
Le Couple joyeux - vers 1740 -
Rares sont les témoignages sur l'immense réseau de prostitution qui existait à Venise au XVIII ème siècle. Quatre œuvres de Pietro Longhi aujourd'hui conservées à la Ca'Rezzonico - Les Fileuses, La Polenta, Les Lavandières et Le couple Joyeux - s'y rapporteraient sous couvert de dépeindre des activités quotidiennes populaires. Cette scène de taverne associe un homme âgé, probablement un client, à une jeune femme qui tient une cruche de vin dont elle s'apprête à verser le contenu dans un gobelet en verre, sous le regard d'un troisième buveur.
Tavernes et auberges étaient alors le reflet d'une grande mixité sociale mêlant forains, mendians, prostituées, Vénitiens et touristes les moins fortunés ; elles constituaient par le spectacle qu'elles offraient une des attractions festives de la Cité des Doges.

Portrait de Carlo Goldoni (1707-1793) Marco Alvise PITTERI d'après Giambattista PIAZZETTA
Auteur de plus de deux cents pièces, Carlo Goldoni demeure le plus célèbre réformateur de la comédie italienne. Fasciné par le jeu théâtral depuis son enfance, fin connaisseur de l'œuvre de Molière, il quitte sa carrière d'avocat pour se consacrer à l'écriture de livrets qui, au contraire des schémas de la commedia, sont intégralement constitués de dialogues entre des personnages non masqués et aux traits psychologiques davantage ancrés dans la vie contemporaine. en 1762,les désaccords avec ses opposants le contraignent à quitter Venise pour Paris où Louis XV le nomme à la tête de la Comédie-Italienne.

Jacopo AMIGONI - Portrait de Carlo Broschi dit Farinelli (1705-1782) vers 1740
Les chanteurs castrats exercèrent une véritable fascination sur leurs contemporains. Carlo Broschi dit Farinelli, nom de scène pris en hommage aux frères Farina, ses premiers mécènes à Naples, fut considéré au XVIII ème siècle comme le ''roi'' des chanteurs. ses passages remarqués, entre 1726 et 1733, au théâtre San Giovanni Cirsostomo de Venise, dans des compositions de Hasse et de Métastase, contribuèrent à asseoir sa réputation. apprécié en raison de son caractère affable, adulé pour sa voie de soprano dont l'étendue pouvait couvrir jusqu'à trois octaves, habile diplomates, séducteur, il mena une carrière itinérante auprès des plus importantes cours d'Europe.

Célébrations pour la mariage du dauphin Louis avec l'infante Marie Thérèse D'Espagne au Palazzo Surian, ambassade de France à Venise, en mai 1745.
L'ambassade de France transforma en une vaste scène le canal de Cannaregio bordant sa façade afin de commémorer le mariage princier célébré quelques mois auparavant, le 23 février.
Tandis que les spectateurs se pressent aux balcons de l'ambassade tendus de rouge ou sur les rives étroites du canal encombrées de tribunes et arborant une tourelle aux armes de France, les gondoles débarquent leurs passagers au pied de quelques marches sur lesquelles jouent des musiciens. face à l'estrade dressée au-dessus du canal s'élève une pyramide humaine dominée par un haut édicule aux formes chantournées et aux couleurs tendres.
Les robots ne se demanderont pas à quoi ils servent mais à quoi servent ceux qu'ils servent.
Même Satan n'a pas put m'impressionner, alors dieu...
Pour vaincre la mort il faut d'abord vaincre la vie.
Suis-je un ''fermion'' ou un ''boson''.
Les victimes d'un tueur ne le hante pas, elles l'accompagnent !
Dans mes souvenirs mes conquêtes féminines forment une masse de visages dans laquelle ne surnagent que quelques derrières.
Imaginer la pureté c’est déjà la corrompre.
Les peuples font leurs maîtres à leur image
Je n’ai pas à la comprendre, je la crée.
Ce qui me gêne dans une discussion ce sont les autres qui me parlent.
Le poids du monde courbe mes épaules.
Ce n’est pas parce qu’on est dix fois plus fort qu’un adversaire qu’il faut lui faire grâce.
Michael Dudok de Wit – 2016 – 80'
Les vagues sont hautes, on devine la violence d'une tempête qui ne supporte pas qu'on lui résiste. Forcément un bateau dut en pâtir puisque nous voyons un homme, seul, accroché à un bout d'épave. La mer finalement se calme et l'homme aborde une île.
Il est seul, personne ne paraît avoir survécu et les lieux sont déserts, hormis des animaux, principalement des crabes. Petit à petit il fait connaissance avec l'endroit, il doit survivre et dispose pour cela de fruits comestibles, mais il voudrait aussi s'enfuir. Dans ce but il construit un radeau faits de troncs attachés avec des lianes et une espèce de voile végétale. Peu important le temps qu'il lui faut, il n'a rien d'autre à faire.
Enfin le moment du départ arrive, il pousse son embarcation, monte à bord, se laisse emporter par le courant. Tout se passe bien, dans un premier temps. À quelques miles pourtant quelque chose frappe son radeau, violemment, au point de finir par le détruire. Notre homme doit donc revenir sur l'île.
Il ne se le tient pas pour dit. Il recommence, reconstruit son radeau, le remet à l'eau, et inévitablement arrive ce qui devait arriver, il est encore attaqué. Finalement il découvre que la force qui l'assaille est une énorme tortue à la carapace rouge.
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La nature ne se plie pas à sa volonté, elle refuse de le laisser partir, il devoir accepter, et quand un matin il aperçoit la tortue échouée sur une plage il se précipite, l’attrape, la retourne. N'est-elle pas son ennemie, celle qui le contraint à rester là ?
Mais la nature n'est pas forcément cruelle, et la tortue va se transformer, devenir une femme qui sera sa compagne, comme l'île, la nature, les circonstances qu'il accepte. Avait-il jamais eu, et à travers lui chaque individu peut se poser la question, besoin de davantage ? Un enfant viendra les rejoindre, grandira avec eux, avant de s'en aller, en mer, escorté par d'autres tortues.

Ici la nature n'est pas soumise, elle n'est pas hostile pour autant, il suffit de suivre les mêmes règles qu'elle, de s'intégrer. Certes elle est violente mais que l'homme se dégage des mythes qui l'encombrent et qu'il croit preuves de sa civilisation et le sens de la vie lui apparaîtra évident.
Pour la première fois les studio Ghibli travaillaient avec un réalisateur étranger, Néerlandais en l’occurrence. Le résultat, bien que différent, est à la hauteur de ses précédentes productions.

GEORGES LACOMBE - Versailles 1868 - Alençon 1916
La Forêt au sol rouge - 1891 - Huile sur toile

MAURICE DENIS - Granville 1870 - Paris 1943
Homme au capuchon dans un paysage - 1903 - Huile sur toile

Émile Bernard - Lille 1868 - Paris 1941
Madeleine au Bois d'Amour - 1888 - Huile sur toile
Émile Bernard représente sa sœur Madeleine dans le Bois d'Amour à l'ore du village de Pont-Aven, où il peignait à cette époque aux côtés de Paul Gauguin. De dernier qui séjournait en Bretagne depuis 1886, était tombé amoureux de la jeune fille. Chefs de file de la nouvelle école ''synthétiste'' des Nabis, les deux artistes expérimentent une peinture par masse et par aplats de couleurs (souvent irréelles) afin de s'éloigner du naturalisme. Ce choix stylistique contribue à transformer le portrait en une vision aux accents mystiques :Madeleine apparaît plongée dans une rêverie, presque un moment d'oubli de soi, en union profonde avec la nature dont elle écoute les voix mystérieuses.

MAURICE DENIS - La Dormeuse au Bois Magique - 1892 - Huile sur toile
옥중화 /Okjunghwa – Son Gi-won – MBC – 51 épisodes – 2016

Mars 1540, 35ème année du règne de Jung Jong. Des hommes et femmes sont amenés jusqu'à la prison de Jeonokseo, ils sont fouillés puis répartis dans différents cachots par groupe de six. Les conditions de vie sont difficiles, les repas sont de piètre qualité et l'hygiène est un mot inconnu. Parmi ces nouveaux pensionnaires se trouve Lee Ji-ham, plus lettré et âgé que ses condisciples.
Un couple est en fuite, poursuivi par des spadassins. L'homme s'arrête, il veut donner à sa partenaire une chance de s'échapper en affrontant les tueurs. La jeune femme atteindra la ville de Jeonokseo où elle tombe sur Ji Chun-deuk , le régisseur de la prison. Jouisseur et lâche il va la repousser malgré ses suppliques, et le fait qu'elle soit enceinte. Elle repart, dans une maison trouve l'aide de quelques hommes. Soutien qui durera le temps pour leur chef de se faire tuer. La future mère blessée parvient à s'échapper.

À nouveau elle croise Ji qui cette fois l'emmène jusqu'à la prison où il trouver l'aide d'une prisonnière et des gardiennes. Mais la blessure de la nouvelle mère est trop grave et si la naissance d'une petite fille se passe bien elle n'y survit pas. Le problème retombe sur le pauvre régisseur qui s'en ouvre à son chef, qui lui demande de se débarrasser de la nouvelle née. Mais il a été vu par un enfant alors qu'il laissait l'enfant devant une porte et celui-ci l'a dénoncé à la police qui vient l'interroger. Il se justifie maladroitement. Ji affirme à l'officier que la mère est une prisonnière morte et qu'il a décidé de l'élever. Ce qu'il devra faire, maintenant que le chef du bureau de police est au courant. L'avenir du bébé se précise il ne lui manque qu'un nom, ce sera Ok-Nyeo.
Le bébé va grandir entre les murs du pénitencier sans en souffrir, se faisant aimer de tous, toujours souriante, aimable et de bons conseils. Elle est une Fleur dans la prison d'autant qu'elle profite de l'enseignement de Lee Ji-ham.

Tout se passe pour le mieux pendant 15 ans, jusqu'à ce que Jung Dae-shik soit le nouveau directeur de la prison, un homme précédé d'une exécrable réputation. Ji est embêté, Jung va se plonger dans les comptes et s'apercevoir qu'il manque ce qu'il détourna pour satisfaire son goût du jeu. La découverte de ses malversations l'amènerait à se retrouver du mauvais côté des barreaux.
Par chance, pour lui, Ok-nyeo est intelligente, elle.
Jung Dae-shik colle à sa réputation, sitôt arrivé il note le manque de discipline, il veut faire de Jeonokseo le lieu le plus impitoyable de la ville. Faisant le tour de son domaine il tombe sur Ok-nyeo, apprend son histoire, et n'en est pas, comme on s'y attend, touché. Pas question qu'elle reste, mais il veut bien lui laisser 10 jours pour trouver un autre logement. Un vrai problème s'annonce, la venue du seigneur Yoon Won-hyun. Il fait la leçon à tous, fonctionnaires, gardes et prisonniers afin que chacun affirme que tout va bien. Mais une voix se fait discordante et refuse de proférer un tel mensonge, celle de Lee Ji-ham. Ce qui lui vaudra coups et mise au confinement.

Quand le seigneur Yoon arrive tout commence bien, jusqu'à ce qu'il demande à rencontrer, justement, Lee Ji-ham ! Autant dire que Jung est inquiet. Si Lee se plaignait il pourrait perdre son poste, sinon sa vie ? Impossible d'éviter l'ordre et le directeur de la prison se confond en excuse auprès de son prisonnier.
Lee se présente, gardant son comportement à la limite de l'arrogance, n'hésitant pas à demander ce que lui veut le seigneur. Qui lui répond qu'il a entendu parler de sa qualité de devin. Il veut qu'il lui dise son avenir, sous-entendant qu'il peut le faire libérer.
Lee affirme qu'il ne possède pas cette compétence, en revanche il connaît quelqu'un en disposant : Ok-nyeo !
La jeune fille va remplir son rôle et impressionner le seigneur. Plus moyen pour Jung de la renvoyer, au contraire. La réalité est pourtant différente, et quand Ok-nyeo rejoindra Lee Ji-ham elle la lui confiera que le destin du seigneur Yoon est de mourir sous la torture, avec sa femme, ses enfants, ses frères et sœurs...

Un soir, alors qu'elle traverse la prison la jeune fille est interpellé par un condamné devant être exécuté 4 jours plus tard qui lui demande un service, aller à la taverne de Samgae Dock, y rencontrer un borgne et lui remettre un message. Mais la police arrive et le borgne ne fait pas le poids.
Convoquée par Dame Nan Jung, la concubine de Yoon, Ok-nyeo fait la connaissance de sa fille, Shin Hye, elle aussi âgée de 15 ans. Sur le chemin du retour elle est agressée par la bande du borgne croyant kidnapper Shin Hye afin d'exiger la libération de leur chef. Quand elle reprend ses esprits Ok-nyeo comprend la méprise et que le message qu'elle remit était l'ordre d'enlever la fille de Yoon pour l'échanger.
Sa fille étant libre Yoon ne fera pas libérer un bandit, tant pis pour Ok-nyeo.
Le lendemain à midi le chef des brigands sera décapité. Ivre de rage et de vengeance les bandits veulent tuer leur prisonnière, qu'importe si elle n'est pas la fille de Yoon.
Pas de faux suspens, la vedette de la série ne va pas mourir dès le deuxième épisode alors qu'il en reste quarante-neuf.
Dame Nan Jung n'est pas satisfaite de n'être que la concubine de Yoon, qui en ferait son épouse officielle, s'il n'était déjà marié. À moins que... Et ce prisonnier dans la partie souterraine secrète de la prison, enfermée depuis 20 ans et qui va lui apprendre, à distance, à entraîner son corps, à s'aguerrir aux arts martiaux, et mille secrets qui lui seront utiles.

Nobles et fonctionnaires en veulent toujours plus, tous prêt à tout pour avancer dans la société. Les règles du drama historique coréen sont respectées, les bons et les méchants, le secret de la naissance de Ok-nyeo, le prisonnier mystérieux, le traître, la jeune fille qui ne supporte plus tant d'injustice et veut agir pour établir et faire respecter les droits de l'homme, comme on ne disait pas encore à l'époque.
Je ne garantie pas que je regarderai les 51 épisodes pourtant voyager dans le passé de Joseon est dépaysant. Qu'importe la vraisemblance, les actions et situations parfois redondantes, le charme et la fraicheur de Jin Se-yeon, son optimisme et son intelligence en font une héroïne agréable à suivre. En regrettant qu'elle ne revienne pas exercer ses talents de nos jours.

Son prêche pour cette première messe est rédigé depuis longtemps. Il contemple son uniforme, cherche le nuisible pour son look.
Tout est prêt, les mots sont pesés, les pensées, comme lui, ordonnées.
Il se revoit petit, seul, loin d'un domicile hostile et l'église ouverte devenu son refuge. Le prêtre qui le reçut comme un second père pour lui enseigner les rudiments et les conventions secrètes d'un métier dont il découvert les intimes profondeurs.
Lentement se dévoilèrent les joies du port d'une robe de bure, des prières murmurées, genoux usés sur le prie-dieu, des jeux discret qu'il sut déguster, difficilement pour commencer, désireux, ensuite, de les communiquer.
Ce moment est unique, le couloir est long qui mène vers son destin. Il pousse l'huis, 3 mètres pour découvrir sous les lumières multicolores d'une verrière les milliers de sièges vides.

CLAUDE MONET Paris 1840 - Giverny 1926
La Cathédrale de Rouen. Le Portail et la tour Saint-Romain, plein soleil
Harmonie bleue et or 1893 - Huile sur toile



VINCENT VAN GOGH - Groot-Zundert 1853 Auvers-sur-Oise 1890
Les Oliviers 1889 - Huile sur toile
| Bienvenue sur ce blog ! Vous y découvrirez mes goûts, et dégoûts parfois, dans un désordre qui me ressemble ; y partagerez mon état d'esprit au fil de son évolution, parfois noir, parfois seulement gris (c'est le moins pire que je puisse faire !) et si vous revenez c'est que vous avez trouvé ici quelque chose qui vous convenait et désirez en explorant mon domaine faire mieux connaissance avec les facettes les moins souriantes de votre personnalité. |