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16 mars 2019 6 16 /03 /mars /2019 09:02

Hajime Hashimoto / Takafumi Hatano – TV Asahi – 2014 – 9 eps

Ishikawa est policier, son métier bouffe littéralement sa vie au point qu'il n'a ni ami ni petite amie. Tout ce qui n'est pas son travail est une cause d’ennui et rien ne le rend plus heureux qu'un appel pour une scène de crime. Cette fois il s'agit d'un ancien policier tué d'une balle dans la tête. Depuis sa première affaire il fait attention à connaître le périmètre de la scène, les criminels sont parfois si stupides qu'ils reviennent.

Ce soir là ce fut le cas, mais le tueur n'était pas seul et Ishikawa se fit abattre lui aussi. La mort pourtant ne voulut pas de lui puisque la balle se logea à l'intérieur de sa tête, et y resta, tranquille. La retirer demanderait une opération très dangereuse demandant à ce que son cœur soit arrêté. Intervention que son chirurgien recommande mais Ishikawa se demande pourquoi il est toujours en vie.

Et s'il va reprendre son travail.

Dans la cour de l'hôpital il discute avec un ami quand il ressent un violent mal de tête qui lui fait baisser la tête, la remontant, rouvrant les yeux, il découvre devant lui une petite fille tenant un ours en peluche dans les bras, que son collègue ne voit pas.

Rentrant dans le bâtiment il apprend la mort d'une jeune malade, et aperçoit sa mère en larme, tenant un ours en peluche à la main.

Une coïncidence bien sûr.

Une nouvelle affaire, encore une fois Ishikawa fait le tour du périmètre. Il rencontre une jeune femme seule dans un parc et lui demande ses papiers. Un moyen direct de faire connaissance avec la jeune médecin légiste de l'équipe.

Nouveau mal de tête, et encore un enfant qu'il aperçoit murmurant quelques mots dans sa direction. Plus tard c'est le couple victime qu'il verra lui demandant de trouver son assassin. Il se fait assez facilement à sa situation, imagine que la balle dans son cerveau agit sur celui-ci et lui donne un sens autrement inaccessible. En Asie un esprit est plus facilement accepté qu'en Occident où il passe pour un démon.

Les autopsies concluent à la mort par exsanguination suite à des coup de couteau portés obliquement. De plus le tueur a pris le temps de leur couper les ongles et de les nettoyer à l'éthanol au cas où ils l'auraient éraflés. La légiste dessine le portrait psychologique du tueur, ses motivations, son émotivité incontrôlable. Il lui parle de ses hallucinations mais comment savoir, le cerveau est loin d'avoir livré tout ses secrets.

Ishikawa a toujours ses ''hallucinations'' et celle-ci lui donnent le nom de leur assassin, reste à le prouver.

Pourquoi ne pas aider le destin ? Les Sawada le méritent bien.

Ce n'est pas la première série montrant un policier qui ayant approché la mort possède le pouvoir de voir les victimes des meurtres sur lesquels il enquête. Connaître le nom du tueur est un avantage mais rien ne peut être gratuit et son don pourrait lui coûter cher. Ango Ishikawa n'est pas le seul héros de cette série. À ses côté Yuma Tachibana, un collègue matérialiste qui se méfie de lui, Takuji Ichikura, son chef, protecteur et compréhensif, et surtout, Mika Higa, la nouvelle légiste, également doué pour analyser les situations. Une équipe cohérente, extensible à l'occasion, et efficace, grâce à Ango, intéressante à suivre, le revenant n'étant pas toujours la victime. Être mort ne change pas le caractère ni ne donne droit à quelque considération.

N'est-ce pas ?

Une série sombre et sobre, un héros qui s'adapte, un quatuor bien dirigé pour un résultat harmonieux. Voir les morts est parfois un avantage, voir les vivants, rarement !

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