Alex Murphy est un policier honnête dans une brigade où tous ne le sont pas, aussi s'attire-t-il des inimitiés solides pour s'intéresser d'un peu trop près à un caïd du crime organisé de Detroit.
Un soir l'alarme de sa voiture se déclenche, il essaie de l'arrêter à distance mais ça ne marche pas, seul moyen, aller la stopper manuellement.
Effectivement quand il ouvrira la portière de son véhicule l'alarme va cesser, dans l'explosion de celui-ci qui va le laisser dans un très sale état au point qu'il ne reste plus grand chose de lui, sinon le plus important, sa tête et son système cardio-respiratoire.
Heureusement, si on peut dire, OmniCorP est là pour proposer une seconde chance à Alex... Ce conglomérat militaro-industriel est spécialisé dans l'élaboration et la vente de robots de combats dans le but d'éviter que ne coule le sang de bons américains. Ses machines se vendent dans le monde entier mais pas aux états-unis où une loi l'interdit. Un moyen existe cependant, si une machine ne peut avoir la responsabilité du maintien de l'ordre il suffit d'y introduire un être humain pour que, légalement, celui-ci l'emporte sur elle et soit autorisé à circuler.

Alex va avoir du mal à se faire à son nouveau statut mais puisqu'il n'a pas le choix, autant l'accepter ! L'entraînement va commencer mais ses performances sont inférieures à celle d'un robot, son humanité le ralentit, il prend le temps de choisir, hésite, se pose des questions, ce qu'une machine ne fera pas, si elle n'est pas programmée pour cela.
Une solution existe malgré tout, tromper Alex, et la loi, en lui laissant croire qu'il garde le contrôle. Robocop ainsi parvient au niveau d'efficience souhaité, démonstration de la supériorité de la machine sur l'homme quand il s'agit d'agir rapidement. Le temps de la réflexion est de trop quand il s'agit de survivre, un problème qu'une machine n'aura pas puisqu'elle n'est pas, encore, classée parmi les êtres vivants alors même qu'elle est animée (de quelles intentions, ça... ). De rester sous la domination d'un homo sapiens seul lui donne cette qualité.

Woodroof va être performant et brutal, faire croître les statistiques d'arrestations quand celle de la criminalité va descendre. Mais il en prend trop à son aise et, surtout, approche des hautes sphères corrompues de la police qui vont tout faire pour l'arrêter.
Sans pouvoir y parvenir, comme si l'inverse était crédible ! Il va enquêter sur son cas, croiser les informations à tel point qu'on se demande si dans la réalité ça ne serait pas possible, et pourquoi, et comprendre que son ''fabriquant'' n'est pas son ami.
L'homme et la machine vont s'affronter, la volonté du premier contre le programme de la seconde avec la victoire de qui vous savez.
Quand la première version de Robocop est sortie, en 1987, la cybernétique n'était pas ce qu'elle est devenue, aujourd'hui la réalité talonne la fiction et apportera de nouvelles interrogations sur le pourcentage de biologique minimum pour que le terme de ''vivant'' perdure, en attendant qu'il diminue jusqu'à zéro.
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Ce remake n'était pas indispensable mais il permet d'actualiser ces questions devant un spectacle qui a profité de l'évolution des effets-spéciaux. Joel Kinnaman est plutôt bon dans le rôle titre, comme il l'avait été dans The Killing. Deux heures de détente, avec le doigt dessus.

