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8 décembre 2009 2 08 /12 /décembre /2009 06:19


 

Les français vont en prendre plein le c.. avec les mines à raies : ce sont des suppos explosifs !!!! Allah la !

Bien fait, ils n'ont qu'à revoir leur ortografe !!! comme Stefie...

Cette phrase n'est guère sainte !



 

Dans le même mouvement, notons que les Suisses ont refusé d’interdire l’exportation d’armes de guerre, comme le proposait un autre référendum organisé à l’initiative de l’extrême gauche. (N de LR)

 

 

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7 décembre 2009 1 07 /12 /décembre /2009 06:51

MB (4/6) 

                                                                                  05

La nuit se brise sous mes doigts et me laisse inassouvi et satisfait.

Je sais qui est derrière le masque, le symbole, la force.

Les monstres sont amicaux. Ils accompagnaient mon sommeil. Ne nous fions pas aux apparences, la créature de Frankenstein fut rejetée, faute de pouvoir s'intégrer, comme on dit, elle prit un chemin semé de violences à la mesure de sa déception, créature de papier perdue dans les froids éternels du pôle. Plus grand une enfant prit ma main mais quelle était son réel aspect... Trop belle n'eut-elle pas été moins pire que le réel ?

                                        * * *

Ces lignes esquissent mon portrait mais de qui suis-je la créature, ou de quoi ? Par textes interposés j’ai tué mon père, le condamnant à mourir de faim, un supplice qu'il approuvât.

Je me vois allongé refusant de m’alimenter, me mutiler ainsi que je l’ai écrit est improbable, cette fin est accessible. Seul, immobile, ma décision est irrévocable et cependant j’espère… personne ne viendra. Je me suis amusé jadis à ne plus sortir, si dans un geste d’humeur je n’avais pas détruit ma machine à écrire serais-je aujourd’hui libre ?

La mort vient lentement, l’organisme conserve en priorité les organes vitaux. Je ne sais si dans les faits l’esprit peut survivre dans un recoin de cerveau mais la vie peut se dispenser d’une grande partie du corps. Aux douleurs succède un temps de paix, dégâts définitifs. La vie semblait belle...

Mourir et naître ! Les aléas fœtaux ont des conséquences sur son développement. Qu'ai-je entrevu alors ? Les émotions sont des réalité cérébrales, un traumatisme peut laisser son empreinte dans un cerveau à demi formé, est-ce sur elle que je me penche pour le voir ?

Face au danger l’instinct agit au mieux, l’empreinte en sera plus profonde. Sujet complexe, je n’ai pas le recul suffisant pour le traiter, ni la formation scientifique pour lui donner une assise dans la réalité, mais de quoi suis-je capable, même moi je préfère l'ignorer, j’ai peur d’être déçu. J’ai imaginé un jumeau, vite il apparaît que les deux ne peuvent vivre. Comment choisir, le plus fort l’emporte en conservant le souvenir de ce qu’il dû faire pour s’imposer.

Nous ignorons tant des secrets de la nature, les faits corroborent l’imagination même quand celle-ci confine au délire. Et pourtant elle tourne ! Refuser la réalité ne la change pas. Un affect a sa signature cérébrale, une empreinte en moi attire mes pensées comme un trou noir capture la lumière. Je présume qu'une caresse macabre est cette marque intérieure que des confrontations à de multiples décès dans mon enfance me permirent d'entendre les échos qui sans ces circonstances eussent pu faire dominant. J’explique ainsi cette quête impérieuse symbolisé par ce flic et l'être festoyant dans les camps d'exterminations tel le plus archaïque des instincts, celui qui m'aida à souvivre ! Foin d’explications psychose, psycause toujours ! Un peu de simplicité, pour une fois.

Simplicité ? Je contiens un sourire moqueur.

Mort ! décidément - dé si dément ! Une marque en creux (pourquoi pas en relief) qui gêne. Des milliers de pages, d’émotions, de réalités cérébrales, pour trouver ce qui me trouble. Les semaines à venir promettent, entre risque et incertitude, possible et invraisemblable.

Je verse les mots, compare ce que je vois et ce que je cherche, mais sais-je ce que je cherche ?

Passer par la raison est le dernier oasis avant l’ultime étape de mon voyage. Je sais, je mélange les représentations en étant à la fois dans un désert et sur un abîme, tant pis. Une chose n’est jamais que l’idée que l’on se fait de son contraire aimais-je à me répéter. Définir la vie pour tracer les contours de son contraire.

La physique explique que l’attraction d’un trou noir est irrésistible, la mécanique quantique affirme que ça peut être faux, le symbole est maudifiable. Face au risque d’un attrait puissant le désir d’en sortir n’est pas illusoire. Cet appel me broie sans me détruire mais ai-je envie d'échapper à son attraction.

Un sourire, un regard, plus une obsession, un désir pour sa réalité.

J’en arrive là alors que je partais pour mourir de faim, c’est l’effet magique de… je n’ai pas osé tendre la main, demander… sans Elle…

Et avec ?

Sans Elle je ne peux plus voler, alors… Je n’ai plus envie de ramper, de me traîner. Mon costume est déchiré, je me vois au travers.

La mort est jolie si on la connaît, un moment unique dans la vie. Unique ? Mourir de faim serait un défi. La distance entre deux sourires n’est pas si grande, la chair, la chaleur d’un corps, la fragilité du présent fait sa valeur, la sensation de la réalité est ce qui compte.

Le gouffre est un miroir, le désespoir reviendra, normal ! Le temps rabote sans effacer. Il modifie les perspectives, ce qui est derrière soi est doux d'être vaincu. Ne plus bouger, penser, chercher encore. Il m’est arrivé de cesser de manger, j’avais envie de perdre du poids, ça marche mais l’organisme déteste. Un entraînement pour l’avenir ? Je voulais me maltraiter, trouver un semblant d’existence, la souffrance était ma seule amie, ne venant pas de l’extérieur je la puisai en moi. Mourir de faim est un empoisonnement, le sang chargé en toxines, le corps pourrit lentement, les pensées sont altérées alors que s'éteint le cerveau. Un jeu de patience, les jours se noient, le temps s'oublie. Je n’avais pas envie de mourir, le désir de vivre manquait. Ni mot, ni geste, le sommeil, le coma, puits peuplé de formes étranges et douces. Je ne peux croire totalement en l’avenir je n’ose pas.

Qu’est-ce donc qui en moi mourut ? Quelle place était-elle vacante et quelle porte ouverte ? Sans vouloir j’avance. Les murs de la caverne refluent et leur ombre qui fut mon refuge. La lumière est derrière, comme la lucidité au-delà de la folie, le jour après la nuit.

Je suis un chemin, dans les deux sens du mot ! Le plus long texte que j’ai écrit, 5550 pages ! Un chemin est tout ce qui reste de l’univers, je ne peux reculer, de chaque côté m’attendent des formes improbables, les "Hordes du Néant". Finalement je découvre une forteresse taillée dans un éperon rocheux, un donjon immense que je dois gravir. Je passe sur les détails, j’y parviens. Dernière étape, quelques pas, de cette position, découvrant l’ultime soleil de l’univers, la vie renaîtra.

Tout est cohérent, les pièces s’emboîtent. C'était prévu, l’arbre le plus grand patiente dans une graine infime. Elle puise dans le sol sa nourriture, explore son environnement, survit, s’impose, absorbe ses semblables, les transcende puis croît vers la lumière. Arbre et rhizome le second plonge autant que le premier s'approche du ciel, cohérence. Des cendres (pourquoi pas !) pour monter, ça me plait. Ainsi est la vie, germe au résultat hasardeux (pas de nom), l’esprit dévore ses semblables pour progresser. On dirait un personnage traversant la mort pour errer dans la lumière. Le végétal est inapte à la compréhension, l’esprit, lui, court ce risque. Un justifie ceux dont il se nourrit, absorber sans détruire, attirer sans annihiler ?

N’y a-t-il pas un sentiment déterminant cela ?

Je ne veux pas donner à ces mots un côté prophétique, seulement découvrir leur sens en espérant le supporter. L'important est de marcher, mais vers quoi ?

Je n’ai pas dis DANS quoi... J’aurais pu !

Les religions reposent sur la nécessité, prospèrent puis s’éteignent, j’imagine la tête d’un croyant d’aujourd’hui si je lui disais que la sienne va disparaître, avec lui. Les symboles sont jolis, un moment, vient le temps de décrypter leur sens ? Une coquille à briser, tant pis pour les morceaux. La vie connaît-elle l’individu, en a-t-elle besoin ?

Le premier hominidé portait en lui ses héritiers, combien encore ?

Heureusement j'ignore la réponse.

Tant cherchent, se fourvoient, oublient leur quête par la catatonie. Une enfant me guidât, « Être pareil à une enfant » c’est le voir.

Mais non ? Mais si ! En Jésus je vois un homme devant transmettre ce qu’il ressentit avec les mots et références de son époque. Deux mille ans… À peine une respiration. L’homme a peu changé, il a modifié son environnement et amplifie ce phénomène, le progrès est un vertige agréable, temporairement, le passé ne sait pas oublier.

Cette empreinte neuronale aurait-elle pu laisser entrouverte... Je ne sais pas, mon vocabulaire et ma compétence sont trop limités, reste l'impérieux besoin d'en savoir plus parce que mon chemin est celui-là et qu'en changer m'est impossible. Le flou m’arrange. Si je pouvais demeurer ce petit garçon égoïste et affligeant, perdu dans le délire d’une quête d’être se justifiant par le refus qu’elle incarnait.

Si quelqu’un comprend cette phrase j'attends son explication, merci.

Avec les grèves je ne suis pas près de la recevoir.

Comme si je l'ignorais ! Avancer est-ce une raison pour continuer ?

                                        * * *

L’enfant dort sur le lit, si profondément que sa respiration est imperceptible, sa poitrine ne se soulève pas.

La sente est étroite entre la vie et la mort, l'emprunter n’est pas un choix. Ce monde étrange où attendent les âmes des enfants morts sans baptême, je m’y voulus à l’aise, y fis mon nid, trouvant ici et là les matériaux nécessaires, ils ne manquent pas d’hallucinations pour m’aider, pour danser autour de moi, de mains qui se tendent mais fondent sitôt que je veux les atteindre. L’espoir est lointain, le mur est doux, chaud, souple, en lui l’esprit s’enfonce, il semble pouvoir le déchirer, il croit… Le retour est brutal, y survivre est une malédiction. Un enfant mort, un. Un contact et il tombera en poussière que le vent emportera vers la paix. La vie n’est pas contractuelle, chaque seconde se justifie si elle est mieux que l’attente de sa suivante. Sa bouche est ouverte, son dernier soupir fut un murmure, un prénom confié en secret. J’attendais qu’il se lève, que ses chairs s’affaissent, que ses yeux coulent sur des joues rongées en accéléré par le temps. Son doigt pointé sur moi, un cri de dépit, de rage, mais non. Tout est simple, la nuit qui nous rassemble annonce l’aube. Le dialogue n’est plus possible, qui y croirait ? L’âme est fragile, malléable, elle gémit, appelle. Je l’ai fait souvent, murmurant dans l’ombre des messages qui se perdirent, un espoir qui m’apparut. L’image déchirée est tombée à mes pieds, je la vois, je la sais mais l’oublies face à la conviction, face à la beauté que l’idéal rabaissait. L’illusion ne me mérite pas, sur le lit il n’y a plus de mort, que ce cœur qui bat, qui attend, qui pleura une encre que mille œuvres n’épuiseraient pas. Difficile de rester debout dans le calme, le vent est doux et chante à mes oreilles, l’ombre est complice désormais, vaincue elle ronronne, c’est étrange, mes yeux se mouillent par l’effet de ces mots, par la magie de ces pensées, par la puissance d’un sentiment qui chaque jour s’impose davantage. Si j'avais su dire...

Alerte bleue !

Je marche sans aide, le désespoir piaille par terre, je ferai attention en partant pour ne pas l’écraser, il est distrayant au fond. Le baptême du feu est indolore, les flammes se jouent de mes efforts pour les attraper. Mes veines ne charrient plus de pus, ma peau n’est plus de terre, ma vie n’est plus ce crâne emporté éternellement par la rivière en quête de l’abysse qui le recueillerait.

Mes doigts courent sur le clavier, parfois si vite qu’ils m’épuisent et m’étonnent. Je vois ces mots du passé, situation délirante me décrivant saisi par la démence, cherchant à tuer, espérant la balle qui me fracasserait la tête. Des victimes, du sang, des cris… Le choc d’un regard d’enfant, encore ! Je peux m’approcher, oublier la peur voulant l’idolâtrie, je le reconnais. Nous ne pouvons pas pleurer ensemble, je l’ai tant fait, des réserves accumulées durant des années sont longues à vider. La panique ne me blesse plus. Qu’elle me tape sur l’épaule et d’une chiquenaude je l’enverrai dans le caniveau, une fois suffit, presque deux. Menteur ! C’était l’émotion d’un moment unique que je voudrais reproduire, jamais content. En étant différent, moi, ce ne serait pas le bon truc. Hein ?

Les regrets se jettent sur une tombe, pas sur un lit. Les autres ? Qu’est-ce ? Aucun ne voulut me voir, encore moins me reconnaître.

À la maternelle une petite fille occupait mes pensées, elle n’en sut rien, ensuite j’ai séparé le cœur et le reste. Ce n’est pas dans le regard d’une enfant que je me suis vu mais dans celui d’une femme. C’est la première fois que j’emploie ce mot. Peur de lui ou de me sentir homme ? L’un et l’autre bien sûr. Le monde des vivants n’est pas hostile, il appartient à ceux qui singent la vie sans la ressentir.

Les cendres du passé m’entourent, quelque effort que je fasse il restera une trace, un souvenir. L’enfant non aimé croit qu’il n’est pas aimable et fait tout pour que cette situation pour lui naturelle ne change pas. J’ai apprécié la haine, le sang, et pire… Goûts que le temps efface sous mes yeux, souvenirs auxquels je me crus attaché. Mes pensées sont incohérentes, une confession l’est rarement, l’esprit se vide. Ainsi une bombe atomique, la lumière ronge les yeux, puis le souffle, la chaleur. Après l’éclair reste le temps de comprendre que le destin est scellé, la fuite interdite. J’ai vu son éclat, le reste de vie qui m’habitait se manifesta pour me prévenir. Thlita fut sa messagère. S’exprimant clairement je serais resté inerte, le souffle m’eut détruit, elle usa des subterfuges nécessaires et m’indiqua ce qui n’était alors qu’une image comme tant d’autres avant elle. Si elle m’avait dit que l’Amour m’aiderait j’aurais ris et lui aurais tourné le dos. J’ai regardé, ouvert mon cœur, l’émotion en débordait, à cet instant le souffle m’a atteint. J’ai cru mourir mille fois, maudissant le sort parce que cela n’arrivait pas. Je n’ai pas cédé, la tempête s’est calmée.

Les effets dévastateurs durèrent deux ans, cinq pour m’en remettre, pour me rééduquer et dépasser celui que je fus et dont je ne regrette pas la disparition. Sortir était difficile, marcher, un effort immense, je restai sur ma chaise, pantin dont les fils étaient coupés, sauf un.

J’anticipe, m’interroge, quel est le vrai visage de cet être, quels seront ses mots, qu’adviendra-t-il ensuite ?

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6 décembre 2009 7 06 /12 /décembre /2009 14:18
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6 décembre 2009 7 06 /12 /décembre /2009 06:13






















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5 décembre 2009 6 05 /12 /décembre /2009 15:49
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5 décembre 2009 6 05 /12 /décembre /2009 06:37


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4 décembre 2009 5 04 /12 /décembre /2009 06:44

MB (3/6) 
 

                                                 04

Tant de pages ! Les pierres du mur derrière lequel je me cachai, je dus en rajouter à mesure que je grandissais pour m'abriter.

Un cœur qui bat surmonte tout. Ma geôle avait trois côtés, ’enfant m’interdisant de reculer. J’espérai le ciel sans voir le gouffre sous moi, mon attention se portait où je savais nulle sortie possible. J’ai couru pour revenir à mon point de départ.

J’ai vécu par personnages interposés, surtout un policier, expert en enquêtes mystérieuses, malsaines, des qualificatifs qu’il appréciait. Il avait choisi le bon camp, libérant ainsi ses pulsions sans culpabilité, il triomphait de ses ennemis en étant pire. Il vécut nombre d'aventures avant que je ne l'abandonne afin d'user du JE. Il revint dans les premiers volets du triptyque évoqués plus haut. Affrontant son passé alors que je n'osai le faire, il le condamna avant de connaître un sort funeste mais temporaire. La réunion reste à organiser, lui, l’être des camps de la mort et moi : La Trinité ! L'écrivant je le réalise, il était temps. Leur fusion serait transcendante.

L’esprit sait vaincre le temps, l’incarner en des êtres improbables lui évitant de comprendre, puis s'efface l’illusion, la réalité appelle les vivants. Gabriel embouchera sa trompette au moment du Jugement Dernier sans prévenir, c’est sympa, mais, aujourd’hui, qui accepte la vie au point de pouvoir l’entendre ? J’ai l’impression qu’il sonne déjà.

Symbole dont je crains de comprendre le sens. Mégalomanie, délire persistant ? Peut-être, je préfère la folie à la connerie et quand je regarde le monde autour de moi je n’y vois pas trace de raison, alors… Qu’importe si mon ambition dépasse mes moyens, elle me fait vivre, me procurant sensations et émotions que peu comprendront, ma vie m’appartient et jamais je ne céderai à l’appel des sirènes. Leur piège c’est la normalité, en deux mots c’est pire !

Les mots trahissent la pensée, je sens la pierre sous mes doigts, ce n’est pas un hasard si les murs de ma chambre sont dépourvus de papier peint, j’avais besoin de la nudité juste peinte, à l’image de nos ancêtres des cavernes, de mes ancêtres du présent. La lumière les effraie, ils reculent, régressent, se perdent. Quelle part de hasard dans mon existence, de tests sélectifs ? Je vois ainsi les chocs que je vécus. D’autres les regardèrent, les adorèrent jusqu’à devenir leur propre victime, une plaie suppure vite lâcheté et peur. Ai-je dépassé les autres, la Passion pour, dans le silence du tombeau, découvrir la résurrection à venir ?

Je sais, c’est littéraire, tant mieux si ça semble faux, faux… Je l’entends… Que m’importe si nul(le) jamais ne découvre ces phrases. Non, je mens, je crains leur acceptation, j’aime l’utilité anonyme. Chez certains indiens c’était une qualité. Je me vis dans un regard au point d’en être humilié, de ressentir pour la première fois la honte de n’être que « ça » ! J’ai envie de le retrouver, différent. J’aime cette vision d’un chemin foulé par beaucoup d’esprits, avançant je vois de moins en moins de traces. J’ai peur qu'un jour il n'y en ait qu'une et de sentir en moi la force de fouler un sol vierge, de découvrir, à travers mes yeux ce que tant d’autres attendant de regarder.

Mé-ga-lo-ma-nie (sur l’air de Méditerranée par T Rossi).

L’horizon recule, le bord du monde existe, de mon monde.

Comment prouver que ces mots ont un sens, même s’il n’est pas celui que j'attends ? Je me suis nourri de mes émotions négatives. Elles sont des réalités électrochimiques comme un orage dans un ciel trop clair, une énergie devant s’évacuer. Le cerveau est un univers en soi, nous n’en savons pas plus sur lui que sur l’autre, que sur les autres, équidistant de l’infiniment grand et de l’infiniment petit il peut les comprendre et les admettre. Une pièce d’un puzzle manque, noire sur fond de nuit, en apparence inutile, et pourtant son absence fixe l’attention et rend impossible la compréhension. Je suis face à cette image, redoutant de découvrir la dernière pièce dans ma main, de me voir la mettre en place et de me reculer pour la voir. Le bord d’un monde... Les mots sont des lambeaux de bandelettes que j’arrache, j’ai mal de réussir, envie de nudité, plus tard un autre dépassera mon empreinte, le flambeau se transmettra.

Tuer aurait été banal ! J’aurais voulu faire plus, mieux, pire, la barre est haute. Le ciel s’est ouvert, le sang sèche sur moi, une croûte dont je me débarrasse. L’imagination autorise tout, en mieux, la réalité eut été d’une infinie tristesse, moments de rage, de plaisir infini, de désespoir sans nom. Rien de romantique dans l’âme de celui qui doit tuer encore, en tremble de dégoût et d’excitation, il sait qu’il a tort mais qu’il est trop tard. La porte a claquée dans son dos.

Qu’aurais-je ressenti ? Je m’en fous !

Un souvenir, un homme devant moi, nous sommes sur un quai, l’eau est en contrebas, la rue est déserte, je me rapproche, la nuit tombant tôt en février, déjà… Coïncidence ? Je comprends par les mots, dans le feu de l’action. Bref ! la rue, le type, quelques pas, un flot de haine me submerge, je lève mon arme, une masse à manche court pour tenir dans la poche d’un manteau. Le choc, le bruit, le cri étouffé, le corps qui s’effondre, un rideau qui s’arrache. Je passe d’une chaleur infinie au zéro absolu. Mon désir de mort faillit s’imposer, faillit seulement. Est-ce le moment de naître ?

Je suis scié ! Un effort bonhomme, on est pas rendu.

Passage à l’acte imaginaire, soulageant une tension sans autre voie d’évacuation, écrire, à l’époque, m’était difficile. Difficile de reprendre pied, mes pensées m’échappent, s’imposent et ricanent sur le papier.

Un cadavre devant moi, instant souvent repris, par plaisir, maintenant je sens le poids d’une lucidité galopante, on dirait une maladie. Je n’ai plus envie de poursuivre cette séquence, je comprends son message.

Je dis la vérité sans la comprendre sur le moment. Comme cette première lettre : « une image devient toute la réalité… », c’était vrai.

Entre autre, je digère le choc, merci.

Dresser la liste des idées violentes que j'eus est superflu, à découvrir, ou recouvrir, massacrer, violer, disperser… Un jeu trop simple est sans attrait. Décrire mille crimes ? Je sais le faire, technique maximale et imagination minimale, des milliers de pages portent les fruits blets de ces graines malsaines. Jamais je n’aurais puisé dans la mort d’un innocent la force de mériter la réalité. Celui qui est à tuer est en moi.

Une étape s’achève, une dernière empreinte, bientôt l’inconnu(e).

Les murs blancs et doux ne me protégeraient pas de moi-même, qu’importe la folie, je sais danser avec elle c’est moi qui dirige.




Devant moi le ciel est d’un bleu profond, je suis bien sur ce banc, seul dans ce parc. Vide, froid, le réel s’estompe. À quoi bon animer encore ce corps inutile, ce cœur battant par habitude, sans désir ? Mon esprit est las d’un combat incompréhensible, il désire fermer les portes, ne plus voir, ne plus entendre, ne plus bouger, ne plus… Hors de portée, à ce jour, des explorations scientifiques, existe un petit groupe de neurones à l’intérieur duquel il aurait trouvé refuge définitivement. L’Amour me retint, Elle m’attendait. Je sais que c'est faux, j’avais besoin d’un but hors de moi, envie de la revoir, déjà.

Quel mot définit cet état ? Catatonie je crois, l’esprit ne contrôle plus rien, reste une plante anthropomorphe qui s’étiole lentement. Un état de la schizophrénie, grave sinon irréversible. J’aime cette idée de l’impossible vaincu, par Elle, impossible contre impossible. Se sentir DEUX sans l’autre, ça c’est intéressant. Jolie litote !

Pourqu(o)i mon âme n’a-t-elle pas explosée, elle eut trouvé la paix.

Envie de souffrir ? Impression, en creux, de le pouvoir. De le devoir ?

Dans quel but ? Personnel ? Non ! Pour quelle raison ? J’aime ce mot janusien. Manipulation des termes en attendant le mien. Celui-là en a trois, de sens, y’en manque ! Le loyer à payer, la fin de la fin, la fin de la grossesse, la mise bas n’est pas loin, est-ce à dire qu’au-delà du symbole mourir c’est naître ?

Catatonie, joli mot. Jeu excitant, le meilleur est de gagner contre l’ennemi puis de jouer contre soi, à l’image du joueur de casino qui gagne la première fois mais perdra toujours ensuite.

Ne pas rejouer c’est gagner. Et pourtant les jeux de c… Ne manquent pas, j’en sais quelque chose.

Folie ? Complice au masque flétri, symbolisé dans l’enfermement.

L’Enfer me ment ?

Asile, couloir, spectres en quête d’un esprit perdu à jamais dans les méandres de délires insurmontables, je suis parmi eux, j’y étais en février 89, dans l’ombre des murs. Un lieu d’aide, de perte, on me tient en vie et j'ignore pourquoi. Les mots de sang courent sur les murs, je les vois, je les comprends, je les aime maintenant.

Je croyais souffrir, la vie est pire, cet état d’absence appelle la mort dans ce qui remue encore. Il est trop tard, réclusion à perpétuité. Mille chemins s’ouvraient, un seul de mauvais, celui que je pris.

L’imagination permet de deviner à quoi on échappe, pas ce qui vient. Y aurait-il un démon attaché à mes basques, une poupée vaudou au fond d’un tiroir ? La pire paralysie est mentale, pas corporelle. Elle se nomme intégrisme, fanatisme, nationalisme...

Refuser est un grand pouvoir, ce démon est amical, cette poupée est une complice, en se liguant contre moi ils m’imposent un effort plus grand, me permettront une découverte plus intéressante.

Les murs de ma chambre suintent le passé, il m’est arrivé de m’en éloigner parfois, ceux dans lesquels je me retrouvais renvoyaient ma lâcheté et le sourire d’une geôlière ne peut le changer.

L’immeuble est séculaire, combien de vies y quittèrent-elles ce monde ou y apparurent, fugacement ?

Une vie est une bougie, un souffle l’efface, la mienne résiste dans la tempête, c’est le calme qui la menace. Elle se nourrit de l’air et si elle vacille elle refuse de céder. Je me suis ancré dans la Passion, dans la souffrance au point de croire que la normalité sera ma fin.

Un ver et une étoile ? Non, une bougie et un soleil bleu, ainsi est la flamme la plus chaude. Une lumière amoureuse d’un astre non pour s’y perdre mais pour s’y découvrir. J’ai voulu effacer mes désirs, mes rêves, ma personnalité, mon ambition. Que mon point de vue ne soit pas partagé ne veut pas dire qu’il ne le sera jamais.

                                        * * *

Des bouches avides, des formes rampantes surgissant du chaos, des fantasmes souriants, gueules ouvertes sur des crocs brûlants, une langue bifide, curieuse et exploratrice. L’horreur est une matière pouvant produire une étrange beauté. Ma promise vêtue de noir, sa traîne poisseuse de sang laisse une trace visqueuse et malodorante, un voile opaque dissimule son visage. Dans les ruines d’une église maudite j’avance vers elle porté par l’écœurement et l’excitation. Sur les bancs de pierre des formes se tournent vers moi, des yeux morts ou crevés, bouches déformées, visages hagards, sourires se devinant dans le plissement d’un masque de cuir. L’assemblée me regarde, m’attend, m’espère. Une place m’est réservée, quelque part, un autre viendra, je le verrai passer, c’est écrit. C’est tes cris ! Ces monstres sont sortis de mes contes, mélanges d’assassins et de victimes, corrompus par une quête effrénée d’un plaisir suicidaire, je connais. Mes jambes sont lourdes, mes muscles répondent mal, ainsi débute la rigidité cadavérique. La mariée m’attend, sereine près de l’autel parsemé de traces brunes que le temps ne veut pas effacer. Plus haut le vitrail principal a disparu, je distingue un ciel lointain, quelque chose attend que la voie s’ouvre, ce n’est pas la nuit extérieure que je découvre mais l’obscurité du cœur de l’univers. En ce lieu des centaines de vies se perdirent, l’assemblée, déjà guettait le retour de son dieu, d’autres refusèrent en sachant qu’ils ne survivraient pas à ce combat, qu’une fois la porte de bois refermée derrière eux nul n’en sortirait vivant. Ils donnèrent leurs vies sans comprendre pourquoi, animés par la certitude que ce qui attendait ne devait pas revenir.

M’approchant d’elle je perçois une fragrance curieuse, elle s’est ointe d’une huile spéciale pour dissimuler son odeur je pense. Le recul n’est plus permis. Quelques pas, l’officiant surgit de la nuit, long visage maigre, regard sans vie mais sur les lèvres un sourire indiquant qu’il sait, lui aussi, son vêtement tâché de terre m’indique d’où il vient.

Il m’interroge, ma bouche dit oui mais ce n’est pas ma voix, une main se tend, grouillante de vers affamés, mais non, la peau est douce, tendre. L’alliance noire lui va si bien. C’est son tour. Elle répond, je n’entends rien mais la vois passer l’ombre à mon doigt. Je souris, ce n’est pas moi, impossible. J’attends une douleur, que le cercle minéral consume ma peau, mais non. Nous sommes unis, l’audience sourit, l’ombre se fait plus dense, elle coule sur nous, je veux agir et ne le puis. Je ne sais plus, j’espère une peur que je ne peux ressentir.

Elle s’approche, se colle à moi, je cherche le souffle de sa respiration, le mouvement de sa poitrine, rien. Qui est dans mes bras, quel corps abject vais-je découvrir ? Mais quand la robe glisse c’est sur des épaules tièdes, une poitrine haute, un ventre plat, des hanches larges, des jambes longues. Je veux maîtriser mes mains, retenir ma bouche, je ne peux pas, je ne veux plus. Elle me caresse, me pousse sur l’ancien autel, m’y allonge. Elle me déshabille, ses doigts savent, sa bouche est sans fond, avide, sa langue tourne autour de moi, m’approche d’un plaisir que j’appelle et qui se retire au dernier moment. J’ai oublié le lieu, les regards. Est-ce moi qui gémit ainsi ? Sensations oubliées, la nuit nous entoure et nous protège. Je vais disparaître en elle, tout oublier, ne plus être, un cri peut-être, un hurlement.

Celui d’un nouveau-né ?

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3 décembre 2009 4 03 /12 /décembre /2009 06:34

 

Tu es l'excuse de la Création.


S'approprier ce que l'on subit permet d'y survivre.


L'argent n'est qu'une forme de territoire.


Le mouton n'a pas de goût, le loup, si !


À quoi sert d'aller loin quand personne ne vous attend ?


Peut-être suis-je mort trop jeune.


La fiente de la colombe est un plaisir pour le crapaud.


Intelligence artificielle, et la connerie artificielle alors ?


Souillé, douloureux, le plaisir n'en est que plus fort.


Et tous les humains s'appelleront Médor.


Ce n’est pas compliqué, c’est vous qui êtes simples.


Je suis l'itinéraire d'un enfant gâteux.


Passer du divin au divan ne fut pas forcément un progrès.


 

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3 décembre 2009 4 03 /12 /décembre /2009 06:29

 

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2 décembre 2009 3 02 /12 /décembre /2009 06:46

 

À l'enfant maltraité je propose un refuge,

Abri sécurisé à l'écart du grabuge,

Je ne peux éviter les tourments qu'il subit,

Mais lui montrer qu'en lui existe un paradis.


Pour quelques temps du moins, qu'il endure les sévices,

Avant que ses tourments ne deviennent ses vices.

Comment survivre au mal, comment mieux l'endurer,

Qu'en l'intégrant en soi, en sachant l'absorber.


                                                                 (dessin Internet)

À l'ado se cherchant, cultivant l'apparence,

J'offre un terrain de je en bornant son errance.

C'est donc moi peu à peu qui devient sa maîtresse,

Fiancée dissimulée par un sourire d'ogresse.


Il va grandir, murir ; je serai la tanière,

Où pourront s'imposer ses vérités premières.

La société verra un homme épanoui,

Un père attentionné, un merveilleux mari.


Mais au cœur de l'intime, libérant sa nature,

Dans la nuit, le silence, le prédateur s'assure,

Qu'il n'est pas retenu par son comportement,

Celui que voient les autres, le pantin apparent.


Un jour, bientôt, demain, je le digérerai,

Ne laisserai de lui qu'un être âmiscéré.

Soyez sans inquiétude, mes proies sont innombrables.

Autrefois je semblais être fille du diable.


Par exception, parfois, un esprit me résiste,

Nul ne me fuis, jamais je ne perds une piste.

Usant d'écrits brutaux peut m'éloigner qui l'ose,

Mais nul n'a le pouvoir de vaincre sa psychose !

 

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Bienvenue sur ce blog ! Vous y découvrirez mes goûts, et dégoûts parfois, dans un désordre qui me ressemble ; y partagerez mon état d'esprit au fil de son évolution, parfois noir, parfois seulement gris (c'est le moins pire que je puisse faire !) et si vous revenez c'est que vous avez trouvé ici quelque chose qui vous convenait et désirez en explorant mon domaine faire mieux connaissance avec les facettes les moins souriantes de votre personnalité.

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