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26 avril 2019 5 26 /04 /avril /2019 15:00

Sous la direction de Josiane Olff-Nathan – Éditions du Seuil – 1993

Introduction de Josiane Olff-Nathan

C'est la science qui est ici mise en cause [comme si elle avait une réalité individuelle, un peu comme la société qui serait responsable des maux de l'humanité!]. Ce livre montre la compromission nazis/scientifiques. L'enjeu n'en est autre que les rapports de la science et de la démocratie [déités laïques s'il en est].

Il pose un regard sur l'influence qu'eut le national socialisme sur la science, et inversement ; sur la légitimation des mathématiques dans l'Allemagne fasciste, l'existence d'une deutsche Physik initié par Philipp Lenard et Johannes Stark frustrés par la République de Weimar qui ne leur donna pas l'importance qu'ils pensaient avoir et tentèrent de l'obtenir dans l'arène politique sous le Reich. Dès 1924 l'un et l'autre soutinrent Hitler emprisonné après sa participation au putsch manqué de

Munich. Ils ne purent remplir le rôle qu'ils avaient ambitionnés sinon par leur influence sur la nouvelle génération bien qu'ils s'évertuèrent à rejeter la théorie de la relativité.

En 1937 Stark avait attaquer Werner Heisenberg dans la revue des SS Das Schwarze Korps, soulignant que celui-ci avait refusé de signer en 1934 un appel public de soutien à Hitler et l'accusant d'avoir soutenu des thèses prônés par des savants juifs. Heisenberg pensa émigrer, il est fort dommage qu'il ne l'ait pas fait. Une lettre de Himmler le convainquit mais le prix Nobel dut accepter de séparer une découverte de celui qui l'avait faite sans obtenir le poste qu'il voulait à Munich.

Bien que les SS le considéraient comme un ''intellectuel apolitique''. Par la suite Heisenberg dirigea à Berlin les recherches sur la bombe atomique sans les voir aboutir. À partir de 1945 la République fédérale d'Allemagne entreprit une dénazification de la science, de nombreux scientifiques furent jugés pour leur soutien au national-socialisme.

Recherche et enseignement scientifiques s'épanouissent mal dans une dictature tant celle-ci surveille chercheurs et publications. La communauté établie et apolitique de la physique mena une rude bataille contre la science politisée incarnée par la deutsche Physik.

Impossible ici, ce n'est pas mon propos, de faire le résumé de ce volume, vous y suivrez l'évolution de la science en Allemagne et comment elle pâtit du régime, ce qui n'est pas une surprise. La plupart des scientifiques adhérèrent par obligation au parti, peu manifestèrent une vraie approbations, sinon collaboration, au système.

Mein Kampf présente une vision pessimiste de l'évolution de l'humanité, pessimisme biologique fondé sur l'affirmation d'une loi que les hommes n'auraient cessé de violer : une espèce ne s'accouple qu'avec elle-même les peuples n'en tinrent pas compte, pas même l'Aryen supérieur avec pour conséquence sa fin en tant que porteur de culture. Autre aspect de ce pessimisme : se trouver dans un monde fini et la nécessité d'avoir un espace vital nécessaire à sa survie et son expansion. La décadence menace, mais s'il subsiste une minorité intacte qu'un génie la guide !

Il suffisait d'y penser.

Impossible de privilégier une contribution, chacun apporte un éclairage différent à une époque, en soulignant les traits marquants et spécificités qui permettent de mieux connaître ces heures sombres de l'Histoire en général et de la science qui ne pouvait rester à l'écart.

Certes sa lecture demande temps, calme et attention tant derrière son sujet, la science, transparaît la réalité mortifère du nazisme et comment elle fut mise en œuvre. L'histoire semblait devoir amener ce désir de retrouver une pureté originelle, si celle-ci existât jamais. De nombreux peuples furent présentés comme d'improbables hybridations, des hérétiques qu'il fallait éliminer comme le soulignait Bernard Gui : l'hérésie ne peut être détruite sans que les hérétiques le soient, et qu'importe si pour cela il faut éradiquer une ethnie entière. La science n'avait pas, l'aura-t-elle jamais, le dessus sur le fanatisme, elle ne fit que servir une nouvelle légalité ''scientifique'' (in)justifiant le génocide.

Toute une littérature hygiéniste du dix-neuvième siècle souligne la menace de certaines catégories de populations, l'idée naquit du criminel-né, la maladie mentale était incomprise, syphilis, tuberculose et alcoolisme faisait des ravages, la dégénérescence était inévitable sans une action efficace. En Allemagne elle alla jusqu'au pire. Il fallait éliminer le corps physique pour que meure le mal qu'il portait. La guérison imposait l'amputation des membres gangrenés et corrupteurs.

Quand à la science qui est au cœur de l'idéologie national-socialisme il s'agit sans doute de la ''biologie raciale''. De nombreux raciologues et eugénistes célébrèrent l'avènement du nouveau régime.

Jusqu'aux années 80 l'historiographie présentait pour la période 1933-1945 une communauté scientifique apolitique et passive face au pouvoir. La science était la victime d'une idéologie qui l'avait falsifiée. Après 1945 la tentation de disculper la biologie fut grande. En réalité comme l'affirment Horst Seidler et Andreas Rett dans La Biologie raciale sous la national-socialisme : à notre connaissance il n'y eut pas un seul anthropologue pour se dresser, en paroles ou en écrit contre l'idéologie raciale du national-socialisme. Les anthropologues les plus éminents de leur discipline fournirent une justification scientifique à la folie raciste du nazisme. Sur la petite centaine d'anthropologues allemands dans les années 30, une demi-douzaine seulement émigrèrent, résistèrent ou furent persécutés par le régime. Le national-socialisme désirait initier une ''révolution eugénico-raciale'' et initia pour cela une ''biocratie'' gouvernée par les médecins psychiatres, généticiens eugénistes et bio-anthropologues.

Il existait une véritable symbiose entre la communauté bio-anthropologique allemande et le nazisme. L'anthropologie biologique allemande a largement collaboré à la politique raciale nazie. Elle en fut, avec la médecine, la psychiatrie et la génétique humaine, la plus fidèle servante. On peut détecter cinq secteurs d'affinité : eugénisme, métissage racial, nordicisme, antisémitisme et primat de la race. Sous Weimar déjà la législation eugénique existait, le programme d'euthanasie en revanche fut l’œuvre des médecins psychiatres. Le premier rendit un immense service aux nazis en fournissant les ''critères d'évaluation, les catégories de classement et les règles d'efficacité'' qui permirent de définir et justifier l'ordre social traçant la ligne de démarcation entre les membres de la ''communauté du peuple allemand'' et les étrangers. L'hygiène raciale légitima la dichotomie entre le ''membre de la communauté'', utile, et ''l'étranger''. Il importe de préciser que l'enseignement de l'eugénisme est antérieur à la prise de pouvoir par les nazis. 

Fritz Lenz, influent et tapageur hygiéniste de l'époque, s'exprimait ainsi : il faut exiger absolument l'enseignement de l'hygiène, y compris raciale... C'est seulement quand les principes de bases de la vitalité raciale seront familiers à la majorité des gens cultivés que nous pourrons espérer mettre un terme à notre déclin et le transformer en ascension. 9 ans plus tard Depdolla affirmait : C'est en lui (l'enseignement de l'eugénisme) que se combinent l'instruction , la transmission de connaissances, et l'éducation, la formation intérieure de l'être humain. Hambourg fut, en 1928, la première ville à mettre en place un enseignement de l'eugénisme à côté de celui de la génétique.

Kaiser-wilhelm institut Berlin

J'espère avoir titillé votre curiosité encore qu'il faille rappeler que la science n'est qu'un instrument utilisé par le scientifique, c'est lui et lui seul qui est responsable de l'usage qu'il en fait, qu'il tente de se justifier par le contexte est rarement une excuse recevable.

Une lecture édifiante bien que ce livre soit déjà ancien qui dessine un tel portrait de l'homo sapiens que j'en viens à me demander si Adolf n'avait pas raison d'être pessimiste.

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26 avril 2019 5 26 /04 /avril /2019 08:00

Henri VernesWilliam VanceÉditions du LOMBARD 1975

 

Morane l'affirme à son ami, ils seront à Porto-Rico avant la nuit. Quand Bill lui fait remarquer la jauge proche de zéro le pilote doit se rendre à l'évidence que sa certitude est à revoir.

Personne n'est à l'abri d'une fuite. Heureusement une île est proche, Serado, où règne le président Hippolyte Chabré, le président fou. Impossible d'aller ailleurs et sitôt posés ils voient arriver la police. Laquelle constate la véracité des dires des arrivants mais affirme que si venir à Serado est interdit, en partir l'est aussi.

Les voilà donc à l'hôtel ''Palmes Sauvages'' depuis une semaine, sans que la situation paraisse pouvoir se débloquer. Pour mettre de l'animation la police d'état se présente pour arrêter Mr John Damon, et, comme par un fait exprès, c'est le nom sur le passeport de Morane, le vrai ayant disparu. Finalement tout le monde part en voiture, et en chemin les policiers avouent être des faux et avoir monté ce mensonge pour ''inviter'' les deux étrangers discrètement chez Laver, chef de l'insurrection. En fait il y a méprise, et les hôtes de nos amis prennent Morane, Damon, pour un tueur à gages venu éliminer le président Chabré.

Bill suggère qu'il est temps de s'éloigner, pourquoi ne pas récupérer leur avion ? En chemin ils tombent sur l'attaque d'un village par les troupes présidentielles, rester à l'écart n'étant pas leur genre ils interviennent. Finalement ils changent d'avis, laisser en place un tel président leur est impossible.

La nuit suivante Félicité Chabré doit arriver par bateau, pour aider les insurgés, mais pas question que son père soit éliminé. Leur vedette étant attaqué Félicité et Bob Damon prennent le large de leur côté. Mais la jeune femme est futé et comprend que le comportement de Bob n'est pas celui d'un tueur, force est pour Morane de lui avouer la vérité. Néanmoins Laver ne doit rien savoir, et la jeune femme accepte de garder le secret. Elle veut préserver son père, impossible qu'il ait tant changé sans raison.

Il faut passer aux choses sérieuses, l'attaque de la forteresse, ce qui, à en voir les photos, promets d'être difficile.

Sur place Bob, Bill et Félicité cherchent un moyen d'intrusion, finalement le premier pense en avoir un. Il suffira de quelques bons ouvriers...

mais le temps tourne, la police approche, il faut prendre des risques et tenter le tout pour le tout.

Justement Morane et Ballantine sont experts dans ce domaine !

Quel est le secret de Serado ? Morane parviendra-t-il à rétablir la démocratie ?

À votre avis ?

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25 avril 2019 4 25 /04 /avril /2019 14:50

Sous la direction de Josiane Olff-Nathan – Éditions du Seuil – 1993

Introduction de Josiane Olff-Nathan

Après la première guerre mondiale l’Allemagne collectionnait les prix Nobel. Malgré le boycott infligé par les Alliés l'Allemagne fut la patrie de la science où les jeunes physiciens américains venaient se former. L'allemand était la langue indispensable, après 1945, malheureusement c'est un autre idiome qui, profitant de la victoire, s'imposa. Après le succès des nazis, le départ de nombreux scientifiques juifs et la mise à l'écart de leurs amis elle connut une baisse catastrophique, David Hilbert put répondre au ministre de la Science, de l'Éducation et de la Culture populaire du Reich qui lui demandait si son institut avait souffert de ces absences ''Mais il n'a pas souffert monsieur le ministre ! Il n'existe plus !''

Les publications sur le nazisme sont innombrables mais peu portèrent leur attention sur la science, mis à part quelques polémiques, sur Heidegger par exemple ou le rôle de Heisenberg au moins jusqu'à la parution du livre de Benno Müller-Hill Science nazie, Science de mort. Ce livre s'organise autour de la question de la responsabilité de la science en tant que sous-système social en interaction constante avec le reste de la société.

La science et une technique de plus en plus omniprésente joue un rôle essentiel dans l'organisation et l'histoire de nos sociétés industrielle comme dans l'évolution de notre confort et la transformation de notre environnement, elle influence également notre perception du monde en influençant l'évolution des mentalités.

Le nazisme dû compter avec la science bien qu'il s'en méfiât, et s'évertua dans la pratique à exploiter l'efficacité scientifique par la voie du développement technique, exemple que suivit le gouvernement de Vichy qui réorganisa l'industrie française en y introduisant la notion de ''branche'' économique et créant de grand organismes d'état. En Allemagne la chimie joua un rôle essentiel dans le soutien au régime, IG-Farben se rallia dès 1933 à Hitler, licencia ses directeurs juifs et profita pleinement du plan de militarisation de l'industrie. Cette société prit une part active dans l'organisation et l'exploitation des camps de concentration, en particulier avec l'usine BUNA d'Auschwitz.

Quand Planck voulu intercéder en faveur des savants juifs, en particulier Fritz Haber, Hitler lui répondit que si la science pâtissait des mesures antisémites et bien il faudrait faire sans science !

Vingt prix Nobel s'expatrièrent au cours des premières années du régime, 25% des physiciens perdirent leurs postes. Les multiples interventions de ce livres tentent de répondre à quelques questions tout en gardant à l'esprit que l'avenir pourrait apporter davantage de précisions. Herbert Mehrtens s'interroge sur la confrontation avec ''la banalité du mal quand celui-ci se compose de millions de détails réunis'', Pierre Ayçoberry et Mechtild Rössler nous aident à retracer quelques contours de l'idéologie national-socialiste, le premier en proposant une image novatrice de ses concepts d'histoire et de temps, le second pour une analyse du leitmotiv ''d'espace vital'' et de son influence sur l'histoire de la géographie.

Après 1933 le personnel politique est remplacé, les opposants sont jetés en prisons, partis et syndicats sont interdits, les lois raciales promulguées et les valeurs soumises à l’idéologie officielle. La fusion en un éternel présent du Reich de mille ans avec l'esprit des Germains ancestraux marque la fin de l'histoire. Pour les nazis ''l'Histoire'' c'est ''la Mythologie''. L'histoire, comme nous l'entendons, existe par l'écriture quand l'oralité la réadapte en fonction du présent pour en préserver vérité et efficacité dans la structure des sociétés. L'écriture implique le découpe du temps en passé, présent, futur. La parole est sociale, l'écriture implique le développement d'une pensée individuelle, la confrontation de l'individu avec son psychique et son cortège de fantasmes, de souvenirs, de projets et de sentiments. Le nazisme voulait effacer l'histoire par les autodafés, la censure et l’apologie de romans exaltant héros positifs et valeurs paysannes. ''La littérature et les arts n'ont plus été qu'un reflet et un support du mythe'' souligna Lionel Richard, ''mythes de la Race, du Sang, du Sol, de la Supériorité de l'Homme aryen ou du Néo-paganisme, choses parlant à l'esprit sans que la raison intervienne''. Le nazisme c'est la parole, ainsi que le Führer l'affirmait dans son livre ''La force qui mit en branle les grandes avalanches historiques fut la puissance magique de la parole parlée. La grande masse d'un peuple se soumet toujours à la puissance de la parole.'' (Mein Kampf P111)

La parole ici est au service d'une volonté de puissance, tyrannique et à l'inverse d'une parole démocratique circulant librement ou celle, impersonnelle, des sociétés traditionnelles, vecteur de la permanence des sociétés démocratiques. La science est écriture, elle produit des textes dont les auteurs retrouvent l'anonymat quand leurs résultats sont intégrés dans le corpus évolutif de la science.

Les université s'adaptent aux exigences du nouveau pouvoir, les chercheurs cherchent, les étudiants étudient, la science progresse. Il faut voir là l'effet d'un idéalisme apolitique et le respect de lois votées légalement avec le désir de restaurer la grandeur du pays mise à mal par la défaite de 1918. Pour construire une nouvelle société l'idéologie était insuffisante, il fallait les techniciens spécialisés et des scientifiques compétents. La science devait être efficace et Göring exigeait des programmes réalisables en moins d'un an.

Au début du vingtième siècle se manifestaient inquiétude et pessimisme quand à l'évolution de l'espèce humaine, eugénistes et anthropologues européens et américains pensaient que le développement de l'hygiène et de la médecine contrecarrait la sélection naturelle. Malades et tarés n'étant plus éliminés l'espèce était vouée à une dégénération rapide accélérée par le déclin des classes ''supérieures'' dont le faible taux de natalité inquiétait. Bien des généticiens avaient la conviction que le potentiel génétique de l'humanité était menacé par la prolifération des gènes nocifs. La Société d'eugénisme britannique mettait en garde, en 1937, contre les métissages ''mauvais dans certaines circonstances''.

Le national-socialisme n'était-il pas ''de la biologie appliquée à la politique'' selon Hans Schemm ? Le Deutsche Biologen-Vergan, union des biologistes qui se place en 1939 sous la direction de Himmler en rejoignant en 1939 l'Ahnenerbe ne ménage pas ses efforts pour organiser des ''camps d'éducation en biologie'' et la diffusion des thèses racistes à tous les niveaux de la société. Quand au serment d'Hippocrate, à une prisonnière, médecin elle aussi, qui lui demandait s'il s'en souvenait, le docteur Klein, médecin à Auschwitz répondit ''Mon serment me dit de faire l'ablation d'un appendice gangreneux du corps humain. Les juifs sont l'appendice gangreneux de l'humanité, c'est pourquoi j'en fait l'ablation''.

 

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25 avril 2019 4 25 /04 /avril /2019 08:00

 

Musée des Beaux Arts - Rennes - 05
Musée des Beaux Arts - Rennes - 05
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24 avril 2019 3 24 /04 /avril /2019 08:00

○○Kazuhiko Yukawa (scénariste) – 2015 – 10 eps

 

Masazumi Kubota est l'animateur vedette d'une émission à succès News Life ! Pendant qu'il travaille son épouse, Hikari, le regarde et note quelques remarques, toujours judicieuses. Pourtant l'émission de Kubota voit son audimat s'effriter et de nouveaux projets lui sont soumis pour booster le booster, il n'en apprécie aucun. En revanche il a une idée, interviewer les personnes qui ne veulent pas passer à la télévision, histoire de montrer que lui seul peut les rencontrer.

Masazumi travaille beaucoup, rentre tard, ne fait rien à la maison, doit composer avec ses parents, ses sœurs, Makiko Watanabe, les enfants de celle-ci, Narumi et Daiki et Miyu Kubota. Heureusement son épouse est parfaite, toujours à dire et faire ce qu'il faut, à être présente, souriante, et agir pour le bien de chacun.

L'idéal de l'épouse japonaise.

En plus elle est belle, normal, c'est Shibasaki Kou qui l'incarne, et à elle on passerait quelques défauts.

Mais Hikari n'en a pas...

Lors d'une réunion de famille Narumi qui aime les énigmes en propose une à tous : Hikari a un incroyable secret, quel est-il ? La réponse est simple, Hikari ne cuisine que les plats que les personnes aiment.

Ouf. Et la conversation passe sur Hikari, qui épousa Masazumi alors qu'il n'était qu'un journaliste parmi d'autres et qu'elle était infirmière. C'est ensuite seulement que la carrière du premier progressa, en grande partie grâce à la jeune femme.

Le grand père, Sakutaro Kubota, lui n'a pas le caractère que sa famille espère, il n'est jamais content, semble s'ennuyer, critique les femmes et boit plus que de raison. Mauvaise habitude qui le conduira à l'hôpital après une chute. Heureusement Hikari était sur place et put lui apporter les premier soins, néanmoins le choc fut brutal, il est question d'infarctus cérébral. Pour l'instant

Mauvaise journée puisqu'il apparaît que Sakutaro avait fait de mauvais placement, engendré des dettes, hypothéqué la maison. Le jour de l'incident il devait rembourser ses dettes.

Ce dont il était incapable. Conséquence : Hitomi, la grand-mère ne peut plus garder la maison familiale.

Un soucis de plus pour Masazumi, heureusement Hikari est là pour le soutenir, l'aider, comme quand il lui parle de Maruyama Junichi, célèbre et très discret romancier et prix Nobel.

Ses affaires ne s'arrangent pas, Junichi ne veut pas passer à la télé, et Makiko ne veut plus garder leur mère qui fait des bêtises, il faut que l'autre sœur la récupère, pour lui ce n'est pas possible, bien sûr. Et, faute de réussir par lui-même, il demande à son épouse de rencontrer Maruyama Junichi pour le persuader de venir dans son émission, mais, précise-t-il, c'est ne plaisanterie.

Bref, si les apparences sont idéales, à y voir de plus près les difficultés ne manquent pas.

Finalement c'est Hikari qui propose que sa belle-mère s'installe avec eux, et elle qui ''convainc'' Junichi de participer à l'émission de son mari.

Encore que, mari n'est pas le terme, puisque Masazumi et Hikari ne sont pas marié, et qu'elle refuse une nouvelle demande de son compagnon, mais lié par un contrat renouvelable tous les trois ans avec des clauses bien précises.

Cette fois Masazumi refuse.

Et Hikari s'en va avec une petite valise.

La vie continue pour l'ancien couple, l'un constate quelle importance Hikari avait pour lui faciliter le quotidien, encore plus avec sa mère à la maison, où vient s'installer sa sœur ainé et ses enfants, sous prétexte que son mari a une relation. Son ''ex'' s'installe dans un hôtel capsule où elle peut suivre News Life, sans la commenter désormais.

Il demande à la revoir, attend longuement la réponse. Quand elle arrive, positive, il est soulagé. Il le sera moins quand il apprendra que Hikari a rencontré un homme homme prêt à accepter le contrat qu'elle a établi.

Elle laisse pourtant à Masazumi la priorité.

Celui-ci refuser réfléchit, hésite, et, finalement, accepte.

Mais tout peut-il redevenir comme avant ?

Entre son travail et les difficultés de celui-ci, y compris ses relations avec ses collègues, dont la nouvelle co-présentatrice, sa femme sous contrat, sa famille, et l'alcool, Masazumi peut se faire du souci.

 

Hikari est une femme encore plus extraordinaire qu'il n'y paraît, et qui, comme Narumi le laissait entendre, a un secret. Lequel ?

Pourquoi chantonne-t-elle ce refrain qui met en scène un ours ?

Dix épisodes en compagnie de Shibasaki Kou, c'est peu.

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23 avril 2019 2 23 /04 /avril /2019 12:00

Linwood BARCLAY – Belfond noir – 2009

Mai 1983 Cynthia Bigge est une adolescente de quatorze ans qui respecte les ''obligations'' de son âge, c'est-à-dire qu'elle se révolte contre ses parents et se plait à faire des bêtises, à braver les interdits et à provoquer ses géniteurs.

Ce matin-là elle se réveille avec les séquelles d'une gueule de bois carabinée, la corbeille prouve qu'elle n'avait pu atteindre dans la nuit les toilettes pour vomir... Elle profite d'une maison silencieuse pour vider ladite corbeille dans les toilettes avant de passer dans la salle de bain tenter de se rafraîchir pour faire illusion. Mais personne ne se manifeste, tout est calme alors qu'à l'ordinaire, de la cuisine, viennent les bruits du petit déjeuner et ceux de son frère Todd qui aimait mettre Led Zeppelin à fond. Mais tout le monde semblait parti tôt et sans rien préparer pour elle, sans doute par remontrance contre son comportement. La veille au soir son père ne l'avait-il pas extraite de force de la voiture de Vince Fleming avant de la ramener chez eux ?

Elle avait prétexté travailler avec son amie Pam, au lieu de cela boire avec le jeune homme avait paru plus ludique ! Sa mère l'attendait pleine de reproches, mais la jeune fille n'était pas capable de discuter, tout juste put-elle rejoindre sa chambre et s'écrouler sur son lit non sans avoir hurler ''je voudrais que vous soyez morts !''

Phrase qu'elle n'était pas prête d'oublier.

À l'école son cerveau encore embrumé fut incapable de répondre aux interrogations de ses professeurs et à midi quand elle appela son domicile ce fut pour entendre la sonnerie résonner sans que nul décroche. Quand à son père il était toujours en déplacement pour son travail et était injoignable. Todd même n'était pas au lycée et cela ajouta à son inquiétude. Incapable d'attendre la fin des cours elle rentra en courant chez elle pour découvrir que rien n'avait changé. Affolée elle sonna chez les Jamison, expliqua comme elle put la situation avant que sa voisine ne l'accompagne pour faire le même constat d'une maison vide.

Mme Jamison appela la police, celle-ci entama doucement les recherches avant de considérer que la situation était plus étrange qu'elle le semblait.

 

25 ans ont passés et la famille de Cynthia est toujours portée disparue, personne n'en revit un des membres et la police ne découvrit aucun indice de ce qui aurait pu lui arriver. La jeune fille a grandi, s'est mariée, à son tour elle est mère d'une petite Grâce de 9 ans. Elle n'ignore pas les interrogations qui la suivent, les pensées qu'elle suscitent : et si elle avait tué sa famille, aussi improbable que cela semblât en raison de son jeune âge à l'époque.

Elle finit par accepter de participer à une émission de télévision pour tenter de raviver les mémoires, de motiver les témoins qui accepteraient, après un quart de siècle, de se manifester.

Effectivement, quelque chose va se passer : un coup de téléphone semblant indiquer que sa famille est vivante... dommage qu'elle ait fait une fausse manœuvre et effacé le numéro de la mémoire, puis...

Il serait dommage de vous en dire plus tant le suspens est important et les interrogations sur ce qui se passa cette nuit-là nombreuses. Terry, le mari de Cynthia est le narrateur, il raconte ce que son épouse vécut, comment il la rencontra et combien fut difficile de supporter des événements qu'ils mirent du temps à comprendre avant de tenter d'échapper à une menace qui n'avait fait qu'attendre le meilleur moment pour se manifester. La vengeance est un plat qui se mange froid dit-on, cette fois elle dut être congelée pour se manifester aussi longtemps ensuite, chez certains la rancune est tenace, autant que motivante et la méchanceté une source d'énergie vitale incroyable.

 

Le début est un peu long, le temps de poser le décor, d'expliquer la rencontre de Cynthia et son mari avant que la machination enfin se mettre en action...

Faites attention à la vie que vous menez et vérifiez en vous levant que vous n'êtes pas seul dans la maison.

Pour Terry et Cynthia la tranquillité ne sera que de courte durée, Grâce va grandir, avoir quatorze ans à son tour... la famille Archer se croyait En lieux sûrs, Linwood Barclay en décida autrement. Succès oblige ! Si j'en ai l'opportunité je vous en ferais relation le moment venu.

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23 avril 2019 2 23 /04 /avril /2019 08:00

 

Musée des Beaux Arts - Rennes - 04
Musée des Beaux Arts - Rennes - 04
Musée des Beaux Arts - Rennes - 04
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22 avril 2019 1 22 /04 /avril /2019 08:00

Rendez-vous à l'asile d'Arkham... La compagnie y est choisie.

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21 avril 2019 7 21 /04 /avril /2019 16:55

Je vais sans raison, sans désir, incendie que rien ne peut entraver. Un mot m'éveille, m'arrache à une somnolente apparence. Petite flamme qu'une bourrasque transforme en catastrophe. Je sens les pensées qui voudraient me retenir, j'entends des paroles pour m'interdire de progresser mais je m'alimente moi-même, use de tant de cris qu'aucun mot ne m'atteint, parfois c'est par gestes que je me traduis, une bouche ne pouvant articuler assez vite pour expulser le poison que je produis, car je suis cela, une sécrétion en réaction contre une apparente agression contre la peur ou l'incompréhension devenant agression elle-même. Je suis une tornade, comme telle je laisse derrière moi un champs de ruines, un paysage de désolation sur lequel quelques survivants tentent de remettre debout ce qui peut l'être.

Parfois je sais être calme, aussi je multiplie ma nocivité, amplifie les dégâts que je peux commettre. Passant de l'un à l'autre je deviens collective, abolissant la personnalité et la culture, appelant à la rescousse les instincts les plus primaires. Les agneaux regroupés tenant un bulletin de vote dans la bouche se croient loups.

C'est la sauvagerie qui s'exprime, je suis là, présente en chacun, dans ces phrases même de celui qui, ainsi, me définissant, aspire à me dominer, sachant bien qu'au premier fléchissement de sa part, ce n'est plus une machine à écrire qu'il utilisera, ni un stylo pour me contrôler. Il joue avec moi pour, mieux, parvenir à la nullité.

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21 avril 2019 7 21 /04 /avril /2019 07:00

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  • : Lire au nid
  • : Mes (ré)créations littéraires et photographiques.
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Bienvenue...

Bienvenue sur ce blog ! Vous y découvrirez mes goûts, et dégoûts parfois, dans un désordre qui me ressemble ; y partagerez mon état d'esprit au fil de son évolution, parfois noir, parfois seulement gris (c'est le moins pire que je puisse faire !) et si vous revenez c'est que vous avez trouvé ici quelque chose qui vous convenait et désirez en explorant mon domaine faire mieux connaissance avec les facettes les moins souriantes de votre personnalité.

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