Ovni soit qui mal y pense ! S'écrie le petit prince, sans rire, ma noble nature n'est-elle pas le permis d'imposer à chacun mon bon plaisir, futile mauvais ? Quel intérêt y aurait-il à sentir dans mes veines bouillonner le sang d'ancêtres glorieux si ce n'était pour m'en targuer ?
Je n'ai point de qualité, soit, c'en est donc déjà une, immense, aussi infinie que l'absence.
Certes, nul n'a le bon goût de m'obéir et pour obtenir de quoi me sustenter je mendie, racontant en des lieux louches et interlopes les frasques de mes aïeux, recevant obole pour que je me taise.
Mais, les fous taisent-ils ce qu'ils voudraient être, n'ai-je que les muses à taquiner, produisant les flots cons d'une diatribe fluviale m'entraînant vers la mer sur l'amer radeau, de vie, d'une inspiration gonflant les voiles de mes poumons autant que les oreilles de mes auditeurs, prompts à râler tandis qu'agonise une patience dont je retourne les cartes sans parvenir à jouer la dernière.
Faire, défaire et recommencer, Sisyphe ayant appris, trop tard, que nul ne fait d'omelette sans casser des Zeus, serait-il sorti de la cuisse, droite, de Jupiterminator !
Dessine-moi un mouflon, les moutons ont été égorgés pour l'Aïd, leur sang est l'encre inépuisable emplissant le stylo d'une imagination m'entraînant tel Pégase après qu'il fut né du sang de Méduse, décapitée par Thésée vous afin que dans le silence d'une sérénité retrouvée Saint Tex mex-plique les abrupts mystères de lendemains qui méchantent.
Christian Torpe – 2017 – Une saison de 10 épisodes – Spike
Bryan se réveille dans les bois chatouillé par une araignée et vêtu d'un uniforme. Il regarde le jeune berger allemand près de lui, note que le chien porte des plaques militaires et qu'il s'appelle Rufus. Dans ses poche il trouve une carte au nom de Bryan Hurt. Le sien ? Rufus se met à aboyer en direction de la brume qui descend de la montagne puis détale dans sa direction. Bryan ne peut le retenir et le perd de vue dans le brouillard. Il s'arrête en l'entendant crier de douleur, repart, et découvre le cadavre de l'animal. Paniqué il s'enfuit dans la direction opposée. En ville il entre dans le poste de police et tente d'expliquer qu'il y a quelque chose dans la brume. Les flics le pensent drogué et l'enferment.
Eve Copland est professeure et son directeur lui fait part des plaintes de parents suite à ses cours d'éducation sexuelle, mal vus dans cette petite ville. Elle va s'en tirer avec une mise à pied et envisage avec Kevin, son mari, de déménager, bien que ce dernier aime beaucoup cette région. C'est l'heure de conduire Alex, leur fille, assister au match de l'équipe de foot du lycée où joue Jay Heisel avec le meilleur ami de la jeune fille, Adrian, jeune gay mal vu de son père et des garçons de son âge.
Dans une étable Mia Lambert échappe à l'homme qui la bat pour la faire parler, le tuant avec une fourche. Puis elle visite la maison où elle habitait, ignorant que la propriétaire est morte. Le nouveau lui conseille de s'adresser au notaire pour récupérer ses affaires. Ça ne lui suffit pas et elle revient la nuit suivante pour fouiller l'abri de jardin où elle a laissé quelque chose. Peu discrète elle est surprise et finit en prison, avec Bryan.
Au petit matin les parents d'Alex la découvre bouleversée, elle raconte avoir bu, trop, et avoir été abusée, par Jay, d'après Adrian. Dehors, Nathalie, une vieille dame s'étonne des grenouilles quittant la rivière, des oiseaux fuyant la montagne, dans les archives du journal local elle trouve que cela et déjà arrivé, que six hommes furent tués, officiellement par un ours... Alex et sa mère décident de s'éloigner, en route elles s'arrêtent dans un centre commercial.
Le brouillard arrive en ville, opaque, surprenant au début il devient rapidement inquiétant par les incidents qu'il provoque, un homme par exemple tue le mari de Nathalie, avant de se suicider.
Dans le poste de police Kevin Copeland qui était venu voir ou en était l'enquête sur le viol d'Alex est aussi inquiet que les policiers, et les prisonniers. Ils échappent à l'attaque d'un policier fou qui laisse échapper un insecte par la bouche quand il meurt. Il faut s'enfuir, l'abri le plus près est l'église où un petit groupe se réunit alors qu'un autre se trouve dans la grande surface.
Lieux et personnages sont en place pour une, nouvelle, série adaptée d'une nouvelle de Stephen King. Rien n'est clair, forcément, sur la nature (?) de ce brouillard, d'autant qu'il y a des militaires dans la région, deux se sont pendus dans le centre commercial comme s'ils savaient ce qui arrivait. L'armée est-elle responsable ? Est-ce pire ? On peut l'espérer malgré le démarrage gentillet. En espérant que The Mist ne suive pas l'exemple de Under the Dome, dont les débuts étaient bons mais dont la trop longue suite avait été poussive. À trop vouloir en faire les producteurs sabotent leur produit.
En espérant ne pas rester trop longtemps dans le brouillard, l'ennemi alors serait l'ennui.
Des capacités inutilisées génèrent une souffrance, et employées... aussi. Mais elle aussi est utilisable.
La vraie jouissance ravage tout et abandonne l’âme hagarde sur une rive qu’elle pensait, espérait, inaccessible.
La Vie nous manipule par le plaisir, le piège n’est pas d’y céder mais de s’y perdre alors que s’y trouver est possible.
La vie est sortie d’un bouillon infâme, condition nécessaire à son apparition, la conscience n’a pas émergée de sa fange originelle, elle flotte dans un milieu amniotique difficile à imaginer, la naissance est proche, je sens les contractions.
Inutile de s’offrir à une force pouvant prendre ce dont elle a besoin.
La communication est une idole rémunératrice basée sur la résurgence de l'instinct grégaire causée par l'angoisse du monde qui s'approche.
Un cadavre est un parfait engrais pour le champ du délire.
Pas de différence entre victimes et bourreaux. Pantins au service d’une cause qu’ils ne comprendront jamais parce que rien en eux n’est assez solide pour admettre un tel savoir.
La croyance s’impose quand le savoir devient inaccessible.
Le savoir veut parfois au-dessus de ses moyens.
Nous sommes des enfances, condamnées à disparaître sans nous éteindre, ou à nous éteindre sans disparaître, laissant les traces de nos vies pour que d’autres, nous, adultes, apprenions de ce par quoi nous venons de passer.
J'ai toujours été mauvais conducteur, c'est pour ça que j'ai fait disjoncter la chaise électrique. Les matons se sont regardés, le dirlo de la taule faisait la gueule et les spectateurs avaient le bourdon, grave. Fin du spectacle avant le début, autant dire qu'il aurait fallu bien chercher pour trouver une trace d'humanité dans leurs regards. Manifestement ils attendaient ça, réaliser leur fantasme, tuer légalement et par personne interposée, le pied intégral.
Sous ma cagoule, celle-là est pas interdite mais obligatoire je les entends, mais non, aucune chance de recommencer, pour une fois que la loi est de mon côté... et moi du sien.
Je vais retrouver ma cellule, bonne journée. J'ai gratté une clope, la meilleure puisque la dernière, et un verre de rhum, pour mon dernier repas j'avais demandé de la tête de veau, j'la digère pas mais je m'en fichais... tant pis, tant mieux!
Au menu ce soir, désolé, pas de viande froide mais je crois que les cornichons ne manqueront pas.
Haunted Spooks – Hal Roach & Alfred J. Goulding – 1920 – 25'
La pauvreté a peu d'avantage et cette jeune fille en sait quelque chose. C'est donc avec joie, mais non sans surprise, qu'elle se découvre héritière d'un immense domaine. Une condition pourtant est mise à cette entrée en possession du leg : elle doit y résider pendant un an avec son mari. La demande lui pose problème puisqu'elle est célibataire. D'un autre côté un jeune homme essaie tout ce qu'il peut pour obtenir d'une riche héritière qu'elle l'épouse. Sans succès et cela l'amène à s'essayer au suicide à de multiples reprises avec des moyens improbables et propices aux gags.
L'avocat qui a présenté l'affaire à la première personne lui suggère de trouver un faux époux. Ce qui, sans surprise, finit par tomber sur le jeune homme qui trouve ainsi un dérivatif à son spleen.
Le faux couple découvre, avec plaisir, les lieux mais ignore une des subtilités du testament, à savoir que l'oncle de la jeune femme hériterait au cas ou celle-ci ne remplirait pas la condition demandée.
Après réflexion il décide pour faire partir ses concurrents de faire passer la maison pour un lieu hanté et pour donner plus de crédibilité à cela il se transforme lui-même en fantôme.
Comme d'habitude les gags se succèdent avec les situations, dont celui, devenu un classique, des cheveux qui se dressent sur la tête.
De Lloyd bien sûr.
C'est au cours de ce tournage que Harold aura un accident avec une explosion mal maitrisée qui le blessera gravement au visage et à la main droite, arrachant le pouce et l'index. Après plusieurs mois d'interruption le tournage put reprendre, l'acteur portant des prothèses et un gant couleur chair. Par la suite il utilisa prioritairement sa main gauche sans qu'il soit possible de se rendre compte de son handicap.
Vous comprendrez mon hésitation à prendre la parole devant vous ce soir, hier ministre de la boucherie, je veux dire ''des armées'' je suis désormais ministre de la santé. Je passe des képis aux calots, des carabines aux seringues, des Kader hantant les rues de Kaboul à ceux nettoyant les couloirs des hôpitaux publics.
Mes ambitions sont grandes, mes buts seront ceux qui vous anime, ne croyez pas que ces termes soient le kapok gonflant ce discours appelant à votre soutien, au contraire, ils sont le chant kantelien des espoir que vous mettez en moi et que je ne décevrai pas ; vous connaissez ma carrière, avez suivi son évolution, toujours au service des nécessiteux, à l'écoute d'un égo tourné ers l'amour de mon prochain, qu'il ait ou non, soutenu ma campagne, ceux qui ne l'auront pas fait seront fusillés, non, c'est un écho de mon poste précédent, seront pris en compte, courant, à la mesure de leurs mérites.
Tous nous allons concourir à ce que la santé de nos sicontoyens soit la préoccupation première de ce nouveau gouvernement, certes composé des mêmes personnes que les 17 précédents, mais chacune ayant une nouvelle affectation finira par trouver celle qui verra éclore des talents inexploités, des dons ignorés au service d'une collectivité depuis trop longtemps traitée par dessus la jambe. Nos bras donneurs de leurs forces ultimes ouvriront la porte d'un avenir glorieux dont vos efforts seront la cheville ouvrière propice à l'édification d'une santé dont nous profiterons tous.
Enfin presque.
Ne voyez pas au fait que le kaiser soit mon père une pression pesant sur vos épaules, pas plus dans les hommes armés entourant l'édifice une contrainte.
Le choix vous appartient, c'est pour vous aider qu'il est entre moi, et moi.
Bienvenue sur ce blog ! Vous y découvrirez mes goûts, et dégoûts parfois, dans un désordre qui me ressemble ; y partagerez mon
état d'esprit au fil de son évolution, parfois noir, parfois seulement gris (c'est le moins pire que je puisse faire !) et si vous revenez c'est que vous avez trouvé ici quelque chose qui
vous convenait et désirez en explorant mon domaine faire mieux connaissance avec les facettes les moins souriantes de votre personnalité.