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5 avril 2019 5 05 /04 /avril /2019 08:00

이번 생은 처음이라 -  Park Joon-Hwa – 2017 – 16 eps

Yoon Ji-ho est une fille et dans sa famille, patriarcale s'il en est, elle passe après Ji-seok, son cadet. Ainsi est-ce lui qui a droit à son gâteau d'anniversaire, ce qui frustre beaucoup l'enfant qui ne peut faire le vœu traditionnel. Le temps est pourtant son allié, en grandissant elle parvient à s'émanciper, et à fêter son anniversaire, et, surtout, à formuler son vœu : Devenir une excellente écrivain.

10 ans plus tard c'est chose faite.

Ou presque ! En fait elle est assistante écrivain sur des dramas, depuis cinq ans. Encore que la partie la plus importante de son travail est de trouver de l'argent. 3 mois de travail sont passés, elle réintègre l'appartement qu'elle partage avec Ji-seok.

Justement, puisqu'il ne se manifeste pas elle entre dans sa chambre, et le trouve avec une fille. Insupportable pour elle qui ambitionne désormais de vivre seule. D'autant que son frère est marié, sans le lui dire, et qu'elle va être tata.

À 30 ans !

Leur père ne voit rien de mal à ce que sa fille vive avec son fils, l'épouse de celle-ci et leur enfant.

Alors qu'elle discute avec ses amies dans un bar, à une autre table une dispute oppose deux homme, dont l'un semble le locataire de l'autre, sur le point d'être mis à la porte. Justement, la situation familiale lui déplaisant elle aspire à déménager.

Sa mère a quelques économies qu'elle donne à Ji-ho pour la future caution de son logement.

Trouver un appartement va être difficile, ses moyens ne lui donnent accès qu'à des endroits plus ou moins habitables, plutôt moins.

Enfin une amie lui donne une adresse, une certaine Nam Se-hee, prête à louer une chambre de son appartement pour un loyer correct et quelques conditions.

Problème : Ji-ho croit que sa propriétaire est une femme, Se-hee que son futur locataire est un homme.

Double erreur ! Mais comme ils communiquent par post it...

Le hasard va les faire se rencontrer alors que chacun fête quelque chose avec son équipe, autour d'un match de Arsenal, toujours ignorant de l'autre. Et les circonstances font qu'elle se laisse aller à raconter sa vie, croyant avoir à faire avec un homme qu'elle ne reverra jamais.

Une bonne raison pour l'embrasser !

Jusqu'à ce qu'ils se croisent dans l'ascenseur. Et se retrouvent dans l'appartement !

Ça devait arriver. Et pour les deux c'est un choc.

Passé la première émotion Ji-ho décide de partir dès que possible.

Se-hee analyse calmement la situation, évalue les qualités de sa locataire, sa personnalité, et, surtout, les risques qu'ils tombent amoureux sont nuls, pense-t-il. Et il a besoin d'un(e) locataire pour payer son prêt.

Ils se ressemblent tant, chacun approchant la trentaine, préoccupé de son travail, n'imaginant pas une relation de couple. Elle estime qu'elle n'aura jamais le temps ni les moyens d'une relation, lui ne veut pas se marier, il est heureux avec son chat, n'ambitionne qu'une vie tranquille, régulière et sans surprise.

Elle de son côté sait combien il lui serait difficile de trouver un autre point de chute. Pourtant elle préfère un soubassement, où elle est agressé par le réalisateur de son futur drama parce qu'elle n'a pas voulu laisser son histoire lui échapper.

Elle ne peut que marcher, et croiser, par hasard, Se-hee qui, se souvient combien sa mère voudrait qu'il se marrie.

C'est l'occasion de demander Ji-ho en mariage.

Elle n'a qu'un but à cet instant, dormir, alors elle accepte.

Belle analyse de la société coréenne contemporaine où le travail prime sur la vie intime alors que continue à s'exercer la pression des parents souhaitant que leurs enfants se marient, fonde une famille, et perpétue la tradition. Jusqu'à 30 ans une femme peut avoir sa vie professionnelle, ensuite elle doit rentrer dans le rang.

Une jolie série qui dénonce sans pathos les travers d'une société entre tradition et modernité.

 

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4 avril 2019 4 04 /04 /avril /2019 07:00

Andy Muschietti – 2013 - 100'

Les marchés boursiers s'effondrent, les suicides se suivent, et se ressemblent. À la radio il est question d'un homme recherché pour plusieurs meurtres.

Justement, nous en voyons un qui entre précipitamment chez lui, prend ses enfants, les fait monter dans sa voiture et file aussi vite que possible. Il roule sur une route enneigée, derrière lui sa fille ainée lui demande de ralentir mais il n'en fait rien. Ne soyons pas étonné que le véhicule parte en tête à queue puis bascule dans le ravin.

 

La police a investi la maison du criminel, le frère arrive mais ne peut entrer et on ne lui dit rien.

 

L'accident n'a été grave que pour la voiture, l'homme et ses fillettes marchent dans la forêt, difficilement car la neige et le froid les ralentissent. Ils trouvent une maison isolée semblant abandonnée. Impossible de refuser ce qui paraît une chance. Ils entrent, allument un feu pour se réchauffer. Quand la plus grande fait remarquer qu'il y a une dame dehors il met du temps à réagir mais ne remarque rien ni personne. Resté seul il sort de sa poche l'arme dont il s'est servi quelques heures plus tôt. Sa décision est prise, il a tout perdu et doit terminer ce qu'il a commencer. Il se retourne, va pour se diriger vers ses enfants mais quelque chose intervient, une forme indistincte qui se saisit de lui, le soulève et l'entraîne dans l'obscurité.

 

Les deux fillettes restent seules, devant la cheminée avec les bruits de la maison pour seule compagnie. Une cerise roule sur le sol jusqu'à elles...

 

5 ans plus tard !

 

Lucas, le frère, finance comme il peut les recherches pour retrouver son frère et ses nièces, mais son dernier chèque n'ayant pas été honoré elles risquent d'être suspendues. Histoire de finir la journée ses enquêteurs trouvent la voiture disparue. Aucune trace à l'intérieur, c'est plutôt bon signe. Grâce à une poupée, et au flair de leur chien, ils dénichent la maison, y entrent. Ils trouvent des dessins d'enfants, une chaussures, une peluche... un tas de noyaux de cerises, et les enfants.

Victoria et Lily ont été marquées par leur isolement et montrent des difficultés de communications. Surtout la plus jeune qui n'était qu'un bébé au moment de son arrivée dans la maison. Petit à petit pourtant elles se laissent approcher, apprennent à parler de ce qui est arrivé, de l'expérience qu'elles vécurent. Victoria sera surtout heureuse de retrouver une paire de lunettes lui permettant de revoir le monde correctement.

Le mystère demeure de la façon dont elles survécurent, bien qu'elles parlent d'une présence protectrice qu'elles appellent Mama. Pour retrouver le réel, rien de mieux que la famille. Leur oncle et son épouse, Annabelle, chanteuse dans un groupe de rock ; les accueillent chez eux bien que la sœur de leur mère ait tenté de faire valoir ses droits.

Le psychologue qui les suit les leur confit donc à condition qu'il puisse venir régulièrement, continuer de leur parler, de les interroger, et même de les hypnotiser pour faire remonter souvenirs et expériences que la conscience refuse.

L'installation se fait donc, les fillettes partagent la même chambre mais la petite persiste à vouloir dormir sous son lit. Ça lui passera pensent les grandes personnes. Au moins jusqu'à ce que des événements étranges comment à se produire, que Victoria commence à parler, en transes, d'une histoire que Mama leur racontait, celle d'une patiente d'un asile de la région eut un enfant, qu'il mourut, qu'elle réussit à s'échapper... Une histoire qu'elle leur raconte encore, la nuit, pendant qu'elles rêvent.

Lucas tombe dans les escaliers, reste quelque jours dans le coma, Annabelle se retrouve seule avec les enfants. Mais les événements vont se succéder, Mama semble décidée à récupérer les fillettes. Comment apaiser sa détresse ?

 

Mais pour le connaître vous pouvez vous procurer cette production de Benicio del Toro. Je suis mauvais juge de la capacité de ce film à vous faire trembler, l'habitude sans doute.

La réalité est bien plus épouvantable, et elle ne fait pas que chuchoter dans nos rêves.

S'il n'y avait que le cinéma pour nous effrayer...

 

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3 avril 2019 3 03 /04 /avril /2019 08:00

L'hôtel de ville

Rues de Rennes
Rues de Rennes
Rues de Rennes
Rues de Rennes
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2 avril 2019 2 02 /04 /avril /2019 08:00

Mýrin - Arnaldur Indridason – 2005 – éditions Métaillié – Traduction de Éric Boury

Le commissaire Erlendur enquête sur la mort d'un certain Holberg. Un homme retrouvé tué chez lui d'un coup de cendrier sans trace d'effraction, ce qui implique qu'il ait laissé entré le meurtrier ce qui ne paraissait pas son genre.

Le mobile de l'agression est inconnu, pour l'instant. Le plus simple est de connaître la vie de la victime pour retrouver quelqu'un qui aurait une raison de l'assassiner. Et de laisser une phrase incompréhensible en guise de signature.

En fouillant le domicile de Holberg les policiers mettent la main sur une photo, celle d'une tombe portant un prénom, des dates, rapprochées. Celle d'une petite fille. L'enquête continue, progresse, finalement Erlendur apprend que Holberg avait commis un viol plusieurs dizaines d'années plus tôt et qu'une enfant en avait résulté, une enfant morte si jeune, d'une tumeur cérébrale détectée trop tard. 

Le fil est là, il suffit de le tirer, et Erlendur va découvrir que l'enquête à l'époque fut mal conduite, que le flic qui s'en occupait était un salaud qui s'était moqué de la victime, traumatisant celle-ci autant que l'agression elle-même.

Mais ce n'est pas tout, Holberg commit au moins un autre viol avant celui-ci. Lequel aurait pu, lui aussi, imposer la vie à un(e) enfant...

Remonter le temps n'est pas chose facile mais Erlendur est obstiné, il va découvrir quel lien unissait Holberg à son assassin lequel pourrait aussi passer pour une victime, indirecte.

Ce roman met en scène la première enquête du commissaire Erlendur, écrit en 2000 mais parut en France Cinq ans plus tard. L'auteur y développe les obsessions islandaises, celle des disparitions particulièrement, un tropisme séculaire, où la légende dépasse souvent la réalité autant que l'étude conduite sur le génome de presque 1% de la population. Un excellent moyen de traçage pour peu que quelqu'un présente une particularité déplaisante et un argument que l'auteur sut utiliser.

Peut-on vivre en sachant qui est son père et quel est son héritage ?

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1 avril 2019 1 01 /04 /avril /2019 14:19

Stanislas Dehaene – Leçons inaugurales du Collège de France / Fayard – oct 2006 

Après des décennies d'absence au Collège de France la psychologie cognitive faisait son retour dans ce centre de l'intelligence et de la culture (autant dire que vous n'y êtes jamais allé!) et Stanislas Dehaene était chargé d'en reprendre la chaire.

Par cette présentation inaugurale Dehaene fait, d'une part, le résumé de ce qu'est la psychologie cognitive puis, dans un second temps, le plan de ce que sera son enseignement.

Comment mieux commencer que par la définition de la psychologie que donna Williams James dès 1890 ''La psychologie est la science de la vie mentale''.

Depuis cette science a évolué pour finalement rejoindre les Science de la Vie en exploitant la panoplie des méthodes de la biologie à la génétique jusqu'à l'imagerie cérébrale. Ainsi naquit une science de la vie mentale visant à énoncer des lois générales de la pensées, un domaine que l'on pensait inaccessible à la méthode scientifique.

Ses visées sont larges : comment s'organise la chaîne de commande depuis la perception jusqu'à l'acte moteur ? Sous quelle forme sont stockés nos souvenirs (j'aimerais le savoir!) ? Qu'est-ce qu'un mot ? (j'aimerais le savoir aussi) un concept, une émotion, une intention, une décision, une introspection ? Parmi quelques interrogations, une réponse amenant deux questions.

Dans ces décennies d'absence des progrès sans précédents furent fait dans le domaine des sciences cognitives. Des laboratoires tentent de décrypter les opérations mentales, ils rassemblant psychologues, linguistes, anthropologues, éthologues, neurophysiologistes, médecins, physiciens, mathématiciens... s'affrontent d'anciennes questions philosophiques et technologies des sciences du comportement, neuro-imagerie et modélisation mathématique. En particulier au centre NeuroSpin que dirige Stanislas Dehaene 

La psychologie cognitive s'attache à l'étude de la nature des lois que la psychologie est susceptible de découvrir et la possibilité que certaines soient aussi solides et universelles que les lois de la physique. Elle s'attache à l'étude minutieuse des domaines de la cognition dont le fonctionnement répond à des contraintes particulières.

En premier lieu interviennent des lois physiques, chimiques et biologiques, la pensée étant ancrée dans la biologie cérébrale elle est contrainte par les principes d'organisation du vivant. Le cerveau de l'homme est une machine chimique où les retrouve les mêmes mécanismes moléculaires à l’œuvre chez la mouche drosophile ou le poisson torpille pouvait écrire Jean-Pierre Changeux. Une autre catégorie de lois de la psychologie peut être décrite, par analogie, avec des algorithmes. À l'instar de l'ordinateur le cerveau est un système de traitement de l'information qui doit résoudre efficacement divers problèmes usant pour cela d'une forme d'analyse algorithmique qui pourraient s'avérer universelles. Soulignons que l'architecture du cerveau ne ressemble pas à celle d'un ordinateur classique.

Il ne saurait y avoir de compartimentation entre biologie et psychologie, psychologue et neurobiologiste s'attachent à comprendre comment une fonction cognitive émerge de l'architecture hiérarchique et enchâssée du système nerveux dont l'imagerie vise à en décomposer l'architecture fonctionnelle des représentations mentales.

La troisième catégorie des lois psychologiques (ainsi trinitaire!) pourrait être des lois physiques internalisées. Les lois de notre environnement ne sauraient nous être entièrement étrangères. La permanence de l'organisme ne peut s'envisager sans un minimum d'intelligibilité du monde. Autant par son évolution que par son développement notre système nerveux apprend à comprendre son environnement. Pour Roger Shepard après Ernst Mach ces lois physiques internalisées nous permettraient par pure réflexion de tirer des conclusions profondes sur les lois de la nature.

Ainsi Galilée put-il déduire d'un raisonnement que deux corps de masse différentes tombent à la même vitesse avant d'en faire l'expérience. De telles expériences montrent que notre esprit incorpore certaines des lois de la physique. Celle-ci connut ses succès les plus éclatants lorsqu'un objet théorique, une pure vue de l'esprit, se voyait confirmer par l'expérience des années plus tard.

Dehaene étend cette conclusion aux mathématiques dont l'origine viendrait des représentations mentales structurées que nous héritons de notre évolution : le sens du nombre, de l'espace, du temps... La psychologie de l'arithmétique offre un beau prétexte à passer en revue certaines des lois les plus solides de la psychologie cognitive.

Au premier rang des questions qu'espère résoudre la psychologie cognitive figure celle de l'origine des concepts, plus particulièrement, des concepts abstraits. L'intuition approximative du nombre mais aussi de l'espace et du temps est répandue dans le monde animal parce qu'elle est essentielle à sa survie.

Le texte est court, mais dense et mon propos n'est pas de vous le résumer mais de le présenter, je ne peux prétendre à davantage et vous mâcher le travail serait dommage. Emparez-vous de ce texte, court et peu onéreux, plongez à l'intérieur et vous apprendre, découvrirez, vous interrogerez, quitte à être en désaccord, le propos est de vous inciter à la réflexion et pas à un bête apprentissage à ruminer sans l'avoir compris, il s'agit de science, pas de religion.

À ce jour je ne pus assister aux cours de SD au Collège de France, ni avoir accès à leur contenu, c'est une ambition. Est-elle au dessus de mes moyens ? Possible, mais incertain.

Quand aux vôtres ...

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1 avril 2019 1 01 /04 /avril /2019 08:00

 

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31 mars 2019 7 31 /03 /mars /2019 16:14

Midi vient de sonner. Il est l'heure de préparer le festin dominical. Le petit être rouquin connait cet instant, le plus important de la semaine. Il s'interroge, hésite, prend le temps de chercher les mets, appréciés par ses congénères, pas le moment de songer aux bois où il passe ses journée sinon c'est lui qui finirait en terrine aux champignons.

Le formidable appétit de ses concitoyens aurait pour conséquence que le chef cuisinier finirait plat de résistance. Tant de bouches avides ne se suffisent pas d'entrées maigrichonnes. Il faut du solide à ces gueules insatiables. Ce n'est pas un travail aisé mais il à l'habitude. Alors il sort de sa cuisine, traverse la place vers les réserves, se penche sur le trou et, inquiétude originelle, se demande quels prisonniers seront les plus agréables à cuisinier.

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31 mars 2019 7 31 /03 /mars /2019 08:00
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30 mars 2019 6 30 /03 /mars /2019 09:00

 

Portrait de la Présidente de Rieux - Maurice Quentin de La Tour

 

 

 

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29 mars 2019 5 29 /03 /mars /2019 09:00

터널 (Teoneol) – Shin Yong-Whee, Nam Ki-Hoon – OCN – 2017 – 16 épisodes

1985. Park Hwan Ho travaille comme inspecteur depuis 10 ans, depuis quelques temps, avec ses collègues du poste de Hwayang, il suit la piste d'un criminel qui tient la police en échec. Incapable de rester sans rien faire il repart, seul, explorer des scènes qu'il connaît pourtant par cœur persuadé qu'un criminel revient toujours sur les lieux de son, ou ses crimes. Dans un tunnel il aperçoit une silhouette d'homme, s'approche mais celui-ci se relève et se met à courir vers l'autre sortie. Hwan Ho s'arrête, il ne voit plus le fuyard. Il a juste le temps de regarder autour de lui qu'un violent coup lui est porté à la tête...

Quelques mois plus tôt tout commence sur les berge du fleuve Han, un homme est en fuite, poursuivi par des policiers, dont l'inspecteur Park. Celui-ci n'est pas des plus rapides et se fait rejoindre, en se relevant de la flaque de boue où il est tombé il semble terrorisé en regardant dans une autre direction. Park se moque, avant de lever les yeux, et de découvrir le corps d'une jeune femme, Lee Jung Sook, étranglée avec ses bas. Un crime comme il s'en commet de temps en temps dans la région pense-t-il malgré la mise en scène. Ça ne l'empêche pas de vivre, justement son chef lui a organisé un rendez-vous arrangé au café Jangmi avec Yeon Sook, une charmante jeune femme. Impossible d'y couper, lors de cette rencontre une amie à lui, Choon Hee, se moque de sa tenue, de sa coiffure, lui d'habitude si négligé, c'est que ça doit être important.

Finalement la jeune femme ne lui déplaît pas, et c'est réciproque. N'est-elle pas allé à ce rendez-vous avec un policier parce que s'il attrape les méchants c'est qu'il est gentil ?

Mais un deuxième corps est retrouvé, celui de Kim Kyung Soon, dans la même mise en scène et la même absence de viol. De nombreux suspects sont interrogés mais aucun ne sort du lot. L'autopsie n'apporte pas de renseignement, le tueur n'a rien laissé derrière lui.

Cette fois c'est une disparition qui est signalée, celle de Choon Hee, mais l'officier Jeon ne s'en inquiète pas. Il a tort, et le lendemain une nouvelle victime est retrouvée. Jeon peut se sentir coupable même si le crime a été commis avant le signalement. Il faut ce troisième crime, et la similitude entre chacun, pour que Park commence à s'interroger sur la possibilité d'un seul tueur. Mais son chef n'y croit pas, le tueur en série n'a pas encore fait la une des médias en Corée.

 

Un moment heureux pourtant, le mariage de Hwan Ho et Yeon Sook.

Encore une disparition, et une victime, Yi Soo, cette fois les soupçons se portent vers un militaire, le mari de la morte faisant partie de l'armée. Encore une femme en jupe étranglée avec ses bas, il faut se rendre à l'évidence d'un même criminel.

La piste des militaires reste vaine, et un cadavre de plus, découvert dans un tunnel, n'apporte pas plus de renseignements. Si ce n'est qu'à cette occasion Park remarque un tatouage sur un talon, 6 points. Il retourne voir le légiste, vérifier une intuition. Le médecin lui conforme qu'en novembre Lee Jung Sook n'avait qu'un point, que Kim Kyung Soon an avait deux, en décembre Choon Hee en portait 3. en mars 1986 sur le corps de Seo Yi Soo il en avait noté 4.

Pourquoi sur la dernière morte y en a-t-il 6 ?

D'importantes recherches sont entreprises, un corps a pu passer inaperçu. Mais aucun n'est découvert. Park ne peut pas renoncer, jour et nuit il travaille sur l'affaire, et pour l'aider son épouse lui donne un sifflet, ainsi n'aura-t-il qu'à souffler dedans pour qu'elle vienne à son secours. Il lui promet qu'il rentrera toujours, même tard.

Pendant son enquête il découvre un tueur de chiens qui affirme n'avoir jamais tué d'humain mais qu'il n'est pas nécessaire d'avoir une raison pour le faire. Pourtant ce n'est pas lui.

Le 4 décembre Park se demande toujours où est le corps manquant quand il passe près du tunnel et sent une odeur de cigarette... quelqu'un est là, assis, fumant tranquillement où la dernière victime fut découverte.

C'est lui, c'est sûrement lui ! Il s'approche, l'autre s'enfuit, il court, et se fait assommer.

Il se réveille beaucoup plus tard, la tête en sang, tout est flou autour de lui mais la sortie du tunnel n'est pas loin, il la voit. Il fait toujours nuit, il marche en titubant, traverse une route où une voiture file à grande vitesse, conduite par un certain Park Kwang Ho. Celui-ci pourtant parvient à s'arrêter avant de heurter le policier et de repartir quand l'inspecteur s'est écarté. Park avance, arrive au poste, toujours étourdi, il remarque à peine que les bureaux ont changés, que les écrans d'ordinateurs sont partout, plat, que tout est différent. Quand il voit sortir une feuille d'une imprimante il s'en saisit, tombe sur un ordre de mutation, l'affection à Hwayang d'un policier ayant son nom mais né en 1988, c'est impossible, c'est une erreur.

Mais non, quoi qu'il en pense il lui faut ouvrir les yeux, admettre l'incroyable réalité, il n'a pas fait que traverser un tunnel, il a voyagé dans le temps pour se retrouver 30 ans plus tard. Dans un monde identique mais totalement différent, où les téléphones tiennent dans la poche, et les ordinateurs aussi, où il existe des jeux en réseaux, de nouvelles voitures, d'autres magasins, la Corée qu'il connaissait n'existe plus, pire, quand il veut retourner à son ancienne adresse celle-ci a disparu elle aussi. Il en ira de même pour son épouse quand il voudra la retrouver.

Quel phénomène lui permit-il de changer de siècle ainsi ? Qui est cet homonyme qui a disparu opportunément mais dont il finit par retrouver la piste, et se souvenir de l'accident qu'il faillit avoir. C'était bien la voiture de ''l'autre'' Park. Où est son épouse, qui a appris après la disparition de son mari qu'elle était enceinte, et surtout, comment la retrouver? En 1986 il a été porté disparu, de lui, dans le tunnel ne restait que des traces de sang sur une pierre, et un sifflet sur des cailloux.

Le monde a changé, les méthodes d'investigations également, la police utilise des criminologues, des psychologues, des profileurs, et celle qu'il va rencontrer est bien étrange. Finalement il intègre le commissariat à la place de son double, doit faire équipe avec quelqu'un qu'il n'aime pas, le lieutenant Sun Jae, et qui le lui rend bien.

Mais qui est lui aussi intéressé par la même affaire. Il doit se faire accepter sans se trahir alors qu'il a rétrogradé. Heureusement Jeon est toujours là, il est même devenu chef, ce sera le seul à qui il pourra dire la vérité. L'inversion de différence d'âge compliquera quelque peu les choses.

Un morceau de cadavre est retrouvé, une jambe, du mollet au pied, avec au talon la marque de 5 points !

Ce n'est pas la première fois que ces crimes sont utilisés par les scénaristes, le tueur est une espèce de Jack l'Éventreur coréen, cinéma et télévision les utilisent en espérant que leur auteur ne vienne jamais demander sa part, sa livre de chair.

Ce serait amusant, et un juste retour des choses.

 

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Bienvenue sur ce blog ! Vous y découvrirez mes goûts, et dégoûts parfois, dans un désordre qui me ressemble ; y partagerez mon état d'esprit au fil de son évolution, parfois noir, parfois seulement gris (c'est le moins pire que je puisse faire !) et si vous revenez c'est que vous avez trouvé ici quelque chose qui vous convenait et désirez en explorant mon domaine faire mieux connaissance avec les facettes les moins souriantes de votre personnalité.

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