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19 février 2014 3 19 /02 /février /2014 07:44

La question se pose donc de savoir si penser est un acte et, si oui, dans quelle mesure cet acte est volontaire ? L'auteur de l'édito GH(V?) fait de cette faculté une exception humaine. L'anthropocentrisme est certes une expression de la pensée, l'est-il de l'intelligence, je pense (donc je suis) que non, mais, heureusement la question n'est pas là. Je comprends que cet éditorialiste souhaite se situer au dessus du monde animal...

Vous connaissez la synesthésie, la superposition d'information sensorielle qui font qu'une lettre peut avoir une couleur, qu'un son peut avoir un goût... elle serait due à des connexions établies entre des zones cérébrales qui, habituellement, ne sont pas reliées. Or ces liaisons existent souvent chez les autistes, existent encore devrais-je dire puisqu'elles s'établissent à la naissance mais disparaissent par la suite. Il est arrivé que des enfants atteint de synesthésie à 7 ans ne le soient plus à 10.

Nous sommes ce que nous pensons. Tout ce que nous sommes résulte de nos pensées. Avec nos pensées nous bâtissons notre monde. Ainsi parlait Bouddha, pensant la pensée, cette chose étrange sans laquelle nous irions probablement beaucoup mieux !

Qu'est-ce que la pensée donc ? Une question à laquelle les neurosciences, la psychologies, la philo et moult autres disciplines donnent une réponse différente (et probablement complémentaire) sans qu'elle ait pourtant reçu l'attention qu'elle mérite. Ne l'utilisons-nous pas à chaque instant, pour résoudre des problèmes (et pour en créer), pour inventer (avant de le déplorer) ? Peut-on la contrôler et y a-t-il une limite à ce que nous pouvons penser ?

Distinguons d'abord ses trois aspects. Elle est d'abord un événement mental différent des autres, des perceptions par exemples, mais celles-ci sont compréhensibles parce que nous pensons. Elle est aussi une faculté mentale ainsi définie par Descartes : un instrument universel qui peut être utilisé dans toutes sortes de situations. Nous pouvons voir une pomme, sa forme, sa couleur, et puiser immédiatement d'autres caractéristiques non visibles dans notre savoir, son origine, le nombre d'espèces existant et ainsi de suite. De même nous pouvons penser à une pomme sans en avoir une à proximité. Elle est enfin intégrative, c'est-à-dire qu'elle nous permet de relier des faits ou connaissances entre eux.

La pensée nous occupe continuellement, nous sert constamment, jusqu'à l'excès.

 

Quelle est sa nature ? Longtemps considérée comme le fruit de l'âme ou d'un esprit immatériel elle est maintenant considérée comme le produit de procédés physiques, des relations de causes à effets entre des influences diverses, des stimuli chimiques, des perceptions, altérée par des lésions, des maladies et de nombreux facteurs qui la renouvelle sans cesse.

Des expériences d'observations de l'activité cérébrale en liaison avec des observations, le décodage des unes permet d'avoir une représentation des autres, encore floues mais ne doutons pas que la technique va évoluer, progresser, et nous apporter beaucoup même si le cerveau est encore un organe mystérieux, peut-être parce que mal appréhendé.

 

Autre question : peut-on ne penser à rien ? La réponse est claire : non ! Allongé dans le noir et inactif le cerveau ne diminue pas son activité.

Dommage ?

À quoi pensent les (autres) animaux ? Probablement autrement de l'homo sapiens mais sans doute plus que certains le crurent, ou le croient encore.

Quelle est l'importance du langage, le rôle de la culture ? Peut-on contrôler nos pensées, sommes-nous soumis et passif ? Comme disait Pascal : Hasard donne les pensées, hasard les ôte ; point d'art pour les conserver ni pour les acquérir.

 

Impossible pour moi de faire le résumé complet de cette revue, je ne voulais que vous en donner un court aperçu, tout dépend maintenant de votre curiosité, de votre capacité à penser et de votre envie de le faire différemment de vos habitudes. Le cerveau ne se fatigue pas de fonctionner, c'est le contraire, vous ne risquez rien à faire un (petit) effort.

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18 février 2014 2 18 /02 /février /2014 07:44

''L'Amiral Benbow'' est une taverne, ainsi baptisée par son propriétaire, James Hawkins, homme mystérieux dont on dit qu'il aurait trouvé un trésor et l'aurait utilisé pour construire de nombreuses tavernes semblables à celle dans laquelle il grandit.

Grands Anciens 1 - La Baleine blanche

Ishmaël veut devenir marin, et plus encore : marin baleinier, c'est une bonne idée ! Et quand M. Melville, écrivain de métier avec lequel il partage quelques bières, lui demande pourquoi, il lui répond qu'il n'a aucune raison et que sa vie ne remplirait pas un chapitre, il quitte la marine marchande pour connaître le large. Au fil de leur dialogue il apparaît que si Ishmaël est obsédé par les cachalots Melville lui l'est par l'obsession. Il est fasciné par la fascination.

Il se met à raconter au jeune homme l'histoire du capitaine Achab et de sa chasse à la baleine blanche. Que ne dit-on pas sur cet animal qui semble partout à la fois et qui jamais ne perdit un combat contre les humains. La mer est propice aux légendes et quand Melville évoque le Kraken Ishmaël sourit, ce qui ne l'empêche pas d'écouter la suite. Depuis quelques temps il est difficile de trouver un équipage, les naufrages aux environs du Massachusetts sont trop fréquents. Il suffit de se souvenir du jour où une épave est rentrée, seule, dans le port, comme un cheval qui se souvient du chemin le ramenant chez lui. Presque seule devrais-je dire, il reste un survivant dans les débris de ce qui fut un fier navire. Un vieil homme serrant un livre dont il ne veut pas se séparer dans les bras. Il sera heureusement (!) recueilli dans un couvent. Où cette histoire d'un homme retrouvé dans une barque, couvert de cicatrices et le visage terriblement abimé, il sera hébergé dans le même établissement que le vieillard dément. Il n'empêche que les sœurs s'inquiètent. Dans sa cellule l’ancêtre répète les mêmes phrases alors que le capitaine Achab est reparti en chasse, il veut l'avoir sa baleine mais son navire heurte quelque chose qu'il ne distingue pas. Heureusement d'autres bateaux sont là pour récupérer les marins alors que l'Espadon s'enfonce dans l'océan.

Mais voilà que le vieil homme se met à délirer dans une langue connue, ça change, mais ce qu'il dit n'est pas moins étrange, il parle d'un passage conduisant à un mur de briques cyclopéennes, de quelque chose qu'il aurait éveillé et emporté. Le prêtre qui l'écoute tremble en reconnaissant des passages de livres interdits et blasphématoires...

Grands Anciens 1 - La Baleine blanche

Melville sait raconter mais Ishmaël ne croit pas un traitre mot de ce qu'il entend. Pour le convaincre l'écrivain montre à son auditeur son carnet plein de croquis d'êtres étranges et fantasmagoriques. La base d'un roman à venir, une histoire de monstres et d'un homme, Achab, poursuivi par ses cauchemars.

Pour autant que ce ne soit que cela ! Il n'est pas bon de découvrir des choses qu'aucun mot ne peut expliquer, des êtres qu'aucun terme ne peut définir, des mystères que l'esprit humain ne peut appréhender sans devenir fou.

Achab poursuivra sa quête, de la baleine il est passé au kraken, et ce n'est pas ce qu'il a fait de plus intelligent.

Pourquoi ne pas vous embarquer à votre tour avec le capitaine Achab ? Jean-marc Lainé et Bojan Vukic vous y invitent. Par le truchement d'une bande dessinée ce n'est pas dangereux.

À moins que vous ne vous mettiez à croire au kraken et désiriez vous embarquer pour le retrouver.

Je vous le déconseille.

C'est gentil de parler de moi !

C'est gentil de parler de moi !

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17 février 2014 1 17 /02 /février /2014 07:58

Buong est analphabete, ce qui ne l'empêche pas d'êtreambitieux. Histoire de faire quelque chose de sa vie il se construit un restaurant, encore que ce terme soit ambitieux pour ce qui n'est qu'un vulgaire boui-boui, néanmoins il y reçoit et les sert.

Ce que ceux-ci ignorent est que sa cuisine est à base de chiens et plus spécialement des animaux qu'il capture la nuit dans sa proximité immédiate. Bien sûr les pays du coin s'inquiétaient des nombreuses disparitions canines mais ne pensaient pas qu'on put les leur servir en guise de plat de midi.

Quand ils le découvrent leur réaction fut immédiate et brûtale, Buong vit son établissement disparaître dans les flammes. Dommage qu'il n'y ait pas succombé il aurait pu figurer à son propre menu, ce qui n'eut pas manqué d'humour.

Force lui est faite de se recycler, il décide finalement deprendre la profession de bucheron dans la jungle. Pour n'être pas seul il enrôle sa famille, en général, et Ngoc, son neveu diplomé mais chomeur, pour l'accompagner afin de récolter du bois.

Engagés dans une plantation ils travaillent pour Thuyet et font connaissance de Quy, la fille de celui-ci. Laquelle Quy a un faible pour Ngoc ce qui déplait fortement à Buong.

Tout est en place pour un drame de la jalousie on ne peut plus typique dans un cadre qui lui ne l'est pas.

Dans la moiteur tropicale tout est possible, la nature est irrésistible, la jungle bien sûr mais aussi la nature en l'homme, ou la femme, plus que la nature humaine, si cette expression veut dire quelque chose ce n'est pas dans ce film. Ici la Nature mérite une majuscule. Le film est à son image, multipliant les ramifications entre Thuyet, propriétaire brutal, sa fille, Ngoc et Buong, il est aussi brutale et peu soucieux de convention ou d'une morale dont il n'a que faire, elle existe peut-être, ailleurs, loin. Ici les humains sont eux-mêmes avec leurs désirs, leurs frustrations et des exigences au-dessus de leurs moyens. La fille du patron et l'ouvrier, ça n'existe qu'au cinéma.

Pardon, je voulais dire : ça n'existe même plus au cinéma.

 

Où est la ''morale socialiste'' là dedans ?

Nulle part, comme dans la réalité !

 

Un film de Vuong Duc, avec Quoc Tri, Le Vu Long, Vu Dinh

Than, Ngoc Bich.

http://laculturesepartage.over-blog.com/2014/01/challenge-vietnam.html

http://laculturesepartage.over-blog.com/2014/01/challenge-vietnam.html

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16 février 2014 7 16 /02 /février /2014 09:34

Randall P. McMurphy se fait interner pour échapper à la prison alors qu'il est accusé de viol sur mineure.

En attendant qu'on évalue sa santé mentale, il prend part aux « thérapies » de l'infirmière en chef, l'autoritaire et cynique Mlle Ratched, dont il cherche à révolutionner les règles.

Le tempérament furieux mais jovial de MacMurphy entraîne bien vite les autres internés à prendre conscience de la liberté qu'on leur refuse, avant de comprendre qu'en entrant volontairement dans l'établissement il a peut-être lui-même abandonné cette liberté pour toujours. Vu de loin le choix de l'asile semblait pourtant préférable à celui de la prison. Il se lie d'amitié avec certains des internés, surtout le « chef », un colosse Indien qui lui restera fidèle jusqu'au bout et qui n'apparaît pas comme un fou dangereux. Mac Murphy, lui, se montre impulsif, pouvant devenir violent, rétif à l'ordre établi. Il entraîne les autres pensionnaires à la rébellion et les amène à la désobéissance.

Malgré quelques crises de démence et surtout de nerfs de la part des internés et l'intransigeance de l'infirmière, tout se passe à peu près bien jusqu'au moment où deux drames se jouent…

 

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15 février 2014 6 15 /02 /février /2014 08:10

L'héroïne est mon amie par la sensation,

Violente et brutale qu'en moi elle sait susciter ;

L'abysse infini où se noient les émotions,

Où ma conscience va enfin se disloquer.

 

Non pas cette impression de s'arracher au monde,

De s'extraire de soi, une âme hors de sa planque.

Ma préférance va là aussi vers l'immonde,

J'aime ce qui me détruit, l'abominable manque.

 

Un malaise diffus, mon corps m'est étranger,

Il hurle son besoin d'un peu plus de poison,

Une plaie suppurant, une brûlure glacée,

Des hurlements muets en guise de prison.

 

Tout tourne autour de moi, à l'intérieur c'est pire,

Je vois ce qui n'est pas, des spectres improbables,

Un ailleurs effrayant, l'Enfer sait donc sourire !

L'envie d'exorciser, de vomir tous les diables.

 

J'apprécie la douleur, le cortège d'angoisses

Murmurant sans arrêt comment trouver la paix.

Mes ongles sont brisés, l'horreur est la paroisse

Où je vis à genoux entre aiguilles et épées.

 

Je vais me déchirer, mon cœur semble exploser,

Un moment, encore un, effleurer la frontière.

Bientôt j'en suis certain je vais la dépasser.

Mais où trouver la vie sinon dans la poussière ?

 

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14 février 2014 5 14 /02 /février /2014 07:28

Henri tient avec Rita un petit restaurant près de Charleroi ''La Cantina'', une clientèle d'habitués et de piliers de bars font tourner l'affaire. Il a deux amis, Bibi et René, aussi passionnés de pigeons voyageurs, et d'alcools, que lui. Bref sa vie tient en quelques lignes que rien ne semble devoir troubler.

Jusqu'à la disparition soudaine de son épouse ! Henri se retrouve seul à devoir faire tourner son affaire et affronter l'espace vide autour de lui, même si la bière l'aide à tuer le temps.

Pour un homme seul il y a trop de travail, son truc à lui c'est la cuisine, le service et la salle c'était Rita qui s'en occupait, chaleureuse et souriante avec la clientèle.

Sa fille, Lætitia lui suggère alors d'engager un Rosette, une jeune femme, ''handicapée légère'' hébergée dans un foyer de la région, elle a fait le service après la crémation de Rita et s'en est très bien sortie, pas de raison qu'elle ne convienne pas, et puis son salaire serait moins que celui d'un serveur ''normal''.

La jeune femme va commencer son service et très vite s'intégrer, même si Bibi et René s'amusent à la faire boire où l'emmènent, avec Henri, à un lâcher de pigeons, ce qui la fera rentrer tard à l'institution et blâmer par la directrice.

Elle chante, rit, vit, mais voudrait plus, une vie normale, une vie amoureuse dont elle rêve en se disant que si... Un jour elle va affirmer être enceinte, de son patron, Henri. La nouvelle va faire son petit effet et elle n'aura plus le droit de venir travailler à ''La Cantina''. Faire le mur est à la portée de n'importe qui et Rosette ne va pas s'en priver, pour aller retrouver Henri, lequel, sur un coup de tête va partir avec elle, oh pas très loin, mais être ailleurs lui fera le plus grand bien.

Une relation tout en retenue, en attente et en imagination, l'une voudrait, l'autre n'ose pas, trop conscient de l'abîme qui les sépare. Reste un voyage riche en découvertes, en émotions, lui qui retrouve des sensations noyées depuis longtemps, elle qui attend peut-être plus, sans le vouloir vraiment. Parfois la vie semble s'arrêter et par l'effet d'une rencontre magique elle prend une orientation imprévue.

 

Un très joli film, tout en nuances et en délicatesse, dominé par la stature de Pipo Delbono et la fragilité, apparente, de Cindy Ming. Par les temps qui courent ça fait du bien !

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13 février 2014 4 13 /02 /février /2014 08:41

베를린  - Ryoo Seung-wan - 2013 - 120

Le trafic d'arme est une activité lucrative, certes, mais également dangereuse quand il s'agit de contourner les interdictions, lesquelles ne sont là que pour faire monter les prix comme chacun sait.

 

Berlin est une plaque tournante de ce commerce, s'y croisent des représentants des pays vendeurs, des pays acheteurs, et quelques autres qui regardent qui fait quoi.

Pyo Jong-seong est un agent nord-coréen, c'est un fantôme parce que personne ne le connaît, qu'il n'est pas enregistré et a le minimum de contact avec son pays d'origine. Il évolue dans un petit monde où tout le monde trompe les autres, et même, parfois en trompe plusieurs, semblant travailler pour celui-ci mais travaillant en réalité pour celui-là, quand ce n'est pas pour les deux en même temps.

Double paie mais double danger également !

Sans oublier les méthodes d'espionnage moderne par les micros et observations en tous genres. C'est ainsi que fut surprise une transaction entre un vendeur russe et un acheteur d'Europe centrale mais alors que le deal va être entériné et qu'il est espionné par Pyo, histoire d'en apprendre davantage, il est interrompu brutalement par des assaillants inconnus. Le marché n'était pas suivi que par les Nord-coréens mais aussi par leurs compatriotes du Sud, justement l'agent de ces derniers Jung Jin-soo qui traînait dans le coin voit Pyo et se lance à sa poursuite.

Reste qu'il est évident pour Pyongyang que l'information a fuité, personne d'autre ne pouvait être au courant. Conclusion : il y a dans l'équipe représentant la RPDC une taupe qu'il convient de faire sortir de son trou et d'éliminer. Pour ce faire Dong Myung-soo vient enquêter pour la découvrir. Il connaît bien Pyo, celui-ci est sur la sellette principalement à cause de sa femme, Ryun Jung-hee (Jeon Ji-hyun). Il se trouve donc surveillé par Dong et recherché par Jung, autant dire que sa situation est délicate, encore plus que des représentant de son gouvernement vont intervenir chez lui pour ''faire le ménage'' sans y parvenir bien sûr, sans quoi le film s'arrêterait là et ce serait dommage.

Pyo et Jung-hee vont s'échapper par la fenêtre, trouver refuge dans un petit hôtel. Pour peu de temps, l'étau va se resserrer surtout quand Jung-hee sera kidnappée pour convaincre Pyo de se rendre. Celui-ci va tout tenter pour la sauver et devra trouver de l'aide pour y parvenir.

À le résumer ainsi l'intrigue semble simple, elle l'est moins quand on regarde le film. Le réalisateur présente dans un premier temps une situation complexe pour la reprendre ensuite, élément par élément, pour la rendre compréhensible. N'hésitez pas à le revoir pour vous y retrouver.

 

Le métier d'espion n'est pas de tout repos, surtout au cinéma ! Mais il est prétexte à des réalisations toniques et survoltées. Berlin semble une ville parfaite par le poids de l'histoire, son architecture, la photographie y participe en donnant l'impression d'un tournage plus ancien.

Inutile que je mentionne la présence de Jeon Ji-hyun, déjà présente dans The Thieves, vous pourriez penser que j'ai un faible pour elle.

En français le film de Ryoo Seung-wan s'appelle The Agent, alors que le titre coréen original est Berlin...

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12 février 2014 3 12 /02 /février /2014 07:39

Alex Murphy est un policier honnête dans une brigade où tous ne le sont pas, aussi s'attire-t-il des inimitiés solides pour s'intéresser d'un peu trop près à un caïd du crime organisé de Detroit.

Un soir l'alarme de sa voiture se déclenche, il essaie de l'arrêter à distance mais ça ne marche pas, seul moyen, aller la stopper manuellement.

Effectivement quand il ouvrira la portière de son véhicule l'alarme va cesser, dans l'explosion de celui-ci qui va le laisser dans un très sale état au point qu'il ne reste plus grand chose de lui, sinon le plus important, sa tête et son système cardio-respiratoire.

Heureusement, si on peut dire, OmniCorP est là pour proposer une seconde chance à Alex... Ce conglomérat militaro-industriel est spécialisé dans l'élaboration et la vente de robots de combats dans le but d'éviter que ne coule le sang de bons américains. Ses machines se vendent dans le monde entier mais pas aux états-unis où une loi l'interdit. Un moyen existe cependant, si une machine ne peut avoir la responsabilité du maintien de l'ordre il suffit d'y introduire un être humain pour que, légalement, celui-ci l'emporte sur elle et soit autorisé à circuler.

Alex va avoir du mal à se faire à son nouveau statut mais puisqu'il n'a pas le choix, autant l'accepter ! L'entraînement va commencer mais ses performances sont inférieures à celle d'un robot, son humanité le ralentit, il prend le temps de choisir, hésite, se pose des questions, ce qu'une machine ne fera pas, si elle n'est pas programmée pour cela.

Une solution existe malgré tout, tromper Alex, et la loi, en lui laissant croire qu'il garde le contrôle. Robocop ainsi parvient au niveau d'efficience souhaité, démonstration de la supériorité de la machine sur l'homme quand il s'agit d'agir rapidement. Le temps de la réflexion est de trop quand il s'agit de survivre, un problème qu'une machine n'aura pas puisqu'elle n'est pas, encore, classée parmi les êtres vivants alors même qu'elle est animée (de quelles intentions, ça... ). De rester sous la domination d'un homo sapiens seul lui donne cette qualité.

Woodroof va être performant et brutal, faire croître les statistiques d'arrestations quand celle de la criminalité va descendre. Mais il en prend trop à son aise et, surtout, approche des hautes sphères corrompues de la police qui vont tout faire pour l'arrêter.

Sans pouvoir y parvenir, comme si l'inverse était crédible ! Il va enquêter sur son cas, croiser les informations à tel point qu'on se demande si dans la réalité ça ne serait pas possible, et pourquoi, et comprendre que son ''fabriquant'' n'est pas son ami.

L'homme et la machine vont s'affronter, la volonté du premier contre le programme de la seconde avec la victoire de qui vous savez.

Quand la première version de Robocop est sortie, en 1987, la cybernétique n'était pas ce qu'elle est devenue, aujourd'hui la réalité talonne la fiction et apportera de nouvelles interrogations sur le pourcentage de biologique minimum pour que le terme de ''vivant'' perdure, en attendant qu'il diminue jusqu'à zéro.

Ce remake n'était pas indispensable mais il permet d'actualiser ces questions devant un spectacle qui a profité de l'évolution des effets-spéciaux. Joel Kinnaman est plutôt bon dans le rôle titre, comme il l'avait été dans The Killing. Deux heures de détente, avec le doigt dessus.

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11 février 2014 2 11 /02 /février /2014 07:49

 

- Cas étrange que celui de ce patient.

- Oui, j'en ai entendu parler, rappelez-moi les détails.

- Avec plaisir professeur. Il était dans un immeuble sur le point d'être détruit. Des ouvriers l'ont trouvé, nu, sale, hagard, incapable de s'exprimer. Ils ont appelé les pompiers et la police qui ont fini par le conduire dans notre établissement où nous l'avons pris en main.

- Il a l'air d'avoir fait des progrès.

- Si l'on peut dire, il se tient debout et marche alors qu'auparavant il avançait à quatre pattes, quand il ne rampait pas.

- Côté langage, des avancées ?

- Importante, je crois qu'il était motivé, qu'il voulait s’expliquer, peut-être même comprendre ce qui lui était arrivé.

- Ça a donné quelque chose ?

- Si l'on veut. D'ordinaire parler ne s'oublie pas pour les gens qui souffrent d'amnésie, lui c'était comme s'il n'avait jamais su, jamais appris à parler. Tout était découverte même si son apprentissage fut normal et son envie de bien faire évidente. Cela il ne pouvait pas le simuler, pas aussi longtemps, pas aussi bien.

- A-t-il pu, une fois le langage acquit, parler de sa vie, de son passé ? Il a bien dû exister quelque part. La police a fait une enquête ?

- Oui, sans rien trouver, sa photo n'a pas éveillé d'écho crédible, ses empreintes sont inconnues.

- Mais qu'a-t-il exprimé de son vécu ?

- Des impressions, des images, des sensations.

- De quel ordre ?

- Basiques ! Comme s'il n'avait vécu qu'avec le minimum nécessaire, socialement mais aussi cérébralement, inutile d'aller jusqu'à l'intellect ou la conscience...

- Et ?

- Oui ?

- Vous alliez dire quelque chose.

- C'est le plus étonnant. Comme s'il n'avait jamais été un être au sens ou on l'entend. C'est ce qu'il ressent, j'en suis sûr.

- Comme s'il était resté dans le coma depuis sa naissance ,

- Mais lui l'explique autrement.

- Donc ?

- Il pense qu'il était différent, qu'il était un insecte, qu'il a subi une transformation, pour une raison inconnue, et que dans cet immeuble ce qu'il était est devenu ce qu'il est.

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10 février 2014 1 10 /02 /février /2014 08:37

Bonne nouvelle : le 4 novembre 2013 les astronomes Erik Petigura, Geoffrey Marcy de Berkeley et Andrew Howard de l'université de Hawaii, après analyste des données transmises par le téescope Kepler, annoncent qu'il existe ''environ'' neuf milliards de planètes habitables dans notre galaxie, soit plus de une par personne. Pour qui, comme moi, n'aime pas ses voisins, c'est l'idéal à portée de main.

Ou presque !

De cette information, associée à celle indiquant, grace aux observations de Curiosity, que Mars possède les éléments nécessaire à l'apparition de la vie, il appert que les chances, les risques diront certains, que la vie extraterrestre existe croissent à mesure que l'importance de la Terre et son espèce soi disant dominante suit un chemin inverse.

Inquiétant, non ?

Vous objecterez qu'il est difficile de déterminer les conditions nécessaires à l'apparition de la vie en ne disposant que d'un seul exemple, considérant qu'elle peut avoir bien des formes, aspects et biologies. Certes, néanmoins il se dégage trois conditions qui semblent indispensables : Un terrain de jeu adéquat, solide et disposant d'une atmosphère permettant une stabilité thermique ; une distance correcte avec l'étoile la plus proche, trop, ou trop peu, de chaleur et les molécules ne pourront procéder aux échanges nécessaires ; il faut enfin que cette étoile soit elle-même assez stable pour avoir une durée de vie suffisante.

Mais ce n'était là qu'une marche de plus de l'escalier du savoir dont si nous supposons d'où il vient nous ignorons où il mène. La prochaine sera de découvrir quelles planètes furent, ou sont, habitées par une forme de vie quelconque.

Et le choc sera bien plus grand, surtout si dans la visée du télescope nous voyons un œil nous observant...

Bien des projets existent, encore embryonnaires : ramener des échantillons, analyser l'atmosphère... Une prochaine mission sur Mars devrait ramener des minerais extrait du sol jusqu'à deux mètres de profondeur, mais ce n'est pas pour tout de suite ! Une sonde pourrait plonger dans les geysers d'Encelade, hauts de plusieurs dizaines de kilomètres ils pourraient être une ''soupe primitive'' idéale.

Vous m'en mettrez une assietée !

Un seul problème pourtant, et de taille : le prix de ces expéditions, sans parler des autres. Unique moyen d'en mettre sur pieds quelques-unes, l'association de la plupart des grandes nations de notre (de plus en plus) petite planète. Y a-t-il un autre objectif permettant d'associer les bonnes volontés, et les gros intérêts ?

L'arbre généalogique de l'homo (pseudo) sapiens est remis en cause depuis la découverte en Georgie de cinq crânes associant les traits de différents Homos qui jusque-là n'avaient rien en commun. Ceux-ci ont été découverts au fond d'une caverne, signe qu'ils furent le repas de quelques prédateurs qui ignoraient collaborer ainsi à préciser l'évolution de notre lignée de primates. Ce qui est ici remis en cause est la différenciation entre diverses espèces d'individus en fait relevant d'une seule mais présentant des différences comme il en existe dans n'importe quelle espèce. Sortez dans la rue, regardez passer les gens, observez-vous dans un miroir et, sachant que nous sommes membres d'une espèce unique, vous comprendrez ce que je veux dire. Attendons d'autres découvertes, il y en a beaucoup qui attendent ici où là de sortir de terre pour venir remettre en cause nos certitudes. Au cœur de ces reste se trouve la trace d'un ADN inconnu, peut-être celui d'homo erectus, jusqu'alors introuvable, ce serait donc lui le premier à avoir essaimé sur notre planète avant Homo abilis.

Ce numéro de Science et Vie nous offre donc une large palette de découvertes, de notre lointain passé qui perd de son flou, à notre lointain avenir, qui suit le même chemin.

J'aurais voulu évoquer d'autres sujets disponibles dans ce magazine mais il ne tient qu'à vous de faire preuve de curiosité.

 

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Bienvenue sur ce blog ! Vous y découvrirez mes goûts, et dégoûts parfois, dans un désordre qui me ressemble ; y partagerez mon état d'esprit au fil de son évolution, parfois noir, parfois seulement gris (c'est le moins pire que je puisse faire !) et si vous revenez c'est que vous avez trouvé ici quelque chose qui vous convenait et désirez en explorant mon domaine faire mieux connaissance avec les facettes les moins souriantes de votre personnalité.

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