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1 août 2020 6 01 /08 /août /2020 08:00

L'aube se lève, une fois encore, la dernière, pour moi, ici. Dans deux heures je quitte la Terre, le clairon a retenti à 6h, pile, comme d'habitude. Distribution du paquetage, équipement complet, scaphandre, et lamparo, souvenir d'une expédition nocturne avec mon père sur le lac de Constance. S'il avait moins bu avant d'embarquer il ne serait pas tombé à l'eau, si, moi, j'avais bu davantage je l'aurais sauvé.

Cette nuit là je fis la meilleure collecte de piranhas de toute ma vie. Mais je m’égare, la camomille peut-être, je les soupçonne de lui adjoindre quelque poudre magique fruit de la chimie plus que de la biodiversité terrestre.

Le vaisseau est magnifique, animal assoupi dans l'attente de l'ordre de son maître, mélange de modernité absolue et d'un passé inoubliable. D'abord le départ, catapulte antigravitationnelle qui me permettra, en une culbute, d'expérimenter l'apesanteur, puis les voiles s'ouvriront et le vent solaire nous poussera.. Phaeton moderne tenant les rênes du char apollinien laissant derrière lui dans les yeux émerveillés des spectateurs des proverbes que leurs descendants répéteront alors qu'ils en auront oublié l'origine.

Autant qu'un Éole cosmique ce sont les rêves de milliards d'âmes qui nous pousseront au travers des galaxies, entre comètes et trous noirs, astéroïdes et supernova, jusqu'à la destination ultime, le but pour lequel fut conçu cet appareil dont je suis le seul locataire : l'Enfer !

Oh ! Merde, j'vais retrouver mon père...

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31 juillet 2020 5 31 /07 /juillet /2020 08:00

Michel Bussi – Pocket 15758 – 2013  

La Réunion.

15 h 01 Liane Bellion rejoint leur chambre d'hôtel, elle en informe simplement son mari et leur fille. Le barman la regarde, il faut dire qu'elle est la plus belle fille de l’hôtel Alamanda.

15 h 04 Elle entre dans la chambre non sans avoir marché sur le sol tout juste lavé du couloir.

16h 02 Martial, l'époux de Liane va voir ce qu'elle fait. À 16 h 06 il se fait ouvrir la porte, c'est son épouse qui a la clé et elle ne répond pas. Or la chambre est vide mais des vêtements sont dispersés, un vase est renversé, un décor pouvant laisser penser à une scène de ménage. Surtout les taches rouge sur le drap !

Aja Purvi est capitaine, c'est elle qui se rend à l’hôtel Alamanda, c'est Martial qui a insisté pour que l'on prévienne la gendarmerie. Pour elle la belle touriste est partie s'amuser, elle changera d'avis quand son collègue lui parlera du sang. Et puis en interrogeant la femme de ménage elle apprendra qu'il rejoignit sa chambre plus tôt qu'il l'avait dit, et qu'il avait emprunté un grand chariot à linge, le genre pouvant contenir un corps, surtout petit comme celui de Liane.

Les Jourdain sont un couple que les Bellion ont rencontré sur place comme cela arrive souvent. Sofa, diminutif de Josapha, s'étonne que sa maman ne soit pas là, que leur chambre soit inaccessible, mais son père ne peut pas lui dire que c'est à cause des empreintes.

Aja convoque Martial, le met au courant de ce qu'elle a appris à propos du chariot, plusieurs témoins l'ont vu, mais Martial nie, ou ne se rappelle plus. La policière peut être sûre d'elle, tout montre que c'est le touriste qui ment. Finalement il reconnaît les faits, et donne son ADN, en révélant en ôtant son t-shirt une estafilade sur son torse.

Pour les gendarmes l'affaire est simple, Martial et son épouse se sont disputés, il la tue, par accident.

Sofa est petite mais sait voir, entendre, comprendre, elle sait que son père peut être bizarre, surtout depuis que maman est partie.

Et un autre corps, celui de Rodin, un pauvre du coin, est découvert, peut-être quelqu'un qui en aurait trop vu. Aja peut constater que le sang est bien celui de la disparue, il y en avait aussi sur le couteau retrouvé planté dans le corps de Rodin.

Martial n'a plus qu'une solution, il sait que l'étau se resserre alors il fuit avec Sofa dans sa voiture de location, et, contrairement aux attentes et espérances policiers, il parvient à déjouer la traque dont il sait être l'objet. Il gare la voiture à sa place, chez le loueur, c'est tellement évident que personne la trouvera, ensuite il cherche une maison vide, genre RBNB, et la trouve. Par chance il n'y a personne, ça leur permet de pouvoir se reposer.

Ils regardent la télé, doucement pour passer inaperçus, et Sofa apprend les nouvelles, son père a-t-il tué sa maman ?

L'enquête se poursuit pour retracer le parcours du couple, la capitaine Purvi apprend que Liane était allé se plaindre à la police.

Mais la protection de la maison est temporaire, il faut partir, et au passage Sofa trouve le corps de la propriétaire. Penser que son père est l'assassin est logique. Mais Martial a-t-il le choix ?

En fouillant la vie du métropolitain la gendarmerie découvre qu'il eut un autre enfant, qui mourut noyé, sur une plage de la Réunion.

Le fuyard est imaginatif, il coupe les cheveux de sa fille pour qu'elle passe pour un garçon, ainsi elle peut aller faire les courses.

Les grands moyens sont utilisés, les hélicoptères sillonnent le ciel, observent, cherchent, et la première épouse de Bellion affirme qu'il est incapable de faire du mal à une mouche. Pour un homme soupçonné de trois meurtres ça surprend.

Mais Purvi s'interroge, et si elle avait prit le problème à l'envers ?

La gendarmerie se rapproche, Martial est à portée de fusil, il porte Sofa pour aller plus vite mais les gendarmes se rapprochent. Il doit escalader le volcan et redescendre de l'autre côté.

Liane... Allons, vous me connaissez, je ne vais pas vous révéler la fin, ce serait inutilement cruel. Michel Bussi sait tisser son piège, y faire promener ses personnages et balader ses lecteurs. Un voyage dépaysant sur l'île de la Réunion, j'ai presque l'impression d'y avoir fait un tour. Presque !

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30 juillet 2020 4 30 /07 /juillet /2020 08:00

 

 

 

 

 

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29 juillet 2020 3 29 /07 /juillet /2020 08:00

Les sorcières dit-on, sont des êtres redoutables,

Filles de la nuit et des passions humains,

Aimant la compagnie, elles invitent à leur table

Djinn, éfrits, succubes, les enfants de la haine.

 

Qui tous autour du feu narrent leurs aventures,

Les peurs à exploiter pour que demeurent esclaves

Ambitieux et pervers, amateurs de tortures,

Ceux dont l'aspect tranquille, masque des cœurs de lave !

 

Untel a l'air sympa, un scarabée serein,

Au sourire spontané mais à l'âme implacable.

Un autre est renfrogné, murmurant dans son coin

Cent corps réfrigérés dorment dans son étable.

 

Ainsi va le festin, pimenté au curare,

Sous l’œil vert et moqueur de maître Salamandre,

Premier en hiérarchie dans l'ordre des lézards,

Susurrant ses mensonges à qui peut les entendre.

 

Au dessert apporté peu en profiteront,

Confit de maléfices et strychnine pour sucre.

Un poids sur l'estomac que ne supporterait

Qu'amateur de poisons et amoureux du lucre.

 

Sont lourds à digérer ces plantureux repas

Ceux dont vous pouvez dire : ça va durer... ou pas.

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28 juillet 2020 2 28 /07 /juillet /2020 08:00

An Ultimate Consumer Durable

 

 

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27 juillet 2020 1 27 /07 /juillet /2020 08:00

The Lucifer Principle (1995) – Howard Bloom – 2001 – Le Jardin des Livres – Traduit de l'américain par Aude Flouriot

Dans ce livre Bloom présente l'ensemble des règles naturelles tissant une toile aussi effrayante qu'épouvantable, l'ensemble des pulsions dont la Nature nous a doté. Ce que nous appelons le mal, pour pousser le monde humain vers des niveaux d'organisation supérieurs. La Nature est sans pitié pour ses pions, seuls ses projets importent, nos qualités produisent le pire. Notre dévotion pour le bien produit les plus infâmes atrocités, nos idéaux sont des excuses pour haïr. Le mal porte un masque d'altruisme.

Dans l'antiquité romaine Marcion affirma que le mal était la volonté divine mais qu'il était une conséquence, une composante de la création. La haine, la violence, l'agression et la guerre sont les éléments d'un plan évolutionniste.

Le mal est partie intégrante de notre structure biologique, c'est le péché originel proposé par saint Paul. La culture, la civilisation et les émotions animant la bête sociale génèrent une sociologie dépassant les limites des concepts déjà en place. La Nature ne veut pas nous sauvez de nous même et l'ennemi est en nous parce qu'elle l'y a placé pour une raison que nous devons comprendre pour la déjouer.

De fait Lucifer est l'alter ego de Mère Nature. L'évolution concerne les individus mais aussi les groupes, et plus encore, les superorganismes, entités rassemblant nombre d'individus autour d'un attracteur central. Bloom est un défenseur de la mémétique, comme Richard Dawkins. Le mème étant un élément socio-culturel mais à l'instar d'un être vivant cherchant à se multiplier, à envahir de nouveaux esprits, il se transmettrait par l'imitation. C'est un noyau d'idées autoréplicant devenant un ciment civilisationnel donnent à une culture sa forme distinctive, générant des êtres intolérants ou ouverts à la diversité.

Alors que le gène fut longtemps le réplicateur dominant, le mème est son successeur, plus efficace, plus rapide, n'étant pas limité par des contraintes biologiques mais transcendant les limites cultuelles. Les superorganismes sont capables des pires atrocités pour préserver leur place dans la hiérarchie, et surtout à massacrer les autres groupes pour éprouver leur domination. Le groupe se structure pour assurer sa survie, celle de ses représentants, tant que ceux-ci obéissent aux loi, qu'il y en ait dix ou davantage.

Pourtant l'individu lui-même n'est pas important, loin de là, il peut être remplacé par un autre, presque identique, il ne manque pas d'éléments utilisables. Les mâles étant bien moins nécessaires que les femelles, pour assurer la reproduction du groupe celles-ci sont plus importantes sans qu

L'histoire regorge d'exemples où la cruauté fut utilisée pour assurer la suprématie d'un superorganisme face aux éléments d'un autre, car eux aussi s'affrontent, sont en compétition, pour survivre, pour évoluer, pour obéir à la règle de la vie de toujours avancer. Quelques millions de morts n'ont pas d'importance. La guerre semble partie intégrante de la vie, depuis les fourmis jusqu'à l'homo sapiens. Que celui-ci soit plus complexe ne veut pas dire qu'il est plus intelligent, la preuve ! Tuer fait partie de nous, une pulsion présente dans les formes archaïques de notre cerveau.

Depuis le big bang puis l'apparition la plus primitive de la vie celle-ci n'a pas cessé de progresser, jusqu'à nous créer comme un emballage pour la transporter et la transmettre. Les gènes construisaient un organisme, les mèmes façonnent une culture, une forme de vie plus complexe.

Dans son livre Bloom essaie de voir les agissements de la Nature mais en gardant un regard ''humain'' séparant le bien du mal, comme si pour Elle cela signifiait quelque chose. Même Lucifer sous entend l'existence d'un dieu qui serait bon. Bloom lui-même semble le héraut d'un mème, mais qui ne l'est pas.

Il survole l'histoire humaine, dénonce les atrocités commises sur tous les continents par notre espèce comme si la destruction n'était qu'un moyen pour la vie de mélanger ses cartes pour les redistribuer. Inutile de nous demander pourquoi, dans quel but, les réponses que nous apporterions seraient fantasmées.

Dans des textes postérieurs Howard Bloom poursuit son questionnement, peut-être aurais-je l'occasion de les lire et de vous en parler.


 

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26 juillet 2020 7 26 /07 /juillet /2020 08:12

Saddle the Wind – Robert Parrish – 1958 – 84'

 

Quel meilleur film pour terminer ce mois Robert Taylor que ''Selle le Vent !'' (traduction réelle du titre original) ? Taylor y interprète Steve Sainclair, un ancien hors-la-loi de retour chez lui pour y mener une vie normale dans son ranch ''Double S'', bien loin de celle qu'il mena jusqu'alors. Impossible pourtant puisque son frère, Tony, installé tout près, beaucoup plus jeune et le prenant pour modèle, n'a de cesse de causer troubles et ennuis.

S'inspirant de son aîné Tony se présente comme le meilleur tireur du pays et n'hésite pas à le démontrer quand l'occasion lui en est donné malgré les remontrance de Steve qui essaie de lui inculquer une plus juste notion de la réalité et de la responsabilité. Autant le premier est remuant, montrant une énergie que rien ne semble pouvoir contrôler, autant le second est calme, faisant ce qu'il peut afin de replacer son cadet sur un chemin moins dangereux.

Mais Tony ne veut pas que ressembler à son frère, il veut aussi le surpasser. Son goût des armes, son obsession à s'entraîner, à tirer vite et juste vont le conduire à affronter un tueur réputé, venu abattre Steve afin de venger son frère que ce dernier aurait tué.

Tony va être le plus rapide, protéger son frère semblait une juste raison, c'était surtout un mobile pour enfin affronter la mort, et la donner. L'excitation ressentie est si forte qu'il ne va plus avoir de cesse de la retrouver.

La trame est simple, l'important ici est le traitement des personnages, l'affrontement entre un jeune homme nourri des exploits de son frère et qui ne peut plus maîtriser ses pulsions alors qu'au contraire son frère, ayant éprouvé la violence sait qu'elle ne conduit qu'au pire qu'il voudrait éviter à Tony.

Entre les deux Joan, chanteuse de cabaret, séduite par Tony mais aspirant à la même vie que Steve, loin des établissements miteux où elle dut se produire pour survivre.

Autour de ce trio gravitent des personnages typiques de Parrish, des hommes désireux de laisser derrière eux un passé douloureux, de vivre dans le calme et la paix, alors que la violence est toujours proche, tapie, attendant l'occasion de se manifester. Tous cherchent le calme et la rédemption, sauf Tony dont les pulsions risquent de mettre à mal un ordre fragile.

Les décors sont magnifiques, donnant plus envie de les contempler que de sortir son revolver. Le calme précède la tempête, elle approche et la fin... mais vous en dire plus serait dommage.

La confrontation est frères est passionnante, autant que celle des acteurs qui les incarne, le ''vieux'' Robert Taylor, le ''jeune'' John Cassavetes. Deux époques, deux styles dont il serait idiot de dire que l'un est meilleur que l'autre.

Robert Parish est un réalisateur moins connu qu'il le devrait alors ne manquez pas cette réalisation.

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25 juillet 2020 6 25 /07 /juillet /2020 08:00

 

 

 

 

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24 juillet 2020 5 24 /07 /juillet /2020 08:00

Mon cher génie,

Sais-tu combien de lampes j'ai frotté, jusqu’ici en vain, dans l'espoir de te rencontrer, combien de fournaises j'ai traversé, explorant le monde, écoutant les rumeurs, les légendes, rencontrant sages et ermites afin qu'ils m'éclairassent sur le sentir tortueux de mon destin.

J'ai traversé la mer des sargasses, exploré cent épaves, dérangeant les spectres y résidant, pour, finalement, essuyé leurs sarcasmes devant mes échecs répétés ; grimpé aux cocotiers poussant sur des îles magiques pour n'y cueillir que les fruits amers de l'illusion. Combien de fois fus-je roulé dans la farine, la découvrant poussière. Je croisai même Al Capote, espérant que par lui et ses relations je puisse accéder à mon but, il n'en fut rien, et des agapes partagées aux 4 coins du monde ne me reste que l'arrière-goût acide de la lucidité bue dans les implacables verres du réel.

Tirlipote-nous murmurèrent les bouches édentées de sirènes oubliées des humains, nous te dirons le secret, t'indiquerons la direction de la vérité.

Je faillis les croire mais me retint avant qu'elles ne m'attirassent dans leur repaire pélagique où elles m'eussent dévorées jusqu'à la fin des temps.

Sur le seuil du possible me reste l'opportunité de cette missive et l'ambition qu'elle te parvienne afin que tu accèdes à mon vœu.

Point de riches illimitées, d'immortalité damnatrice, juste la faculté d'être le jour faucon, histoire de changer un peu, et la nuit, loup, hurlant à la lune, la vraie, celles que j'ai mordu étaient fades et flasques.

Qu'importe après tout si cette lettre reste sans destinataire, je peux rêver, écrire... Par l'imaginaire je traverse le ciel ou court dans les bois. C'est lui le seul génie auquel je veux m'adresser.

J'aurais trop peur si un vrai me répondait.

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23 juillet 2020 4 23 /07 /juillet /2020 08:00

Our Father

Our Mother

Queen's Bitter

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Bienvenue sur ce blog ! Vous y découvrirez mes goûts, et dégoûts parfois, dans un désordre qui me ressemble ; y partagerez mon état d'esprit au fil de son évolution, parfois noir, parfois seulement gris (c'est le moins pire que je puisse faire !) et si vous revenez c'est que vous avez trouvé ici quelque chose qui vous convenait et désirez en explorant mon domaine faire mieux connaissance avec les facettes les moins souriantes de votre personnalité.

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