Norvège. Le train traverse la nuit et le froid norvégien, il s'arrête à chaque gare entre Oslo et Bergen. Kirsten Nigaard est tranquille, jusqu'à ce qu'une femme vienne s'asseoir en face d'elle et entame la conversation avant de se montrer indiscrète puis envahissante, apprendre que la jeune femme est policière excite sa curiosité, pas question pour Kirsten de lui dire qu'elle se rend à Bergen pour enquêter sur un meurtre commis dans une église.
Un collègue vient l'attendre, pas question de perdre du temps aussi demande-t-elle à se rendre immédiatement sur les lieux bien que le corps soit à la morgue. Par un film elle sait que la femme était couchée sur l'autel, arc boutée, la tête pendante, la langue tirée, une tête aux os fracturés, comme la cage thoracique, le crane avait subi le même sort, avec un encensoir. Elle s'appelait Inger Paulser et travaillait sur une plateforme pétrolière. En soi le crime pourrait n'être qu'une affaire de plus, aussi sordide que beaucoup d'autres s'il n'y avait eu dans la poche de la victime un papier sur lequel était écrit : Kirsten Nigaard.
Pour se rendre sur une plateforme l'hélicoptère est le meilleur moyen, malgré le vent et les risques il faut aller vite. Malgré l'hostilité du capitaine Nigaard commence son enquête par la visite des chambres des hommes absents au moment du crime. Dans l'une les enquêteurs découvrent un slip taché de sang, une bonne raison pour interroger le locataire de la chambre, lequel ne semble pas vouloir être coopératif. Finalement arrêté il prétend s'être enfui parce qu'il trafiquait du shit et que la culotte était un ''souvenir'' de sa petite amie. Cette arrestation n'empêche pas de poursuivre les inspections, pour découvrir dans une autre cabine une enveloppe recelant des photographies, sur la première on voyait un enfant blond sur fond de montagnes, d'un lac, d'un village... sur les autres c'était un homme, sur un tirage il entrait dans un bâtiment sur lequel était écrit, en gros ''Hôtel de Police''. Au dos de la première photo un prénom était écrit Gustav, visiblement c'était l'écriture qui avait rédigé son nom à elle.
En France, à Toulouse, Martin Servaz enquête sur des agressions de femmes, un homme est suspect et avec son partenaire il se rend chez lui pour l'interroger. Un détail le fait tiquer, pour une autre affaire qui amène l'homme à s'échapper pour après une course poursuite celui-ci se retrouve sur un wagon alors qu'il pleut, la caténaire est proche, Servaz plus encore, il se retourne, tire, et alors qu'un arc électrique le foudroie la balle atteint le policer en plein cœur.
Et pourtant ni l'un ni l'autre ne vont mourir. Le criminel va se retrouver en centre de grands brûlés et le policier dans le coma, s'en sortant de justesse. Ce qui est normal, c'est le héros ! De son voyage il va revenir différent, ayant vu, ayant aperçu, ayant, pense-t-il, compris...
Deux mois vont se passer avant que la policière norvégienne arrive, qu'ils se retrouvent à enquêter sur ce Gustav puis sur un vieil ennemi de Servaz : Julian Hirtmann, tueur en série aussi intelligent que machiavélique qui passait pour mort. Mais non, il était sur la plateforme pétrolière, dans l'entourage de Martin pour le photographier, toujours là, proche, tissant sa toile avec un but unique.
Que veut-il, qui est réellement Gustav ? Servaz va connaître les pires tourments, affronter doutes et trahisons, faire face à la mort, à la vie, à...
Bernard Minier nous entraîne sur les sentiers glacés de la perversion mais comment ne pas mettre nos pas dans ceux de ses héros pour savoir ce qu'ils cachent, quelles ombres les manipulent. Le pire n'est jamais loin, mais tant qu'il suffit de fermer un livre pour le repousser il n'est pas à craindre.
Durant cette premier guerre mondiale les sirènes résonnent, il faut se rendre aux abris, l'occasion d'une rencontre inattendue dans celui du pont de Waterloo, entre Roy et Myra. Le premier est officier, la seconde est danseuse dans le ballet de Mme Olga.
Ils tombent amoureux sitôt qu'ils se voient et décident rapidement de se marier avant que Roy parte pour le front alors que Myra quitte la troupe à laquelle elle appartenait. Parfois ce qui est prévu et ce qui arrive sont deux choses différentes et Roy est contraint de partir avant que la noce ne soit célébrée.
Avant de partir pourtant Roy confia sa future épouse à sa mère, mais alors que la jeune femme se trouve dans un salon de thé son attention est attirée par un journal dans lequel figure la liste des ''morts au combat''. Elle reconnaît le nom de Roy et pour elle c'est un choc immense. Elle parvient pourtant à dissimuler son émotion à la mère de son ex futur époux et rejoint Londres avec Kitty, sa meilleure amie. Là elles doivent faire face à des contingences financières et doivent recourir à la prostitution pour faire face à leurs factures.
Les journaux se trompent, l'annonce du décès de Roy était une erreur mais la jeune femme étant introuvable il ne put la mettre au courant. Le hasard pourtant remet en présence les amants, pour l'officier il ne fait pas de doute que tout peut recommencer, comme avant, comme si rien ne s'était passé. Pour la jeune femme en revanche il en va tout autrement et ce qu'elle fit pour survivre lui semble empêcher tout avenir. Une seule solution...
Leur rencontre eut lieu près de Waterloo Bridge, un pont sur la Tamise, et pour Myra une porte de sortie possible.
À l'époque, déjà, les remakes étaient au goût du jour, ainsi ce film est-il la reprise du Waterloo Bridge de James Whale, tourné en 1931. La politique de la MGM était de reprendre des succès des années précédentes en les confiant à de grands réalisateurs pour en donner une meilleure version. Impossible pour moi de faire la comparaison, je n'ai pas vu l'oeuvre de Whale, si c'est votre cas n'hésitez pas à m'en faire part. Le film de LeRoy est quand à lui excellent, mise en scène, interprétation, et l'opportunité de retrouver Vivien Leigh juste après Autant en emporte le vent au côté de Robert Taylor.
Prenez une poignée de porte, en bois, émincez-là en fines lamelles, rajoutez-y une pincée de verre venant d'une vitre ancienne ayant encore des traces de peinture au plomb, de la sciure venant d'un chambranle Charles X, recouvrez le tout de cyanure, goût vanille.
Passez la mixture ainsi obtenue au travers d'un trou de serrure d'un verrou de la marque Fichet modèle R27. Laissez reposer un siècle dans une cocotte hermétiquement close. À chaque solstice entrebâillez le récipient afin que s'échappent à l'extérieur les gaz les plus nocifs, veillez à ce que le vent les emporte vers les quartiers pauvres, ou riches, suivant vos idée afin de faire d'une pierre deux coups, ceci le temps de l'Ouverture de l'Or du Rhin de Richard Wagner dans la version Karajan de 1967.
Le temps écoulé, ouvrez la cocotte et rajoutez 20 cl de mercure à l'ancienne, remuez pendant 3 h 27' et 11''. Versez le liquide obtenu dans un verre, blindé.
Buvez d'un trait et fermez les yeux, votre esprit sera vite en partance vers un monde merveilleux où, si les portes et fenêtres existent encore, vous n'en aurez plus rien, mais alors rien, à faire !
Bienvenue sur ce blog ! Vous y découvrirez mes goûts, et dégoûts parfois, dans un désordre qui me ressemble ; y partagerez mon
état d'esprit au fil de son évolution, parfois noir, parfois seulement gris (c'est le moins pire que je puisse faire !) et si vous revenez c'est que vous avez trouvé ici quelque chose qui
vous convenait et désirez en explorant mon domaine faire mieux connaissance avec les facettes les moins souriantes de votre personnalité.