Overblog Tous les blogs Top blogs Mode, Art & Design Tous les blogs Mode, Art & Design
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
25 juillet 2014 5 25 /07 /juillet /2014 07:30

Citadelle de la dynastie Hô

Suivant les principes du feng shui cette citadelle fut édifiée au XIVè, elle couvre une superficie de 155,5 hectares entre les fleuves Ma et Buoi dans la province de Thanh Hoa. Elle est faite de blocs de calcaire et témoigne du développement de la technologie architecturale et de l'urbanisme géomantique en Asie. Elle illustre une conception du pouvoir royal fondée sur l'adoption du confucianisme chinois au sein de la culture bouddhiste dominante alors.

Elle est restée quasiment intacte, conservant sa citadelle intérieure, l'autel Nam Giao et une partie du rempart extérieur de La Thanh.

Un témoignage unique sur la dynastie Hô.

Ensemble de monuments de Huê

La ville de Huê a été le centre politique, culturel et religieux du Viet Nam unifié sous la dynastie Nguyên, de 1802 à 1945, aidé en cela par sa position géographique au centre du pays et sa proximité avec la mer. Elle a été dessinée en respectant les conditions physique du site, la rivière des Parfums et la montagne Ngu Binh par Nguyen Van Yen, commandant d'une unité militaire spécialisée dans la construction de citadelles. Quatre compose cet ensemble, Kinh Thanh destinée à abriter les bâtiments administratifs, Hoang Thanh, hébergeant les palais royaux et lieux de pèlerinage, Tu Cam Thanh, abritant les résidences royales et DaiNoi, la ville intérieure, sans oublier Tran Binh Dai, ouvrage défensif situé dans l'angle nord-ouest destinée à surveiller les mouvements de la rivière.

Les plans furent dessinés de 1803 à 1805, la construction elle-même fut achevée en 1932. 30 000 ouvriers et soldats y travaillèrent. Pour la première fois en Asie elle suivit les modèles européens basé sur le style de Vauban.

Sanctuaire de Mi-sön

les Chams occupèrent le site du IVè au XIIIè siècles, ils y édifièrent cet ensemble de temples comprenant environ 70 constructions. Il se situe dans la province de Quang Nam, district de Duy Xuyen, dans un cirque entouré d'une chaîne de montagne formant le bassin du fleuve sacré de Thu Bon, à 69 kilomètres au sud-ouest de Đà Nẵng. Un emplacement stratégique par sa facilité à être défendu.

Le premier temple, en bois, fut érigé par le roi Bhradravarman, ravagé par un incendie il fut reconstruit en brique et en pierre. Les rois successifs embellirent et vinrent s'y recueillir. Son influence diminua à partir du XIIè au profit de Panduranga.

Ses ruines furent découvertes en 1889 par Camille Paris et inventoriées par Henri Parmentier.

Les éléments primordiaux sont sans doute les tours-sanctuaires, elle présentent une variété de dessins symbolisant la grandeur et la pureté du Mont Méru, la montagne sacrée mythique, berceau des dieux hindous au centre de l'univers, reproduite sur Terre dans la patrie montagneuse du peuple Cham.

Le risque que de nombreuses munitions attendent encore autour du site a ralentie les fouilles et les restaurations indispensable ainsi que la possibilité d'accès par les touristes.

Partager cet article
Repost0
24 juillet 2014 4 24 /07 /juillet /2014 07:30

Nous le savons l'air est plein de saloperies diverses qui, puisque nous respirons, passent dans nos poumons et se diffusent dans nos organismes. Vous me direz qu'il suffit de cesser de respirer pour y échapper. La solution serait idéal si elle n'avait des effets définitifs.

Puisque cette idée ne semble pas idéale essayons de réduire les pires polluants parmi les centaines de substances auxquelles nous sommes confrontés quotidiennement. Les pouvoirs publics ont sollicité l'Institut national de l'environnement industriel et des risques (INERIS) en lui demandant de hiérarchiser les toxiques dont l'air regorge.

Premier point à régler : définir une substance ''préoccupante''. Plusieurs critères entrent en ligne de compte et selon celui qui est privilégié le classement sera différent. Le premier concerne le nombre de cas attribués à un produit, ensuite le nombre d'individus exposés. Certains sont dangereux mais touchent peu de monde, l'inverse existe aussi.

 

 

 

L'INERIS a listé 319 toxiques où l'on retrouve, sans surprise : les hydrocarbures aromatiques polycycliques, les pesticides, métaux lourds, solvants chlorés, dioxines... encore faut-il disposer des renseignements suffisants, ce n'est pas toujours le cas.

Aujourd’hui 90 % des citoyens de l'UE sont exposés à des polluants de l'air dangereux chaque jour, autant dire que vous et moi y sommes soumis.

Au moins saurons-nous par quoi nous sommes empoisonnés !

Reste à attendre que nous gouvernants décident, et le fasse honnêtement et intelligemment.

Je me demande s'il ne conviendrait pas de les classer parmi les substances létales !

Après s'être réunie pour déchiffrer le génome humain au début des années 2000 la communauté internationale se retrouve maintenant pour explorer le cerveau, et en percer les fonctions et leurs relations avec les comportements. La Brain initiative, étasunienne, et l'Human Brain project, européen, qui veut simuler par ordinateur un cerveau complet, pourraient coopérer pour obtenir des résultats plus rapides.

Cela tombe bien puisque Jean-Pierre Bourguignon nous parle du Conseil européen de la recherche. Il y a sans doute plus à espérer des scientifiques que des politiciens évoqués plus haut.

Vous savez peut-être que 10 000 milliards de cellules nous constituent, notre tube digestif, lui, abrite dix fois plus de bactéries, une flore, appelé microbiote, indispensable au bon fonctionnement de notre organisme et que l'on peut considérer comme un organe à part entière. Ce microbiote assure la dégradation des fibres, la production de vitamines et d'acides gras, source d'énergie indispensable, il assure l'intégrité de la barrière intestinale ainsi que le renouvellement des cellules qui la constituent et régule la maturation et la stimulation du système immunitaire. Il a en outre une forte influence sur le surpoids, l'obésité et les complications métaboliques associées. Reste à mettre au point un test permettant de déterminer la nature intime d'un individu, ses facteurs de risque et les moyens d'y remédier.

Le boson de Higgs vous dit quelque chose ? Vous le retrouverez dans cette publication, Fabiola Gianotti nous parle de son expérience en tant que porte-parole de l'expérience Atlas portant sur la découverte de cette particule.

Nous retrouvons Einstein alors qu'il imaginait un univers stationnaire, les Googles Glass et des usages utiles pour la santé, comprendrons qu'il est possible d'être insensible à la musique et de nombreux articles démontrant que la science avance.

Ce qui ne veut pas dire qu'elle va quelque part. Mais ça, c'est une autre histoire.

 

Partager cet article
Repost0
23 juillet 2014 3 23 /07 /juillet /2014 07:30

Sandra est employée dans une entreprise fabriquant des panneaux solaires, depuis quelques mois elle est en arrêt pour cause de dépression, personnelle. Elle va sortir une tarte du four quand le téléphone sonne, la conversation est brève mais la touche profondément. Une collègue lui annonce qu'un vote vient d'avoir lieu et que les autres employés viennent de voter. L'alternative était entre le retour de Sandra et une prime de mille euros.

Aucun suspens quand au résultat.

L'amie qui l'appelle lui annonce que tout n'est pas perdu, le patron accepte en effet de la recevoir, ce vendredi, avant la fermeture de la boîte. En fait le rendez-vous n'était pas prévu mais organisé par l'amie en question qui veut l'inciter à se battre pour conserver son travail. Le patron veut bien l'écouter mais tout ce qu'il peut faire c'est proposer un nouveau vote, à bulletin secret, le lundi matin. Il reste donc à Sandra deux jours et une nuit pour aller voir chacun, et chacune, en leur demandant de bien vouloir changer leur vote, pour ceux qui optèrent pour la prime, et donc de renoncer à cette dernière.

Le compte à rebours est lancé pour Sandra qui oscille entre l'envie de renoncer, avec la certitude de l'échec, pour retourner se coucher et tout oublier, et celui de vivre. Ce travail est indispensable pour son couple, et leur enfant, qui doivent payer la maison qu'ils viennent d'acheter.

Première chose à faire, obtenir l'adresse de tous et aller les rencontrer avec à chaque fois l'obligation de s'expliquer, la sensation de quémander, de s'abaisser. La plupart l'écoute, l'entende, comprenne, mais renoncer à autant d'argent peut être difficile, impossible pour certain, souvent à juste raison, renoncer à mille euros est effort qu'ils peuvent difficilement faire. Celle-ci l'évite, l'autre l'envoie balader, l'un pleure, trop coupable d'avoir préféré l'argent à l'humain. Chaque cas compose une partie de ce monde ouvrir qui lutte pour garder sa qualité de vie, faisant de la récupération pour gagner un peu plus, travaillant au noir le weekend pour la même raison. C'est presque un chemin de croix pour Sandra qui devra toucher le fond, avaler une boîte entière de médicaments, avant de remonter pour continuer le combat sans certitude que celui-ci tourne en sa faveur.

Arrive le moment fatidique du vote... Pas question ici de vous livrer le fin mot de l'histoire mais la quête de Sandra vaut la peine d'être suivie. L'important, dit-on, n'est pas le but mais le chemin pour l'atteindre. Le suivre c'est avoir l'opportunité de se retrouver, de découvrir en soi des qualités oubliées mais n'attendant que d'être rappelées.

 

Les frères Dardenne n'ont rien eu cette année à Cannes, un prix d'interprétation n'aurait rien apporté à Marion Cotillard, il n'empêche qu'elle tient le film sur ses frêles mais charmantes, épaules, passant du rire aux larmes, de l'espoir à la détresse, sans rien perdre de son charme.

 

La magie du cinéma probablement.

Partager cet article
Repost0
22 juillet 2014 2 22 /07 /juillet /2014 07:30

J'ai vu des corps meurtris, couverts de cicatrices,

De plaies mal refermées, de traces de brulures,

Paysage effrayant mais carte indicatrice

Que parfois la douleur est la voie la plus sûre

 

Si l'angoisse et la peur deviennent oppressantes,

Au point que les chasser devienne nécessaire,

Il reste une sortie terriblement violente

La chair peut seule pousser un esprit à se taire.

 

Ce sont des nuits de sang, de terreur et de larmes.

Quand revient le matin après un dur combat.

Avec le jour, l'espoir refourbira ses armes,

Jusqu'au prochain duel qui à coup sûr viendra.

 

C'est le passé ainsi qui demeure en surface,

S'il fallait l'oublier son pouvoir grandirait,

Une carte d'avant, de ce que rien n'efface,

Des vers rongeant l'esprit qui ne peut les chasser.

 

J'ai vu des cœurs meurtris refusant d'être inerte,

Craignant que s'arrêter l'emmène encore plus loin ;

Dormir est effrayant comme une porte ouverte,

Mon ami le rasoir m'observe de son coin... 

Partager cet article
Repost0
21 juillet 2014 1 21 /07 /juillet /2014 07:30

Pendant l'été 1999 Laurent Ruquier, à la demande de Jérôme Bellay alors directeur, entame sa première saison sur Europe 1, arrivant de France Inter avec une partie de sa ''bande''.

La première eut lieu avec Valérie Mairesse, Gérard Miller, Philippe Geluck, Jean-Claude Carrière et Jean-Marie Bigard le 30 août.

Ce livre contient une partie des meilleurs moments, toujours improvisés, de Laurent Ruquier et de ses acolytes mais aussi une galerie de portraits de certain(e)s d'entre eux. Commençant par Claude Sarraute, dont je me souviens alors qu'elle participait aux Grosses Têtes, émission que doit reprendre le même Ruquier à la rentrée 2014, quelque part la logique est respectée. Pierre Bénichou est dans le même cas, comme Isabelle Mergault, Olivier de Kersauzon, Isabelle Alonso et quelques autres en quête d'équipe où déconner à l'aise.

 

J'écoutais l'émission Bouvard, celle-ci ayant pris une direction moins culturelle je suis passé du côté de Laurent Ruquier, bien que, malgré ma visite au Mans, je ne sois pas de la Sarthe.

 

Quelques exemples des échanges à fleurets, pas toujours mouchetés, ayant lieu lors des émissions :

P. BÉNICHOU : Quand je vois des jambes comme les miennes, je me dis que l’humanité n’est pas perdue !

STEEVY : Ces jambes qui ont fait trembler Hollywood et qui tremblent toutes seules aujourd’hui !

                                       *

STEEVY : Tu peux faire du jardinage et être raffiné. Ceux qui jardinent ne sont pas forcément des rustres comme toi. Regarde, moi, je suis raffiné quand je jardine.

O. DE KERSAUSON : Oh toi, t’as plus une tête à rêver devant les rangs de carottes qu’à faire du jardinage !

                                      *

C. DIAMENT : Moi, je trouve que la piña colada, c’est plus fait pour être bu autour d’une plage.

L. RUQUIER : Mais comment faites-vous pour être autour d’une plage ?

C. DIAMENT : Avec mon cul, c’est pas difficile !

                                      *

C. DIAMENT : On est blondes, moches avec un gros cul, et alors ?

C. BRAVO : Oh, dis donc, parle pour toi !

J.-B. HEBEY(à C. Bravo) : Pourquoi, t’es pas blonde ?

                                       *

À lire et surtout à écouter.

Partager cet article
Repost0
20 juillet 2014 7 20 /07 /juillet /2014 07:30

1854, West point est l'académie militaire la plus célèbre des États-unis sept jeunes officiers sont liés par une forte camaraderie. Une rixe oppose deux d'entre eux : Jeb Stuart et Carl Rader, celui-ci étant partisan de John Brown, abolitionniste convaincu. La guerre de sécession aura lieu entre 1861 et 1865.

Ils vont se retrouver dans la Deuxième Unité de Cavalerie basée au Kansas et le film va porter sur l'affrontement entre l'armée et Brown, présenté ici comme un fanatique prêt à tout pour assurer la victoire de ses idées. C'est bien l’ambiguïté de ce film qui nous présente les hommes du Sud comme des gentlemen, bien élevés et partisan d'une abolition contrôlée face à des intégristes convaincus menés par un Brown persuadé d'agir au nom de dieu. Une tradition que les États-unis n'ont pas oubliés.

Il faudra choisir son camp et les sept hommes risquent, comme une indienne le leur prédit, de devoir s'affronter. Malédiction de la guerre dont les conséquences ne sont peut être pas complètement effacées.

Si le scénario peut prêter le flanc à la critique dans sa présentation de faits non avérés ou l'emploi de personnages réels mais qui ne prirent pas part à ce conflit, force est de constater la force de la réalisation de Michael Curtiz, sa maîtrise du positionnement, de la gestion des figurants, de la construction des scènes ou du montage, le tout donnant un film qui garde son efficacité alors que son message est contestable.

Errol Flynn est aussi bon qu'à l'ordinaire, l'amusant est de voir Ronald Reagan dans un rôle différent de celui qu'on lui connut quarante ans plus tard.

Peut-être aurait-il dû rester à Hollywood encore qu'il semble pas avoir cessé d'être acteur !

Partager cet article
Repost0
19 juillet 2014 6 19 /07 /juillet /2014 08:22

Certes ce titre fut enregistré le 05 juillet mais il fut publié le 19.

Ne pas oublier la version originale de l'auteur : Arthur Crudup.

Partager cet article
Repost0
18 juillet 2014 5 18 /07 /juillet /2014 07:30

Thúy Kiều est belle et talentueuse, elle s'engage en secret auprès d'un jeune homme mais se retrouve face à son devoir envers son père, en prison pour dettes, qu'elle doit sauver à n'importe quel prix. Prédiction lui avait été faite qu'il lui faudrait payer les fautes commises au cours de ses vies précédentes, lesquelles ? Nous n'en saurons rien !

Celui-ci sera élevé puisqu'elle devra devenir une courtisane, pour rester décent, avant de descendre encore l'échelle sociale jusqu'au plus bas rang de la prostitution où elle retrouvera son ancien amour. Ils vont se rappeler les serments qui les scellèrent si profondément l'un à l'autre. Une nuit à se retrouver, à se rappeler, une nuit pour effacer les années d'errances.

La piété filiale prit le pas sur la pureté sacrifié sur l'autel du confucianisme mais qu'importe, une fleur prétendue fanée retrouve une fraîcheur nouvelle et l'âme se dégage des jeux vulgaires comme si ceux-ci appartenaient à une autre vie, un autre temps, l'un et l'autre disparus à jamais.

 

Kim Vân Kiêu est un poème écrit par Nguyễn Du 

(1765-1820) en 1813. Il est considéré comme l'œuvre littéraire vietnamienne la plus importante. Poème composé de 3254, sa versification alternant des vers de six et huit pieds, chaque octosyllabe rimant avec l'hexasyllabe qui le suit, rime revenant à la sixième syllabe de l'octosyllabe suivant.

Le titre original est Đoạn Trường Tân Thanh mais il est connu sous le nom de Truyện Kiều (Histoire de Kiêu) ou de Kim-Vân-Kiêu. Son auteur naquit en Annam dans une famille mandarinale et dans le village de Tiên-diên. Il fut remarqué par l'Empereur Gia-Long dès le couronnement de celui-ci en 1802, il occupa divers postes officiels, sa sagesse lui valut d'être promu ''Colonne de l'Empire'' en 1813, à cette occasion il partit en mission à Pékin où il découvrit le roman chinois ''Kim Vân Kiêu truyên'' qu'il versifia en langue annamite.

 

Dans ce texte s'associent le principe bouddhique de la nécessité d'expier au cours d'une ou plusieurs existences les fautes des vies antérieures et celui confucéen de piété filiale contraignant un(e) enfant à se sacrifier pour ses parents en échange des ''neufs bienfaits'' que ceux-ci leur donnèrent. Son titre rappelle le nom des trois personnages principaux, le jeune lettré Kim-Trng et les deux jeunes filles : Thúy-Vân et Thúy-Kiều, cette dernière étant la véritable héroïne.

 

Nul autre texte n'offre une présentation aussi parfaite et complète du Viêt-Nam, s'y côtoient truands et proxénètes, lettrés et poètes, fleurs et musiques ; élégance et littérature. Si vous trouvez qu'il manque de réalisme c'est que l'âme vietnamienne vous reste(ra) inaccessible, ce serait dommage. Malgré les vicissitudes de l'Histoire je suis sûr qu'elle est intacte, à l'image de Kiều.

Méritez-vous de la rencontrer, ça...

 

Lu dans la traduction de M. Marcel Robbe disponible ici.

Partager cet article
Repost0
17 juillet 2014 4 17 /07 /juillet /2014 07:30

L'Europe, nous le savons est menacé d'être envahie par des espèces étrangères et nocives. Je ne parle pas ici de ''races'' d'homo-sapiens mais d'autres animaux qui s'insinuant dans notre environnement menacent les populations indigènes.

Quoique... mais la question n'est pas là ! Non, ici il est question, par exemple, du plathelminthe Platydemus monokwari, vers originaire de Nouvelle-Guinée, , menaçant les populations d'escargots et de vers de terre, capitaux pour la fertilisation des terres agricoles. Il suit, au ras du sol, le frelon asiatique ou l'écureuil de Corée.

 

 

L'époque a vu la mondialisation, le tourisme et l'envie de ramener des souvenirs inhabituels avec pour conséquence l'extinction d'espèces locales et ses effets sur la santé et l'environnement. Des centaines d'espèces sont ainsi des menaces pour celles dont nous avons l'habitude et qui vont en pâtir, une liste est en cours de préparation.

Ce serait amusant qu'il y ait les … ou les …

Mais l'article qui m'a le plus intéressé concerne le T-Rex (à ne pas confondre avec le Lee-Rex, animal bien plus féroce et non encore disparu!), le dinosaure le plus populaire et devenu de ce fait sujet incontournable de la recherche pour les paléontologues.

Au début du XXè siècle les musées d'histoire naturelle de la côte Est des états-unis cherchent à exposer, pour attirer le client, les fossiles les plus spectaculaire. Des équipes de paléontologues parcourent le Far West en quête d'ossements.

Après qu'une dent partielle et quelques os aient été mis au jour en 1870, Barnum Brown entre 1902 et 1905 exhuma le squelette partiel d'un nouveau dinoa saure que Henry Fairfield Osborn (directeur du Muséum américain d'histoire naturelle de New York, son employeur) nomma Tyrannosaurus rex. Il faut pourtant attendre l'été 1908 pour que le même Brown découvre un squelette presque complet, exposé à partir de 1905, d'une longueur de 12 mètres avec un crâne de 1,5 mètre de long.

Osborn en 1917 le décrira ainsi : Tyrannosaurus est le plus superbe mécanisme carnivore chez les vertébrés terrestres, chez qui la puissance destructrice et la vitesse se combinent ; il représente le climax de l'évolution d'une série qui commença […] au Trias.

Malgré cet aspect engageant le T-Rex connut quelques décennies de désintérêt de la part des spécialistes. En revanche sa popularité s'amplifia, décrit comme le prédateur ultime il ne pouvait échapper à la culture populaire. Edgar Rice Burroughs en fit le héros de ses romans consacrés aux mondes perdus, plus près de nous Bob Morane eut affaire à lui dans plusieurs de ses aventures.

Il faut pourtant attendre Jurassic Park, le film de Steven Spielberg, pour qu'il devienne une vedette mondiale et retrouve grâce auprès des spécialistes relançant du même coups les fouilles, lesquelles permirent la découverte de plusieurs dizaines de spécimens et relancèrent les recherches sur sa biologie, son aspect, son comportement et sa généalogie. Contrairement à l'idée prévalant jusqu'à la fin du XXe il ne descendait pas des grands thérapodes du Jurassique mais étaient proches de petits thérapodes du Crétacé tels que Deinonychus, Velociraptor et Trodon, se classant dans la lignée des Coelurosaures dont certains représentants sont les ancêtres des oiseaux. Les tyrannosaures avaient-ils des plumes ? Il semble que non mais certains tyrannosauroïdes, cousins des T-Rex, possédaient un duvet.

Autre débat : prédateur ou charognard ? Plutôt le premier sans doute, mais pourquoi se priver d'une charogne n'ayant pas dépassé sa date limite de consommation, d'autant qu'il devait disposer d'une bonne digestion.

Des mystères restent encore à éclaircir : sa reproduction, ovipare probablement mais aucun œuf ni embryon n'a, à ce jour, été découvert. À quoi servaient ses minuscules bras ? Quelle différence entre les mâles et les femelles, celles-ci auraient pu être les plus robustes. Avaient-ils le sang chaud, certains indices laissent penser que oui. Dans ce cas il aurait pu rêver, aptitude dont manquent les animaux à sang froid. De là à imaginer qu'un T-Rex éprouve le besoin de s'allonger sur le canapé d'un psy il n'y a qu'un pas. il n'est pas fait mention dans cette publication de la porosité de ses os, semblable à celle des oiseaux, qui allégeant son poids lui aurait permit de meilleures performances. La question reste donc ouverte.

Quand à sa vitesse maximale, impossible de le déterminer, entre 40 et 70 kilomètres à l'heure, la fourchette est large. Quoi qu'il en soit il aurait rattrapé n'importe quel humain.

 

Partager cet article
Repost0
16 juillet 2014 3 16 /07 /juillet /2014 07:30

À vouloir m'éventrer à coup de vers,

Sont sortis de moi rancune et effroi,

Frustration, phobie et désir pervers,

Désir d'avenir où je serai roi.

 

Reste ce décor grisâtre et banal,

Où souvenirs et fantômes s'ennuieraient

S'ils ne s'étaient lassés de l'immoral,

Démon familier devenu geôlier.

 

Parfois un courant d'air trouve un passage,

Se promène un instant dans les couloirs,

Découvrant des odeurs, cendres de pages

Décomposées par la mort de l'espoir.

 

Mon passé est une morgue glacée

Dont les tiroirs regorgent d'existences

Que je n'ai pas vécues ni vu passer,

Les yeux clos, somnolant dans le silence.

 

Le présent est un désert ironique,

Une envie de respirer dans le vide,

Mais l'air est vicié, amer et toxique,

Nourrissant mon âme de pensées acides.

 

J'ai voulu, j'ai rêvé, mais sans pouvoir,

Construisant des lendemains impossibles,

Me dirigeant vers un phare illusoire,

Un faux destin emporté vers sa cible.   

Partager cet article
Repost0

Présentation

  • : Lire au nid
  • : Mes (ré)créations littéraires et photographiques.
  • Contact

Bienvenue...

Bienvenue sur ce blog ! Vous y découvrirez mes goûts, et dégoûts parfois, dans un désordre qui me ressemble ; y partagerez mon état d'esprit au fil de son évolution, parfois noir, parfois seulement gris (c'est le moins pire que je puisse faire !) et si vous revenez c'est que vous avez trouvé ici quelque chose qui vous convenait et désirez en explorant mon domaine faire mieux connaissance avec les facettes les moins souriantes de votre personnalité.

Rechercher

Archives