Vincente Minnelli – 1958 – 119'

La jeune Gigi est confiée à sa grand mère et à sa tante, sa mère, chanteuse à l'opéra-comique est trop accaparée par son travail pour s'en occuper. Les deux femmes, Alicia et Mamita, sont d'anciennes demi-mondaines, comme on dit en cette fin de dix-neuvième siècle. Elles furent les maîtresses d'hommes riches à qui elles coutaient beaucoup d'argent. Alicia, qui a su gérer sa vie pour accumuler une belle fortune, plus grande que celle de sa sœur, ambitionne la même carrière pour Gigi, celle-ci a quinze ans et montre un beau caractère et beaucoup d'intérêt pour le ''beau monde''.

Elle aime particulièrement passer du temps avec le jeune, et oisif, Gaston Lachaille, hériter d'une riche famille d'industriels du sucre, séducteur patenté qui pourtant apprécie de passer du temps avec la jeune fille. Visiblement il n'a pas encore réaliser qu'il en était amoureux.
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Gaston envisage simplement d'en faire sa maîtresse, lui assurant une vie aisée, mais ennuyeuse. Gigi refuse cette proposition, non qu'elle n'ait pas de sentiment pour Gaston, au contraire, mais la perspective de passer en second ne l'enchante guère, au grand dam d'Alicia et de Mamita. Mais ses sentiments sont plus forts que la raison et si c'est le seul moyen pour elle de vivre avec l'homme qu'elle aime elle pourrait s'y résoudre.
À moins que Gaston ne finisse par réaliser la profondeur de ses propres sentiments...

Minnelli aimait Paris et il le montre une fois encore avec cette réalisation inspirée d'une nouvelle de Colette, bien que le texte original fut modifié, en particulier avec l'intégration du personnage de l'oncle de Gaston, Honoré Lachaille, incarné par Maurice Chevalier, le ''français'' parfait en ces années 50 et connu aux états-unis depuis longtemps. Le texte de Colette avait déjà été adapté en 1949, par Jacqueline Audry, puis porté au théâtre. Minnelli en fit une adaptation plus personnelle, et cette fois tourna en décors naturels, à la différence d'Un Américain à Paris tourné majoritairement en studio. Le résultat fut à la hauteur des ambitions du duo Freed/Minnelli avec 9 oscars et un grand succès public. La censure vit d'un mauvais œil le message porté par le film, à savoir que le mariage était vulgaire, ordinaire et gâchait le plaisir... elle finit pourtant par accepter le film, s'évitant, pour une fois, de se couvrir de ridicule.
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Je ne reviens pas sur la qualité du réalisateur, du compositeur, des interprètes... Gigi n'est pas le musical le plus côté aujourd'hui, il mérite d'être réévalué.











































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