Overblog Tous les blogs Top blogs Mode, Art & Design Tous les blogs Mode, Art & Design
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
7 août 2020 5 07 /08 /août /2020 08:45
Le vrai nom !
Partager cet article
Repost0
6 août 2020 4 06 /08 /août /2020 11:00

Þýska húsið 2015 - Éditions Metaillié 2017 – traduit de l'islandais par Éric Boury

Le Sudin contourna frégates et torpilleurs avant d'accoster au port de Reykjavik. Eyvindur avait bien écoulé cirage et vernis dont il était commercial, cette fois déçu du peu de commandes enregistrées. Pour l'instant c'était son épouse qu'il voulait retrouver : Vera. Mais elle est absente, il devra attendre pour s'excuser des mots qu'il lui lança avant de partir. Attendre longtemps puisqu'elle était partie avec ses affaires.

Le cadavre est sur le sol, une balle dans la tête laisse peu de chance. Flovent examine les lieux mais il semble qu'il s'agisse d'une exécution, le tueur attendait sa victime, a tiré par derrière, la balle est ressortie par l’œil. L'inspecteur avait peu d'expérience des assassinats malgré un stage fait à Scotland Yard. Ce qui l'étonna le plus était que le tueur ait dessiné quelque chose sur le front de sa victime avec son sang.

Quand au mort il s'appelait Felix Lunden et c'est Olafia, sa logeuse, qui avait trouvé sa dépouille en venant réclamer le loyer. Elle avait l'habitude de toucher son argent à date fixe et s'était étonnée, avant de comprendre que Felix avait une bonne raison d'avoir manqué son versement. Il était représentant quand à savoir s'il fréquentait les soldats d'occupation c'était impossible à dire pour les voisins. Flovent reconnaissait la balle, elle venait d'un Colt 45, l'arme des soldats étasuniens, de là à penser qu'un militaire l'avait tué... il faut dire qu'en cette année 1941 les militaires envoyés par Washington sont nombreux pour empêcher que s'approchent trop les nazis, et occuper le pays par la même occasion.

Au moins la cause de la mort est-elle facile à préciser, une balle dans la tête ne passe pas inaperçue. Peut-être est-il le fils de Rudolf Lunden un médecin qui frayait avec les sympathisants nazis avant la guerre. D'après le légiste le gribouillis sur le font est une tentative de dessin au moment ou débarque Thorson, un islandais d’Amérique venu aider pour l'enquête. Pour Baldur, le légiste, pas de doute, le dessin est une croix gammée. Ce qui pouvait coller avec la découverte d'une capsule de cyanure trouvée dans une valise de Lunden.

Un problème se présente pourtant, Olafia, la logeuse qui a trouvé le corps ne reconnaît pas son locataire ! Conclusion, Felix pourrait être l’assassin. Au moins les parents de Felix seront-ils rassurés d'apprendre que leur fils n'est pas la victime. Quoi qu'il en soit le père n'est pas coopératif et ne semble pas porter les islandais dans son cœur. Une piste à creuser !

Les services de contre-espionnages us et britannique se partageaient une ancienne léproserie, histoire de faire semblant de s'entendre tout en s'observant sans discrétion.

Thorson et Flovent enquêtent, réinterrogent le père, puis le beau-frère, directeur d'école, Ébeneser, qui affirme ne rien savoir, ne plus avoir de lien avec l'ancien parti nationaliste ni n'avoir revu son parent depuis un bon mois. Dont doute les policiers, mais autant laisser passer, pour le moment, ils savent que leur deuxième visite sera plus profitable, le temps qu'Ébeneser mijote.

La rumeur est venu aux oreilles de l'américain qu'une importante réunion pourrait se tenir en Islande, avec Winston Churchill, le pays étant la plus importante base américaine en Europe, bien qu'un peu loin du terrain. Y aurait-il un lien entre la disparition de l'un, la venue, supposée, de l'autre ?

Entre temps le mort est identifié, il s'agit de Eyvindur Ragnarsson, un représentant rentré avec le Sudin et que son employeur soupçonnait d'avoir détourné sa recette. Preuve était faite qu'il n'en était rien. Flovent peut perquisitionner la résidence du mort, réaliser qu'il n'y reste plus trace de sa compagne. D'intéressant il n'y trouva qu'une enveloppe portant l'inscription Industrial Chemical Prophylactic Product et la confirmation que Vera appréciait beaucoup la compagnie des militaires et était parti discrètement, une nuit, avec un soldat. Aurait-elle demandé à un de ses ''amis'' d'éliminer son ex ?

Indridasson place son enquête dans l'Islande de 1941, période sombre et lieu de rencontres et de confrontations secrètes, chaque camp essaie d'y placer ses pions. Premier volet d'une trilogie des ombres dont les suivants ne devraient pas tarder. L'auteur utilise l'époque pour démontrer que l'esprit humain ne s'est pas amélioré depuis. Loin de là !

Partager cet article
Repost0
5 août 2020 3 05 /08 /août /2020 08:00

La vie a des instants que l'on croit reconnaître,

Des émotions vécues et pourtant oubliées

Que le présent s'amuse à nous représenter

Pour se moquer de nous avant de disparaître.

 

Un miroir devant nous, une situation,

Les spectres d'autrefois nous tapant sur l'épaule

Disent que rien ne meurt, que nous tenons le rôle

Qui nous est dévolu entre rire et passion.

 

Hier et aujourd'hui parfois se superposent,

Nous donnant la leçon qu'il vaut mieux que l'on ose,

Une opportunité peut ne pas revenir.

 

Nous laissant le regret de ce qu'on aurait pu,

Si l'on avait tenté, risqué sans avoir su,

Que s'il est une erreur c'est de craindre le pire.

Partager cet article
Repost0
4 août 2020 2 04 /08 /août /2020 08:00

 

 

 

 

Partager cet article
Repost0
3 août 2020 1 03 /08 /août /2020 08:00

Je suis un cobaye dans un labyrinthe fuyant la sortie quand toutes les voies y conduisent.

L’obstacle n’est hostile que pour celui qui s’arrêtant à ses pieds en fait une idole.

La victoire du minéral seule apportera la paix.

L’abattoir est déjà ouvert, ceux qui lui sont destinés regardent ailleurs pour oublier que la vie y mène toujours.

La vie n’apporte rien de bon, la vie humaine encore moins, ces mots forment un couple impossible sans autre progéniture que monstrueuse, mais viable.

L’illusion est une idole sans pouvoir.

Les grains de sable ont-ils une importance plus grande qu’une vie que le temps regarde couler avec indifférence.

L’esprit humain seul est capable de concevoir cela, et pire, tellement pire. J’en sais quelque chose.

Les émotions retiennent dans l'ambre du passé.

La peur gît devant moi que je crains de la caresser, non qu’elle pourrait me mordre mais parce qu’elle pourrait me lécher la main et se mettre à ronronner.

L'esclave sans chaîne ne sait plus se définir.

La lâcheté est morte dans mes bras, son cadavre tombe en poussière et m’oublie.

Un jour rats, fourmis et termites se partageront le monde.

L’âme fait la différence entre le minéral et l’animal, une menace venant de demain.

Un écrivain se voit omnipotent, non comme un dieu mais comme le nourrisson qui ne connaît qu’un monde à sa mesure censé assouvir ses moindres désirs.

Partager cet article
Repost0
2 août 2020 7 02 /08 /août /2020 09:46

Ava Gardner me l'avoua : plus jeune j'ai mis le feu à l’église, elle n'en dit pas plus, le réveil sonna. Je m'étirais, une odeur de sève parvint à mes narines, bien sûr, me dis-je, ce dont les planches des cercueils qui me convient à les utiliser, plutôt que de continuer mes constructions en allumettes.

Quelques pas, le rideau que je tire, le ciel est couvert, le soleil ne parvient pas à percer les nuages. Creuser des tombes par un temps pareil ne me disait rien mais presque, c'était mon travail.

'' Tu vas à l'église ? '' me cria le bedeau, je faillis lui répondre que j'allais au marché mais avec la pelle dans les mains il ne m'aurait pas cru.

Il n'a pas d'humour, lui son rayon c'est les cloches, ça tombe bien !

''C'est le château moderne'' lui répondis-je rapidement, ''Je dois me dépêcher sinon les morts vont se lever, dieu sait avec quelles intentions ! ''

Je n'écoutais pas la suite, je devais arriver le premier sinon pas moyen de piquer les dents en or de mes clients. Celles-là ils ne les garderaient pas contre moi !

Partager cet article
Repost0
2 août 2020 7 02 /08 /août /2020 09:45

Je suis arrivé à Pékin par une matinée que je crus brumeuse mais dont je compris par la suite que ce n'était que la pollution normale d'une ville portée à la surconsommation malgré un communisme affiché, rappelé par des portraits du grand Timonier, Mao lui-même, qui n'aurait pas reconnu son Empire.

Sous les regards curieux des autochtones et d'une jolie tonkinoise je dépliais ma trottinette et me lançais sur le trottoir, évitant de justesse de groupe de pratiquants de Tai-chi. Pour faire couleur locale mon véhicule était rouge. Je dévalais une grande avenue, aidé par la pente, slalomant entre des statues de créatures étranges, ici un dragon, là une célébrité qui me parût être Bruce Lee sans que j'en fus certain.

J'observais les gens, les vitrines, l'agitation globale, m'arrêtant finalement devant ce qui me parut un restaurant, après un long voyage, les efforts dû à mon moyen de transport. Les idéogrammes écrit, à l'encre de Chine forcément, sur le paravent ne me disaient rien mais les odeurs étaient plaisantes et les assiettes que j'apercevais sur les tables des consommateurs attisèrent mon appétit.

Je crus reconnaître du canard laqué et, par gestes, demandais la même chose, espérant ne pas me tromper, accompagné de riz cantonnais, servi par une tibétaine en kimono. Je finis par un thé qui me fut servi brûlant.

À côté de moi se déroulait une partie acharnée de dominos dont les joueurs avaient chacun un nunchaku à la ceinture, j'espérai que les choses dégénèrent, mais non.

Je payais, sûr de m'être fait avoir, mais les touristes servent à ça.

Il me restait à repartir, le plus dur m'attendait, atteindre la Grande Muraille, je me voyais déjà la dévaler sous les yeux des enfants uniques me prenant pour un fou.

Ils n'avaient sûrement pas tout à fait tort !

Partager cet article
Repost0
2 août 2020 7 02 /08 /août /2020 08:15

Il resta un moment devant le magasin avant de se décider à entrer. Le battant résista un moment, il fit un effort, enfin la porte s'ouvrit. Une odeur sucrée frappa ses narines, il ferma les yeux, un souvenir lui revenait avec une fulgurance inattendue. Image de son passé, de sa cousine qu'il poussait sur l’escarpolette alors qu'il mangeait un gâteau que la mère de celle-ci avait préparé. Un peu de sérieux pensa-t-il, c'est important. Il maîtrisa ses pensées, regarda autour de lui, tenta de distinguer quelqu'un entre les montagnes d'objets disposés partout, créant une espèce de labyrinthe dans lequel il redouta de s'engager.

Difficile d'avancer, de trouver le comptoir, une sonnette qui pouvait appeler le commerçant, le silence était pesant, épais comme une ouate invisible qui pénétrait son esprit. Enfin il trouva ce qu'il cherchait sans davantage découvrir un signe de vie. Une antique caisse enregistreuse, ressemblant à une calandre de Rolls l'observait. Il pensa un moment faire le tour, l'ouvrir, la vider et partir. L'idée de n'y rien trouver fut plus dissuasive que l'honnêteté qui lui restait de son éducation. Un de ces mots que ses parents aimaient répéter, dont il appréciait la prosodie mais dont le sens restait vague.

Il appela, une fois, une autre, l'indifférence seule lui faisait face.

Il se décida finalement, fit quelque pas, ouvrit le tiroir caisse, sourit en le voyant bien rempli. Les billets se retrouvèrent dans sa poche presque par magie. Alors qu'il repartait il imagina les remontrances parentales, il sourit, l'éducation c'est tout une idée, la sienne avait son terme.

Partager cet article
Repost0
2 août 2020 7 02 /08 /août /2020 08:15

Un point de départ,

Dans ta gueule de vantard !

À l'oraison des cafards,

Des salauds, des crevards.

Pas d'amis de hasard,

Mielleux comme du ''Suchard'',

Faux culs en tortillard,

Suivent ton corbillard.

 

Te tergiverser dans le canal,

Pour t'effacer même du banal,

T'es moins que rien, t'es plus animal,

Moisi, pourri, c'était fatal.

T'étais comme ça, niveau fœtal,

Logique chemin d'un infernal,

Par le verlan faire bourencal,

Et pour t'achever, un point final.

Partager cet article
Repost0
2 août 2020 7 02 /08 /août /2020 08:00

I Do – Hal Roach – 1921 – 25'

Elle est jeune, et mariée, ce qui n'est pas incompatible et tout semble devoir se passer pour le mieux pour tout le monde, sauf que ils ont de la famille, dont un beau-frère père de deux très jeunes enfants qu'il se fait une joie de confier au susdit jeunes mariés non sans leur préciser que ce sont des bambins dont ils ne se rendront pas compte de la présence tant ils sont sages.

Bien sûr les faits pour prouver le contraire et les frères, le nourrisson et l'aîné, vont démontrer une grande capacité à faire des bêtises.

Mais cela ne peut s'arrêter là, un cambrioleur se manifeste pensant agir sans difficulté. Malheureusement, pour lui, il ne sait pas où il tombe, et, cerise sur le gâteau, il a peur du noir. Ce qui ne doit pas l'aider dans cette activité.

Lloyd n'est pas pour rien un des meilleurs acteurs de cette époque, il suffit de le voir à l'ouverture du film traverser la rue sans paraître se rendre compte que les voitures circulent dans les deux sens.

Primitivement conçu pour une plus longue durée celle-ci ayant été réduite pour donner plus de rythme à l'histoire.

Sans doute pas le meilleur HL mais retrouver ces œuvres du passé, oublier les effets spéciaux, les musiques omniprésentes et autres moyens d'alourdir une production est un plaisir bref mais intense. Les tartines c'est bon au petit déjeuner !

Partager cet article
Repost0

Présentation

  • : Lire au nid
  • : Mes (ré)créations littéraires et photographiques.
  • Contact

Bienvenue...

Bienvenue sur ce blog ! Vous y découvrirez mes goûts, et dégoûts parfois, dans un désordre qui me ressemble ; y partagerez mon état d'esprit au fil de son évolution, parfois noir, parfois seulement gris (c'est le moins pire que je puisse faire !) et si vous revenez c'est que vous avez trouvé ici quelque chose qui vous convenait et désirez en explorant mon domaine faire mieux connaissance avec les facettes les moins souriantes de votre personnalité.

Rechercher

Archives