Overblog Tous les blogs Top blogs Mode, Art & Design Tous les blogs Mode, Art & Design
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
22 juin 2020 1 22 /06 /juin /2020 08:00

Parallèle : Ce qui nous suit, ce qui nous est proche mais à quoi on ne peut accéder.

Paranoïa : Pensées envahies par les modules instinctifs archaïque propre au gibier. Utiles pour ceux-ci dans un contexte de risque permanent, toxiques dans un monde où ce n'est plus vrai du fait de l'évolution des prédateurs qui n'ont plus besoin des mêmes proies.

Paresse : Conséquences de la perception de l'évidence que quoi que l'on fasse cela ne changera rien. De là autant ne rien faire.

Pensée : Ces mots qui s'organisent dans ma tête, sont-ils les miens, la recombinaison aléatoire de ceux que j'ai appris, entendus, dans le passé, me suffisent-ils à définir ce que je vois, entends, ressent, où n'est qu'une façon de réduire l'environnement perceptible, et moi-même, au vocabulaire dont je dispose ?

Penchant : Tendance où goût non choisi volontairement bien qu'il soit possible, sinon préférable, de le penser.

Pervérité : Mentir est trop facile et risqué, dire la vérité est encore la solution la plus efficace pour manipuler quelqu'un en éteignant sa méfiance.

Phobie : Peur de vivre sans cette peur qui bien qu'elle semble nous pourrir la vie est une façon d'occuper celle-ci, source de notre plus grande crainte.

Potentiel : Ce dont tu disposais quand tu étais jeune, il y a longtemps, mais que tu ne sus exploiter, par la faute de ceux qui auraient pu t'aider mais ne le firent pas.

Pouvoir : Force que le faible donne à quiconque peut le rassurer et lui permettre de n'avoir qu'à obéir, subir, endurer, sans vouloir, comprendre, imaginer par incapacité mentale, intellectuelle ou physiologique.

Prédestination : But de ton voyage dont tu as déjà le billet en poche sans pouvoir le changer ni le connaître. Mieux vaux ne pas vouloir le connaître trop à l'avance pour garder l'illusion que tu auras ce que tu croies mériter.

Presse : Vend aujourd'hui du hier qui sera oublié demain.

Prix : Valeur des choses estimées en fonction de leur raretés et, surtout, de ce qu'un consommateur est prêt à payer s'il est sensible au marketing qui lui fait croire qu'il en a besoin. Le plus important étant que tu ne connaisses jamais le tien. Tu y serais de ta poche.

Partager cet article
Repost0
21 juin 2020 7 21 /06 /juin /2020 08:18

Fury – Fritz Lang – 1936 -95'  

Joe et Katherine préparent leur mariage, tout s'annonce, sinon bien, du moins, normalement. Joe doit s'en aller, il y a des difficultés financières à régler, ais la pluie commence et c'est un mauvais présage pour lui. Elle l'accompagne à la gare et, comble de malchance, il déchire sa poche en l'accrochant à une grille. Décidément les choses s'annoncent mal. Avant de se séparer il lui achète un flacon de parfum à bon marché, elle lui offre une bague.

Il va être temps de partir, il boutonne son trench alors qu'un chien aboie. Joe se penche vers lui et lui dit : Tu me ressembles, tiens ! Seul et tout petit.

Tout départ suppose un retour, alors qu'il va rejoindre, après une trop longue séparation, Katherine il est arrêté par la police qui l'accuse de l'enlèvement d'un enfant avec remise de rançon. Les circonstances, des coïncidences, font que Joe semble coupable, ne détient-il pas un billet venant de la rançon ?

La petite ville était en émoi du kidnapping, la population, quand elle apprend que l'auteur du rapt est arrêté se réunit et se dirige vers la prison pour exiger que Joe lui soit livré pour lui faire un mauvais sort. Les policiers ne la laissant pas entrer reste la solution d'incendier le bâtiment sous les yeux d'une presse ravie de l'aubaine. En cellule le sort de Joe paraît scellé et il est considéré comme mort. Il n'en est rien pourtant, il réussit à se sortir des flammes et pour se venger de ses bourreaux, mais légalement, décide de disparaître, de faire croire à sa mort, demandant à ses frères qu'ils intentent un procès contre les coupables afin qu'à leur tour ils soient traduits en justice.

Katherine finit par découvrir que Joe est en vie et derrière

l'action intentée, elle le supplie de tout arrêter. Mais Joe n'est pas de cet avis, sa colère est forte mais il finit par prendre le temps de la réflexion alors qu'à la radio il écoute la retransmission de ''son'' meurtre.

Furie est le premier film étasunien de Fritz Lang, primitivement arrivé à Hollywood pour réaliser un remake de Docteur Mabuse. Le projet ayant capoté il se retrouve avec un scénario tiré d'une histoire vraie dont il va tirer le meilleur partie, s'intéressant autant au mouvement vindicatif de la foule, à la stupidité qui semble croître avec la taille d'un groupe humain, qu'au changement que subit la victime chez qui le désir de vengeance devient une obsession.

Confrontation des situations, la foule que la haine aveugle, l'homme seul que la proximité de la mort, dans d'horribles circonstances, met dans le même état, et puis le procès qui demande calme et réflexion.

Fritz Lang a changé de continent mais pas de style, le jeu des ombres et des lumières, l'homme seul face à la foule, les flammes, la vengeance, des thèmes qui le suivront toute sa vie. Il bénéficie ici de l'impact de Spencer Tracy, victime rêvant de devenir bourreau, communiquant au spectateur sa colère, et Sylvia Sidney, actrice subtile trop méconnue.

Partager cet article
Repost0
20 juin 2020 6 20 /06 /juin /2020 14:49

Scénario : Fred Duval & Jean-Pierre Pécau - Dessin : Stevan Subic

Couleur : Scarlett Smulkowski - Couverture : Nicolas Siner

DELCOURT

Londres septembre 1899.

Un homme se présente dans une fumerie, ''il faut qu'il fume, vite !'' dit-il, mais c'est trop tard, Jekyll est réveillé, et il n'est pas content.

Pour l'arrêter la police ne suffira pas, l'armée est nécessaire.

Au même moment dans un casino du quartier de Mayfair. Gibbs vient de gagner une forte somme au poker à Salisbury. Autour de la table les gens regardent alors qu'à côté deux hommes attendent la venue de Holmes. À son arrivée il veut bien prendre la place de Lord Salisbury. Autour de la table il reconnaît Spencer Churchill, Lord Grey, défenseur du tabac et souhaitant faire interdire la cocaïne qu'il prétend plus nocive. Holmes n'est pas de cet avis.

Jekyll a fracassé la paroi, il débouche dans la rue où l'attend l'armée qui ouvre le feu.

Holmes relance de 500 livres, l'honorable Gibbs, par la voie de la jeune femme qui l'accompagne, suit, puis le premier joue son tapis, Gibbs en fait autant. Holmes abat un carré de rois ! À la surprise de tous Gibbs s'abat sur la table, révélant sa nature d'automate alors que sa ''nurse'' prend le large, sort une arme, va pour tirer pour s'échapper quand une balle l'arrête.

Le plus intéressant est d'examiner la machine, Holmes s'interroge.

Le chirurgien fait tomber une septième balle dans un bac, la dernière de celles qui aient frappée Jekyll. Qu'il ne soit pas mort est déjà extraordinaire, mais malgré son état il convient de l'installer dans une cellule pour forcené, on ne sait jamais.

La preuve !

Holmes et Watson se rendent Pall Mall Street, au club Diogène, crée par Mycroft à l'intention des misanthropes. Le frère de Holmes pourrait apporter des preuves aux déductions du détective. S'est joint à eux Mr Churchill. Des discussions il apparaît que les pièces de l'automate viennent des usines Nobel.

C'était pour surveiller la veuve de l'inventeur de la dynamite que Mycroft assistait à une représentation de Don Giovanni. Mme Nobel, une jeune chinoise, est l'héritière de l'empire de son mari, y compris son entreprise d'armement, elle est de passage à Londres pour y rencontrer des investisseurs. Holmes pense que l'industriel suédois a été assassiné en 1896 en Italie bien que la police transalpine n'ait rien découvert.

Le lendemain Un notaire se présente Baker Street. Maître Utterson est inquiet à propos d'un de ses clients, le docteur Jekyll qu'il pense victime d'un chantage et porté disparu depuis deux jours.

coïncidence, ou non, mais le docteur a, lui aussi, décidé de changer le contenu de son testament. Il précise qu'en cas d'absence dépassant les trois mois ses biens deviendraient ceux de Henry Jekyll.

Par curiosité, et soucieux de la santé de son ami, Utterson en surveilla la maison et nota un fait étrange.

Le rencontrant finalement le lendemain Jekyll lui confia avoir passé la nuit avec Hyde puis le pria de quitter sa demeure.

Il ne devait plus le revoir.

L'évidence s'impose pour Holmes qu'il doit visiter la demeure de Jekyll.

Ce qu'ils font, jusqu'à ce que trois malandrins les assaille violemment afin de s'emparer de quelque chose, qu'ils savaient où chercher.

Puis s'échappent en grimpant à bord d'un ballon dirigeable avec le coffre qu'ils viennent de voler.

Holmes fait mine de retourner dans le laboratoire, il s'arrête, saisi par une évidence qui l'amène à se retourner pour partir, laissant derrière lui ses compagnons auxquels ils ne donnent pas d'explication.

Rendez-vous est pris pour le soir même à la taverne de Steam, 22 h.

Puisque de Steam il est question il convient de préciser que le steampunk est un genre à la frontière du fantastique, de la fantasy et de la science fiction qui voit une fin du 19ème siècle mécanisé, on le voit dans cette histoire avec la rencontre de Holmes et des robots, qu'il y ait en plus l'irruption du docteur Jekyll et de son alter ego est un plus, s'y adjoint un personnage qui n'est pas apparu au moment où j'interromps ma relation de cette bédé mais le titre est assez explicite pour que je ne vous en dise pas davantage. Il faudrait un article spécifique pour définir ce genre, inutile pour vous pourrez satisfaire votre curiosité ici.

J'ai beaucoup cette histoire, ses personnages, son graphisme, son scénario... bref, tout. Ce qui est assez rare et explique le peu de bédés qui apparaissent dans ce blog. Probablement par manque de curiosité, et de temps.

Peut-être vous parlerais-je de la suite, d'ici-là il importe que vous lisiez celle-ci.

Vous ne serez pas déçu, et si vous l'êtes allez vous plaindre à Mr Hyde !

Partager cet article
Repost0
20 juin 2020 6 20 /06 /juin /2020 08:00

Pour utiliser au mieux notre réalisation n'hésitez pas à la dévaler dans le sens des aiguilles d'une montre jusqu'à blocage du ressort B.

Hissez la portion C jusqu'en haut, maintenez là tirée afin que le moment venu elle puisse faire son œuvre. Pour la stabilité de l'engin il est nécessaire que les montants soient parallèles et parfaitement rigides, ainsi l'appareil servira aussi souvent que vous le souhaiterez.

Afin de vous assurer que le montage est correct il vous est suggéré de l'essayer au moins une fois ; allongez le cobaye en position A, maintenant-le ainsi alors que vous relâchez le ressort B. Le couperet en acier au manganèse téfloné tranchera muscles et vertèbres sans rencontrer de difficulté.

Attention : Ne vous tenez pas en face, vous risqueriez des éclaboussures salissantes, les jets artériels pouvant atteindre jusqu'à deux mètres.

Renouveler l'opération jusqu'au dernier condamné, puis démonter l'ensemble avec attention afin de pouvoir nettoyer chaque pièce avant de la ranger dans le tiroir prévu, ainsi vous assurerez une longue vie à votre acquisition qui, nous vous le rappelons, est garantie 20 ans ou mille cous tranchés.

Et n'oubliez pas notre slogan :

'' Avec notre amourette, fini le mal de tête ! ''

Partager cet article
Repost0
19 juin 2020 5 19 /06 /juin /2020 21:42

무수단Goo Mo – 2016 – Opus Pictures – 87 minutes

La zone démilitarisée entre les deux Corée. Deux soldats avancent, difficilement, le terrain est difficile et un des hommes est blessé. Quelque chose leur tourne autour, les observe, quelque chose qui va profiter que le blessé s'assoie contre un arbre pour s'approcher... avant de passer au suivant !

Dans une base millitaire à proximité une réunion a lieu, il y est question d'une embuscade tendue à une équipe de recherche dans le secteur 603 à 1 kilomètre de la limite sud.

Le colonel s'adresse au capitaine Jo Jin-ho et lui donne mission de se rendre sur place et d'éliminer la menace, pour cela il ne disposera que de 24 h et d'une équipe réduite avec pour adjointe le premier lieutenant Shin You-hwa.

Chose que le capitaine Jo apprécie peu, il la considère sans expérience et donc inutile pour une telle mission. Néanmoins ce qui est décidé ne sera pas modifié et le lendemain matin un camion les emmène à pied d’œuvre.

Ce que les commandos ignorent c'est qu'alors qu'ils roulent une réunion secrète a lieu entre les plus hauts gradés qui suivent leur progression.

Eux savent bien de quoi il est question et que la vraie mission ne se limite pas à une élimination, ce pour quoi Shin You-hwa a été adjointe au groupe.

Le détachement arrive sur place, avance, cherche à rejoindre un blockhaus tout en cherchant des survivants. Le temps d'y arriver le sergent Han va révéler manquant, quelque chose l'a emporté, trop rapidement pour que les autres le voient, ils s'en rendront compte plus tard, trop tard.

Ils ne sont pas seuls pourtant sur les lieux, une escouade du Nord est là aussi, avec un objectif presque identique...

inutile de dire que les choses vont mal se passer, surtout parce que le capitaine Jo ignore ce qu'il cherche, ce qui n'est pas le cas de tous dans son groupe. Quelque chose est là, un adversaire d'une nature inédite mais pas naturelle pour autant, un adversaire efficace qu'il convient de ramener au bercail pour que d'autres lui ressemblant soient prêt à intervenir à plus grande échelle.

Heureusement Jo est un compétent et sa seconde va s'interroger sur l'utilité de faire ce qu'on lui a demandé. Une arme est dangereuse qu'elle soit d'un côté ou de l'autre, et encore plus si elle l'est deux deux.

Autant le dire tout de suite nous avons là un film de série C on ne peut plus prévisible qui démarre à la Predator pour finir dans un laboratoire. Peu de moyens et d'imagination, la mise en scène est réduite à sa plus simple expression et les acteurs font ce qu'ils peuvent.

Reste la charmante présence de Lee Ji-ah.

 

Partager cet article
Repost0
19 juin 2020 5 19 /06 /juin /2020 08:00

 

 

 

 

 

Partager cet article
Repost0
18 juin 2020 4 18 /06 /juin /2020 08:00

Bernard MinierXO EDITIONS – 2015

Au commencement est la peur

Le narrateur l'affirme, il ne retournera jamais sur l'île, même si Jennifer Lawrence le lui demandait (ce qui est méritoire!). Il faut dire que Glass Island, île étasunienne au large de l'état de Washington, ne présente pas tous les avantages d'un lieu accueillant, il y fait froid, il pleut souvent, sans parler de la brume qui semble avoir trouvé là un lieu de villégiature idéal. Bien que certains touristes aiment cet environnement. Il nage dans l'eau glacée, se souvient de la baraque en flammes, mais il est temps de commencer son récit à l'homme en face de lui : son père, et à nous par la même occasion, tout en nous prévenant qu'elle pourrait être difficile à croire.

Henry Dean Walker a 16 ans, il aime les orques, ce superprédateur qui rode dans les eaux de son île, il apprécie leur puissance, leur côté implacable. Le ferry est l'unique lien entre GI et le continent, et un jour après une dispute avec sa petite amie, Naomie, qui l'accusait sans dire de quoi, celle-ci disparaît, pour être retrouvée, noyée. Henry devient le suspect numéro 1, logique. Henry a été adoptée par deux femmes, France et Liv, la première étant muette la langue des signes est leur moyen de communication. Elles sont très protectrice, lui interdisant absolument de poser quelque photo de lui que ce soit sur les réseaux sociaux. Son meilleur ami est Charlie qu'il présente comme étant toujours en retard, et puceau, sans qu'il y ait de lien de cause à effet. Charlie dont le frère ainé, Nick, est l'adjoint du shérif, Avec ses potes ils s'amusent, passent d'île en île, trouvent toujours comment s'occuper.

Henry commence par poser le cadre du présent, en l'additionnant d'images du passé, il présente ses amis, outre Charlie. Petit à petit le décor se referme sur les protagonistes, l'ambiance se fait pesante, l'angoisse devient palpable, facile sur ce genre d'île où la vie humains semble incongrue.

Il pleut, l’obscurité s'amuse avec les personnages comme l'auteur avec ses ''héros'', qui semblent si peu mériter ce titre. Henry est confronté à la puanteur des égouts sociaux, je veux dire des réseaux sociaux, dans lesquels errent des pseudos juges et autres donneurs de leçons.

La narration à la première personne permet de se rapprocher de Henry, de se mettre à sa place, de ressentir avec lui, de penser comme lui, jusqu'à avoir l'illusion de le connaître, de le comprendre.

Et puis...

Allez faire un tour sur Glass Island, vous apprécierez son environnement et serez sûrement heureux d'en revenir.

Les orques sont charmantes.

Partager cet article
Repost0
17 juin 2020 3 17 /06 /juin /2020 08:00

Je suis des mots, des monts et des vallées,

Des rimes se cherchant sans se trouver,

Un style haut en verve essayant de décrire

Une mythologie qui prête à sourire.

 

Du réel venimeux je tire hydre et cerbère

Me la jouant héros face à ces adversaires.

 

Quand dans un bouge obscur d'un pays oublié

Un ancien religieux évoque mon passé.

Continent englouti dans une mer chimique

Où jouent des animaux à l'aspect chimérique.

 

Un livre un jour narrant mes pérégrinations,

Aura cet avantage de paraître fiction.

 

L'esprit européen engorgé de technique

Oublie l'imaginaire et les jeux féériques.

Esquissés par des mots si peux compréhensibles

Qu'ils font croire que l'espoir restera accessible.

Partager cet article
Repost0
16 juin 2020 2 16 /06 /juin /2020 08:00

La Célestine - Barcelone, mars 1904, Huile sur toile

Le nom fait référence à l'entremetteuse d'un roman espagnol du XVe siècle, La Tragicomedia de Calisto Y Melibea de Fernando de Rojas. Picasso fait ici allusion à ce personnage, on pense toutefois que le modèle est une vraie maquerelle nommée Carlota Valdivia dont l'établissement était situé près de l'atelier de l'artiste à Barcelone.

L'Étreinte - Barcelone, 1903, Pastel et pierre noire sur carton

Arlequin assis, au fond rouge

Paris, 1905 - Aquarelle et encre de Chine sur papier

 

Partager cet article
Repost0
15 juin 2020 1 15 /06 /juin /2020 09:48

David A. Rosemont – Discovery Channel – 2017 – 8 épisodes – Netflix

Rien de moins inquiétant qu'une boite aux lettres, le préposé passe, en ramasse le contenu qui va suivre le chemin habituel des lettres et colis jusqu'à leur livraison, cette fois c'est une entreprise qui a l'habitude d'en recevoir. Gil remercie sa secrétaire, se saisit d'un ouvre-lettre et commence à ouvrir son paquet.

Ce sera la dernière chose qu'il fera !

En 1997 l'agent James R. Fitzgerald vit dans les bois, il chasse, cueille, vit dans un chalet de bois isolé au cœur de la nature. Quand il rentre chez lui il découvre plusieurs voitures sur sa propriété.

Un homme l'attend.

En 1995 Fitzgerald est juste diplôme de l'académie du FBI, prix d'excellence ! Ce sera l'occasion d'une petite fête entre amis. Lui qui vient du terrain, de simple policier qu’il fut pendant 10 ans il a su travailler dur pour progresser et atteindre ce stade. Le soir deux hommes se présentent chez lui, un des directeurs de l'école et quelqu'un qu'il ne connait pas, et lui présentent une lettre en lui demandant ce qu'il en pense. Un simple acrostiche, un regard lui suffit à y voir un simple acrostiche.

L'inconnu se présente, il s 'appelle Andy Genelli et dirige le groupe de travail UNABOM. Après six ans de silence l'affaire rebondit avec un nouvel envoi, une nouvelle bombe, et une autre victime. La lettre est du criminel et personne n'avait vu le palindrome, inversé il est vrai. Il propose à James de rejoindre l'équipe, pour un mois, histoire d'apporter un regard neuf.

Le colis qu'il reçoit le lendemain l'amène à se poser des questions. Il ne peut rester dans rien faire !

1997, les arrivants sont les dirigeants de l'équipe UNABOM que Fitzgerald rejoignit, ils lui demandent d'aller voir Ted Kaczynski, l'homme qui est soupçonné d'être le criminel, l'homme que Fitzgerald permit de mettre sous les verrous. Il s'agit de l'inciter à plaider coupable afin qu'il ne puisse pas sortir en plaidant un vice de forme ou en trouvant un biais légal tout en ayant une tribune pour exposer ses idées.

Unabomber, le surnom de Kaczynski, ne veut avoir affaire qu'à lui.

Fitzgerald hésite, comme il le fit deux ans plus tôt, avec le même résultat, il ne peut dire non.

 

La série peut commencer, passant d'une année à l'autre, en montrant le parallélisme et comment James s'y prit pour remonter la piste, se rapprocher de Ted, le comprendre, le connaître, en sentir l'influence sur lui jusqu'à ce se retirer du FBI pour vivre autrement. Mais il débute, il veut trouver le tueur, réussir là où les autres échouèrent, et pour cela il ne reculera devant rien, affrontant ses supérieurs, utilisant ses collègues. C'est un duel face à un adversaire intelligent et dangereux.

Cette série est basée sur une histoire vraie et reprend les faits comme ils se sont déroulés, le moyen de suivre l'évolution d'un enfant trop précoce dans un monde qui ne le comprenait pas, hostile et manipulateur et celle d'un policier qui ne supporte pas les passe-droits et croit en lui.

Un affrontement passionnant dans le cadre pesant d'une institution complexe et peu efficace avec des chefs ayant du mal à sortir de ce qu'ils croient. Pour autant les personnages ''secondaires'' ne sont pas oubliés, une enquête ce n'est pas qu'un tueur et un policier mais aussi des familles qui ne seront pas épargnées.

Peut-être vous souvenez-vous de cette histoire, du moins de sa fin, quand l'Unabomber fut capturé, si oui vous aurez plaisir à entrer dans la matrice pour voir comment elle fonctionna, si non, ce sera comme une aventure vous disant que le danger peut être partout.

Vous recevez parfois des colis...

 

Partager cet article
Repost0

Présentation

  • : Lire au nid
  • : Mes (ré)créations littéraires et photographiques.
  • Contact

Bienvenue...

Bienvenue sur ce blog ! Vous y découvrirez mes goûts, et dégoûts parfois, dans un désordre qui me ressemble ; y partagerez mon état d'esprit au fil de son évolution, parfois noir, parfois seulement gris (c'est le moins pire que je puisse faire !) et si vous revenez c'est que vous avez trouvé ici quelque chose qui vous convenait et désirez en explorant mon domaine faire mieux connaissance avec les facettes les moins souriantes de votre personnalité.

Rechercher

Archives