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14 février 2019 4 14 /02 /février /2019 09:00

Florence Quentin – 2017 – 90'

Gérard en a marre de sa belle famille qui exploite à outrance sa gentillesse dans le garage où on l'appelle patron sans qu'il le soit vraiment. La propriétaire c'est sa femme, laquelle préfère aller danser le country avec son gigolo que travailler. Il gagne l'argent, elle le dépense. Sans oublier sa belle mère et son beau fils. Personne ne croit à son projet d'investir dans un autre garage et quand il disparaît, avec ses économies, importantes, nul ne devine où il se trouve.

Il a pourtant trouvé ce qu'il cherchait, une petite entreprise dans un village perdu dont le propriétaire, Rico, souhaite partir à Samarcande en voiture avec sa copine, la belle Marylou. L'occasion pour le maire d'une animation devant faire parler de sa commune. Bien sûr rien de ce qui était prévu ne va arriver.

Quand il arrive Gérard ne trouve rien de mieux que de s'installer dans l'auberge face au garage, un établissement tenu par Barbara, une femme qui dut être belle mais qui préfère boire et faire la fête que s'occuper de ses clients. À peine arrivé c'est Rico et la ''bonne pomme'' qui vont être mis à contribution pour le repas du soir.

Les jours suivants seront identiques et Gérard ne fait que démontrer qu'il mérite son surnom, au moins en partie. D'un autre côté Rico est laissé en plan par Marylou qui devant l'imminence du départ préfère s'en aller de son côté plutôt que courir des risques en traversant l'Europe jusqu'à une destination mythique mais après un voyage périlleux.

Peu importe, le garagiste ne renonce pas, au contraire, il préfère partir plus tôt pour échapper à la médiatisation, aussi relative soit-elle, de son aventure.

Gérard se retrouve donc avec le garage, dont il s'occupe avec un jeune mécanicien qui s'amuse à placarder chaque jour des mails imaginaires que Rico enverrait pour faire profiter son village de son périple.

Barbara enchaîne les bêtises que son voisin tente de corriger au fur et à mesure, jusqu'à s'occuper d'un mariage qu'elle avait oublié alors qu'elle est hospitalisée après avoir failli mettre le feu, une fois de plus, à son auberge.

Mais Gérard a aussi un secret qu'il préfère fuir, le fera-t-il seul ?

Le duo Deneuve Depardieu est un classique du cinéma Français mais eut souvent mieux à défendre même s'il reste le plaisir de les retrouver. Il est vrai qu'on peut, parfois, se contenter d'un gratin de pâtes et y prendre plaisir. Pour l'anecdote il est ''amusant'' de voir Chantal Ladesou jouer la belle-mère de Depardieu alors qu'ils ont le même âge. À voir dans un siège pas trop confortable pour éviter de s'endormir.

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13 février 2019 3 13 /02 /février /2019 09:00

Si je devais vous recommander un restaurant à Rome, ce serait celui-ci :

L'EAU VIVE
L'EAU VIVE
L'EAU VIVE
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12 février 2019 2 12 /02 /février /2019 09:00

Le Garçon au gilet rouge - 1888 - 1890 - Huile sur toile

Cette oeuvre appartient à une série de quatre tableaux et une aquarelle, exploitant les différentes potentialités d'un modèle professionnel d'origine italienne, sans  doute  adolescent. il s'agit moins dans cette version de célébrer la jeunesse que de parfaire une composition brillante et complexe avec le rideau et le gilet comme point d'attraction et d'équilibre de l'ensemble du tableau.

La Vieille au  chapelet - 1895 - 1896 - Huile sur toile

La Dame en bleu - Vers 1904 - Huile sur toile

La Dame au livre - 1902 - 1904 - Huile sur toile

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11 février 2019 1 11 /02 /février /2019 09:00

01net Hors-Série – Juillet-Aout 2016

ROBOTS

Mon robot de héros

Jean-Philippe Pisanias

Ils sont au cinéma, dans la littérature jusqu'aux pulp magazines, publications illustrées à bon marché qui connurent leur âge d'or dans les années 40-50. ressemblant à une boîte de conserve sur pattes ou à Terminator. Ils se sont féminisés comme pour sembler plus empathiques, comme Mimi, dans Real Humains. Certains se rebellèrent, d'autres étaient gentils, comme Goldorak protecteur de l'humanité contre de vilains extraterrestres. Depuis un siècle les robots fascinent des générations de lecteurs et de spectateurs abreuvés de mangas, de blockbusters et de littérature.

Le robot contemporain ne naît pourtant pas au Japon mais sous la plume de l'écrivain français Austre de Villiers de L'isle-Adam. En 1886 celui-ci publie L'Ève future, l'histoire d'un scientifique qui pour consoler un ami fabrique sa réplique artificielle, un androïde femme, dotée d'un QI que ne possédait pas son original humain.

Cette Ève inspirera le personnage de Maria, dans Metropolis de Fritz Lang, chef-d’œuvre expressionniste, sombre et gothique réalisé en 1927. Créée par un savant fou sur ordre d'un patron dictateur elle sème la zizanie dans un groupe d'ouvriers non sans avoir une emprise sexuelle quasi démoniaque sur les hommes.

Le robot démoniaque naît en 1920 avec R.U.R. (Rossum's Universal Robots) la pièce de Karel Čapek, premier utilisateur du terme robot. L'auteur imagine des automates construits à partir d'une matière quasi organique ressemblant à des humains, comme dans Real Humans, réalisée presque un siècle plus tard. Les questions posées par cette pièce attendent toujours de vraies réponses. Quid de leur autonomie, de leur capacité de révolte, du danger de l'intelligence artificielle, de la nature de notre relation aux machines, de la distinction entre le vivant et l'inerte. Au cinéma, dans des productions de séries B, pour être généreux, les robots seront des choses métalliques et stupides aux actions limitées par les effets spéciaux de l'époque. Aujourd'hui bien sûr ceux-ci ont fait des progrès, il suffit de regarder un épisode des Transformers pour s'en convaincre.

En 1942 Asimov ne voit dans les robots que des esclaves promis à le rester, et si dans la relation maître/esclave le second n'est pas humain cela change-t-il les motivations du premier et le jugement moral que l'on peut porter sur elles ?

Les robots vont devenir des larbins, comme Robby dans Planète interdite ou les comiques, réincarnations de Laurel et Hardy, C-3PO et R2-D2 dans Star Wars. En même temps Goldorak se fait le défenseur de notre planète, ancêtre des Mechas dont l'animation nippone est tellement riche.

Heureusement Philip K. Dick va redonner esprit et personnalité aux androïdes avec Blade Runner, renvoyant le servage asimovien dans la poubelle de la littérature. Les Réplicants amèneraient-ils l'homme à s'interroger, sinon douter, de sa propre condition ?

Terminator leur succédera, plus violent, venu du futur pour tuer Sarah Connor et l'empêcher de procréer le ''sauveur'' du monde face aux démons de métal.

En 2012 la série suédoise Akta Manniskor posera de nombreuses questions sur l'intégration des machines et l'avènement de couples mixtes d'un nouveau genre, l'humain peu séduisant pouvant choisir un(e) partenaire synthétique à son goût, les biologiques lui tournant le dos pour préférer un mâle gentil et performant.

Ce qui est vraisemblable c'est que notre véritable avenir sera différent des images que les médias en donne.

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10 février 2019 7 10 /02 /février /2019 09:26
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9 février 2019 6 09 /02 /février /2019 09:00

L'identité du modèle demeure incertaine. Davantage que le portrait de M. Rouvel (père de la logeuse de Cézanne lors de son séjour à Bennecourt), il pourrait s'agir d'un exercice d'atelier sur une toile réemployée. apparaissent d'ailleurs sur la toile les restes d'une composition antérieure.

Plus pacifié dans l'usage des touches de peinture que le premier portrait ci-contre, cette reprise n'en est pas moins l'affirmation par Cézanne d'une veine personnelle et différente de celle de Manet dans l'utilisation des couleurs sombres. Plus décontracté, le portrait exprime davantage les liens d'amitié entre le peintre et son modèle.

Victor Chocquet assis - 1877 - Huile sur toile

Chocquet, qui possédait de nombreuses œuvres de Delacroix, est le premier amateur à acheter des tableaux de Cézanne,35 au total, qu'il aimait comme ceux de Renoir. Il est présenté ici au milieu de sa collection, rue de Rivoli, dans une composition complexe malgré le format modeste de l'œuvre.

Portrait de l'artiste - Vers 1877 - huile sur toile

Ce tableau, dont la technique s'apparente à la méthode constructive de la fin des années 1870, a été acquis par l'ami Pissarro à la suite de l'exposition Cézanne à la galerie Vollard en 1895.

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8 février 2019 5 08 /02 /février /2019 09:00

Edgar Wright – 2017 – 113' 

La voiture s'arrête devant la banque, trois hommes en descendent, le plus jeune reste au volant, immobile, ses lunettes noires dissimulant son regard. Les premiers se saisissent de valises dans le coffre puis entre dans le bâtiment. Ce qu'ils vont y faire n'est une surprise pour personne mais ce n'est pas le plus important. La caméra s'attarde sur le chauffeur, d'abord sage il se laisse aller en écoutant la musique, marque le rythme, chante, bouge, sans perdre ses rétros de vue ni oublier pourquoi il est là.

Ses ''amis'' sortent, chargés, se précipitent dans la voiture qui démarre en trombe alors que les voiture de police arrivent, sirènes hurlantes. Le chauffeur ne se laisse pas démonter, il va aussi vite que possible, slalome entre les voitures, roule à contresens sur l'autoroute, traverse le terre plein, zigzague à pleine vitesse alors que derrière lui ses poursuivants ne peuvent pas le suivre. Finalement il les sème et pénètre dans un parking où le quatuor peut changer de véhicule et repartir sans se faire remarquer.

Ne reste plus qu'à partager l'argent, en parts égales, même si Baby, le pilote, semble avoir pris moins de risque que ses petits camarades, qui se seraient fait prendre sans son habileté. Et peu importe si un des braqueurs s'énerve de le voir des écouteurs toujours dans les oreilles déversant sans fin une musique indispensable pour noyer les acouphènes dont il souffre

depuis un moment, en fait depuis l'accident qu'il a eu avec ses parents et dont il n'a, à part ce problème d'oreille, que de petites cicatrices sur le visage.

Tous se dispersent, Baby s'en va avec le chef, Doc, qui, au moment de lui remettre sa part la garde pour lui à l'exception d'une liasse de billets. C'est que Baby a une dette envers lui, qu'il paie comme il sait le faire. Reste encore une mission à remplir. Baby n'attend que cela, être libre, vivre autrement, et les liasses s'entassent dans le plancher du logement qu'il partage avec son père adoptif, muet et en fauteuil, ce qui peut expliquer que le jeune homme parle si peu.

Il le fait pourtant quand dans un restaurant il rencontre une jeune femme qui a remarqué qu'il aimait enregistrer les sons qu'il entendait, sans savoir que c'est pour les sampler et faire de la musique avec. Elle s'appelle Debora, est jeune et jolie. Baby n'est pas insensible à son charme et ensemble ils parlent de partir, loin, roulant dans une belle voiture en écoutant de la musique.

La dernière mission se passe, presque bien, la nouvelle équipe est plus brutale, en particulier Bats, qui tiens à être toujours le plus cinglé de la bande, titre que nul ne lui discute. Le quatuor va perdre un de ses membres, les risques du métier !

Baby est satisfait, il se sent libre, peut se rapprocher de Debora, l'inviter dans le meilleur restaurant d'Atlanta. Où il rencontre Doc, qui lui fait une proposition qu'il ne peut refuser. Une fois le doigt glissé dans l'engrenage il est difficile de l'en retirer.

Une nouvelle mission se prépare, plus profitable que les autres, mais les choses ne vont pas se passer comme prévu.

Forcément, sinon le film n'aurait pas d'intérêt. Il ne s'agit pas d'assister à des braquages, aucun n'est visible, sinon quand il faut fuir. La vedette c'est Baby, sa vie, son enfance que l'on découvre par bribe, sa rencontre avec Debora et les projets qu'ils font ensemble. Impossible de ne pas avoir envie de monter à côté de lui, il conduit trop bien, est trop sympathique, et le film sait alterner les genres, sentimental parfois, d'action souvent, avec ce qu'il faut d'humour. Une réussite, avec un Kevin Spacey chic et féroce, mais humain également, Jamie Foxx est un bad Bats parfait, et Lily James une Debora qui donnerait envie de partir avec elle sur la route. Sans oublier Eiza González, et les autres.

Montez, claquez la portière et mettez votre ceinture, vous en aurez besoin.

 

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7 février 2019 4 07 /02 /février /2019 09:10

01net Hors-Série – Juillet-Août 2016

ROBOTS

Transhumanisme : Tous cyborgs ?

Luc Allemand

L'homme réparé se prépare à voir lui succéder l'homme augmenté.

Si le pied droit est chaussé d'un escarpin acrobatique sans talon, le gauche est la pointe d'une pyramide noire effilée prenant son origine sous le genou. C'est la chanteuse Viktoria Modesta qui se présente ainsi dans une vidéo, elle qui choisit à 20 ans de se faire amputer une jambe atrophiée depuis la naissance. Faut-il penser qu'elle est, pour citer une de ses chansons ''I'm the prototype'' l'avant garde d'un nouveau comportement qui verrait tout un chacun, ou presque, demander le remplacement de telle ou telle partie de son corps afin d'acquérir de nouvelles caractéristiques esthétiques ou fonctionnelles ?

Avant elle, l'étasunienne Aimée Mullins, née sans péronés et amputée à un an, apprit à marcher sr des jambes artificielle, devint actrice, ambassadrice pour l'Oréal après avoir couru le 100 mètres et sauté en longueur aux JO de 1996. ''Je possède plus d'une douzaine de prothèses, chacune me donnant une expérience différente du sol sous mes pieds. Ceux qui jadis étaient handicapé aux yeux de la société peuvent dorénavant être architectes de leur propre identité, et même la réinventer en concevant leur corps comme un outil qui leur donne du pouvoir.''

Hugh Herr, directeur du groupe de biomécatronique au MIT revendique une certaine supériorité des prothèses. Lui-même amputé des deux jambes après un accident de montagne affirme que ses jambes artificielles lui permettent de grimper plus aisément qu'avant. Lui aussi change de modèle selon les circonstances. Néanmoins, souligne Nathanaël Jarrassé,

du CNRS, les deux passent sous silence les problèmes de transpiration, de rougeurs, de moignon douloureux. Le cinéma évoquant ce sujet oublient souvent l'apprentissage pour maîtriser des membres artificiels. Ce qui est possible pour les jambes l'est beaucoup moins pour les membres supérieurs, les mains en particulier sont d'une complexité impossible à reproduire.

Il n'y a pas que les membres qui soient améliorables, une expérience permit d'introduire dans des neurones de rats vivants, sans en perturber le fonctionnement, des nanofils en silicium, supports potentiels de dispositifs électroniques. Certains rats profitèrent ainsi de la capacité de distinguer les infrarouges grâce à des capteurs reliés à la zone cérébrale traitant les signaux en provenance des vibrisses.

La Darpa, l'organisme finançant la recherche militaire US a initié en 2014 le projet ElecRx visant la mise au point de dispositifs implantables suivant en permanence l'état physiologique d'un individu et stimulant ses défenses immunitaires, si besoin est. C'est le premier pas vers ''l'homme autoréparable'' sur lequel travaille la société Medtronic, spécialisée en stimulation électrique cérébrale.

L'armée, le handicap et l'industrie se rejoignent pour tirer le secteur. Cette dernière a mis au point d'exosquelettes pour aider les ouvriers dans des conditions difficiles. Certains peuvent aider à l'effort n'importe qui, pour la marche par exemple, avec des exochevilles équipées de moteurs électriques.

Plus simple, et accessible, la solution proposée par Hannes Sjöblad, du groupe suédois de biohackers BioNyfiken à laquelle ont déjà eu recours quelques milliers de personnes dans le monde. Il suffit de se faire implanter une puce NFC dans la main. Un cylindre de 2 mm de diamètre et de 12 de longueur qui ne coûte que quelques dizaines d'euros. Il peut remplacer le badge d'accès au bureau, la carte de bibliothèque, le code de déverrouillage du téléphone. Il permet aussi d'interagir avec les autres porteurs d'implant pour intégrer un nouveau type d'humain connecté.

 

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6 février 2019 3 06 /02 /février /2019 09:00

Louis-Auguste Cézanne, père de l'artiste, lisant L'Événement 

1866 - Huile sur toile

Achille Emperaire - 1868 - 1868 - Huile sur toile

Peintre aujourd'hui oublié Achille Emperaire a beaucoup influencé Cézanne. si ce grand portrait ne manque pas de sympathie, il est impitoyable envers le physique du modèle dont le noble visage semble posé sur un corps difforme. La composition s'inspire du portrait en costume de sacre par Ingres, mais le trône n'est qu'un fauteuil du Jas de Bouffan

Portrait de la mère de l'artiste - 1867 - Huile sur toile (présenté ainsi)

Cézanne avait-il en tête le portrait de Zola peint par Manet en 1868 en hommage à l'écrivain ? Représentant son ami d'enfance, Cézanne choisit une scène de lecture entre Zola et son secrétaire qui toutefois ne manque pas de majesté. la guerre a sans doute interrompu l'exécution du tableau.

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5 février 2019 2 05 /02 /février /2019 08:41

01net Hors-Série – Juillet-Aout 2016

ROBOTS.

Éthique et robotique

Gabriel Siméon

Le 23 mars 2016 le robot Tay démontra que la bêtise peut être aussi artificielle. En quelques heures cette IA (sic) mise au point par Microsoft déversa un flot de tweets injurieux, misogynes, racistes et révisionnistes. L'adolescente lui servant d'avatar ne manifesta aucune émotion mais les ingénieurs n'eurent qu'à appuyer sur un bouton pour la faire taire.

Un jour viendra où les machines feront la différente entre le bien et le mal, suivant les définitions que les humains ont de ces mots. Pour parfaire (re-sic) la ressemblance avec l'intelligence humaine (bel oxymore) des scientifiques, philosophes et sociologues essaient de mettre au point une nouvelle discipline, la roboéthique : Comment initier les machines à la déontologie ?

Simple, puisqu'il ne s'agit pas de donner une conscience à une machine il est suffisant de lui interdire, par algorithmes interposés, certaines actions.

En 1942 Isaac Asimov énonça trois lois :

- Un robot ne peut porter atteinte à un humain, ni, en restant inactif, permettre qu'il soit blessé.

- Un robot doit obéir aux ordres qui lui sont donnés par un humain, sauf s'ils entrent en conflit avec la première loi.

- Un robot doit protéger son existence tant que cela n'entre pas en conflit avec les deux premières lois.

À cette époque il s'agissait de science fiction mais la cohabitation devenant possible l'établissement de règles de ''vie en commun'' devient nécessaire. La Corée du Sud a déjà adopté une charte éthique dérivée des dogmes ci-dessus.

Mark Riedl et Brent Harrison, chercheurs au Georgia Institute

of Technology pensent qu'il faut leur faire lire les contes pour enfants. Ceux qui comprendront ces histoires ne deviendront

jamais de dangereux psychopathes. Tout en accomplissant leurs tâches ils privilégieront les options qui ne blesseront pas les humains. Quixote, le logiciel qu'ils ont mis au point leur lit des fables pour leur apprendre à se comporter en société.

Le robot ''kantien'' n'est pas loin, défini par Thomas Powers, un philosophe américain dont les travaux s'inspire des théories émises par E. K. avec pour ambition de développer des algorithmes permettant aux robots de forger progressivement, leurs propres règles de morale. Le problème étant qu'une loi morale souffre parfois d'exceptions sans parler de dilemmes possibles. Par exemple, si la collision est inévitable, une voiture autonome doit-elle privilégier la survie de son unique passager ou celle des deux enfants qui courent sur la chaussée ?

Une voiture ainsi bridée se vendrait-elle ?

La roboéthique pose des questions techniques et nous invite à nous interroger sur nos propres questions morales et nos choix de société. Nous ne sommes pas infaillibles, les robots ne peuvent pas l'être. Impossible de supposer qu'ils ne se tromperont jamais.

Reste à imaginer des tribunaux pour robots à l'image de ceux pour humains.

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Bienvenue sur ce blog ! Vous y découvrirez mes goûts, et dégoûts parfois, dans un désordre qui me ressemble ; y partagerez mon état d'esprit au fil de son évolution, parfois noir, parfois seulement gris (c'est le moins pire que je puisse faire !) et si vous revenez c'est que vous avez trouvé ici quelque chose qui vous convenait et désirez en explorant mon domaine faire mieux connaissance avec les facettes les moins souriantes de votre personnalité.

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