







그놈이다 (Geunomida) – Yun Jun-Hyung – 2015 – 109'

Jang-wu travaille dans une usine de glaçons. Depuis la mort de leurs parents dans un accident de voiture il vit avec sa petite sœur : Eun-ji. Un jour celle-ci croise une jeune fille, Si-eun, considérée par tous comme une chamane pour son don de voir la mort des autres. Et quand Eun-ji lui met la main sur l'épaule elle voit son décès en sachant qu'il est proche. Elle n'en dit rien puisqu'il n'est pas possible de changer les choses.

La preuve ! Eun-ji meurt, son frère, qui pourtant l'avait enfermé, retrouve son corps dans un bassin de son usine sous les yeux de Si-eun qui savait ce qui allait arriver, où et comment.
Lors de la cérémonie mortuaire un homme étrange est repéré par Jang-wu, malgré ses efforts celui-ci ne parvient pas à le rattrapper. Il n'a que ses vêtements pour se faire une idée, dont des baskets, un modèle trop répandues.
La police n'est pas pressée de faire son travail, Jang-wu est forcé d'enquêter de son côté, d'abord en cherchant d'où vient l'appel qui lui arriva du téléphone de sa sœur. Il n'est pas seul, Si-eun n'a-t-elle pas vu l'assassinat de sa sœur ?
Mais pas l'assassin !

La communauté est réduite autour de Jang-wu, il cherche, observe, tente de retrouver le tueur en surprenant un geste, une attitude, quelque chose qui lui donnerait une direction. Pourquoi pas le pharmacien que sa sœur voyait régulièrement, il montre des comportements équivoques avec les femmes. Et ce geste de la tête, comme un tic, le même qu'afficha l'homme lors de la cérémonie.
Des indices, pas de preuve. Pourquoi ne pas en chercher dans le logement du commerçant ?

Rien de probant, Jang-wu continue, Si-eun poursuit sa propre enquête alors qu'un fantôme vient la troubler de temps en temps. Quand une image lui vient elle en informe le jeune homme, mais les flashs sont difficiles à interpréter.
Si-eun change son témoignage, elle doute, craint de se tromper.
Veut-elle cacher quelque chose, ou protéger quelqu'un ?

Jang-wu ? Mais il est impossible d'aller contre la mort...
Parfois elle est la seule solution.
J'ai vu venir la peur aux lèvres entrouvertes,
Son haleine exécrable envahissait l'espace
Atteignant mon esprit, murmurant que ma perte.
Était inévitable et mon destin de glace.
Elle m'a enveloppé comme un sueur moqueur,
Me collant à l'esprit, colonisant mon être,
Intoxiquant mon sang pour atteindre mon cœur,
Diffuser son poison et me faire disparaître.
Combien fut-elle surprise en me voyant serein,
La regardant, souriant de ses efforts futiles.
Qu'importait son désir de me prendre la main,
Son pouvoir n'était rien, sa rage puérile.
Pour moi c'est une enfant, j'ai rencontré bien pire,
Son cyanure apparaît comme un apéritif,
Ses morsures sur ma peau dessinent des sourires,
Et ses cris sont le chant d'un canari captif.
J'ai embrassé sa bouche, caressé ses horreurs,
Et puis à mes genoux elle s'est laissé allée,
Ronronnant doucement, au rythme de nos cœurs,
Une panthère vaincue, mon amie désormais.
Qui aurait cru cela, qu'après un tel chemin,
Elle soit domestiquée, fidèle comme une ombre.
Qu'importe les tourments et les obscurs matins,
J'ai appris avec toi que qui renonce, sombre.
David Shore – depuis 2017 – ABC

David Shore passera sûrement à la postérité pour avoir créé le Dr House, comme Hugh Laurie pour l'avoir si parfaitement incarné. Si vous ne connaissez pas cette série alors vous avez la chance de pouvoir la découvrir.

Mais la question n'est pas là. Revenant à une série médicale Shore nous présente The Good Doctor. Encore un médecin, certes, mais qui sort du lot des praticiens qui opèrent à longueur de journées, et de soirées, sur le petit écran.
Sean Murphy est autiste, porteur du syndrome d'Asperger, une forme de la maladie qui réduit ses compétences relationnelle en augmentant ses capacités de concentration, de mémorisation, voire d'intuition quand il laisse les informations interagir entre elles

et en lui. Sean tout jeune était déjà fasciné par la médecine mais son milieu familial, son géniteur en particulier, supportait mal sa ''différence''. Sean disait ce qu'il pensait, ignorant que l'hypocrisie et le mensonge sont des agents sociaux nécessaires. En outre il porte un amour inconditionnel à son lapin, que son ''père'' finira par tuer dans un accès de colère et de bêtise. Sean ira à l'hôpital, demandera à ce que son animal soit sauvé, mais il est trop tard pour cela.
Heureusement il a un frère qui lui voue une immense admiration et fait le maximum pour l'aider quand ensemble ils s'enfuient de la maison pour trouver refuge dans un autocar oublié dans un garage.
Un autocar fatal pour l'enfant ''normal''. Sean va devoir affronter le monde en utilisant ses grandes capacités et en dominant ses nombreuses fragilités jusqu'à débarquer ce matin-là à l'aéroport de ;;; pour se rendre à un rendez-vous avec le président de l'hôpital... celui-là même que Sean vint voir quand il espérait sauver son lapin.

Un incident survient, une vitre explose et tombe sur un jeune homme qui est gravement blessé. Un médecin intervient, mais comment une faute que Sean souligne avant d'intervenir comme s'il voyait à l'intérieur du corps du blessé pour finalement le sauver, l'accompagnant jusque dans la salle d'opération, de l'hôpital où il était attendu. Son exploit est visible par tous sur les réseaux sociaux, comme il se doit de nos jours.

Mais Murphy n'a pas que des soutiens, d'autres médecins, jaloux, soulignent quel risque c'est d'engager un autiste qui pourrait commettre des erreurs, mais qui n'en fait pas ? Il se retrouve confronté à l'incompréhension, la peur, la gène tout simplement devant une personnalité atypique, comme celle de Gregory l'était, mais différemment, et en plus jeune.
À l'heure de la rédaction de cet article je n'ai vu qu'un épisode, c'est peu, mais suffisant pour avoir envie de voir le suivant.
Après Norman Bates Freddie Highmore incarne à nouveau une personnalité à la psychologie différente, d'un point de vue positif cette fois. La façon qu'avait Bates d'utiliser son couteau n'avait rien voir avec un bistouri.
Murphy est-il le fils spirituel de House ? L'avenir le dira, du moins puis-je l'espérer.

Cette série est l'adaptation d'un drama coréen, écrit par Park Joe-bum, ayant le même titre et le même argument : 굿 닥터.
ÉLeete : Classe dominante individuelle constituée d'un individu unique et refusant toute hiérarchie sociale.
Esthétique : Relation entre l'objet et l'individu qui le regarde, ensemble des sensations, et émotions, qu'il éprouve et tente d'analyser pour rationaliser ces affects en évaluant l'objet et comment le définir pour en faire un modèle du beau correspondant à la définition du moment dans l'environnement de l'observateur et selon sa cage cultu(r)elle.
Étaulérance : Obligation d'accepter que puisse prospérer des idéologies toxiques que l'on ne peut qualifier de telles sous peine de passer pour ….phobe.
Leekluxklan : Groupe reconnaissable au masque qu'il ne porte pas.
Lobby : Maffia, version soft, en apparence.
Loi : Détermination du comportement d'un moment de l'Histoire. Utile pour analyser, à postériori, l'état d'esprit des homo sapiens de l'époque en question.
Subjugtif : Être sous son charme.
Supposition du missionnaire : Présentation à la manière d'un représentant de commerce des avantages qu'il y aurait à écouter, et à approuver son discours, pour y adhérer et suivre ses dogmes et obligations comportementales.
Tairorrisme : Puisque je te dis qu'il faut que tu écoutes ce que je dis. Pour cela il importe que tu te taises, et même, mieux, que tu arrête de penser.
Thanatofer : Force primordiale qui est l'autre face de la vie.
Vidéaux : Rien de plus parfait qu'une image que l'on prend pour l'expression de notre désir, pour l'incarnation de ce que nous avons toujours cherché, ou voulu être, surtout avec la capacité de changer continuellement, à moins que ce ne soit celui, ou celle, qui regarde et finisse par devenir le reflet de ce fantôme virtuel. Le souhait de l'immense majorité des sapiens.
Viorulence : Tendance contagieuse de la violence à passer d'un esprit à l'autre pour se nourrir des effets qu'elle produit comme des causes qu'elle engendre.
J'étais pressé de céder à mon vice, dans cette réception fumer était interdit, vapoter également, alors les toilettes me parurent un abri sûr, celui que je fréquentais quand, ado, je grillais mes premières cigarettes. Je me suis assis sur la lunette regrettant de me sentir en marge de la société. Ma santé c'est mon problème ! Puisque j'étais sur place j'ai pensé à en profiter pour souscrire aux exigences de la nature ; pour procéder en sécurité j'ai voulu pousser le loquet, celui-ci enclenché l'autre partie m'est restée dans la main, pas moyen de rouvrir. Tant pis me suis-je dit, je peux attendre, j'avais de quoi faire.
Les problèmes ont continués, voulant saisir le rouleau je l'ai fait, bêtement, tomber dans un pot de peinture, un joli violet qui rendait inutilisable ce dont j'avais pourtant besoin, de plus, la chasse pourtant à sa place, refusa de fonctionner.
Je me suis rassuré, on allait venir, ces lieux dit d'aisance sont fréquentés d'ordinaire, mais non, les minutes passèrent, le silence me fit peur, timidement vu ma situation j'appelai, toquant à la porte, pour sortir, un comble. Rien. L'angoisse me vint. Fouillant mes poches je trouvais un bout de papier, un crayon. Je griffonne ces phrases, un message comme une bouteille à la mer. Un fenestrons donne sur l'arrière de la maison, le vent portera mon espoir. Si vous lisez cela venez vite me délivrer
j'ai faim !
Goro Taniguchi – 2019 – studio Shirogumi – Netflix

Sous la pluie cinq enfants et une jeune femme, Milo, entourent un corps recouvert d'une bâche.

Le réveil sonne, Dojima Daisuke se réveille, fait quelques exercices puis se prépare à partir pour le lycée. En chemin il retrouve Lu, sa meilleure amie, tout en repensant aux paroles de Milo, que c'était à lui de protéger ses amis, que c'était sa mission.

En arrivant au lycée il rencontre Mme Yumiko qui remplace M. Sato, mais elle aussi est conseillère d'orientation, elle précise à Dojima qu'il conviendrait qu'il l'appelle Mme Yazama plutôt que par son prénom. Il n'a pas rempli son plan d'avenir ? C'est qu'il ne peut y penser, son seul objectif est de protéger ses amis le moment venu.

7 ans plus tôt, en 2010 Daisuke avait disparu, enlevé par un homme demandant à ce qu'il soit rejoint par ses amis, Marimari, keisaku, Gai et lu, s'ils ne viennent pas il risque sa vie, de même s'ils parlent aux policiers de cet appel. Les enfants ne savent pas quoi faire quand une jeune femme se présente, elle dit s'appeler Milo et être là pour aider Daisuke mais ils devront dire être partis chercher Daisuke seuls, l'avoir trouvé dans les bois et ne rien savoir du ravisseur. Elle fait avant de disparaître une prophétie : un jour tous les 5 seront en danger et Daisuke seul pourra les protéger.

Le soir il reçoit un message sur son smartphone, un avertissement : Être à Shibuya demain est dangereux, il faut y être tous les 6, même pour un terrible combat.

Pas de doute pour Daisuke, le moment est enfin venu ! Ses amis ont quelques doutes et s'en prennent à lui quand effectivement quelque chose se passe, un séisme provoque une panne de courant mais une partie du lycée a disparu, exactement comme Milo l'avait annoncé.

Personne ne comprend ce qui se passe encore moins quand un gigantesque robot sort de terre et écrase une étudiante dans son poing avant d'en enlever d'autres. Daisuke veut se battre mais il ne sait pas quoi faire.

Les choses vont mal se passer quand une jeune femme surgit et s'interpose en se présentant comme Milo et appelant Revisions l'ennemi.

Elle fait entrer l'adolescent dans un robot avec lequel il est en symbiose immédiate, c'est sa marionnette, lui est le marionnettiste. Quand la police survient c'est pour constater son impuissance.

Le combat est périlleux mais Daisuke l'emporte finalement.
Le calme revenu les cinq lycéens peuvent discuter avec Milo mais celle-ci leur affirme qu'elle n'est pas celle qu'ils connurent 7 ans plus tôt.

Tout le monde se retrouve au commissariat où Milo peut expliquer que Shibuya a fait un saut dans le Japon de 2388, qu'elle est une agente de l'ARVH, l'agresseur était contrôlée par des individus du futur, au dehors le peuple a peur, comme toujours. Milo est venue avec trois marionnettes qui ne peuvent être dirigés que par les lycéens.
350 ans plus tôt fut frappé par la propagation d'un mystérieux agent pathogène, les nations s'écroulèrent, le monde est en ruine malgré la disparition de la cause de la pandémie.

Certains agents de l'ARVH possèdent le pouvoir de se déplacer dans le temps et s'en servent pour tenter de sauver l'humanité. Shibuya semble nécessaire pour éviter l'anéantissement bien que Milo ne sache pas encore de quelle façon cela devrait se passer.
Bien des questions sur le passé restent sans réponse, pourquoi Daisuke fut-il enlevé, par qui, quel but poursuivait Milo en le sauvant et celle d'aujourd'hui est-elle la même alors qu'elle est sans souvenir de cet épisode ?

En attendant il faut combattre les Citoyens, les envoyés de Revisions, désormais trois marionnettes sont activées, la lutte peut s'entamer, il en va du salut de l'humanité.

Mais les choses sont-elles ce qu'elles semblent être ? Pourquoi cet envoyé de Revisions veut-il les renvoyer en 2017 en affirmant que Milo et ARVH sont les ennemis ? Le maire, devenu premier ministre autoproclamé, semble les croire, le peuple également qui ne demande qu'à retrouver ses habitudes. Les marionnettes ont été confisquées mais Daisuke n'est pas d'accord.
Entre vérité et manipulation il est difficile pour nos jeunes gens de faire la part des choses et de savoir quel camp choisir et action entreprendre.
Le nouveau premier ministre veut Livrer Milo à Revisions. Il est temps d'intervenir pour nos cinq mousquetaires.

L'animation est réussie, mais ce n'est plus un exploit depuis longtemps, quelques personnages se détachent, Milo, Daisuke et un scénario qui joue l’ambiguïté autant que le mystère, assez pour me donner envie de dépasser les premiers épisodes que j'ai vu au moment de rédiger ces lignes.

| Bienvenue sur ce blog ! Vous y découvrirez mes goûts, et dégoûts parfois, dans un désordre qui me ressemble ; y partagerez mon état d'esprit au fil de son évolution, parfois noir, parfois seulement gris (c'est le moins pire que je puisse faire !) et si vous revenez c'est que vous avez trouvé ici quelque chose qui vous convenait et désirez en explorant mon domaine faire mieux connaissance avec les facettes les moins souriantes de votre personnalité. |