







마녀의 법정 – Kim Young-kyoon – 2017 - KBS2

1996. Les voitures arrivent à pleine vitesse, freinent brusquement, des hommes armés en sortent, pénètrent dans le bâtiment puis surgissent dans une salle en criant qu'il sont de la police.

Avant d'être applaudi par les enfants de la classe dans laquelle ils viennent d'entrer. Après quoi ils font une démonstration de sport de combat. La plupart des enfants sont ravies, seules deux petites filles sont plus réticentes. C'est qu'il s'agit de l'illustration du travail du père d'une écolière, et les deux enfants n'ont plus le leur. Une des deux n'a plus que sa grand mère.

Alors qu'elles étudient en écoutant la télévision celle-ci diffuse des nouvelles d'un procès impliquant Cho gap-so, un officier de police, soupçonné de viol mais relâché sur décision des juges. La mère d'une des petites filles, Yi-deum, suit avec attention ce reportage, trop pour que cela ne veuille pas dire quelque chose qui l'a concerne directement.
Kwak, la mère de Yi-deum fut elle aussi victime, 10 ans plus tôt, et possède une cassette où Cho admet son crime, c'est l'occasion de la donner à la procureur Min Ji-sook.
Mais les choses ne vont pas se passer comme ça, ce serait trop simple, et Kwak disparaît après une mauvaise rencontre dans l'ascenseur.

2017, Ma Yi-deum n'est pas devenu le médecin qu'elle ambitionnait mais procureur de l'unité criminelle 2 où elle obtient d'excellents résultats. Un succès se fête et alors qu'elle retourne chez elle elle croise un homme inquiétant dans l'ascenseur. Les deux se retrouvent au huitième étage où l'inconnu affirme habiter lui aussi.
Ce qui est le cas, juste à côté de la procureur.

Une nouvelle affaire l'attend, plus personnelle, un collègue est poursuivi pour harcèlement sexuel, elle est convoqué par le procureur en charge du cas, qui se trouve être le voisin qu'elle soupçonna d'être un pervers et qui se doute qu'elle a vu quelque chose bien qu'elle le nie.
Jusqu'à changer d'avis, elle aussi subit les attouchement de son collègue, ce que sa hiérarchie lui fera regretter en la nommant à l'unité des crimes contre les femmes.

Évidemment elle va retrouver son voisin !
Neige Herrie sur ses talons perchés
Rêvait de reinitude jusqu'à l'exaltation.
La Fée Trèfle en son champ parla au nautonier :
''Manant, peux-tu prendre mon trèfle et moi sur ton embarcation ?''
Bucéphale hésita, redoutant l'allergie
Qui parfois le prenait et le clouait au lit.
''Veux-tu, dit un requin, à l'ambitieuse Herrie,
User de ton fessier pour, vers le firmament,
En gravir la paroi, en devenir chérie,
Par la gloire dilatée jusqu'à l'éclatement ?''
Découvrant en ses herbes qu'à 4 feuilles
Tout ses trèfles étaient, la Fée choisit une autre voie,
Soldier s'en irait heurter d'autres écueils,
Chercher à ses bœufs pitance dans les bois.
Le destin fit donc que sur la 5ème avenue,
Quand passa la Fée trèfle, Neige avait fondue.




파수꾼 – Son Jyeong-seok / Park Seun-woo – 2017 – 32 eps

La voiture roule à grande vitesse dans les rues de Séoul, à l'intérieur une jeune femme est retenue prisonnière. Heureusement le système de surveillance est au point, bien qu'il soit piraté, et le comportement suspect du conducteur n'a pas échappé à un regard attentif. Une jeune femme, Jo Su-ji, en moto se lance à sa poursuite, elle arrivera au moment où le véhicule incriminé aura causé un accident, et va réussir à arrêter un camion avec son deux-roues.
Et pourtant cette jeune femme n'est pas, n'est plus, policière.

Alors qu'elle arrive au commissariat un homme y entre, s'adresse à une caméra intérieure comme s'il parlait à un correspondant invisible qui l'aurait contraint à venir se rendre et confesser son crime s'il ne voulait pas que celui-ci soit rendu public.
Ce qui revient au même.
Dans la salle d'interrogatoire l'inspecteur Jo questionne le suspect quand ils sont interrompus par le procureur Jang Do-han, homme intelligent et vaniteux, obsédé par la réussite et les apparences, et surtout par le désir de faire oublier le milieu pauvre dont il vient. Il veut s'occuper de l'affaire avec la policière, pour l'enterrer.

Jo Su-ji est une mère célibataire, qui fait ce qu'elle peut pour élever Yu-na , avec l'aide de sa mère. Malheureusement celle-ci la perd de vue lors d'une après-midi enfantine à laquelle Su-ji ne put assister à l'heure alors qu'elle l'avait promis. Sur les lieux la policière part à sa recherche, et arrive pour voir le corps de sa fille emmenée dans une ambulance. Elle serait tombée, seule, du toit.
Pour une petite fille qui a le vertige c'est difficile à croire.
Alors qu'elle est à l'hôpital elle reçoit un message, l'avertissant qu'il ne s'agit pas d'un accident, puis un film lui montrant qu'un jeune homme était avec sa fille et qu'il l'aurait poussé.

Pour le retrouver sa mère, et des amis, distribuent des flyers avec une photo du suspect à la sortie des lycées. Un détail permettra à Jo de le reconnaître, un autocollant que seule sa fille aurait pu utiliser. Mais le suspect ne se démonte pas, bien qu'il nie il est forcé de reconnaître qu'il a accompagné Yu-na alors qu'elle voulait se rapprocher du ciel pour envoyer une lettre à son père.
Difficile de prouver qu'il l'a poussé, d'autant qu'il est le fils du futur procureur général, un personnage que certains voudraient aider, comme Jang, en attendant un retour d'ascenseur.

Le pire est à venir, Yu-na ne survit pas à ses blessures. Pour Jo le choc est terrible, amplifié par la certitude que tout sera fait pour que le meurtre de sa fille soit oublié afin de servir les intérêts de quelques-uns. C'est la tradition, au moins dans les dramas, et peut-être un peu dans la réalité, que l'argent et les relations permettent d'éviter de payer pour ses crimes, ou ceux d'une progéniture croyant avoir tous les droits.
Su-ji est près de faire justice elle-même, ce serait une bonne chose, mais sa fille l'aurait, peut-être, vu autrement, alors elle renonce. Néanmoins sa tentative d'assassinat, en public, fut trop médiatisée pour passer inaperçue. Pour une policière c'est mal vue et la prison paraît inévitable.

Sauf que sur le chemin intervient l'organisation, en fait le duo, Bo-mi et Kyung-so qui lui communiqua le film sur Yu-na. Une jeune femme surveillant des écrans, et son partenaire qui intervient sur le terrain, ensemble ils agissent sous les ordres d'un mystérieux leader dont ils savent peu de choses.
Une organisation qui aimerait grandir en recrutant une policière ayant quitté son poste.
Le binôme augmente donc d'une unité, chacun de ses membres ayant une motivation pour l'avoir intégré. Quand à son chef... Quel rapport avec les prêtres et, surtout quelles sont ses motivations ?
Comme d'habitude, si vous voulez le savoir vous savez ce qui vous reste à faire !
Yu-na aussi attend que justice lui soit rendu.

Les épisodes d'une trentaine de minutes sont agréables à suivre, faire la différence entre justice et vengeance, chercher la faille du criminel, toujours plus facile à trouver qu'il le pense... Lookout approche au plus près des comportements pour en surprendre les failles et frapper au bon moment.
La corruption est un thème récurrent dans les dramas coréens, dans ceux-ci au moins est-elle rattrapée par la justice.
Nous nous ressemblons, moustaches, corps minces mais si nous sommes frères d'esprits, physiquement nous sommes bien différents.
Il me connaît bien. Je me souviens la première fois qu'il m'a vu, dans son miroir alors qu'il scrutait son visage. Sur le moment il a cru à une hallucination avant de se retourner brusquement pour se jeter sur moi, en vain bien sûr, trop lent.
Nous avons cohabité ainsi, je ne me cachais pas, lui finit par s'habituer à ma présence après de vaines tentatives de m'éliminer.
Il ignorait à quel point je le connaissais. Ses manies, ses habitudes, se promener dans le noir, comme moi, forcément. Sa façon de se nourrir, de ne rien perdre, comme moi.
Tout garder, tout utiliser, là encore comme moi.
Tout utiliser.
Il est mort hier soir. Je l'ai vu buter sur un tas de déchets, tomber, râler. Je me suis approché, l'ait observé de près. Il m'a vu a tendu la main, touché du bout du majeur pour la première fois comme pour me transmettre son héritage, à moi, finalement sa seule famille, l’unique semblable qu'il ait connu.
Ne rien perdre était sa devise alors il comprendrait que je déguste son cadavre tout en me demandant lequel de nous deux était le vrai rat !
Hot Water – Fred C. Newmeyer & Sam Taylor 1924 – 60'

Hubby est marié, ce qui est banal et sa belle-mère est une désagréable personne, ce qui l'est tout autant, son beau-frère, un flemmard notoire, ne valant pas mieux. Il vient d'acquérir une nouvelle automobile et tout le monde veut l'essayer.

Se moquer de sa belle-famille est un argument remportant souvent un gros succès, surtout quand il s'agit des parents de la mariée. Allez savoir pourquoi ! Peut-être parce que celle-ci est (très) souvent ennuyeuse autant qu'encombrante.
Ce film est l'association de trois courts métrages. Dans le premier la co-vedette est un dindon (analogie avec la belle-mère?), dans le deuxième il s'agit d'une ballade en voiture qui va se révéler aussi mouvementée que l'on s'y attendait, attention au gendarme, encore plus s'il n'est pas là. Dans le dernier la mère de la mariée prouve qu'elle est somnambule...

heureusement une telle belle-mère n'existe pas dans la réalité.
Quoi que...
Arnaldur Indridason – 2015 – Éditions Métailié – traduit de l'islandais par Éric Boury

Les enfants s'amusent dans leur radeau avec un anorak vert qui flotte entre deux eaux mais quand celui-ci remonte à la surface et se révèle contenir un cadavre l'effroi remplace l'amusement.
Erlendur, alors débutant, patrouille avec ses coéquipiers, Gardar et Marteinn, se rend chez un individu causant du tapage. Mais à leur arrivée tout est tranquille. Il frappe, attend jusqu'à ce qu'un homme leur ouvre et s'étonne de leur présence. Non il n'a pas fait de bruit, et il est seul, son épouse est dans leur chalet d'été avec ses copines. Rien à signaler donc mais le policier a un doute et retourne frapper pour demander à aller aux toilettes, l'homme hésite, Erlandur le bouscule, entre, et découvre le corps inconscient d'une femme inconsciente. L'homme finit par avouer, il ne voulait pas faire ça mais elle est tombée...
Une patrouille banale somme toute et la vie de la victime n'était pas en danger. Après quelques jours d'hospitalisation elle retournerait vivre avec son bourreau. C'est en rentrant chez lui qu'il repensa à ce message, l'année précédente, la découverte d'un cadavre dans une tourbière à Kringlumyri. Premier sur les lieux rien n'avait été découvert depuis. Lui connaissait ce SDF qui lui avait parlé d'un homme tentant d'incendier la cave où il habitait. Il débutait alors dans la police et n'était pas sûr d'y avoir sa place. Un SDF de moins ce n'était pas une affaire importante et nul n'avait voulu en savoir plus. Erlendur pourtant se souvenait avoir eu affaire à Hannibal à plusieurs reprises en raison de l'alcoolisme de celui-ci. Le policier avait visité la cave du clochard, exiguë et encombrée de choses sans intérêt.

Retournant vers le marais Erlendur retrouva un des enfants qui avaient découvert le corps puis chercha le pipeline qui avait été l'ultime logement de Hannibal, après que sa cave eut été incendiée. À sa grande surprise l'endroit avait un nouvel occupant, du même genre que le précédent. Il se présentait, Vilhelm, édenté et hirsute. Oui il connaissait Hannibal, une relation.
Erlendur était passionné de disparitions et se plongeait dans de vieux dossiers bien qu'elles fussent rarement considérées comme suspectes. Rien dans la mort de Hannibal n'indiquait un homicide mais cette histoire, parmi d'autres, l'intéressait toujours, comme celle d'une jeune femme dont la disparition avait été prise pour un suicide. Par hasard, retraçant la vie de Hannibal, il rencontre un autre SDF qui affirme qu'il a été noyé et l'envoie rencontrer Bergmundur, un ami du disparu. Il n'apprend pas grand chose et cherche la famille du mort, un frère et une sœur.
Pourquoi le policier était-il si curieux après un simple SDF, cela le surprenait. Néanmoins il voulait en savoir plus, une qualité dans sa profession. Mais un an après, n'est-il pas trop tard ?

Et si l'incendie qui avait causé l'éviction d'Hannibal était vraiment criminel, et l’œuvre des deux frères voisins, Ellert et Vignir ? Ceux-ci auraient pu retenter leur chance en le noyant.
En apprenant que Hannibal avait une boucle d'oreille en or dans son refuge Erlendur s'interroge et finit par penser à la jeune disparue, celle-ci était friande de colifichets et de bijoux.
Et s'il y avait un lien entre les deux affaires ?
Boire pour oublier est une habitude, un besoin, chez certains. Hannibal avait de quoi oublier...
Arnaldur Indridason nous conte ici la première affaire de son héros qui vient d'entrer dans la police. Erlendur est sur la piste, pas question qu'il l'abandonne avant de savoir où elle va le conduire. Faire le chemin est facile, il suffit d'ouvrir ce livre et de se laisser aller.
Suojelusenkeli – Arto Halonen – Finlande – 2018 – 100'

Copenhague, 1951, la guerre est terminée depuis six ans mais le pays en porte encore les cicatrices, de nombreux danois qui ont plus ou moins collaboré ont recouvré la liberté. Anders Olsen est inspecteur, après être passé chez sa libraire d'épouse, enceinte, à laquelle il promet de revenir vers 5 h afin de l'aider à ranger des cartons se rend à son bureau.

Sur le chemin il aperçoit un attroupement devant une banque à l'intérieur de laquelle se produit une attaque. Un homme y tue deux employé avant de sortir, menaçant le public de son arme, et de s'enfuir à vélo.

Osen en ayant justement un le poursuit mais se retrouve coincé, sous la menace de l'arme de l'agresseur qui lui laisse pourtant la vie sauve avant de tenter de s'échapper, pour être finalement rejoint par d'autres policiers.

L'enquête semble bouclée, cet homme, Palle Hardrup, doit être celui qui commit le même genre d'attaque la semaine précédente, bien qu'aucun argent n'ait été retrouvé. Chez lui Olsen trouve les projets de Hardrup qui voulait regrouper les pays scandinave en une unité unique, la Monarche du Nord, redevenant une grande puissance en retrouvant ses racines vikings mais aussi la protection de Dieu, lui-même étant en contact direct avec un représentant de la divinité, son ange gardien.

L'enquête prend du temps, Olsen n'est pas au rendez-vous des 5 h, son épouse veut faire le rangement prévu, elle prend un carton, monte sur une échelle... Ce qui devait arriver arriva, elle perd en tombant leur enfant.

Il avait fait également parti d'un cercle de recherche psychologique qui s'intéressait également à l'hypnose. À son domicile les policiers découvrent également une photo de mariage de Palle avec ses trois meilleurs amis, ensemble ils formaient une parodie des Cavaliers de l'Apocalypse. L'épouse pourtant ne connaît que deux noms, l'autre vint sans y être invité. Il s'avérera qu'il s'appelle Bjørn Schouw Nielsen. Chez le Dr Dabrowski, spécialiste de l'hypnose, Olsen apprendra que Nielsen voulait tout apprendre, tout savoir, très vite.

Le policier s'interroge sur la possibilité que Hardrup ait agit sous hypnose tout en pensant que dans cet état personne ne va contre ses contraintes morales.
Tout dépend donc de ce que celles-ci sont !

Une perquisition chez Nielsen ne donnera rien et plus tard celui-ci visitera la librairie de Mme Olsen, celle-ci le reconnaît pour avoir lu le dossier de son policier de mari, elle voudrait l'aider, utiliser positivement son cerveau, penser à autre chose qu'à leur perte.

Dabrowski veut bien hypnotiser Palle pour confirmer l'hypothèse de Olsen en le faisant régresser jusqu'à l'époque où Hartrud et Nielsen étaient en prison ensemble pour collaboration. Mais palle a du mal à parler du parti qu'il voulait créer, l'Ange Gardien le lui interdit. Le docteur veut bien aider la police, si celle-ci l'aide en retour pour ses recherches. Mais pourquoi ne pas rencontrer Nielsen tant qu'il est détenu. Mais les preuves manquent pour le retenir.

Nielsen devient un habitué de la librairie, en sachant très bien à qui il a affaire. Il se rapproche de l'épouse du policier, fait mine de se confier, évoquer sa nature maléfique, les traumatismes de son enfance, les amis juifs qu'il a trahi, alors qu'il les a donnés à la Gestapo pour plaire à celle-ci.
Le supérieur de Olsen veut clore le dossier, il donne 4 jours à son subordonné pour trouver une preuve incriminait Nielsen. Mais celui-ci est un habile manipulateur et le policier est prêt à prendre tous les risques pour prouver qu'il a raison, même à tomber dans le piège du criminel. Il ne lui reste qu'à utiliser son épouse !


Tiré d'une histoire vraie. Moi qui m'intéresse à l'hypnose voilà qui m'ouvre des perspectives intéressantes...

| Bienvenue sur ce blog ! Vous y découvrirez mes goûts, et dégoûts parfois, dans un désordre qui me ressemble ; y partagerez mon état d'esprit au fil de son évolution, parfois noir, parfois seulement gris (c'est le moins pire que je puisse faire !) et si vous revenez c'est que vous avez trouvé ici quelque chose qui vous convenait et désirez en explorant mon domaine faire mieux connaissance avec les facettes les moins souriantes de votre personnalité. |