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18 septembre 2009 5 18 /09 /septembre /2009 05:41

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17 septembre 2009 4 17 /09 /septembre /2009 05:32

 

 

Demain, bien avant l'aube, puisqu'a blanchi ma compagne.


Je vais m'casser bien loin, emporté par le vent.


Par le train, le bateau, sans prendre même un pagne.


J'en ai marre de la voir, preuve que fuit le temps.




M'en aller vers une autre, une jeune fiancée,


Attirée par mon bien, mais je suis un vieux fruit,


Fripé, plissé, courbé, il me faut compenser,


Pour effacer ces ans qui, passant, m'ont détruit.




La vie est sans pitié qui me bloque les lombes,


Affadie mes élans et accélère mon cœur,


Mon butin ne pourra venir dedans ma tombe,


Autant l'abandonner contre quelques faux pleurs.





 

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16 septembre 2009 3 16 /09 /septembre /2009 05:21

 

 

Libre, humant l'air, courant droit devant moi,


Ignorant tout autant l'espoir que l'effroi.


Aux aguets cependant, je ne suis qu'une proie,


L'instinct sait me guider, que ferais-je du choix ?




Naître et courir, manger, dormir,


Grandir et puis me reproduire.


Je connais l'émotion et entrevois le rire,


Sans avoir jamais, jamais, envie d'écrire !

 

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16 septembre 2009 3 16 /09 /septembre /2009 05:09

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15 septembre 2009 2 15 /09 /septembre /2009 06:00

LES NONNES (de St John)

 

Les Oscillatrices du Saint-Siège

Les Incontinentes de la Chapelle Cystite

Les Visitandines de l'Anus Pascal

Les Ursurines de la Grande Miction

Les Émasculantines de la Grande Châtreuse

Les Sœurs qui pètent de la Déflagration

Les Sœurs qui quêtent de la Pénétration

Les Epilatrices de Chatte (Couvent de St Marcellin. Isère)

Les Vivisectrices du Saint-Prépuce

Les Missionnaires de l'Apposition

Les Mères Plexes de la Consternation

Les Nonnes Stop de la Sainte Journée Continue

Les Nonnes Alignées de la Grande Procession

Les Nonnes Inscrites au Saint Registre

Les Nonuplées de la Sainte Famille

Les Transpirantines du Saint Suaire

Les Nonnes-Ingérantes du Carême

Les Dégustatrices du Grand Caramel

Les Contorsionnistes de la Jésus Flexion

Les Tachycardiques du Sacré-Cœur

Les Nonnes à voiles du Couvent des Globes

Le Couvent Tropical des Nones au Lulu

Les Sœurs in Vitraux de l'Immaculée Conception

Les Inquisitrices de Saint Supplice


                                                Toutes du cru de Mrg Jacques APPAR

                Photo Internet

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14 septembre 2009 1 14 /09 /septembre /2009 05:55

 

                                                         01

Le temps est un sourire qui se retient, un désir qui, regardant le réel, se recule pour retrouver son monde et réintégrer l’univers où tout est possible. Un ciel gris comme une promesse sachant qu’elle ne sera pas tenue, un avertissement dont la signification est perdue depuis si longtemps que l’avenir n’est plus qu’un mot vide de sens, dénué du plus petit espoir.

Les occupants de chaque voiture se ressemblent, un modèle reproduit jusqu’à ce que le moule s’autodétruise, refusant de tenir dans le feu de la peur qui use et abuse de lui.

Imperméable, chapeau rabattu, la honte n’est, malgré tout, pas seulement un mot, ce miroir sur lequel se jette le voile pudique d’innombrables bonnes raisons, le reflet reste perceptible au travers du linceul le plus épais.

Peu d’autres véhicules, un macaron officiel est nécessaire ; quelques piétons, où se rendre dans un pays qui a fait de ce mot une raison d’état ? Des passants en quête d’un quelque chose mystérieux qu’eux même, souvent, ignorent : une occasion, une opportunité… Il est des époques où le futile devient capital, où le symbole se cache dans le plus petit objet s’il semble nécessaire pour faciliter la vie.

Derrière les fenêtres les regards se terrent, d’épais rideaux voilent une curiosité peureuse. Ainsi cette famille dont nous tairons le nom, pourquoi jeter sur elle une attention que tant méritent ?

Méritent ?

Petit sourire narquois, merci !

Le père et la mère, l’homme observe, les distractions sont rares en temps de guerre, et coûteuses, souvent, il y a bien le cinéma, le music-hall, de quoi s’amuser de temps en temps mais tous n’ont pas les moyens de se distraire tous les jours, rester debout derrière ses tentures permet de regarder défiler la vie, les autres, de se consoler en voyant plus malheureux que soi, et cela ne manque pas, et cela va manquer encore moins. Parfois des soldats passent dans la rue, le curieux se recule, par crainte que son regard ne soit perçu, alors qu’il est deviné. L'occupant, ne verrait-il que sourires, sait que si les pensées tuaient… Heureusement elles sont rares, la servilité est une qualité répandue, les exceptions sont pourchassées par une police et une milice alliées comme les sabots d’un âne, laissant la même trace dans la merde d’un chemin que le sang seul nettoiera.

Il a envie de parler quand la voiture freine, inutile, bobonne est là, leur rejeton n’est pas loin, il voudrait voir, découvrir les masques de cire servant de visages à ces êtres étranges, vomis par un cercueil de fer. Tout à l’heure, quand ils repartiront, pour l’instant mieux vaut ne pas se montrer. L’enfant se tait, muselle la curiosité qui lui ferait demander en quoi son regard est plus perceptible que celui de ses parents. Est-ce l’idée, fausse, qu’enfance rime avec innocence ? Il sait que non mais, par gentillesse, laisse ses parents dans l’ignorance de ce fait pourtant si simple. Il se fait raconter, son père murmure, un souffle, le dernier, qui dure si longtemps, si longtemps…

Le bruit des portières, hésitation, contrôle de la liste, noms, adresses, regard en hauteur jusqu’à l’étage qu’ils vont visiter, les personnages que nous suivons se reculent d’un même geste.

Quelques pas, la porte palière ouverte brusquement tape le mur, la mise en scène commence, le besoin de bruit, d’avertir, d’effrayer par une présence qui se rapproche pour jouir de la terreur inspirée par son ombre. Eux-mêmes sont inconscients des ténèbres qui les observe et les absorbe, elles dont l’appétit sans limite est en quête de proies nouvelles : les bourreaux !

Parler fort, faire durer le plaisir, s’amuser encore, plus haut l’angoisse gagne. Et pourtant : une voiture, des hommes qui en descendent, est-ce terrorisant en soi ?

À l'étage inférieur de la famille que nous venons de croiser vit un jeune couple, eux aussi ont entendu la voiture, vu les uniformes qui n’en étaient pas mais le sont devenus par l’usage et suivi les regards de ces hommes s'accrochant à leur fenêtre précisément. Dire que c'est un soulagement semblerait insupportable et pourtant... La peur du piège est angoissante, y être est source d'espoir, aussi étrange que cela puisse paraître. Déjà les regards ne les voient plus, les oreilles ne perçoivent pas leurs mots, pour leurs voisins ils sont des spectres que le temps va dissoudre. Le jeune homme et sa compagne se regardent puis s'enlacent comme ils le feraient avant de se jeter dans le vide.

Les pas se rapprochent, les lourdes semelles claquent le sol à chaque pas, deux étages, c’est peu mais si long parfois.

Ils se tiennent par la main, regardent cet appartement qu’ils habitent ensemble depuis peu, ils pensaient que leurs enfants naîtraient là. Ce sera pour plus tard, pour après, pour jamais, dans une autre vie et un ailleurs que le temps ne peut garantir.

Des meubles choisis amoureusement, chaque chose est à sa place, chaque sujet a sa signification, quelques mots, un secret, nul ne les percera jamais, ils disparaîtront… Mais non, il s’agit seulement de partir, loin, pour quelque temps, ensuite les choses iront mieux, la guerre sera terminée, les habitudes reprendront, cette fois c’est la dernière, la vraie paix universelle s’installera bientôt.

Pas encore, malheureusement. Un peu de patience un jour le désert sera la signature de la paix dans le silence de l’éternité. En attendant, quelques vies s’activent encore, petites choses cherchant à se justifier en attendant que le calme s’impose.

Les pas se rapprochent, leurs mains se serrent, à l’étage au-dessus, et dans l’immeuble, les oreilles sont tendues, qu’ils ne se trompent pas, ce serait difficile, c’est écrit en gros sur la porte.

Ceux-là savent que leurs proies sont au gîte, d’autres eurent moins de chance, quelques avertissements circulèrent, des complicités dans la population, moins rares qu’ils le pensent et qu’ils l’auraient fallu mais ces considérations pour eux sont sans signification, ils obéissent aux ordres dans l’intérêt du pays, qu’ils y prennent plaisir est un plus, pas une obligation.

Une chance ? Le zèle ne fait de mal à personne. Ils voudraient bien, quand la femme est jolie, jeune… Mais c’est interdit, il ne faut pas toucher à ça ! On le leur a bien dit, et souligné en gras d’un coup de museau frémissant projetant des gouttes de bave dans un concert de grognements se voulant mots, se voulant rires...

La main caresse le bois, derrière ils attendent. La main hésite, la bouche chantonne, grimace au judas. Le poing heurte le battant avec une vigueur inlassable et un entraînement qui en dit long.

Ne pas ouvrir prolongerait l'agonie, faire ceux qui ne comprennent ni les ordres, ni les injures, dont l’esprit glisse sur des mots qui sont autant de crachats souillant le visage de celui qui les émets.

Ils sont pressés, vite, vite !

Pas question d’attendre, promesse leur est faite d’un avenir tranquille mais ailleurs, ce n’est pas qu’ils gênent mais ils gênent ICI. Ce qu’ils feignent de croire, ils sentent le grouillement de pensées suintant des appartements, venant autour d’eux en un silence repu de satisfaction à la perspective de cet appartement, de ce qu’ils recèle, peut-être des trésors, sûrement, c’est logique non !

Non ?

Une main s’empare d’un objet vite enfoui dans une poche, ce n’est pas un vol, un paiement en nature pour un travail pénible. Levés tôt, couchés tard, et les interrogatoires, le regard réprobateur de quelques-uns, des pensées que l’on voudrait glissant sur soi… Des restes d’âmes hantent ces formes gorgées d’ombre, ils disparaitront dans l’acide de la haine et du mépris.

Une porte claque, un bruit de clef, des ordres, les pas décroissent, une pensée cherchant à s’accrocher, la faible lueur du jour dans une rue vide. S'il y avait quelqu’un, un regard, trop risqué ! La rue est déserte, quelques mouvements derrière les rideaux, des visages qui se reculent et se fondent dans le néant.

Les portières claquent, la voiture démarre et se perd sans entendre les soupirs de soulagement laissés derrière elle, comme les gaz d’un cadavre acceptant son sort et la dissolution, son ultime compagne.

Le petit garçon regarde, il voit disparaître l’arrière d’un véhicule noir, il aurait voulu les revoir, lui aimait bien ce jeune couple, il aurait bien voulu… Mais les parents disent non, dans leurs yeux la peur fait de gros trous par lesquels suppures d’inquiétants désirs, une flaque de pus absorbant les reflets et les âmes.

Le silence retombe, plus de pas, de cris, quelques échos, sensations étranges emplissant des esprits qui ne s’y attendaient pas. Remords ? Quel mot curieux ! Il a un sens, il explique cette gêne emplissant le ventre, nouant la gorge ? Pourquoi cette impression de n’être plus tout à fait comme avant, ces idées d’avoir osé, l’envie ne manquait pas, la peur fut la plus forte, l’ordre est une bonne chose, il organise refroidit et paralyse, cela fait si mal de penser, d’écouter les battements d’un cœur cherchant un rythme perdu à jamais.

Le temps et la chance sont passés. Le mur du quotidien restera gris, la route déserte et la vie aura un goût de cendres que le reniement adoucira. L’oubli, l’assaut de la volonté pour rejeter la responsabilité sur autrui, sur le chef, celui qui sait, le père.

A une lettre près !

                                        * * *

Les enfants s'observent alors qu’un camion s’arrête devant leur école, des hommes en descendent qui les regarde au travers de la grille, bizarrement il semble que ce soient ces derniers qui se trouvent du mauvais côté.

Ils se regroupent, les murmures circulent, pas de surprise, c’était logique, le directeur s’interpose, il demande aux arrivants ce qu’ils désirent, répond négativement, il n’est pas concerné, son école pas davantage, ils se sont sûrement trompés, cela arrive, il ne leur en veut pas mais ils doivent repartir, ils troublent la transmission du savoir. Une petite voix moqueuse lui fait remarquer qu’en matière de trouble il s’agit de les faire cesser en arrachant à cet établissement les éléments indésirables qui en perturbent le bon fonctionnement, le savoir ne saurait être galvaudé, transmis à n’importe qui. Pourquoi perdre son temps alors que certains élèves ne peuvent pas comprendre ce qu’on leur dit, propagandistes d’une culture étrangère et haineuse, il est bon qu’ils soient rassemblés ailleurs et laissent libre de travailler ceux qui le méritent.

Le directeur refuse mais son âge et sa faible constitution ne peuvent rien contre des hommes jeunes, décidés et armés, force donc reste au pas de loi.

Les enfants sont appelés par leur nom puis séparés. D’un côté ceux qui resteront, ils sont l’avenir du pays, de l’autre ceux qui vont rejoindre leurs semblables dans un ailleurs dont ils ne reviendront jamais. Une gifle fait taire les gamins qui interviennent, il ne saurait être question d’entraver une tâche capitale pour le destin du pays

Des regards s’affrontent, les enfants voudraient comprendre, leurs copains ne sont pas différents, ce sont ces gens qui le sont, regards bizarres, fuyants, yeux chafouins et sourires qui voudraient s’afficher mais n’osent pas, difficile de montrer sa satisfaction alors quand des mômes supplient, s’accrochent, des petites filles aux regards clairs ou sombres, cheveux dorés ou de jais qui dansent dans le vent.

Aucune résistance possible, les coups pleuvent efficacement, les spécialistes savent comment s’y prendre pour que tout se passe rapidement, c’est que la technique compte, les ordres sont précis, il importe que les enfants rejoignent vite le centre de regroupement, c’est une œuvre humanitaire. Séparer les familles ne serait pas bien, ni beau les apparences comptent tellement.

N’est-ce pas ?

Les enfants sont entassés dans le camion, peu importe ceux qui tentent de s’enfuir, ils ne peuvent rien, leur destin est scellé, marqué à l’encre rouge sur un livre étrange disposé quelque part sous les yeux d’une force mystérieuse et ricanante.

Obéir sans perdre de temps, le mot d’ordre est simple : efficacité.

Le camion roule, les gamins essaient de parler en s’accrochant à ce qu’ils peuvent tant les routes sont mauvaises, ils échangent leurs angoisses, tentent d’ébaucher un avenir plus tranquille, ce sera dur mais une fois tous ensemble il ne sera plus question de leur faire du mal, si certains ne veulent plus d’eux tant pis, ils ne peuvent que subir des ordres donnés par des individus qui ne les comprendront jamais, dommage, l’idéal est d'entrevoir le salut et de le refuser.

Le goût de la damnation seul permet d’affronter les ténèbres.

- Où on va ?

- Et nos parents ?

- Ils ont dit qu’on allait les rejoindre, bientôt on sera tous ensemble.

- Et après ?

Faut-il poser la question si la réponse est possible ?

Parfois un passant se signe à leur passage, un réflexe, l’instinct commandant un geste de compassion, de ressemblance.

D’autres camions, des soldats, des adultes qui attendent en se tordant les mains, en se soutenant, se disant que tout va s'arranger, bientôt ! Il faut abandonner ce à quoi l’on ne peut se raccrocher, le destin est cruel, autant affronter l’épreuve pour mériter un avenir digne de ce nom. Ne pas fléchir devant les regards goguenards ou honteux, toujours railleurs, ne pas céder, même si c’est difficile, et ça l’est, toujours. Que sont devenus les enfants absents, ceux qui ont pu les laisser en sécurité, les reverront-ils un jour ? Le voyage semble sans retour, l’ennemi triomphe, la force brute domine l’intelligence, rien ne l’entravera plus, pour mille ans sa marque se pose sur le monde et nul ne verra la fin de son règne.

                                                               L'Âme de l'Enfer - 02

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14 septembre 2009 1 14 /09 /septembre /2009 05:51
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13 septembre 2009 7 13 /09 /septembre /2009 09:00

à Willee Ronys, pardon, Willy Ronis grand témoin du siècle dernier,
prouvant une fois de plus que la photographie est une source de longévité.


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13 septembre 2009 7 13 /09 /septembre /2009 06:00
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12 septembre 2009 6 12 /09 /septembre /2009 07:24


Mes amis... mes amis ! Je sais que vous m'entendez, que vous êtes tous là, je ne suis parmi vous que par la voix, vous étiez... pardon, vous êtes, pour encore un certain temps, mes amis. Vous me fréquentiez par intérêt ? Rassurez-vous, moi aussi, vous voyez, la richesse n'étouffe pas toujours la lucidité, en moi cette dernière fut excellente conseillère en préconisant de non seulement vous employer mais aussi de vous regarder comme un entomologiste observe des insectes qui ne se rendent compte de rien.

Y en eut-il un qui s'en rendit compte ?

Je devine vos regards, vous craignez de répondre par crainte de vous démarquez de vos semblables, en surface vous êtes quasi identiques, et en profondeur, aussi, je vous rassure ! Tous similaire dans la vulgarité, si communs que vous vous en rendez compte. J'ai reçu vos confidences, les uns à propos des autres, cela me serait si facile de semer la zizanie entre vous... Cela serait indigne de moi ! Après tout vous me fûtes utiles, me divertissant, sans le vouloir le plus souvent, car vous êtes bêtes, mais les rois acceptent les courtisans, cela fait plaisir d'être encensé, quand bien même saurait-on que ces compliments tombent de bouches à l'air d'anus tant ce qu'elles disent à l'air, et l'odeur pour certain(e)s, d'être de la... Vous me comprenez. Utiliser un vocabulaire plus précis vous gênerait et je ne veux de cela pour rien au monde, pour le moment.


Je vous ai réunis pour vous parler, une dernière fois, avec un regret, étant mort, et oui cela arrive même aux pires, c'est de ne pouvoir lire vos réactions sur vos visages bouffis par la graisse ou vos yeux embrumés par l'alcool. Je passe sous silence les conséquences de vos liftings, mesdames, mieux vaut ressembler à une poupée qu'à une morille ! Finalement je préfère mourir de mon vivant que devoir un jour découvrir que j'ai oublié ma vie et ne sais plus où. Oubliez vos masques pour quelques minutes vous les retrouverez vite. Pas de récriminations, je vous ai dit que je vous connaissais bien, ne me contraignez pas à vous le prouver ce serait facile mais déplaisant, vous savez à quoi vous en tenir sur le comportement de votre épouse monsieur, de votre mari madame, vos couples sont de ceux qui durent car l'intérêt est leur fondation, s'il est question d'amour c'est celui de l'argent.


Défunt je peux me laisser aller à quelques méchancetés sans grandes importances, vous en avez entendu, et supportés en souriant, bien d'autres de ma part.

Vous pardonnerez mes paroles, je suis mort, j'agonise au moment d'enregistrer ce message, mais la perspective de mourir avant vous me chagrine, je m'étais habitué à vous voir, à vous entendre, à vous subir. Même ceux qui me sont inutiles depuis longtemps étaient mes invités régulièrement, on ne se sépare pas d'un chien qui vous amusa parce qu'il devient vieux et fait sous lui.

Vous connaissez mon caractère mutin, cette arrogance de nouveau riche que vous dénonciez, derrière mon dos, alors que vous, pour la plupart, avez hérité vos entreprises, cela explique que j'ai pu en racheter la majorité, aucun de vous n'ayant les aptitudes pour les diriger, être un héritier rend plus facile... de tout perdre.

Mourir est inévitable n'est-ce pas, j'ai appris à savourer ce moment unique qui me conduit vers... Je l'ignore mais j'avance sans crainte ni espoir avec seulement cette curiosité qui fut, je crois, ma force principale. Vous vivrez cela aussi, je ne souhaite pas que ce soit rapidement, cela me ferait une belle jambe, profitez de la vie, de votre argent, regardez vos enfants qui déjà, eux, sont obligés de mériter les choses, et y arrivent, comme quoi, quand l'obligation est là les qualités reviennent, vous n'avez pas eu ces contraintes, tout vous était mâché, préchié pourrait-on dire, ce qui explique quel unique commentaire nous pouvons faire de vos vies et je sais que dans le fond vous serez d'accord avec moi. N'en voulez pas à vos parents, s'ils vous firent du mal c'était involontaire mais la vie est ironique qui fait que celui que l'on veut aider à marcher finit par ne plus savoir que ramper une fois livré à lui-même.

 

Le temps qui m'était imparti s'achève, j'espère que ce repas vous plût, mes dîners étaient courus, vous y fûtes pique-assiettes assez souvent. Cette fois je tenais à vous faire un dernier cadeaux. Ne cherchez pas. Il ne s'agit pas de ces apéritifs et digestifs forts dont vous raffolez, l'organique est votre plus sûre source de plaisir.

La viande était succulente n'est-ce pas, tendre et délicate, vous en avez raffolé, tous repris, j'espère, et cela me fait plaisir.

 

Parfois je vous eu sur les bras, cette fois c'est vous qui allez m'avoir, sur l'estomac...


Vous avez mangé car ceci était ma...

Amusant non ?

Oserais-je vous avouer quel liquide rouge fut incorporé aux vins ?


Il en reste ? Vous voulez en emporter, pour vos petits animaux ? Ainsi vous ne m'oublierez pas, surtout les dames, certaines me connaissaient bien...


A vous tous, comme aux vers qui nettoieront mes os, je souhaite un bon appétit mes amis, un bon appétit...



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Bienvenue sur ce blog ! Vous y découvrirez mes goûts, et dégoûts parfois, dans un désordre qui me ressemble ; y partagerez mon état d'esprit au fil de son évolution, parfois noir, parfois seulement gris (c'est le moins pire que je puisse faire !) et si vous revenez c'est que vous avez trouvé ici quelque chose qui vous convenait et désirez en explorant mon domaine faire mieux connaissance avec les facettes les moins souriantes de votre personnalité.

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