La porte trembla sur ses gonds, une fois deux fois, dix fois, le chêne massif gémit mais résista. Les gardes hésitèrent, leurs hallebardes révélant leur frayeur tremblaient dans leurs mains.
N'y voyons pas de la couardise mais la leçon apprise que les êtres retenus derrière l’épais huis de bois n'aurait pas eu leur place dans une psallette, sauf pour y causer maints ravages ou y mettre le feu afin que les derniers chants des enfants eussent été la combinaison de leurs agonies orchestrées par un infernal maestro chevauchant la démence jusqu'à la dissolution de son esprit.
Des grognements retentirent encore jusqu'à la disparition des rayons chatoyants du soleil fin indiquant que le jour mettait sa houppelande.
La paix revint, derrière la porte le silence régnait à nouveau, par une ouverture pratiquée dans le mur un garde glissa une grande assiette creuse pleine d'une mouée malodorante.
인랑 (Inrang, Loup-garou) – Kim Jee-won – 2018 – 138'
2024 La Chine est une source de conflits territoriaux en Asie provoquant la remilitarisation du Japon et
l'intervention des états-unis et de la Russie. Le spectre de la guerre s'approche. Pour assurer leur survie les deux Corée décident de se réunifier, chose mal vue par les autres puissances qui ne veulent pas d'un état qui pourrait leur faire de l'ombre. La Chine, le Japon, les états-unis et la Russie appliquent des sanctions économiques pour retarder cette réunification. L'économie coréenne est à genoux ainsi que la volonté de réunification. Un mouvement terroriste opposé à la réunification : La Secte,
apparaît, la crise s'aggrave, la police ne peut rien contre cette organisation qui commet de nombreux attentats suicides. Une nouvelle force de police est constituée, un an après sa création un drame
survient, le vendredi sanglant, la mort de quinze jeunes filles provoque une crise dans l'Unité Spéciale. Les agents désormais cachent leur visage derrière un masque d'acier. Leur humanité est enfermée dans le métal.
Non seulement elle doit lutter contre La Secte mais aussi affronter le Service de Sécurité Publique. Un combat implacable.
2029 les manifestations contre la police se multiplient, dans les manifestants se cachent des membres de La Secte qui tirent sur les flics.
C'est l'occasion pour l'Unité Spéciale de tenter de liquider les terroristes. L'affrontement dans les égouts est violent, jusqu'à ce qu'une jeune fille se fasse sauter plutôt que de se rendre.
La répression a été efficace mais jugée trop violente est utilisée par le SSP pour tenter de mettre de côté l'Unité Spéciale d'autant que le chef de La Secte a pu s'échapper.
L’officier Im Joon-kyung est très marqué par la mort de la jeune fille alors qu'il ne lui a pas tiré dessus, comme il était présent lors du Vendredi Sanglant.
C'est lui qui est chargé de ramener les affaires de la morte à sa sœur. Contre toute attente elle ne lui en veut pas, après tout il n'a pas tiré, et la jeune fille a choisi de se faire sauter. Elle lui fait visiter sa
librairie, lui raconte la véritable histoire du Petit Chaperon rouge.
Elle interroge, qui est responsable de la mort de la fillette : le loup affamé, la grand-mère qui laissa entrer le loup, la mère qui laissa partir son enfant ?
Mais la jeune femme est-elle bien qui elle prétend être ?
Et qu'en est-il de la Brigade des Loups, groupe secret menant des actions violentes souvent imputées à La Secte et qui pourrait être une émanation de l'Unité Spéciale.
Mais la concurrence s'affirme entre les service de police, l'officier Lim ferait un bon bouc émissaire pour déconsidérer l'US. Mais Im n'est pas du genre à se laisser faire, ce ne sont pas quelques dizaines d'agents de la SSP qui vont interférer.
La version live du film japonais d'animation Jin-Roh, la brigade des loups, de Hiroyuki Okiura (1999) lui-même adapté du manga Kerberos Panzer Cop de Mamoru Oshii. Réalisation efficace, et violente, interprétation convaincante, l'idéal est de voir les deux versions cinématographiques.
메모리스트 – Kim Whee, So Jae-hyun – Tvn 2020 – d'après le webcomic de Jae Hoo
L'interrogatoire dans l'Unité d'Enquête Régionale de Bugyeong se passe mal et les policiers sont pris par le temps, il leur reste trois heures pour faire parler un homme, passé ce délai l'homme qu'ils pourchasse et dont le prévenu est le complice bénéficiera de la prescription. Se cachant depuis dix ans il regarde l'horloge avant de pouvoir sortir de son confinement volontaire pour arpenter les rues. Le temps presse, il ne reste qu'une chose à faire.
La Ferrari traverse la ville à toute vitesse, précédée par des motards. Elle stoppe devant le commissariat, un homme en descend, entre dans le bâtiment et se dirige vers la salle où l'inculpé est seul, dans l'obscurité, se moquant des flics qui l'observent de l'autre côté de la vitre. Il se retourne quand la porte s'ouvre, regard l'arrivant et blêmit quand il le reconnaît.
C'est que Dong Baek est une célébrité reconnue pour ses talents de télépathe, en effet, et la preuve en a été apporté scientifiquement, il lui suffit de toucher quelqu'un pour avoir accès à ses souvenirs, impossible de lui dissimuler quoi que ce soit. C'est l'arme ultime, celle qui permet aux policiers de Bugyeong de capturer leur cible avant la prescription.
Dong Baek est une star depuis que son don défraie la chronique et ses succès avec la police se compte par dizaine. Encore une fois il accompagne ses collègues et ne peut retenir ses coups quand il faut s'emparer du criminel.
Le jeune homme est un habitué du conseil de discipline de la police, sa carrière alterne entre félicitations pour ses prestations et punitions pour cause de violence inutile. Cette fois une action en justice est sur le point d'être lancée contre lui afin d'obliger celle-ci à le renvoyer.
Parallèlement la commissaire Han Sun-mi, la plus jeune de la police coréenne, commence à enquêter sur deux crimes violents qu'elle pense perpétré par le même tueur tant le mode opératoire est identique, elle demande au chef de la police de pouvoir monter une équipe pour d'enquêter.
Celui-ci accepte mais demande à la jeune femme de surtout rester discrète, vis-à-vis des médias mais aussi de Dong Baek qui pourrait vouloir s'en mêler bien qu'il soit suspendu pour deux mois.
Bien sûr cette dissimulation sera impossible et le télépathe finira, à la faveur d'une nouvelle disparition, par s'y intéresser et à vouloir enquêter de son côté, une aide dont ses supérieurs ne pourront se passer, surtout quand il leur apprendra qu'une autre jeune femme a été enlevée, sachant que les corps sont retrouvés une semaine après la disparition impossible de faire l'impasse sur son soutien.
Le cas est trop attirant pour un policier télépathe, et ce tueur en série risque de se révéler particulièrement retors. Dong Baek va utiliser les visions qu'il a eu en pouvant toucher une victime, Kim Min-kwon, qui échappa une nuit au tueur, qui dut se rabattre sur une autre, mais fut si violemment frappée qu'elle est depuis dans le coma. Une situation qui complique le pouvoir de Dong qui fait tant d'effort pour explorer une mémoire très endommagée qu'il en a un malaise. Néanmoins lui en restent quelques images, dont celle d'un marteau, l'arme que le criminel pourrait utiliser mais aussi d'un cochon rouge. Le temps presse pour retrouver Kim Seo-kyun.
L'enquête va être compliqué et le tueur un gibier de choix pour Dong Baek. Mais le tueur dispose de deux victimes ''en attente'', des victimes auxquelles il essaie d'inculquer ses ''valeurs'' en leur donnant des leçons en vidéo, après quoi il leur pose des questions, une sorte d'examen, une note inférieure à 90 sur 100 et c'est la mort !
Ce serait pratique pour un policier de disposer de ce pouvoir mais celui-ci semble altérer le comportement et être difficile à maîtriser. Han Sun-mi finira par rencontre Dong Baek, mieux, elle n'hésitera pas à lui tendre la main, qu'il refusera.
La télépathie est un bon argument pour une série, insuffisant néanmoins, pour ajouter du piment à l'enquête, la commissaire Han devra affronter le clan des procureurs mené par un ancien condisciple, Woo Seok-do, trop heureux de pouvoir lui mettre des bâtons dans les roues, de là à supposer qu'il a des relations avec des individus douteux il n'y a qu'un pas que les dramas coréens franchissent souvent. Comptons sur Dong pour faire la lumière si c'est le cas.
Mais je fais là un procès d'intention, et d'expérience ; comme d'habitude je n'ai vu que les deux premiers épisodes de Memories, au moins je ne risque pas d'en divulguer plus qu'il n'en faut.
Quoi qu'il en soit j'ai une grande envie d'en savoir davantage, j'ai souvent vu Yoo Seung-ho (Dong Baek), moins Lee Se-young (la commissaire Han Sun-mi). L'histoire semble assez tordue pour être intéressante et les personnages, malgré les traits caricaturaux habituels assez bien dessinés, et interprétés, pour donner envie de les suivre.
Et qui sait ce qu'il en adviendra du télépathe et de la commissaire...
Garder en soi des mots voulant sortir provoque des ballonnements psychiques, mais les libérer peut être assimilé parfois à une flatulence mentale.
Avoir des enfants c'est plus souvent se répéter que se prolonger.
La communication est une idole rémunératrice basée sur la résurgence de l'instinct grégaire causée par l'angoisse du monde qui s'approche.
De quoi suis-je capable, même moi je ne veux pas le savoir, j’ai peur d’être déçu.
Miroir de papier, suis-je toujours le plus fou ?
Il n’est pas sain de se trop bien connaître, il existe même une théorie indiquant que le langage naquit du besoin de mentir, de tricher, que les gestes sont trop superficiels, que le corps finit par se trahir. L’esprit quand il utilise les mots finit par croire ce qu’il dit. Tromper, pas seulement autrui, soi en premier.
Je n’ai rien vécu d’inutile, ce que j’ai abandonné ne fut pas une perte.
Ouvrir la voie ! Mais laquelle...
Mal est une simplification, un anathème primitif pour rejeter sans comprendre, sans s’approcher…
Discuter avec vous. Pour maîtriser le désordre de mes pensées et leur laisser le temps de s’organiser.
Ce qui fut sera remplacée, eux aussi.
Comme si le mouton invitait le loup dans la bergerie pour arriver à le convaincre qu’il est un mouton ou que lui-même est un loup.
Le vrai prédateur sait ce qu’il est, voit ce qu’il fait et a envie de comprendre pourquoi.
Fils de soi, fils de mots ?
Je suis victime, crucifié sur l’ordre d’une volonté qui m’utilise mais me justifie.
Les séries venant de Taiwan sont trop rarement accessibles, autant ne pas bouder son plaisir donc. The Victims' Game est un drama policier mettant en scène un analyste des scènes de crimes. En soi rien de nouveau, mais Fan Yi-jen est atteint du syndrome d'Asperger, là encore ce n'est pas une nouveauté mais la façon dont il est présenté l'est, plus proche de la réalité et des difficultés de celle-ci.
Fan Yi-jen est donc atteint de ce syndrome autistique spécifique qui lui permet de se socialiser mais le contraint à vouloir faire le mieux possible et aller au bout des choses, ce qui est rarement bien vu de collègues qui savent s'accorder des facilités avec la loi pour faire condamner un coupable.
Après les complications rencontrées pendant son passage à l'école de police il intègre la brigade criminelle. Un soir à l'hôtel Guidu est retrouvé un corps dans une baignoire, un cadavre dissous dans de l'acide et dont il reste fort peu de chose.
La chambre étant au nom de la chanteuse, presque passée de mode, So Ko-yun. Un crime atroce comme la police en rencontre régulièrement.
Celui-ci attire l'attention de Hsu Hai-yin, journaliste toujours en quête de sensationnel qui travaille pour New Times, elle a pour informateur un policier de l'équipe de Fan qui lui confie comment la chanteuse fut assassinée bien qu'au départ l'affaire parut être un suicide, idée vite gommée quand il s'avérera que le corps n'est pas celui de la locataire de l'hôtel.
Fan examine les preuves, il retourne sur la scène de crime, là, dans le couloir, il croise une jeune, et jolie, journaliste, Hsu Hai-yin qui lui donne sa carte, on ne sait jamais,
cela pourrait servir ; plus tard, alors qu'il examine les empreintes digitales relevées il tombe sur un nom différent, alors que toutes appartiennent à l'ancienne vedette il en est une qui appartient à une mineur.
Impossible d'avoir accès au dossier de celle-ci, il use d'un coup de fil à l'établissement dans lequel elle avait été placée, il apprend que l’adolescente ne fit qu'y passer puisqu'elle s'échappa le lendemain. En empruntant les identifiants de son capitaine il parvient à examiner le dossier de Jiang Xiao-meng, il y apprend qu'elle eut affaire à la justice pour avoir frappé un homme, un consommateur alors qu'elle exerçait la profession d’hôtesse dans un bar spécialisé. Il y découvre un article écrit par une journaliste dont le nom ne lui est pas étranger depuis peu de temps.
Il prend contact avec elle mais Hsu veut bien l'aider, à condition qu'elle ait quelque chose à y gagner, et elle sait que ce sera le cas en le suivant, en lui permettant d'entrer dans ce bar dont il se fait jeter, il n'affiche pas le comportement d'un client normal sans être un vrai policier, en revanche il rencontre une ancienne collègue de Jiang qui lui explique qu'un certain Hao est impliqué dans ce qui s'est passé et qu'elle paya a sa place, elle n'en sait pas davantage malheureusement.
Un corps va être découvert, cette fois dans un immeuble en construction, un cadavre carbonisé, une nouvelle fois les apparences vont être trompeuses et le nom sur le permis de conduire retrouvé ne convient pas à la victime, Fan comprend rapidement que ce n'est pas un homme qui est mort mais une femme, une femme qui pourrait être So Ku-yun.
Les enquêtes vont se poursuivre et se s'entremêler, celle de la police qui cherche un tueur en série, celle de Fan, intimement impliqué puisqu'il semble que Jiang Xiao-meng soit sa fille, une enfant qu'il n'a plus vu depuis longtemps, depuis un accident domestique qui failli coûter la vie à la petite fille et qui pourrait être cette jeune femme remarquée par une caméra à proximité de l'hôtel. Sans oublier un passé qu'il ne parvient pas à oublier. il est des vaisseaux fantômes n'attendant que l'occasion de revenir à la surface pour nous inviter à leur bord et nous proposer de plonger vers les abysses avec eux.
Il est évident qu'il pense que Xiao-meng est la criminelle que les enquêteurs poursuivent. Et je n'oublie pas la curiosité professionnelle de Hsu Hai-yin qui comprend vite la vérité et progresse plus vite que des policiers peu motivés. C'est elle qui retrouve la mère de la chanteuse, fait le lien entre le crime et le disque...
Le tueur est là, proche, il les attend peut être.
Pas question de vous en dire plus, d'autant qu'au moment où je rédige ces lignes je n'ai vu que les deux premiers épisodes, en savoir trop aurait pu influencer ce texte. 8 épisodes seulement dans lesquels il est facile d'entrer pour avoir envie de savoir ce qui s'est passé.
Quoi de plus facile que défier des requins en se tenant de l'autre côté de l'épaisse vitre de l'aquarium, c'est ce que fait Philippe alors que son fils, Lucas, est effrayé de voir un plongeur nager entre les squales alors que son partenaire reste à la surface, au cas où il se passerait quelque chose. Mais c'est improbable.
Sauf si le nageur modifie son comportement en sortant un couteau et s'entaillant la paume. C'est un numéro pensent les spectateurs qui s'agglomèrent et filment attendant quelque chose de dramatique. Le requin-tigre attaque et arrache la main blessée. Le plongeur veut remonter, trop tard, Philippe et Lucas assistèrent à une scène qu'ils n'oublieraient jamais.
Six mois plus tard
Lucie Hennebelle était dans la maison de son policier d'oncle, Anatole, dans les combles où celui-ci passait son temps libre à monter des maquettes d'avions. Sa tante venait de trouver dans un tiroir verrouillé le dossier de sa dernière affaire : la disparition de Lætitia Charlent, 20 ans, une métisse aux allures de garçon manqué, au visage lumineux et cheveux noirs en frisettes de moutons, sans oublier un piercing à une narine.
Dans le dossier figurait l'empreinte d'une clé qu'Anatole n'avait pas eu le temps d'aller retirer pour cause d'infarctus, le 10 juillet. Il semblerait qu'il s'agisse d'un double de chez Julien Ramirez, suspect dans la disparition de Lætitia. Anatole avait probablement le dessein de pénétrer chez lui mais n'en avait pas eu le temps.
La disparition avait été signalée mais la police pensait à une fugue et n'avait pas vraiment enquêté. Anatole venait de prendre sa retraite mais connaissait la famille d'accueil de la jeune fille, il ne voulut pas rester inactif et enquêta de son côté amenant plusieurs témoignages que la police dut retenir et qui mirent le rôle de Julien Ramirez en lumière bien qu'il présentât un alibi ce qui fit penser à Anatole qu'il aurait pu avoir un complice.
Bref la tante espérait que Lucie, flic au 36, relance l'enquête.
Un soir Lucie retrouve son compagnon, Franck Sharko qui se prépare à passer une nuit d'interrogatoire afin d'élucider un double meurtre. Le policier parti Lucie appelle la nounou, Jaya, pour venir s'occuper des jumeaux. Pas question de parler à Sharko de son enquête sur Ramirez dont le dossier psychiatrique soulignait qu'il souffrait du syndrome de Renfield et s'excitait à la vue du sang, pratiquant l'autovampirisme puis la zoophagie. Le fait qu'Anatole avait indiqué qu'il y avait des bruits dans la maison ce qui intriguait Lucie qui voulait se rendre compte par elle-même avant d'impliquer la police.
Comment mieux faire qu'en pénétrant, par effraction, dans la maison. Ce qu'elle fit, alors qu'un SMS de Sharko la prévenait que les aveux étaient en avance et qu'il rentrerait dans une heure. Le temps allait lui manquait. Elle découvrait rapidement la porte donnant sur la cave, ouvre, descend quelque marche et se fige quand un cri retentit.
Elle reprend sa descente, glisse et dévale 5 marches sur les fesses sans lâcher son Sig Sauer.
De victime l'intruse découvrit un chat dans une cage et un élevage de sangsues. La cave est immense et le temps manque à la jeune femme, elle doit partir sans laisser de traces de son passage. Inutile puisque Ramirez est là et lui saute dessus. Elle est rapidement dominée, sent la mort proche mais dans un sursaut s'empare de son arme, tire.
Elle met du temps pour récupérer, le cambriolage est devenu un homicide et elle met du temps pour retrouver ses esprits, se voyant dans une cellule de 9m2. La Chevauchée des Walkyries résonne, elle décroche, Sharko lui dit qu'il vient de renvoyer Jaya, lui demande où elle est, si tout va bien.
Je viens de tuer un homme ! Reconnaît-elle.
Le choc est violent pour Franck qui voit l'avenir de sa compagne dans une prison, sous la menace des autres prisonnières guettant l'occasion de l'agresser. Une fois arrivé elle lui raconte les circonstances l'ayant conduit au meurtre.
Sharko commence à effacer les traces de l'agression, pas question de laisser la mère de ses enfants finir en taule. En attendant Lucie se demande si Ramirez était vraiment coupable ou victime des circonstances.
Le plus important : récupérer la douille, celle-ci reste introuvable. Parmi les solutions la meilleure semble être pour Sharko de récupérer l'enquête. Son couple en vaut le risque. Cela paraît si simple.
Paraît... avec Franck Thilliez vous pouvez être sûr qu'il n'en sera rien, le grain de sable n'est pas loin et le passé n'attend que l'opportunité de resurgir. Violemment !
Judgment at Nuremberg – 1961 – Stanley Kramer – 186'
Nuremberg vit en 1945 et 1946 le procès des criminels de guerre nazis. En 1947 ce fut le tour des hauts fonctionnaires du régime, dont les juges qui firent appliquer les lois du Reich, en matière de ségrégation raciale ou de stérilisation des handicapés mentaux.
Le juge Haywood est sorti de sa retraite par le gouvernement des états-unis pour présider le tribunal. 4 personnes, seulement, se trouvent dans le box des accusés, 3 plaident coupables. Le dernier, le juge Janning, pourtant doté d'une solide réputation, refuse de répondre à quelque question que ce soit. Lui qui fut l'un des rédacteurs de la constitution de la République de Weimar puis le ministre de la justice de Hitler.
Haywood reçoit des ''suggestions'' lui demandant d'être clément envers les inculpés, ce qui n'est pas une bonne idée, il déteste les tentatives de lui forcer la main. Il entend poursuivre le procès à sa manière en essayant de cerner la personnalité des 4 hommes présent dans le box. Pour ce faire il rencontre la veuve d'un général déjà condamné à mort, et exécuté, pour ses crimes. Il parle aussi aux domestiques de la demeure où il réside, et ceux-ci affirment, sans surprise, qu'ils n'ont rien vu, comme l'immense majorité de la population.
Le film interroge sur la culpabilité des exécutants, devenant surement exécutés en cas de refus d'obéissance, face à l'état. La justice est-elle dans l'âme et la conscience des hommes où dans les textes votés par leurs parlements ? Choisir les seconds au détriment des premières est-ce être coupable ? Le film l'affirme dans une scène remarquablement interprétée par Spencer Tracy. Pourtant l'avocat des accusés souligne que les Alliés étaient au courant de la Solution Finale, qu'ils auraient pu agir, qu'ils auraient dû le faire... qu'ils ont attendu, chaque jour équivalent à des milliers de victimes supplémentaires.
En 1961 l'époque est à l'oubli, le monde subit les affres de la ''Guerre Froide'' et la plupart des condamnés de Nuremberg, qui n'ont pas été exécutés bien sûr, ont été libérés, la plupart iront aux états-unis pour lutter contre le communisme, ancien allié du nazisme. Kramer sut éviter les risques du manichéisme, dirigeant parfaitement une distribution au niveau, Richard Widmark, le procureur, Maximilian Schell est l'avocat de la défense, Burt Lancaster est le juge Janning, sans oublier Judy Garland, Montgomery Clift, Marlene Dietrich et Spencer Tracy.
3 heures intelligentes, au cinéma c'est rare. Et dans la vie c'est impossible !
Jack Sparrow gara le black Pearl au bout de la jetée, se mira au passage dans le miroir de sa cabine, maquillage impec, foulard en place, avant de descendre il se pencha sur le bastingage pour vomir son petit déjeuner, décidément naviguer ne lui convenait pas. Il prit la direction du bungalow de Marlon, toqua, trois fois.
- Entre ! Cria Brando, je suis dans la cuisine, je me fais des tartines avec le beurre qui reste.
- Prêt pour le mariage de Mike ? dit Sparow.
- Sûr, cette fois on va lui faire une proposition qu'il ne pourra pas refuser. Pas de dégueuLas Vegas, ni de Thaïlande où il finissait en transe. Mo est en prison et demain il doit être à l'heure pour son mariage, y'en a marre des soirées qui finissent le nez dans la coke et Tyson en colère.
- Tu parles, ça m'a coûté 3 dents, ça passe pour un pirate mais les porte du Paradis sont restées closes jusqu'à la pose des implants.
- Ce soir on la joue soft, 1 bounty par personne et la nuit au monastère.
- Y'aura de la chaussée aux moines, j'adore.
- Tu n'oublieras pas les anneaux !
- J'en suis le Seigneur tu le sais.
Sur ce les deux amis s'éloignèrent, se demandant pourquoi les producteurs étaient passés des scénaristes aux séminaristes pour ce script. Ils redoutaient le pire.
Ensemble ils pensèrent que Marlon n'aurait pas dû finir le beurre.
Bienvenue sur ce blog ! Vous y découvrirez mes goûts, et dégoûts parfois, dans un désordre qui me ressemble ; y partagerez mon
état d'esprit au fil de son évolution, parfois noir, parfois seulement gris (c'est le moins pire que je puisse faire !) et si vous revenez c'est que vous avez trouvé ici quelque chose qui
vous convenait et désirez en explorant mon domaine faire mieux connaissance avec les facettes les moins souriantes de votre personnalité.