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9 février 2014 7 09 /02 /février /2014 08:27

Los Angeles, novembre 2019 ; il pleut souvent et la nature est un souvenir flou et lointain. La population de la Terre quitte en masse sa planète natale, les robots ont pris une place importante, aussi bien pour les travaux difficiles, le maintien de l'ordre ou la prostitution que comme animaux de compagnie.

Les réplicants ne sont pas des robots puisque créés à partir d'ADN. Depuis qu'ils se sont révoltés dans une colonie martienne leur présence est interdite sur Terre où ils sont pourchassés par les Blade Runners, policiers spécialisés dans leur repérage et leur élimination, bien qu'il soit ici question de ''retrait''.

Six exemplaires du dernier modèle, performants mais à la durée de vie volontairement limité à quatre ans, se sont échappés et semblent se dissimuler sur leur planète d'origine.

Deux sont éliminés alors qu'ils tentent de s'infiltrer dans la tour de la Tyrell Corporation, l'entreprise qui les conçoit et fabrique, les autres ont pu s'échapper, preuve qu'ils sont là.

Pour les retrouver les Blade Runners vont faire appel à Rick Deckard, un ancien qui a quitté le service depuis quelques temps. Celui-ci va rencontrer Eldon Tyrell, créateur de la société qui porte son nom et des réplicants pour en savoir plus sur ses cibles. Par la même occasion il fait connaissance de Rachel, assistante de Tyrell et qui va se révéler être un réplicant mais sans conscience de l'être, une pseudo mémoire lui ayant été implantée.

De leur côté les autres fuyards cherchent qui serait capable

de briser la barrière des quatre ans de vie. Ils vont trouver

un nom : J.F. Sebastian. Entrer en contact avec lui ne va

pas être difficile.

Deckard va poursuivre sa chasse non sans faire face à un cas de conscience : parmi les réplicants qu'il doit ''retirer'' se trouve Rachel qui ne le laisse pas indifférent, encore plus quand celle-ci l'aura tiré d'un mauvais pas. Le compteur tourne et la durée de vie des réplicants approche de son terme, leur chef, Roy Batty, va, avec Sebastian, s'introduire chez Tyrell pour rencontrer ce dernier et lui demander de pouvoir dépasser cette barrière, ce qui va s'avérer impossible. Inutile de dire que les choses vont mal se passer...

L'affrontement final opposera donc Batty et Deckard, duel au sommet qui ne verra pas le meilleur l'emporter.

Blade Runner marque une date dans l'histoire du film de science-fiction, ou d'anticipation, tant la date à laquelle l'action se déroule est proche, et de plus en plus. Dans sa réalisation qui rajoute aux genres pré-cités, le film noir, l'enquête sous une pluie qui ne cesse que pour de rares scènes. Deckard ne semble pas l'apprécier, par habitude de vivre dans l'ombre sans doute, autant pour observer que pour se fuir lui-même et éviter de connaître sa véritable nature.

N'ayant pas lu la nouvelle de Philip K. Dick je ne peux pas voir les différences entre cette dernière et la réalisation de Ridley Scott, néanmoins l'avenir qui nous est promis ne semble pas réjouissant, et je pense qu'il ne le sera pas. Les machines s'humanisent, les humains se cybernétisent, ces deux voies sont-elles destinées à demeurer parallèles où à se rejoindre en une symbiose encore inconcevable ? Si la caractéristique des réplicants est leur manque d'empathie alors ceux-ci existent déjà et ne sont pas des machines. 

Sont-ils pour autant des humains ? Au sens courant, mythifié, beaucoup diraient que non.

Est-ce le terme de machine qu'il faut redéfinir ou celui d'humain ? Les deux probablement, la différence se réduit. Inutile d'espérer que cela cesse, le temps ne s'écoule que dans un sens.

 

Pour la petite histoire le titre n'a rien à voir avec le livre de

Dick mais est emprunté à un roman de Alan E. Nourse qui

n'a rien à voir. Le titre original du roman aurait sans doute

été un frein au succès du film.

 

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8 février 2014 6 08 /02 /février /2014 07:44

Ngyet est une ex-prostituée, après un accident elle reçoit à

l'hôpital la visite de Lien, une journaliste à qui elle raconte son combat pour survivre pendant la guerre et l'obligation de vendre son corps pour nourrir sa famille. À l'époque elle travaillait sur une petite embarcation et y recevait ses clients. Un jour elle abrite un soldat de l'armée de libération alors qu'il est poursuivi par la police militaire, elle va le soigner, le cacher, s'occuper de lui. Durant leur cohabitation un tendre sentiment va naître en eux et les rapprocher alors qu'autour d'eux le combat continu.

La victoire acquise les deux jeunes gens vont être séparés, Ngyet va se retrouver dans un camp de rééducation puis contrainte de travailler à la construction du réseau routier. 

Bref, elle connaît les joies du système socialiste...

 

Un jour elle voit passer une voiture de luxe dans laquelle il lui semble reconnaître ce jeune militaire avec lequel elle vécut les jours les plus intenses de son existence. Le voyant entrer dans un hotel elle demande au portier de faire passer un message, elle tient à se signaler, nul doute qu'il se souvient d'elle, qu'il la cherchait de son côté.

Mais non, la réponse sera négative, l'homme en question ne se souvient pas d'une femme nommée Ngyet. Elle est sûre pourtant de ne pas s'être trompée, sûre Mais tellement prise dans ses pensées qu'elle ne va pas voir arriver le camion (du réalisme?) qui la heurtant fait qu'elle se retrouve dans cet institution où la journaliste est venue l'interroger. Celle-ci est sûre de tenir un sujet digne d'être publié mais son mari qui est un fonctionnaire de haut rang va l'en empêcher.

Un constat amer donc lucide, à moins que ce ne soit l'inverse, sur les effets d'une révolution qui, comme le disait Bernard Shaw, n'ôte pas le fardeau mais le change d'épaule. La minorité dominante change, pas la majoritée dominée !

 

Un film de Dang Nhat Minh

http://laculturesepartage.over-blog.com/2014/01/challenge-vietnam.html

http://laculturesepartage.over-blog.com/2014/01/challenge-vietnam.html

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7 février 2014 5 07 /02 /février /2014 07:40

Enfant je jouais au cowboy, avec des pistolets en plastique, tirant ici et là, faisant du bruit avec de simples amorces. Mon père un jour m'a acheté un fusil, toujours en plastique, avec lequel je visais les oiseaux, les chiens et chats du voisinage, les voisins eux-même. C'était amusant de les voir faire et facile pour moi de grimper dans les arbres, de me dissimuler dans une haie, de regarder par la fenêtre.

J'ai vu bien des choses et en ai appris bien davantage mais la question n'est pas là.

Plus tard j'ai demandé une carabine à plomb, c'était un peu mieux, je pouvais appuyer sur la détente et quelque chose se passait à l'autre bout. Mais ça ne m'a suffit, loin de là ! Casser des bouteilles, faire sauter des pierres, tout ça n'avait aucun intérêt et je ne voulais pas tirer sur un animal.

 

Je me souviens de mon premier fusil, un 22 tout simple, qui me tenait compagnie, pas aussi câlin qu'un chien mais avec des crocs différents. Ce n'était pas ce que je voulais, ce à quoi je pensais, mais c'était suffisant pour apprendre.

Tout a vraiment commencé quand j'ai acheté une véritable arme, un fusil à lunette avec lequel je pouvais voir de plus près en étant plus loin. Exactement ce que je voulais.

Je regardais les gens, celui-ci dont j'imaginais la vie et ce qu'ils penseraient de savoir qu'un geste infime suffirait à y mettre un terme.

Un jour j'ai appuyé.

 

J'avais trop envie de savoir ce que je ressentirai, de la peur, de la honte, du dégoût de moi-même, de la culpabilité ? Non, rien de tout ça, juste l'envie de recommencer.

Encore et encore ! Attendant que la police me retrouve, mais non.

C'était trop facile de tuer comme ça, trop simple, et avec le temps le plaisir a disparu. Il m'a fallu quelque chose de plus intense, de plus risqué.

Le poignard m'a semblé le mieux, sans préparation, sans reconnaître les lieux et me faire remarquer, laisser libre cours à mon instinct, et justement il se fait que je suis doué pour cela.

Aussi.

Mais j'ai épuisé les émotions que je pouvais tirer de ce moyen.

J'en ai trouvé un autre.

 

Demain je pose ma première bombe.

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6 février 2014 4 06 /02 /février /2014 08:13

Choi Dong-hoon - 2012 - 135'

À tout seigneur tout honneur, pour entamer ce Printemps Coréen 2014 il me semblait logique de présenter 도둑들, Les Braqueurs en français qui détient le record d'entrée en République de Corée en ayant passé, il est le premier à réussir cela, la barre des 13 millions d'entrées.

 

La police est sur les dents, ainsi que leurs ''concurrents'', après un hold-up particulièrement spectaculaire, le vol d'un vase antique de grand prix, aussi la bande de Pope doit-elle s'éloigner de la Corée. Pour cela il vont s'établir à Macao. Néanmoins il faut bien vivre, donc gagner de l'argent, quel meilleur moyen qu'accepter la proposition de Macao Mark qui lui demande de voler le diamant ''Les larmes du soleil'', un caillou de 318 carats évalué à 20 millions de dollars. Histoire de multiplier ses chances Macao Park va également engager une équipe chinoise pour le même travail, les deux doivent travailler en bonne entente mais chacune entend bien entuber l'autre, d'autant que celle-ci est dirigée par Pepsee, voleuse libérée spécialement pour la police, de là à penser qu'elle a un accord avec les flics il n'y a qu'un pas...

Parallèlement, parce que rien ne peut être simple, un vieux conflit oppose Macao et Popeye, à l'époque où ils travaillent ensemble ils volèrent 68 kg d'or mais le premier eut l'idée de les conserver sans partager ce qui déplut fortement au second.

Réaction compréhensible n'est-ce pas ?

Ultime ajout à ce cocktail, le fameux diamant est en possession de Wei Yong, criminel de son état, qui le détient dans sa suite d'un casino de Macao.

Rien de surprenant à ce que ce film ait remporté dans son pays un tel succès tant il est réussi. Mise en scène efficace, distribution idéale pour un résultat associant l'action, l'humour et le charme. Principalement en la personne de Jeon Ji-Hyeon (전지현) pour laquelle j'avoue un certain faible... Dommage que ce ne soit pas réciproque. Mais Kim Hye-soo est bien aussi, je ne suis pas difficile.

135 minutes sans un temps mort. Alors glissez le blu-ray, ou le DVD si vous n'avez pas les moyens, dans votre lecteur et profitez-en. Vous ne le regretterez pas.

 

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5 février 2014 3 05 /02 /février /2014 08:14

Bradford dans le nord de l'Angleterre n'est pas une ville riante, tant s'en faux, elle l'est moins encore pour des personnes ayant des problèmes d'argent, et il n'en manque pas.

Dans cette réalisation de Clio Barnard nous suivons principalement deux enfants, Arbor et Swifty, qui tentent de s'en sortir et d'aider leurs familles.

Autant dire que ce n'est pas facile !

Arbor est le plus téméraire, celui dont les problèmes psychologiques font qu'ils ne parvient pas facilement à contrôler ses accès de colère quand il oublie ses médicaments et à rester concentré à l'école. Son objectif est de gagner de l'argent et pas d'apprendre des trucs et des machins dont il n'aura que faire plus tard. Pour lui l'avenir commence maintenant !

Son ami Swifty est plus doué pour les études mais il ne peut résister à l'influence de son copain.

Pour faire quelques sous ils récupèrent tout et n'importe quoi surtout si c'est en métal, qu'ils revendent à Kitten, un ferrailleur du coin qui profite de leurs efforts et les incite même à récupérer des câbles de cuivre, un métal que l'envolée des cours rend attractif. Outre cette activité Kitten est également propriétaire d'un cheval de course, en trot attelé mais sur route, sur lequel il parie pour tenter de gagner encore plus de pognon.

Cela tombe bien pour Swifty qui connaît bien les chevaux et qui sait qu'il aurait de meilleurs résultats que le driver habituel.

Chronique de la misère quotidienne, de l'envie de s'en sortir à tout prix quand les parents sont dépassés par des situations face auxquelles ils ne savent plus quoi faire. Et quand arrive un drame on ne peut que se dire : Ça devait arriver.

Clio Barnard vient du documentaire et cela se voit dans sa façon de filmer, de suivre ses personnages comme si elle les surprenait dans leur quotidien. À souligner la performance des acteurs principaux : Conner Chapman (Arbor) et Shaun Thomas (Swifty).

Après avoir vu ce film vous n'aurez plus envie de vous plaindre !

Le titre est celui d'un conte pour enfants d'Oscar Wilde paru en 1888.

 

Le géant égoïste.

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4 février 2014 2 04 /02 /février /2014 07:36

Dans toutes les espèces les mâles s'affrontent depuis qu'ils existent, les caméléons casqués du Yémen ne dérogent pas à cette règle et s'affrontent aussi bien pour un territoire que pour une femelle. Frimeur comme un humain ils montrent leurs flancs à leur ennemi en changeant de couleurs, plus celles-ci seront vives plus il aura de chances d'impressionner son opposant. Il semblerait que la capacité à changer rapidement de couleurs indiquerait son état de santé et donc sa force.

Vous connaissez la maladie d'Alzheimer ? Si vous l'avez oublié ce n'est pas bon signe ! Bonne nouvelle pourtant, une méthode pour la détecter précocement semble possible en utilisant l'IRM aidé par une nouvelle méthode de traitement des images. Elle détecterait la diminution locale du flux sanguin traduisant une baisse de l'activité métabolique, signe que les neurones de la région concernée sont endommagés. Si cette restriction concerne la zone du cortex transentorhinal pour atteindre l'hippocampe (zone principale de la mémoire) puis le cortex pariétal (impliqué dans l'orientation spatiale) alors c'est mauvais signe.

Mais le sujet principal de cette revue est l'impression 3D,

méthode qui prend de l'ampleur et pourrait se populariser davantage dans les années à venir. Vous avez besoin d'un objet, d'un ustensile, de presque n'importe quoi ? Allumez votre ordinateur, vérifiez que l'imprimante est connectée et que ses réservoirs de matières premières (similaires aux cartouches d'encres que vous connaissez) sont pleins. Lancez l'impression !

Cette méthode sera-t-elle la révolution annoncée ? L'avenir le dira, je me garderais bien de l'affirmer. Elle a dépassé le monde industriel pour toucher l'architecture, la bijouterie, le design, la médecine, l'art... l'enseignement et la recherche commencent à en bénéficier. Le principe de cette impression est la création d'objet par ajout de matière couche par couche, fonctionnement inverse de l'habitude qui préfère partir d'un bloc pour en retirer le superflu et obtenir l'objectif visé.

Du plastique, du métal, et beaucoup d'autres matériaux sont déposé par une tête d'impression sur un plateau, celle-ci se déplace en hauteur pour préparer la couche suivante. Fabriqué couche par couche l'objet prend forme en optimisant la matière utilisée tout en permettant la réalisation de formes inaccessibles aux procédés habituels de fabrication en masse.

Trois techniques d'impression (et leurs variantes) coexistent : le dépôt d'un filament fondu par une tête chauffante d'extrusion ; la fabrication par polymérisation locale grâce à un faisceau lumineux convenablement dirigé d'une résine liquide ; la fusion de particules de poudre sous l'action d'un puissant rayon laser, chaque couche étant étalée par un rouleau.

La première est la plus accessible grâce au mouvement open source hardware. RepRap Darwin est une imprimante 3D à source libre, la documentation est en accès libre sur Internet et la machine est placée sous licence publique générale GNU, tout utilisateur est autorisé à la reproduire, la modifier ou la commercialiser. Du projet RepRap (Replicating Rapid Prototyper) a donné naissance à de nombreux projets commerciaux, Maker Bot est le plus populaire avec l'ambition de voir une imprimante 3d dans chaque foyer. Ça va pas être pour tout de suite. Mais la technique la plus précise est celle de la polymérisation par rayon laser ultraviolet qui solidifie une substance liquide photosensible, brevetée par Chuck Hull en 1984 elle aussi a fait des petits.

Des tissus vivants sont imprimables, des prototypes de reins, d'oreilles, d'os de la main existent, non implantables pour l'instant, ne doutons pas qu'ils le seront un jour. La fabrication de produits alimentaires comestibles sera sûrement plus rapides.

Les imprimantes 3D sont, et le seront davantage encore dans l'avenir, utilisées dans de nombreux domaines, leur finesse permet de s'approcher de reproduire les fonctionnalités au plus près de l'ambition de l’ingénieur ou du designer. Tant d'applications sont possibles et l'imagination en trouvera d'autres, au quotidien, pour l'enfant curieux, le scientifique explorant de nouvelles voies, la visualisation d'une idée permet de la mieux comprendre, d'en percevoir les manques pour les éliminer. Une marche de plus sur l'escalier du savoir, sûrement pas la dernière.

Leur prix va baisser, et un jour nous nous demanderons comment nous vivions sans.

Et bien pas plus mal qu'avec !

Seront-elles porteuses de la révolution promise ?

L'article de Mathilde BERCHON vous en apprendra davantage. Pour une fois qu'un magazine scientifique évoque un sujet qui peut, réellement, nous concerner, il serait dommage de passer à côté. Cet avenir-là n'est pas pour demain, il toque déjà à notre porte. Si vous voulez lui ouvrir au moins le ferez-vous en connaissance de cause.

 

Si vous voulez en savoir plus sur Marco Polo il ne vous reste plus qu'à acheter ce magazine, il regorge d'articles intéressants.

 

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3 février 2014 1 03 /02 /février /2014 08:00

Lire la Lettre au père de Kafka c'est soulever un coin du voile de mots qu'il a utilisé pour se chercher, ou se dissimuler, sans doute un peu des deux. Dans quel encrier plonger son œuvre sinon l'enfance, ses blessures et failles. Pour Franz tout vient de sa relation avec son père et celle-ci fut un vrai duel.

Tout commence par une interrogation : Franz aura-t-il le courage de transmettre ses lignes à son destinataire, cet homme qui travailla si durement et sacrifia tout pour sa famille sans que son fils lui en soit reconnaissant, préférant s'isoler dans sa chambre. Il se plaint de cet homme sévère et austère considérant la tendresse comme une faiblesse.

Ainsi cette nuit, le petit garçon pleurait, son géniteur pour trouver un peu de calme le mit sur le balcon. Comment ensuite garder confiance en ses parents, en ce père qui s'opposait toujours à lui, détestait ses camarades et changeait d'avis quand il se trouvait d'accord avec son fils ?

Comment respecter un homme qui s'autorise ce qu'il interdit aux autres, qui se nettoie les oreilles à table ou se cure les ongles.

Franz explique comment il grandit, parlant difficilement, malingre, craintif des colères et menaces paternelles tout en espérant un sourire, un compliment, un encouragement.

Qui ne viendront jamais.

Comment détester son père sans culpabilité, comment douter qu'il ait raison de vous traiter de fou, qui fait de la réussite le paradigme de son existence et domine les autres pour oublier une médiocrité dont il se décharge sur son fils ? Que serait devenu Kafka fils sans cette relation qui le nourrit d'un poison nourrissant générant son œuvre et diluant sa vie ?

Mais il n'est pas possible de couper le cordon ombilical avec son père et l’œuvre de K montre à quel point celui-ci fut un lien, une laisse passé autour de son cou autant qu'une motivation le contraignant à écrire pour se décrire, pour se définir sans espoir d'y parvenir jamais puisqu'une page blanche ne remplace pas un regard qui jamais ne le vit tel qu'il aurait dû être mais comme il voulait qu'il fut : un double minuscule comme un insecte et cependant détenteur de la vérité cachée, insoutenable, inacceptable.

Le père jamais ne lut cette missive de son fils. Nous pouvons le faire à sa place en espérant que son auteur au moins se rendit la vie et la mort plus facile.

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2 février 2014 7 02 /02 /février /2014 07:53

Dalton Trumbo écrivit Johnny got his gun en 1938, il fut publié en 1939 mais l'époque ne se prêtant pas à ce genre de publication il attendra les années 1960 pour connaître le succès lui permettra de le porter au cinéma en 1971.

1917, Joe Bonham (bonne âme?) s'est engagé pour défendre la liberté en Europe, c'est le dernier jour de guerre, alors qu'il est en patrouille un obus le blesse si grièvement qu'il perd la parole, la vue, l'ouïe et l'odorat, par la suite il sera amputé des quatre membres. Il ne reste de lui qu'un torse et une tête sur un lit, autant dire que la communication lui est difficile et pourtant il est toujours vivant et réceptif par le toucher, par ce qui lui reste de peau ayant échappé à l'impact. Prisonnier de lui-même il lui reste son esprit et ses souvenirs.

Grâce à l'attention d'une infirmière qui refuse de le voir comme un légume il pourra communiquer, en morse. Un lien avec l'extérieur ténu mais suffisant pour qu'il sache qu'il n'en ira jamais autrement. Il ne retrouvera pas sa vie, son passé, cela reste dans sa tête. Il fut amputé de son avenir en même temps que de ses membres et ses sens. Il perdra même sa capacité à choisir puisque sa demande d'euthanasie sera refusée.

Un film alternant noir et blanc, pour le présent de Joe, et couleur, pour son passé, quand il revoit sa fiancée, son père... Dans un cauchemar il discutera avec Jésus sans que celui-ci puisse intervenir. Personne ne le peut, ni ne le veut ! Le mirage ne le sauvera pas du réel, il n'y croit pas assez pour s'y perdre, ou s'y trouver.

 

Un film qui dénonce la guerre en n'en montrant que de rares images et les effets, en n'en montrant guère plus, comme si l'une et les autres, comme si l'armée, la médecine ou leurs dérives n'étaient pas l’œuvre de l'être humain et indissociables de lui. Un homme couvert de bandages, d'autres qui décident de son sort, d'autres encore qui sont responsable de son état.

 

Dalton Trumbo ne réalisa que ce seul film, personne ne l'aurait fait aussi bien, en pleine guerre du Vietnam ça tombait bien.

Scénariste de talent il eut à souffrir de la chasse aux sorcières organisée par Mac Carthy et quelques autres.

 

Inutile de réaliser cent bouses pour passer à la postérité, un chef d’œuvre suffit. Merci Dalton pour cet entracte entre deux conflits.

Johnny s'en va sur youtube

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1 février 2014 6 01 /02 /février /2014 06:51

Depuis l'antiquité, les hommes sont les proies de démons dévoreurs de chair humaine. Pendant longtemps, ils ont espéré la venu d'un moyen pour leur résister. Et finalement, des guerriers d'un genre nouveau, portant sur leur dos une épée gigantesque, font leur apparition.

Face aux démons, le combat de ces jeunes filles, que l'on nomme ''Claymore'' ne fait que commencer !

Ainsi est présenté le volume 1, paru chez Glénat de Claymore, paru dans la collection shonen Jump. Il est intitulé La tueuse aux yeux d'argent et nous présente Claire (クレア), une jeune et jolie Claymore venu dans un village pour tuer un démon.

Ce qu'elle va faire ! Sur les lieux elle va faire la connaissance de Raki (ラキ), dernier survivant d'une famille exterminée par le démon et qui va décider de la suivre en lui faisant la cuisine pour justifier sa présence.

Claymore (クレイモア)

Claymore (クレイモア) est un manga shōnen (destiné aux adolescents – dont je dois faire partie...) créé par Norihiro Yagi et publié depuis mai 2001. Il met en scène des combattantes mi-humaines, mi-démons. Leur nom vient de la grande épée qu'elles portent dans le dos et qu'elles manient avec une grande dextérité. Leurs yeux argentés leur permettent de voir leurs adversaires. Elles existent depuis des siècles et sont exclusivement des filles, les garçons qui furent ''essayés'' ne purent jamais maîtriser leur part démoniaque. Celle-ci finissait toujours par s'éveiller et les dominer, incapables qu'ils étaient de lutter contre elle et le plaisir qu'elle leur promettait. Choisie parmi des orphelines, souvent ayant eues à souffrir des démons leur entrainement vise à maîtriser leur pouvoir sans se laisser submerger. L'énergie démoniaque qui les habite fait qu'elles ont la peau et les cheveux blancs. Chacune porte un numéro en relation avec la force qu'elle est sensée receler, les numéros 9 à 1 sont les plus fortes mais les cinq premières beaucoup plus encore.

Outre un numéro chacune est représentée par un symbole inscrit sur son épée.

En cas de nécessité une Claymore peut laisser venir l'énergie du démon en elle, plus le pourcentage libéré croît plus le risque qu'elle soit submergée grandit.

Leurs ennemis sont les Démons, ou Yomas (妖魔), humanoïdes ayant le pouvoir de prendre l'aspect et les souvenirs de la personne qu'ils mangent mais il ne peut attaquer qu'en reprenant sa véritable apparence.

 

Les démons sont de différentes natures, outre le version basic il existe un modèle premium : les Exaltés (ou Abyssaux), en réalité ce sont d'anciennes Claymores, y compris des hommes de la première génération, qui ont cédé au côté obscur de leur nature, à l’exaltation de l'éveil.

 

 

 

Les Claymores sont formées puis encadrées par l'Organisation qui est leur seule famille et reçoit beaucoup d'argent en échange de leurs opérations de nettoyage. Sa nature est plus complexe et ses buts plus obscurs qu'il n'y paraît, mais cela nous nous en doutions.

 

23 tomes disponibles chez Glénat et une série animée que j'aime beaucoup.

 

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31 janvier 2014 5 31 /01 /janvier /2014 07:48

 

Il n'y a pas de meilleure occasion pour annoncer que Coccinelle relance son Challenge Printemps coréen². Impossible pour moi de ne pas y participer, cela promet moult articles concernant la Corée au cours des mois à venir...

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Bienvenue sur ce blog ! Vous y découvrirez mes goûts, et dégoûts parfois, dans un désordre qui me ressemble ; y partagerez mon état d'esprit au fil de son évolution, parfois noir, parfois seulement gris (c'est le moins pire que je puisse faire !) et si vous revenez c'est que vous avez trouvé ici quelque chose qui vous convenait et désirez en explorant mon domaine faire mieux connaissance avec les facettes les moins souriantes de votre personnalité.

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