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15 juin 2020 1 15 /06 /juin /2020 08:00

 

 

 

 

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14 juin 2020 7 14 /06 /juin /2020 15:28

Phoebe Waller-Bridge – BBC America – 2018 en production – 3 x 8 épisodes

Entrons dans le EIS CAFE SCHLEKARIA de Vienne, nous y voyons une petite fille mangeant une glace à côté de sa mère, en face d'elle une jeune femme en fait autant en la regardant.

Elle attend qu'il soit l'heure pour elle de faire ce pour quoi elle est venue, celle-ci arrivée elle sort, et en profite pour renverser la glace de la fillette.

Juste pour le plaisir !

Eve Polastri travaille pour le MI5 mais s'ennuie dans cet emploi de bureaucrate, elle qui se rêvait espionne, sur le terrain, parcourant le monde, est bien déçue de ce qu'elle fait. Ce matin le réveil est difficile après avoir fêté l'anniversaire d'un ami la veille au soir. Elle arrive en retard et se le voit souligné par son chef.

Peu importe, l'affaire dont il est question est l'assassinat à Vienne d'un haut dignitaire Russe, Kedrin, en pleine rue mais dans un endroit non couvert par la vidéosurveillance. Le meurtre fut commis au moyen d'une lame très effilée qui tranchant en une seconde l'artère fémorale, la victime s'en rendit à peine compte avant de s'effondrer et de se vider de son sang sur le pavé autrichien.

Eve est sûre que le criminel est unE criminelLE, Victor Kedrin se serait méfié d'un homme s'approchant, pas d'une jeune et jolie femme, mais ses collègues ne prennent pas garde à cette affirmation. Néanmoins elle est sûre d'elle et pour en savoir plus veut interroger la compagne de la victime. Rencontre compliquée, cette dernière est sous le coup de l'émotion, et de divers produits qui altèrent son élocution, d'autant qu'elle s'exprime en polonais et que la traductrice ignore son vocabulaire trop imagé. Heureusement l'époux de Polastri est polonais et puisque Eve a enregistré son entretien il peut traduire, et assurer son épouse que l'assassin est une femme, avec de petits seins.

La jeune femme que nous avons vu manger une glace rentre chez elle, à Paris, croise une voisine, petit sketch entre les deux qui se

connaissent bien, elle rentre chez elle, souffle, les voyages ça fatigue...

Elle souffle jusqu'à la visite d'un homme qu'elle connait bien, Konstantin, celui-ci lui remet un petit bonus pour son ''travail'' et lui en propose un autre, en Toscane. C'est parfait pour Villanelle, le (sur)nom de la jeune femme qui adore les voyages.

Et les épingles à cheveux, pointues et pouvant faire office de seringue pour un résultat plus sûr.

Mais elle ne rate jamais une mission. Et en profite pour obtenir l'adresse d'un fabriquant de couverture en soie. Autant joindre l'utile à l'agréable.

Cette méthode est trop spectaculaire pour passer inaperçue, Konstantin le fait remarquer à sa partenaire, tout comme le fait que la compagne de Kedrin est toujours en vie et qu'il conviendrait que cela cesse.

Eve veut revoir ce témoin, hospitalisée et sous surveillance policière. À l'hôpital, avant d'interroger le témoin elle se rend aux toilettes, et y croise une jeune femme qui lui conseille de garder ses cheveux libres. Eve est aussi de cet avis et prend une minute plus tard le chemin de la chambre.

Pour constater le décès de l'infirmière, des deux policiers, et de son témoin qui a juste le temps de lui murmurer deux mots. Heureusement le jeune traducteur sur qui elle comptait s'était absenté pour aller chercher de quoi boire.

Le lendemain le supérieur de Polastri lui exprime son mécontentement, liste ses infractions qui conduisirent à la mort de 4 personnes et la vire, elle et son partenaire qui n'attendait que cela !

Eve n'en est pas triste cet emploi la décevait, et elle est sûre d'avoir raison.

Il fait déjà nuit quand quelqu'un frappe, elle découvre sur le seuil, non sans surprise, Carolyn Martens, dont la renommé en tant qu'espionne au service du MI6 n'est plus à faire, celle-ci lui fait,

indirectement, une proposition de travail, et lui avoue être sur la piste d'une nouvelle tueuse ayant déjà sévi dans une dizaine de pays depuis deux ans sans qu'il y ait la moindre trace d'elle ! Il suffit à Polastri d'être le jeudi suivant à 9 heures à son hôtel, mais à 9 h 10 il sera trop tard.

Il est des occasions qu'il est impossible de laisser passer parce qu'elles ne reviendront pas. Elle sera au rendez-vous, ce n'est pas divulgacher que de le dire, elle qui déjà avait retenu dans le flot

d'informations qu'elle analyser les agissements d'une tueuse d'un nouveau genre et dont elle reconnaît le style faute d'un mode opératoire répétitif. Elle avait toujours été fascinée par les criminelles allait en affronter une.

La partie d'échec peut commencer, cette fois ce sont les reines qui se font face, chacune cherchant à connaître l'autre, des adversaires que tout semble opposer, mais semble seulement...

J'ai vu bon nombre de séries depuis des années, quelques-unes très bonnes et une majorité de simplement correctes, Killing Eve rejoint le club, très fermés, des exceptionnelles.

L'histoire d'abord, né dans l'esprit de Luke Jennings, d'un côté une fonctionnaire aspirant à une vie plus intéressante sans savoir si elle supporterait d'en payer le prix, de l'autre une jeune, et belle, jeune femme, formée depuis son enfance pour être une tueuse et douée pour cela, pleine de ressources, d'imagination et de charmes, sachant se donner l'apparence d'une petite fille pour qui ne voit pas l'éclat sombre de son regard, le sourire se faisant alors morsure, et mort certaine.

Autour d'elles gravitent une distribution parfaitement choisie. J'ai eu plaisir à retrouver Kim Bodnia, Konstantin, après l'avoir vu dans The Killing et Bron. Tous sont excellents avec en tête d'affiche Sandra Oh, en rupture de Greys Anatomy et, surtout, Jodie Comer, jeune comédienne loin d'être une débutante qui incarne Villanelle avec une inquiétante justesse, jouant de la gamme de son talent pour incarner des personnages différents et des états d'âmes à la limite avec une finesse qu'il convient de saluer. Je ne suis pas le seul à le faire, tous les sites de metacritiques en attestent.

Une deuxième Jodie que je suivrais avec plaisir.

Vous l'avez compris, j'espère, une série à ne pas rater, sinon attention à qui vous allez rencontrer.

Il n'est pas nécessaire d'être une psychopathe pour en incarner une.

Mais ça peut aider...

 

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14 juin 2020 7 14 /06 /juin /2020 08:16

Guess Who's Coming to Dinner – Stanley Kramer – 1967 – 108' 

Quoi de plus banal, et stressant, que la rencontre d'un futur gendre avec sa belle famille ? Joey Drayton a 23 ans, elle arrive de San Francisco avec John Wade Prentice, docteur de 37 ans, et sous-directeur de l'Organisation mondiale de la santé.

Tout semble bien se présenter, le ''futur'' a une belle situation, même s'il est veuf d'une première épouse décédée dans un accident avec leur fils. Un détail pourtant inquiète le médecin, il est noir, et dans les états-unis de 1967 cela peut encore poser quelques problèmes, dans plusieurs états ce mariage serait illégal.

Matt et Christina Drayton s'affirment modernes et libéraux, n'ont-ils pas élevé leur fille dans le refus du racisme, la preuve ! D'autant que John affirme qu'il ne se mariera qu'avec l'approbation de Matt et Christina. L'occasion pour ceux-ci de faire la différence entre ce qu'ils professent, et leur réaction quand la réalité les rattrape.

Christina Drayton accepte rapidement les sentiments de sa fille, pour Matt il en va autrement, il va lui falloir du temps, l'intervention du père Ryan et de la bonne, Tillie, noire elle aussi, feront beaucoup pour son approbation. Autant vous le dire mais je suppose que vous le saviez déjà. Ce film œuvra pour le rapprochement entre les communautés et connut des difficultés dans certains états du sud.

La forme a un peu vieillie, le film est un peu bavard et le scénario rend les choses plus faciles avec un acteur noir qui présente bien, grand beau, et un personnage qui occupe une fort belle situation. Les deux familles sont de la bourgeoisie, la couleur de peau mis à part peu de choses les distinguent ou les séparent. Reste qu'en 1967 un tel film était courageux, qu'il est parfaitement dirigé et interprété.

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13 juin 2020 6 13 /06 /juin /2020 08:00

Le train s'approchait, halètement porteur de promesses plus sombres qu'il n'y paraissait. Ils étaient nombreux sur le quai, blottis les uns contre les autres pour se réchauffer, un peu, pour se rassurer, beaucoup. Les places assises seraient rares, les hommes tirèrent à la courte paille pour savoir qui en profiteraient.

Un grincement strident marqua le début du freinage, tous, avec leur sensibilité d'écorché vif, en frémirent comme si c'était celui d'une porte donnant sur cet ailleurs qu'ils devinaient, qu'ils redoutaient. Les échanges de regards remplacèrent les murmures. Bonjour est simple, dit-on, mais au revoir, à l'inverse, est plus compliqué.

Les enfants saisirent leurs maigres bagages, je regrettai d'être là, si médiocrement vêtu...

Je sentis un poids sur mon épaule, ouvris les yeux. J'aurais mis ma main au feu que c'était la réalité, mais non, seulement un souvenir lointain : la même gare, le même quai, mais devant moi le TGV patientait, ronronnant comme un chat.

M'installant sur mon siège je soupirais, l'angoisse et le soulagement si imbriqués que les séparer m'aurait été impossible.

Je n'avais pas pris le train depuis 60 ans, aujourd'hui c'était en première, l'autre fois j'avais bien cru que c'était en dernière !

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12 juin 2020 5 12 /06 /juin /2020 08:00

 

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11 juin 2020 4 11 /06 /juin /2020 08:00

L'insatisfaction fait progresser, le contentement sclérose.

Être n'est pas un choix.

Dans certains cas contourner l'ennemi est le meilleur moyen de le prendre de face.

Tant prennent ce qu'ils croient être 2018 pour ce qu'ils sont.

Une prière c'est l'âme s'interdisant de chercher en elle du secours.

L’église sur l’emplacement d’un culte pré-chrétien sait-elle qu’à son tour elle sera remplacée ?

Je me fait l’effet d’être le seul auteur posthume de son vivant

Le mal est l’ombre de l’humain projetée par sa peur d’ouvrir les yeux.

Il a intégré le mobilier urbain. Les passants ne lui donnent pas une pièce pour soulager leur vessie mais leur conscience. Où est la différence ?

L’unique moyen de se débarrasser d’un fardeau est de connaître sa nature.

Qui regarde l’abîme, l’abîme le regarde. Que se passe-t-il quand c’est l’inverse ?

L’absence est un océan dans lequel il est difficile de se perdre volontairement.

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10 juin 2020 3 10 /06 /juin /2020 08:00

- J'ai ramassé dans mon jardin

Des tintements d'un clocher voisin

Apportés par le vent et l'envie que demain

Au jour naissant ne me reste plus rien.

- J'ai redessiné mon jardin en long,

Entre deux collines, dans un vallon,

Y aie semé quelques blés blonds

Fait mes devoirs, appris mes leçons.

- De mon jardin les boutons d'or

Garnissent les murs de mon décor.

Ils me disent quel fut mon sort,

Pourquoi ces traces sur mon corps.

- Dans mon jardin il est un lieu,

Garni de ruches sur fond de cieux.

Pour quelles s'y noient je les veux bleu

Bourdonnantes de vie quand il pleut.

- Au fond de mon jardin il reste un mur

Couvert de baies, groseilles et mûres,

Une maison qu'en mon âge mur

Je sais envahi des spectres qui m'eurent.

- Et m'enfer mère dans une seigneurie,

Où je suis un serf, un valet soumis

À des regards froids et aigris

Dans ce jardin où nul ne rit.

- Des mots sillon creusant sans cesse

La terre de centre où ne passent

Que des peut-être qui me blessent,

Qui ne germent qu'en promesses.

- Quelle eau potable irriguerait

Un temps perdu et oublié

Sur ce puits je me penchai

Sans voir mon ombre ou mon reflet.

- J'ai pris l'échelle, l'ait accroché,

À la margelle, me suis glissé

Dans l'illusion, l'halluciné,

Dans ce jardin, qu'ai-je amassé ?

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9 juin 2020 2 09 /06 /juin /2020 08:00

CACATOÈS

 

 

 

 

 

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8 juin 2020 1 08 /06 /juin /2020 08:10

Motorô Mase – Kazé Seinen – 2013 traduit du japonais par

Jacques Lalloz, adaptation et correction : Josselin Moneyron - 10 tomes
 

La cérémonie marquant la rentrée se termine, c'est le moment de l'injection voulu par la ''Loi pour la sauvegarde de la prospérité nationale''. Les infirmières sourient mais les enfants regardent s'approcher l'aiguille en pleurant.

Tous vont y passer, c'est comme ça ! Après quoi la directrice les félicite et précise que :

Chacun doit profiter de sa vie, l'appréhension de sa mort prochaine élevant le degré de conscience populaire qui permet d'augmenter la productivité de la société.

Fujimoto Kengo grandit, passant sans encombre le délai fatidique et regardant ses ''obligations'' avec distance, à l'inverse de ses collègues alors même que lui est rappelé l'utilité du système, la baisse du nombre de suicides et d'acte de délinquance alors que le PIB et la natalité progressent d'année en année. Soudain un homme se lève, s'insurge, dénonce un jeu de roulette russe avec la vie des gens, sa sœur faisait partie du millième de la population condamnée. Il n'a pas le temps d'en dire plus.

Les citoyens ayant reçu la capsule fatidique reçoivent 24h avant leur mort un préavis indiquant le jour et l'heure exacts de leur décès :

C'est ce document que Fujimoto et ses collègues sont appelés à délivrer. Le jeune homme pourtant doute de la validité de son devoir d'autant qu'il doit connaître la vie de l'intéressé(e) pour remplir sa mission avec humanité.

C'est le soir qu'il livre son préavis, et quand il s'annonce chacun sait pourquoi il est là. C'est à la mère du futur défunt qu'il donne l'attestation, supporte les pleurs de la récipiendaire jusqu'à ce qu'elle signe le récépissé.

Pour autant la société n'est pas idéale, Yosuke Kamoi le sait bien qui dut voler un cd sous la menace, se fit prendre et fut sévèrement puni par ceux qui l'avaient mandaté qui lui écrasèrent leurs mégots sur la tête. 4 ans ont passé mais il n'oublie pas et ses brûlures font toujours mal.

Il est surpris quand sa mère vient le voir dans sa chambre, plus encore quand il apprend qu'il entame la dernière journée de sa vie.

Autant l'utiliser d'une manière qui lui fasse du bien !

Fujimoto est prévenu de la disparition de Kamoi, mais le cas est prévu. Si un condamné se livre à des actes répréhensibles sa famille sera pénalisée en ne touchant pas sa ''pension familiale de prospérité nationale'' et en devant payer des dommages et intérêts. Au tour de Shimoyama, le chef de ceux qui le terrorisèrent si longtemps.

Mais la vengeance ne semble pas si agréable, trop longtemps après elle n'avait plus de goût. Que lui restait-il d'autre que mourir seul au bord d'un chemin forestier ? Quand ses exactions furent connues Fujimoto prit conscience que sans l'Ikigami Yosuke ne serait jamais passé à l'acte.

Les Komatsuna sont un duo de musiciens jouant un peu partout pour gagner leur vie formé de Torio Tanabe, l'interprète, et de Hidekazu Morio, le compositeur. Ils se produisent depuis un an quand, un soir, Yu'ichi Satake vient les voir mais ne veut écouter que Tanabe.

Kengo visite le lieu de production des capsules, des vaccins, des seringues, découvre une organisation segmentée afin que le secret soit complet.

Tout un système complexe paraissant ne pas laisser place à l'erreur. Fujimoto en sait plus mais cela n'allège pas son rôle.

Tanabe et Morio se sont séparé, le premier était trop heureux de se voir offrir la chance de devenir une vedette bien que son futur ex partenaire lui promette une carrière courte. Ce que les faits finissent par corroborer. Il ignore que Kengo vient de recevoir un nouvel Ikigami à livrer, à son nom.

Il reste 24 h à Tanabe alors que son ex partenaire a un accident et se trouve dans le coma. Une journée ça passe vite, pour le condamné qui peut enfin passer à la radio, une chance qu'il ne peut laisser passer, l'opportunité d'interpréter ''Un signal sur le bord de la route'', de Komatsuna, une chanson que Morio entend puisqu'il réagit et se réveille à l'instant ou son ami meurt.

Sans l'Ikigami Tanabe aurait suivi un chemin différent de celui qu'il espérait, Morio serait peut-être mort, naturellement...

Ce manga nous montre comment chacun peut employer sa dernière journée, en bien, en mal, alors que Fujimoto voit croître ses questions sur son rôle et l'utilité de cette injection.

Je n'ai pas encore vu le film tiré de ce manga, ça viendra !

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7 juin 2020 7 07 /06 /juin /2020 08:10

Bad Day at Black Rock – 1955 – John Sturges – 81'

Il y a plusieurs années que le train ne s'est pas arrêté à Black Rock (Arizona), un village oublié au cœur du désert. Cela arrive pourtant et un homme seul en descend, amputé d'un bras et qui commence à interroger les gens qu'il croise sur le moyen de se rendre à Adobe Flat. Mais personne ne le sait, ou ne veut le dire, au contraire, l'évocation de ce lieu provoque des réactions négatives.

John J. Macreedy est venu voir Komoko, un fermier japonais établi dans la région en 1941. mais, lui dit-on, cet homme n'a pas eu de chance, Pearl Harbor ayant eu lieu quelques mois plus tard il fut interné en camp de concentration, comme beaucoup d'immigrés nippons, et même d'américains d'origine japonaise.

La réalité est bien différente, après la nouvelle de l'attaque sur le port américain les habitants de Black Rock n'ont pu contenir leur rage, leur haine, leur frustration également et ont incendié la ferme de Komoko, avec lui à l'intérieur, sous la direction de Reno Smith, propriétaire du terrain, humilié de n'y avoir trouvé la source que son locataire sut découvrir autant que par le refus de l'armée de l'incorporer.

Après s'être monté le bourrichon et augmenté son taux d'alcoolémie, avec quelques complices il avait pris la direction de Adobe Flat sous le regard de la population dont nul élément ne se manifesta pour s'opposer à ce qui allait arriver.

Macreedy était venu remettre à Komoko la médaille de son fils mort au combat dans la 442 RCT. Le film de John Sturges dénonce le sort réservé à la population nippo-américaine mais aussi le maccarthysme alors en vogue avant qu'il ne s'effondre en même temps que son incarnation.

La faute est commise, le crime est perpétré, la honte touche chacun de ceux qui vit mais ne fit rien.

Comment expier, peut-être en... Une mort en paie-t-elle une autre ? Ça reste à prouver. Faites-vous votre opinion, vous êtes du bon côté, dans la réalité il n'en irait peut-être pas de même, et pour moi non plus.

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Bienvenue sur ce blog ! Vous y découvrirez mes goûts, et dégoûts parfois, dans un désordre qui me ressemble ; y partagerez mon état d'esprit au fil de son évolution, parfois noir, parfois seulement gris (c'est le moins pire que je puisse faire !) et si vous revenez c'est que vous avez trouvé ici quelque chose qui vous convenait et désirez en explorant mon domaine faire mieux connaissance avec les facettes les moins souriantes de votre personnalité.

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