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20 décembre 2018 4 20 /12 /décembre /2018 09:18

笑ゥせぇるすまんNEW – Hirofumi Ogura - 2017

(New puisque le manga de Fujiko Fujio A fut déjà adapté en 1989-1992, puis en 1999)

Nakajima est un salary man comme le Japon en compte des millions, l'important est d'être au travail tôt le matin, tard le soir, puis de sortir boire un peu, beaucoup, trop.

Ce qui ne se verra pas le lendemain.

Un midi Sakamaki, un collègue, l'invite à boire un verre dans un endroit qu'il ne connaît pas, le Daydream, en compagnie de charmantes hôtesses. Les deux hommes se singularisent en ne buvant pas d'alcool. Nakajima voit s'asseoir à côté de lui une charmante jeune femme, Haruka. Lui qui est du genre sérieux est très perturbé par sa belle voisine mais quand celle-ci remet son collègue qui voulait lui faire payer toutes les consommations à sa place, il la trouve encore plus attirante. Après tout c'est lui, Sakamaki qui invita son junior.

La solution est trouvée quand un nouvel intervenant affirme qu'il réglera les consommation. Moguro Fukuzou. Sakamaki le connaît déjà, un mois plus tôt il fit sa connaissance alors qu'il buvait tout seul au bar d'un club. Moguro lui parle d'endroits plus agréable où il pourrait se distraire en compagnie de jolies femmes. Le hasard fit que l'endroit où le conduisait, le Daydream, se trouvait dans les fondation de l'immeuble abritant leur compagnie.

Petit à petit les deux employés se détendent, et boivent un petit coup, mais juste un.

Mais le temps passe, il est déjà 1.30. ils sont obligés de partir précipitamment, c'est l'heure de reprendre le boulot.

18h. Le travail fini Nakajima retourne au Daydream, il veut revoir cette si jolie hôtesse. Sa déconvenue est brutale, la Haruka qu'il voit ne ressemble pas du tout, mais alors du tout, à celle qu'il avait vu quelques heures plus tôt. En sortant il tombe sur Moguro qui lui explique que le soir au même endroit c'est un club différent qui est ouvert.

Le lendemain midi ils retrouvent leurs amies de la veille. Moguro est encore là et voyant que les bureaucrates s'en tiennent à des boissons non alcoolisées il leur présente une bouteille dont le contenu devrait leur faire apprécier encore davantage le Daydream. Le whisky the black Salesman. Effectivement la boisson fait de l'effet aux deux hommes qui ne s'en tiendront pas à un seul verre.

Cette fois Nakajima doit payer, 498 000 ¥ mais il n'a que 10 000 ¥ sur lui. Pensait-il vraiment vivre un rêve pour si peu ?

Mitsuko aime faire des achats mais n'a pas beaucoup d'argent alors quand Moguro lui propose une carte de paiement en lui affirmant qu'elle peut l'utiliser comme elle l'entend, elle ne peut se retenir... il avait seulement omis de lui préciser que faute d'argent personnel il lui faudrait rendre ses acquisitions le lendemain. Mais l'important n'est-il pas le frisson de l'achat ? Ainsi peut-elle acheter sans dépenser.

Il lui rappelle bien d'user de la carte avec attention.

C'est bien trop difficile pour elle.

Pourquoi ne pas l'utiliser pour des soins, personne ne pourra les lui reprendre. Elle est si belle en sortant que le soir elle accepte qu'un homme rencontré dans un bar la raccompagne chez elle. Une journée extraordinaire, une soirée idéale, une rencontre inattendue...

Puis celle de Moguro qui lui rappelle ses obligations.

Croyait-elle vraiment conserver ce qu'elle avait acheté sans avoir les moyens de se l'offrir ?

Warau Salesman revisite le mythe de Faust, bien sûr Moguro sait que ses clients ne vont pas résister à ses offres, qu'ils en feront un mauvais usage. S'il est toujours souriant c'est bien pour cela.

Attention aux trop belles propositions qui vous seraient faites.

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19 décembre 2018 3 19 /12 /décembre /2018 09:02

Henri VernesGérald Forton – 1963

Dans les rues tranquilles de la capitale française deux passants jouissent du calme de la soirée quand ils entendent un appel à l'aide. On dirait un enlèvement, commandant... remarque le premier ; Tu as raison, Bill, et c'est une vois de femme... En avant !

Nos amis se précipitent donc et sauvent la jeune femme des griffes des malandrins voulant la kidnapper. Ils se présent ensuite, Bob Morane et Bill Ballantine. La jeune femme s'appelle Sabrina Alferi mais ne peut rien dire des raisons qui motivaient ses agresseurs. Après réflexion elle fini par confier à ses sauveurs être la dernière descendante des comtes Alferi. Famille dans laquelle court la légende d'un trésor colossal, mais maudit, dissimulé quelque part par son ancêtre. Secret qu'il consigna sur un document affirmant que la malédiction prendrait fin quand l'ultime Alferi serait une femme.

Ce document avait été retrouvé par Bénito, le grand père se Sabrina qui le divisa, une partie fut confiée à un ami vénitien, l'autre à un parisien. Sur son lit de mort le vieil homme confia les noms et adresse à sa petite fille. Malheureusement un gang américano-italien, la main noire apprit l'existence du trésor et se lança sur la piste de la jeune femme.

Morane connaît cette organisation, il sait que Sabrina, seule, ne pourra pas retrouver le trésor. Dès lors il ne peut que lui proposer de l'aider dans sa quête. D'abord récupérer la partie parisienne du papier, chez Giuseppe Salizo, tonnelier de son état. Ce qu'il font sans difficulté. La seconde partie est à Venise, chez Manrico Busso.

Dans l'avion il font connaissance d'un vénitien bavard dont seul atterrissage les sauve du bavardage. Ils s'installent, Morane décide d'aller louer un coffre à la banque, en chemin, et en gondole, il se fait enlever. L'occasion de rencontrer le chef de la Main Noire qui lui demande où est caché le trésor des Alferi... Il reconnaît être à Venise pour le trésor mais qu'il attend quelqu'un pour le morceau manquant. Au moins a-t-il gagné du temps. Aussitôt il tente de se libérer de ses liens, y parvient, puis cherche un passage pour s'évader, qu'il trouve. De retour à l'hôtel il trouve sa chambre vide et retournée. Il craint que le document n'ait été volé mais, de retour, Bill lui affirme l'avoir gardé avec lui. Direction, le logement de Manrico Busso. Cette fois ils louent un bateau à moteur. Ils trouvent porte close et maison vide, une voisine leur apprend que M. Busso est parti depuis deux semaines après avoir fait un petit héritage. Peut-être l'état civil les renseignera. Mais non ! La chance est cependant de leur côté, la voisin du disparu leur envoie l'adresse qu'elle a retrouvé. Morane s'y rend, rencontre Manrico qui lui remet sa partie du document. Sur le chemin du retour sa maîtrise lui permet d'échapper à un attentat sur les canaux.

 

Échec à la main noire

 l'hôtel nos aventuriers reconstituent le message venu du passé, ils notent cependant qu'il est question d'un mécanisme secret qui n'augure rien de bon. C'est l'instant choisi par leur vieil ami Aristide Clairembart pour les appeler et leur confier que la Main Noire vient d'enlever Miss Alferi. Le professeur décide de venir leur donner un coup de main, il ne manquait plus que lui.

Le lendemain nos trois amis discutent de l'affaire, et Bob se souvient de la voix du mafieux, et de celle du bavard dans l'avion. C'est le même homme, il en est sûr. Puisqu'ils ont son nom ils ne reste qu'à le retrouver. Mais celui-ci prend les devant et appelle Morane pour proposer un échange. Mais Marziano triche et quand il retrouve le français il menace de torturer Sabrina pour obtenir ce qu'il veut. Impossible de refuser, Bob confie le secret au criminel.

Échec à la main noire

Heureusement car le ''mécanisme secret'' était un piège et l'avidité de Marziano causa sa perte.

Miss Alferi n'a plus qu'à récupérer le trésor, et offrir un palazzo à son nouvel ami Bob, s'il passe par Venise il n'aura plus besoin de descendre à l'hôtel.

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18 décembre 2018 2 18 /12 /décembre /2018 09:05

Le froid était total, aspirant l'univers,

M'entourant en cocon, une douce promesse.

Si peu aurait suffit pour trouver en enfer

La paix inespérée en ultime caresse.


Elle est venue si près, j'en ai senti l'haleine,

Son odeur enivrât mes sens en devenir,

Façonnât mon cerveau par la peur et la peine,

Me laissant son empreinte et l'écho de son rire.

 

Pourquoi a-t-elle choisi de rester en retrait.

Était-ce pour m'aider à devenir plus fort ?

Sans avoir bien compris ce qu'alors elle m'offrait,

Il est temps aujourd'hui d'effacer mes remords.

 

Sans conscience ni ego que craindre d'un fantôme ?

Ni lui ni moi n'avions entraperçu les cieux,

À peine respiré ou perçu un arôme.

Je sais qu'à cet instant la mort baissa les yeux.

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17 décembre 2018 1 17 /12 /décembre /2018 08:30
Angers - 14
Angers - 14
Angers - 14
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16 décembre 2018 7 16 /12 /décembre /2018 09:00

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15 décembre 2018 6 15 /12 /décembre /2018 09:00
Dormir, manger, ou l'inverse !
Dormir, manger, ou l'inverse !
Dormir, manger, ou l'inverse !
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14 décembre 2018 5 14 /12 /décembre /2018 08:30
Angers - 13
Angers - 13
Angers - 13
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13 décembre 2018 4 13 /12 /décembre /2018 09:30

Youth Without Youth – Francis Ford Coppola – 2007 – 125' 

Sortir en pyjama et chaussons en hiver c'est courir des risques, mais Dominic Matei n'en a cure, et quand un ami le rencontre il répond qu'il a une migraine, qu'il espérait serait un soulagement. Son ami lui fait remarquer sa tenue, il répète ''Lorsque l'occasion se présentera... il ouvrira la lettre, dans son bureau''.

La guerre menace, l'orage aussi. Dominic rentre chez lui en serrant un dossier devant lui faute d'avoir pu ouvrir son parapluie.

Il traverse la route. Et la foudre s'abat sur lui !

Il se réveille à l'hôpital, couvert de bandages, le professeur Stanciulescu communique en lui demandant de serrer son doigt. D'abord son âge : 70 ans. Il ne peut parler mais se souvient, de sa jeunesse, de la femme qu'il aimait... Il fait au mieux, évoque son neveu. Il oscille entre passé et présent, se rappelle de sa volonté d'apprendre le chinois, de son échec pour être accepté dans la classe d'un célèbre orientaliste... et finit par prononcer quelques mots : enveloppe, bleue... avant que ses dents ne tombent et que les radios ne révèlent que d'autres poussent.

Dominique récupère, vite et mieux qu'il aurait dû.

Lui qui voulait trouver l'origine du langage, l'émergence de la conscience, le concept même de temps... une somme de travaux nécessitant plus d'une vie. Laura sent qu'il s'éloigne, vit dans un autre univers. Rompre leurs fiançailles semble une solution.

Il dit la vérité à Stanciulescu. Il se présente, son nom, son métier, parle de sa bibliothèque, de 8000 volumes. Le problème est qu'il affirme avoir 70 ans mais qu'il en paraît la moitié alors que son état s'améliore rapidement.

En sortant de l'hôpital une voiture l'attend pour le conduire chez le prof. Celui-ci l'accueille et veut qu'il raconte sa vie, dans les moindre détails. Son hôte est fasciné par cet homme, foudroyé et qui a rajeuni en quelques semaines de plusieurs décennies.

Dominic découvre qu'il peut apprendre n'importe quoi, plus vite que n'importe qui. L'énergie de la foudre a amplifié ses capacités, mais fait surgir une autre personnalité...

Mais son accident eut des témoins, qui parlent, et les nazis en ont vent, ils veulent en savoir plus. Pour eux les surhommes ne sont pas une notion étrangère. Au contraire, l'un d'entre eux pense qu'un courant d'un million de volt provoquerait une mutation. Une idée qui intéresse Hitler. Justement les SS arrivent chez le professeur pour récupérer ses dossiers sur son patient dont Stanciulescu soutient qu'il est intransportable.

Matei doit fuir, il devient William Petersen et se réfugie en Suisse, de là il suit l'avancée de la guerre et travaille sur son livre en voyageant sans cesse. Il se sent devenir un nouvel homme ayant accès à un savoir que nul humain n'approcha encore. Il lui suffit d'avoir un livre sous les yeux pour en connaître le contenu.

Il a échappé aux nazis, voilà les américains qui rappliquent. Suivi par d'autres... Il s'échappe et invente une langue pour continuer son œuvre avec la certitude que personne ne la comprendra en attendant qu'elle le soit un jour.

Une décision lui reste à prendre, va-t-il se servir de ses pouvoirs pour le bien ou pour le mal ?

Un jour il croise une étrange jeune femme lors d'une randonnée en montagne qui ressemble à son amour de jeunesse...

le temps est une notion complexe et la vie qui en dépend une réalité fragile et difficile à définir. Étrange qu'un homme de 70 ans frappé par la foudre s'en sorte et rajeunisse, mais pourquoi pas, d'autant que FFC place son film à une époque où le héros peut attirer l'attention d'idéologues croyant en une race supérieure qu'ils estiment incarner.

D'autre part le professeur Matei cherche l'origine du langage, un peu celle de la pensée, que serait la seconde sans le premier ? Symbolique aussi pour le réalisateur qui peut voir cette réalisation comme un rajeunissement, une nouvelle chance de terminer ce qu'il n'a peut-être jamais pu réellement commencer. Le passé est parfois un brouillon qui peut servir, serait-ce qu'en montrant les erreurs commises. La vie est-elle une réalité ou un songe dont la mort serait l'inéluctable sortie sur une réalité inconnaissable ? Où sur un néant absolu qui la rendrait encore plus fascinante et horrifiante.

Dominic passa-t-il sa jeunesse dans une quête impossible si vampirique qu'il ne la vécut jamais et profite de l'occasion d'en profiter cette fois ? Cet éclair est-il la colère de Zeus ou la signature d'un pacte faustien ?

À vous de décider, mais faites attention aux orages, ce genre de coup de foudre pourrait vous être moins favorable.

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12 décembre 2018 3 12 /12 /décembre /2018 09:00

HENRI VERNES – WILLIAM VANCE – DARGAUD – 1974 

Quoi de plus classique qu'une jolie blonde fuyant dans la nuit, et le brouillard de la capitale anglaise ? La silhouette qui la suit est humaine, habillé d'un long imperméable et coiffée d'un large chapeau, petite différence pourtant : elle flotte au dessus du sol. Il est toujours normal que la jeune femme soit en quête du commandant Morane. Elle court mais se retrouve face à son ennemi dont les yeux lancent sur elle des rayons qui manquent la tuer. Elle reprend sa course, trouve enfin la rue Moonfleet, le 43, elle monte les quelques marches, sonne. Morane demande au majordome d'ouvrir. La jeune femme entre, bouscule Jacinto, à temps pour échapper au rayon qui frappe la porte.

Bob et Bill, qui a tiré sur la silhouette et est sûr de l'avoir atteinte, se lancent à sa poursuite, la rejoigne mais celui-ci explose, abandonnant costume et chapeau.

Entre temps c'est l'appartement de Morane qui est attaqué et la jeune femme reprend la fuite, jusqu'à tomber sur les hommes qu'elle fuyait, de vrais humains cette fois, dont Miss Ylang-Ylang.

De retour chez eux Morane et Ballantine apprennent de Jacinto ce qui s'est produit. Pas question de renoncer, muni d'un numéro et de la description (!) du véhicule ils sautent dans la jaguar de Bob et se lancent sur la piste. Alors qu'ils pensent agir en vain ils la retrouvent mais celle-ci en voulant leur échapper heurte un camion, et explose.

Rien à faire d'autre que rentrer, cela fait, quelques minutes plus tard un appel téléphonique leur demande de se rendre au 74 de la rue Jove Street, dans le quartier de Whitechapel.

L'invitation étant impossible à refuser ils se rendent de l'autre côté de la rue espérant surprendre les ravisseurs. Ils trouvent une lingerie tout ce qu'il y a de plus normal, et une camionnette dont le contenu l'est beaucoup moins.

Il est temps d'aller à la bonne adresse, mais en passant par la fenêtre.

Libérée la jeune femme peut enfin se présenter, et Morane comprend mieux pourquoi c'est lui qu'elle voulait voir. Malheureusement ce succès est de courte durée, Miss Ylang-Ylang intervient pour capturer le duo, juste avant que Ballantine intervienne pour le libérer à nouveau.

Une fois à l'abri Ruth peut enfin expliquer ce qui se passe. Comment Miss Ylang-Ylang rendit visite au professeur Forman sur l'île de Gwoll en mer d'Irlande pour lui proposer d'acheter ses inventions. Elle revint à plusieurs reprise et Ruth vit son père changer, s'enfermer, travailler à son bureau. Les hommes aux yeux de feu apparurent, la jeune femme décida de s'échapper pour venir chercher de l'aide auprès de Bob.

Une demande que Morane ne peut refuser.

Destination, l'île de Gwoll sur une petite embarcation, mais pas assez minuscule pour passer inaperçue du SMOG qui essaie de la couler depuis un sous-marin, sans y parvenir bien sûr. Arrivés sur l'île Ruth peut retrouver son père et leur maison mais le professeur paraît ne pas reconnaître Bob. Durant le repas il se montre distant et quand une sonnerie retentit il se lève pour rejoindre son laboratoire.

Durant la nuit Ruth est enlevée une fois de plus mais cette fois Bob et Bill ne sont pas loin et ce ne sont pas les ''yeux du brouillard'' qui vont leur faire peur.

Qu'est-il arrivé au professeur, que sont ces mystérieuses créatures qu'il vaut mieux ne pas regarder dans les yeux ? Les explications vous attendent, mais pas ici.

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11 décembre 2018 2 11 /12 /décembre /2018 09:00

J'ai vu passer un long véhicule ténébreux

Tiré par des chevaux las d'être ainsi traités,

De travailler encore en étant plus que vieux

Pour gagner leur avoine, le droit d'être abrités.

 

Ils ne sont pas pressés, leur but les attendra,

Un lieu hors de la ville où ils vont si souvent

Qu'ils connaissent par cœur le chemin qui y va,

Le font les yeux fermés en écoutant le vent

 

Secouant leurs crinières faites de longs poils obscurs

Au rythme des sabots frappant un sol de pierre,

Jusqu'à ce cimetière entouré de hauts murs

où ils s'arrêteront, tenus à la barrière.

 

Le long coffre de bois sorti du corbillard

Sera porté en terre par quatre fossoyeurs

Qui le déposeront, à l'abri des regards,

Des curieux, parents et tous les visiteurs.

 

Personne n'avait suivi le sinistre cortège,

Nul ne viendra jamais prier pour sa mémoire.

Pas de dalle posée, et quand viendra la neige

Plus rien n'apparaîtra qu'un néant pour miroir.

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Bienvenue sur ce blog ! Vous y découvrirez mes goûts, et dégoûts parfois, dans un désordre qui me ressemble ; y partagerez mon état d'esprit au fil de son évolution, parfois noir, parfois seulement gris (c'est le moins pire que je puisse faire !) et si vous revenez c'est que vous avez trouvé ici quelque chose qui vous convenait et désirez en explorant mon domaine faire mieux connaissance avec les facettes les moins souriantes de votre personnalité.

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