha la tête, regarda un moment les murs de la caverne servant d'école et avant la récréation conclut : '' C'est donc ainsi que tout s'arrêta, nous rêvions, maintenant nous sommes réveillés''.

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Bienvenue sur ce blog ! Vous y découvrirez mes goûts, et dégoûts parfois, dans un désordre qui me ressemble ; y partagerez mon état d'esprit au fil de son évolution, parfois noir, parfois seulement gris (c'est le moins pire que je puisse faire !) et si vous revenez c'est que vous avez trouvé ici quelque chose qui vous convenait et désirez en explorant mon domaine faire mieux connaissance avec les facettes les moins souriantes de votre personnalité.

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