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18 mai 2014 7 18 /05 /mai /2014 07:12

Isabelle a réussi le concours d'entrée au cours d'Art Dramatique du Conservatoire de Paris. En cette rentrée elle fait la connaissance de François et Cécilia, eux aussi comédiens débutants dans le cour du professeur Lambertin. Elle va tomber amoureuse de François, qui lui rendra ce sentiment, alors que Cécilia est toujours éprise du jeune homme et follement jalouse de la nouvelle venue au point de mettre au point une sinistre machination pour mettre fin à leur relation.

L'intrigue est on ne peut plus simple et nul ne doute que la vérité sera révélée à la fin, l'important dans ce film c'est qu'il est presque un reportage sur le Conservatoire, sur des aspirants comédiens, et, surtout, sur Louis Jouvet, qui en incarnant Lambertin joue en fait son propre rôle. Ce qu'il fait ou dit à ses élèves est crédible, que ce soit en bien, rarement, ou en mal, souvent. Inutile de mentir à des jeunes gens qui se voient déjà en haut de l'affiche par ambition plus que par vocation avec la sensation qu'il pourrait prononcer les mêmes paroles aujourd'hui où le vedettariat semble accessible à n'importe qui, et l'est réellement, se nourrissant de lui-même pour flatter ceux qui voudraient bien mais manque d'égo ou de volonté, car il en faut quand même, pour se glisser sous les projecteurs.

Autre écueil souligné dans le film de Marc Allegret, perdre de vue le réel pour croire aux personnages que l'on incarne au point de s'oublier, de glisser hors du concret pour se laisser happer par ses propres fantasmes. Aujourd'hui un remake de ce film serait plus proche des comédiens, esprits parfois en quête d'une personnalité dont ils espèrent que la fiction sera la matrice alors qu'elle sera vampire du peu qu'ils possèdent.

Les dialogues de Henri Jeanson sont toujours aussi fins et incisifs, moqueurs et drôles. La réalisation de Marc Allégret est toujours aussi précise et élégante.

Jouvet encore ! Pour incarner le théâtre au cinéma nul comédien n'aurait pu être meilleur que lui et comme il le dit il importe de ''Mettre un peu d'art dans sa vie et un peu de vie dans son art.''

 

Plus facile à dire qu'à faire !

Non ?

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17 mai 2014 6 17 /05 /mai /2014 07:04
Tellement(eur) vrai

Tellement(eur) vrai

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16 mai 2014 5 16 /05 /mai /2014 06:57

(Petrus 張永記, 1837-1898), dit Petrus Key, était le dernier né d'une famille de trois enfants. Il vit le jour le 6 décembre 1837 dans le village de Vinh-thành dans la province de Vinh-long, en Cochinchine.

 

Il était fils d'un mandarin militaire qui mourut alors que Petrus n'avait pas encore un ans lors d'une mission au Cambodge. À 5 ans il fut placé chez le professeur de caractères chinois du village où se révélèrent ses capacités, son intelligence et sa précocité. À 9 ans un prête annamite jadis sauvé par son père le recueillit et lui enseigna le latin et la culture occidentale, nouvelle en pays d'Annam. Élève au noviciat de Cài-nhum il y resta deux ans avant d'être envoyé au séminaire de Malacca où sa vocation de linguiste s'éveilla puis vers le séminaire général des missions étrangères en Extrême-orient dans l'île de Poulo-Penang.

Sa rencontre avec la langue française se fit par le plus grand des hasard. Alors qu'il se promenait dans un parc avec des camarades il ramasse une feuille de papier sur laquelle il avait remarqué des lignes manuscrites. De près celles-ci lui paraissent proche du latin tout en étant différente. Curieux et passionné il se mit, seul, à traduire la lettre qu'il avait trouvé et qu'il supposait adressé à un de ses maîtres.

Il connaissait le grec, le latin, le chinois, l'anglais, le cambodgien, le siamois, l'hindoustani et le japonais, en plus du français.

Bien qu'étudiant dans des instituts religieux il n'embrasse jamais la carrière ecclésiastique par défaut de vocation.

Après son mariage, et le décès de sa mère, il se consacra à la rédaction d'ouvrages destinés à l'éducation de ses compatriotes, essayant de réunir les idéaux de l'Extrême orient.

Il fut professeur au collège des interprètes français et correspondant avec Émile Littré et Ernest Renan. Auteur d'une centaine d'ouvrages, il fut pionnier dans la traduction du français vers l'annamite et de l'annamite vers le français. À l'instar d'Alexandre de Rhodes, il fut l'instigateur de la latinisation de l'écriture vietnamienne.

Sa vie fut consacrée aux relations entre l'Annam et la France, elle prit fin le 1 septembre 1898. Durant toute son existence Petrus Ký s'appuya sur deux préceptes :

 

''Thừơng bả nhát tâm hành chinh đạo'' (D'un cœur ferme,dirige-toi dans la voie droite) et ''Fais ce que dois, advienne que pourra''.

Rails suffisant pour maintenir une vie dans la bonne direction !

http://laculturesepartage.over-blog.com/2014/01/challenge-vietnam.html

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15 mai 2014 4 15 /05 /mai /2014 07:55

Je suis resté seul avec l'hiver,

Froid brutal gommant mon univers ;

Rongé par des souvenirs voraces,

Vers d'autrefois qui jamais ne passent.

 

Un mort vivant, ou bien le contraire ?

Redoutant le retour du printemps,

Ce porteur d'espoir au goût d'enfer,

Odeur de sang portée par le vent.

 

Dehors n'est que pour les innocents,

Je ne peux plus en supporter l'air,

Le poison a envahi mon sang,

Rien de pur ne subsiste sur terre.

 

La mort ne veut plus m'atteindre, hélas,

Le certain n'est plus une menace

Mais un néant moqueur et pervers

Idéal pour un cœur solitaire.

 

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15 mai 2014 4 15 /05 /mai /2014 07:48

Je suis resté seul avec l'hiver,

Froid brutal gommant mon univers ;

Rongé par des souvenirs voraces,

Vers d'autrefois qui jamais ne passent.

 

Un mort vivant, ou bien le contraire ?

Redoutant le retour du printemps,

Ce porteur d'espoir au goût d'enfer,

Odeur de sang portée par le vent.

 

Dehors n'est que pour les innocents,

Je ne peux plus en supporter l'air,

Le poison a envahi mon sang,

Rien de pur ne subsiste sur terre.

 

La mort ne veut plus m'atteindre, hélas,

Le certain n'est plus une menace

Mais un néant moqueur et pervers

Idéal pour un cœur solitaire.

 

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14 mai 2014 3 14 /05 /mai /2014 07:35

Collection Les Essentiels

Aux Origines des Langues et de l’Écriture.

L'origine des langues fut longtemps une interrogation majeure de la science, beaucoup de disciplines s'y intéressaient. Pendant un siècle mise de côté elle se reposa à la fin du XXe, bénéficiant des découvertes sur les bases physiologiques et neurologiques et des avancées en matière de paléo-anthropologie et de langage animal.

Au XVIIIe on renonce au mythe d'une langue originaire biblique perdue après la Tour de Babel. Pour Condillac le langage naît des impératifs de l'action sous la forme d'une gestuelle exprimant les besoins et les sentiments. Plus tard apparaîtront les signes vocaux, ce langage primitif procède par images, symboles et métaphores.

Dans le monde germanique la pensée est dominée par Johann Gottfred Herder, il fait intervenir la capacité spécifique à l'homme de réfléchir sur une image et d'en saisir les qualités essentielles. Il est persuadé que les bruits du monde ont donné les premiers éléments du langage. L'arbre sera appelé le Bruissant, le zéphyr le Frémissant, la source le Murmurant. Une autre approche existe, représentée par Court de Gébelin, elle repose sur la comparaison d'une soixante de langue pour construire un dictionnaire de la langue primitive. Sa méthode est rudimentaire, il met en parallèle des éléments grammaticaux, des mots élémentaires, mais sans rien découvrir de signifiant. Au XIXe la linguistique progresse grâce à Franz Bopp et Jacob Grimm, elle adopte des méthodes plus rigoureuses. À partir des études sur l'évolution phonétiques des langues on essaie de remonter le temps pour reconstituer les racines de langues qui n'existent plus, comme l'indo-européen. Certains espèrent atteindre une langue mère. Enthousiasme battu en brèche par trois arguments : les découvertes des préhistoriens du XIVe qui, datant les fossiles, s'aperçoivent de l'écart séparant les plus anciennes langues connues des plus lointains ancêtres, dès lors la naissance du langage devient inaccessible ; ensuite l'évidence s'impose que les langues naissent et meurent rapidement, celles qui sont connues ne sont que la partie visible d'un iceberg dont la partie engloutie est condamnée à rester invisible ; enfin, il apparaît que les conditions de la vie des langues n'ont pas changées, une langue n'a pas d’âge, elle n'a pas de date de naissance, le français vient du latin lui même continuation d'autre chose. En 1866 dans l'article 2 de ses statuts la Société Linguistique de Paris indique qu'elle n'admet aucune communication sur l'origine du langage où la création d'une langue universelle. Dès lors les linguistes s'occupent à recenser les langues du monde et à les apparenter, ils se concentrent sur des faits observables.

La question va se reposer, sous une forme nouvelle dans la seconde partie du XXe avec la publication de Structures syntaxiques de Noam Chomsky où il postule que la faculté du langage a des relations avec la constitution du cerveau. Dans les années 80 le cognitiviste Steven Pinker affirme l’existence de ''gènes grammaticaux''. L'existence de nouveaux gènes où la mutation de gènes communs avec les autres primates pourraient expliquer l'apparition du langage, aujourd'hui cette idée semble moins crédible.

S'il semble possible de comprendre l'origine du langage, reconstruire la première langue est hors de portée, sauf à voyager dans le temps.

Une langue se parle mais elle s'écrit aussi. Les premières traces écrites remontent à -3400, l'écriture sumérienne cunéiforme, suivi un siècle et demi plus tard par l'Égyptien ancien, les fameux hiéroglyphes. - 1500 voit le Nésite, langue des Hittites, associant le cunéiforme et les hiéroglyphes non égyptiens, cent ans encore et apparaissent le Chinois suivi de près par le Grec ancien. Suivrons le Phénicien, l'Hébreu, le Olmèque et beaucoup d'autres. Par ce biais il est possible de remonter le temps en lisant par dessus l'épaule des scripteurs du passé, encore faut-il que scribe il y ait eu ce qui fut, en regard des nombreuses langues ayant existé, peu fréquent.

Il est évident que les langues rapprochent les peuples, soudent les sociétés, qu'elles sont vivantes et comme telle soumises à de multiples vicissitudes. Nous n'entendrons jamais parler sumérien, ni akkadien, ni méroïtique (langue du Soudan pharaonique). Tant de mots oubliés ou perdus, tant d'efforts aussi de passionnés désireux de vaincre l'obscurité posée par les siècles.

Quand la langue écrite cherche à entendre la langue parlée... encore un numéro foisonnant, à l'image de l'arbre généalogique du langage, encore que forêt paraît un terme mieux adapté. Toutes sont nées dans les cerveaux de nos ancêtres, s'il y a une source commune à identifier elle se trouve là.

Si vous parcourez ce blog c'est que vous savez, et aimez, lire, raison de plus pour vous plonger dans la lecture de ce Cahier de Science et Vie. À lire et à relire, c'est la moindre des choses.

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13 mai 2014 2 13 /05 /mai /2014 07:33

Il s'allongea dans l’étroit habitacle, domina sa respiration qui s'accélérait. Le capot de plastique translucide s'abaissa, la vapeur envahit l'habitacle, l'aiguille s'enfonça dans son bras. Une fois de plus, la combientième, il ne savait plus, mais cette fois c'était la dernière répétition.

- Vous êtes prêt ?

- Je le suis depuis longtemps, vous le savez.

- Bien sûr, et nous aussi, il n'empêche que nous devons être assurés que tout ira bien.

- Le cobaye, ne répondit pas, il se contenta de se remémorer ce qui l'avait conduit là. Volontaire, par obligation, mais comment refuser d'être un héros, d'être un espoir, une illusion peut-être mais... pourquoi pas ?

Tout avait commencé deux ans auparavant quand la situation avait empirée au point que le projet ''demain'' avait été lancé. Rien à voir avec ce que les films avaient montré dans le passé, la technologie ne le permettait pas. Une navette allait être lancée, un homme à l'intérieur, seul, endormi pour un temps indéterminé, mais porteur dans son ADN des savoirs humains, de ceux considérés comme signifiants, et dans un coffre réfrigéré la quantité suffisante d'ADN pour, un jour, reconstituer l'espèce qui était condamnée à brève échéance. Pas question non plus de viser une exoplanète où rien ne serait disponible, non, le projet était plus simple, satelliser le module et attendre que les stations au sol donnent leur accord pour un retour en un endroit prévu à cet effet.

La sélection avait été faite en secret, un autre projet, plus ambitieux en apparence pour drainait la curiosité et l'angoisse des peuples.

 

Il se souvenait la première fois qu'il avait reçu la visite de ces gens si sérieux, si savants, qui prirent tant de précautions pour lui expliquer leur idée, qu'il semblait, lui, le meilleur pour ce rôle. Bien sûr qu'il était au courant de la situation mondiale, les nouvelles étaient chaque jour plus alarmistes, le danger à chaque instant plus certain, s'il avait une chance de faire quelque chose, de survivre, pourquoi pas ?

Seul ?

''Nous avons hésité, ça nous a semblé la solution la plus viable.''

Pourquoi pas ? avait-il pensé. Qu'il ne voit les problèmes qu'une fois ceux-ci en face de lui avait jouer en sa faveur. Les chances étaient si faibles de réussir qu'il ne s'angoissait pas. Il pourrait rêver même si on lui avait affirmé que ce serait impossible. Le penser l'aiderait plus que n'importe quelle promesse.

 

Il s'allongea dans l'étroit habitacle, le module était baigné par la lumière, brumeuse du soleil matinal. L'aiguille s'enfonça dans son bras, les premières vibrations des réacteurs le bercèrent...

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12 mai 2014 1 12 /05 /mai /2014 07:24

Le Drapeau de la République Démocratique de Corée est appelé Taegeukgi il est blanc et porte en son centre un Taijitu (équivalent coréendu Yin et du Yang appelé Um Yang), rouge, en haut, bleu, en bas. Taegeuk signifiant l'origine de toute chose. Il porte à chaque angle un trigramme :

Geon (☰) = 하늘 () = haneul (l'air), en haut à la hampe.

Saison : Printemps ; direction : sud ; famille : père ; vertu : l'humanité ; Justice.

Li (☲) = () = bul (le feu), en bas à la hampe

Saison : automne ; direction : est ; Famille : fils ; vertus ; courtoisie ; Sagesse.

  Gam (☵) = () = mul (l'eau), en haut sur le flottant

Saison : Hiver ; Direction : ouest ; famille : fille ; vertus ; Connaissance ; Vitalité.

  Gon (☷) = () = ttang (la terre), en bas sur le flottant

Saison : été ; direction : nord ; famille : mère ; vertus : justesse ;

Fécondité.

 

Ce drapeau fit l’objet de questions sur sa légitimité. Le taeguk et les trigrammes sont des symboles d’origine chinoise ressemblant au Yi-ching. Il semblait inadapté de voir la Corée prendre des symboles chinois pour leur drapeau national. Des théories ont argumentées que le motif en spirale était visible sur un ancien temple coréen avant l’apparition du concept du Yin et du Yang, il pourrait donc être d’origine coréenne ou historiquement lié à la Corée. Il s’agit probablement d’une coïncidence, ce signe ne revenant nulle part ailleurs. L’influence de la Chine dans le passé de la Corée influa le culture de celle-ci et les Coréens ont souvent adopté et amélioré ou adapté des techniques chinoise. La chine à tout de même joué un grand rôle dans l’adoption du drapeau. Dans les années 1880 la Corée souhaite se doter d’un drapeau national et le roi Gojong demande un avis à son voisin. La Chine propose un drapeau basé sur le drapeau chinois de l’époque (un dragon à 5 doigts sur fond jaune - le drapeau proposé à la Corée étant un dragon a 4 griffes sur fond bleu). La Corée n’adopte pas ce drapeau trop sophistiqué, c’est alors que l’on parle de modifier le Yi-ching : un taeguk et de 8 trigrammes. S'il n'y en a que 4 sur le drapeau actuel, c’est par la faute d'un capitaine anglais qui escortait le prince Pak Yeong-hyo vers le japon. Celui-ci dit que le drapeau était trop compliqué et proposa de supprimé quatre trigrammes.

 

Le drapeau de la République Populaire Démocratique de Corée a été adopté le 8 septembre 1948, il est constitué de bandes bleues et rouge symbolisant respectivement la paix et le socialisme.

À gauche, une étoile rouge représente ce dernier dans un disque blanc représentant l'univers. Ses spécifications furent établies en octobre 1945 et officialisées le 6 mars 1948.

Il existe un drapeau de l'unification coréenne, utilisé lorsque les deux pays concourent ensemble :

 

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11 mai 2014 7 11 /05 /mai /2014 07:13

Un film réalisé par Henri-Georges Clouzot en 1947, tiré du roman Légitime Défense, de Stanislas-André Steeman.

 

Dans le Paris de l'après-guerre, Jenny Lamour, chanteuse de profession, et ambitieuse de caractère, use parfois de ses charmes pour son métier, spécialement avec M. Brignon, vieillard influent dans le domaine du cinéma et sensible à ses charmes. Son mari, Maurice Martineau, petit bourgeois en rupture de famille pour cause de mariage, ne supportant plus l'infidélité de Jenny s'en prend à Brignon en apprenant que celui-ci a donné rendez-vous à Jenny chez lui, et le menace. Alors qu'il se rend au domicile du vieil homme il découvre le cadavre de celui qu'il voulait tuer mais aucune trace de Jenny.

Ce qu'il ne sait pas c'est que Jenny refusa les avances de Brignon et pour se défendre le frappa avec une bouteille de champagne avant de s’enfuir et d'aller se réfugier chez Dora, une amie de son mari, et amoureuse de la jeune chanteuse, en secret.

Peu après ledit Brignon est retrouvé mort. Pas de chance !

 

L'enquête est confié à l'inspecteur Antoine du fameux Quai des orfèvres. C'est un ancien légionnaire qui vit avec un enfant ramené des colonies et qu'il élève de son mieux. Faisant son métier il finit par découvrir Dora, photographe, qui réalisait des clichés pour Brignon de jeunes filles en petites tenues. Il remonte à Jenny puis à Maurice, apprend les menaces proférées par celui-ci et que son alibi est des plus fragile. Ses soupçons s'orientent donc vers le jeune homme, au point que Jenny est prête à se dénoncer pour innocenter son époux. Dora l'en empêche.

En guise de réveillon Maurice est interpelé, conduit au poste et interrogé. Ne pouvant résister à la pression il reconnaît sa visite au domicile de la victime mais nie l'avoir assassiné. Personne ne le croyant il tente de se suicider en prison. Ce qui amène jenny à tout avouer à l'inspecteur puis Dora à s'accuser du meurtre pour sauver Maurice.

Antoine n'a pas interrompu son enquête pour autant, il finit par découvrir que l'assassin n'est pas Maurice, pas Jenny non plus, mais un dénommé Paulo, cambrioleur venu en visite chez Brignon et qui prit peur en le voyant se relever après le coup qu'il avait reçu à la tête.

Le lendemain, jour de Noël, Jenny et son époux survivant rentrent chez eux décidés à reprendre une vie normale.

L'intrigue est simple et l'intérêt du film se trouve à la foisdans la réalisation de Clouzot toujours proche de ses personnages et dans la performance des comédiens les incarnant. Louis Jouvet en premier lieu dans le rôle du policier qui semble pouvoir plonger son regard dans l'esprit de ses interlocuteurs pour en deviner chaque secret.

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10 mai 2014 6 10 /05 /mai /2014 06:34

Présenté à Beaune en avril 2013, Tesis sobre un homicido est un nouveau succès pour le cinéma argentin qui suit sa propre voix depuis quelques années dans le domaine du thriller. Après Dans ses yeux ou des Neuf Reines, qui avaient tous deux pour vedette Ricardo Darín, vu également dans El chino et Elefante blanco.

Alors que Roberto Bermudez, ancien juge qui quitta son poste après une affaire ayant mal tournée, donne un cours de droit, un crime est commis sur le parking de l'université, pour lui c'est comme si un défi lui était lancé d'autant qu'un de ses élèves, dont il connut très bien la famille des années auparavant, semble, à demi-mots, lui dire qu'il est l'assassin et lui suggérer de tenter de l’attraper et de prouver sa culpabilité.

Petit à petit Bermudez va suivre l'affaire, s'en mêler avec d'autant plus de facilité qu'il connait personnellement le commissaire chargé de l'enquête qui est un de ses amis, jusqu'à ce que celle-ci devienne une obsession. La partie d'échec est complexe et l'affrontement entre deux intelligences a souvent donné un résultat spectaculaire.

Ce crime n'a pas été perpétré là par hasard, cette jeunefemme Roberto la connaissait, elle travaillait comme serveuse dans le restaurant où il va souvent à midi entre deux cours, le criminel supposé même ne lui est pas étranger. Reste à comprendre le mobile de ce dernier, un fil sur lequel il va tirer pour comprendre le pourquoi du comment et revivre un passé qu'il croyait oublier. Et si ce crime n'était pas le premier et son élève un tueur en série venu le provoquer après avoir fait ses gammes ailleurs ?

L'enquête pour l'ancien juge va devenir une obsession, d'autant quand il rencontrera la jeune sœur de la victime qui finira dans les bras du tueur potentiel, excitant au plus haut point sa jalousie et sa frustration. Il n'est plus le jeune homme d'autrefois et cet assassin possible aime à le lui rappeler, à le lui démontrer, comme pour le rendre fou jusqu'à la conclusion... dont je ne vous dirais rien pour ne pas gâcher votre plaisir de suivre le jeu du chat alcoolique essayant d'attraper une souris aux griffes plus pointues que les siennes.

Un scénario que Hitchcock n'aurait pas renié pour un film dont la lenteur profite à l'intrigue.

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Bienvenue sur ce blog ! Vous y découvrirez mes goûts, et dégoûts parfois, dans un désordre qui me ressemble ; y partagerez mon état d'esprit au fil de son évolution, parfois noir, parfois seulement gris (c'est le moins pire que je puisse faire !) et si vous revenez c'est que vous avez trouvé ici quelque chose qui vous convenait et désirez en explorant mon domaine faire mieux connaissance avec les facettes les moins souriantes de votre personnalité.

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