Palais Changdeokgung
Construit au XVe siècle sous la dynastie Joseon, Changdeokgung occupe un site de 57,9 ha à Jongno-gu, au nord de Séoul, au pied du pic Ungbong du mont Baegaksan, la principale montagne tutélaire au titre de la géomancie.

Changdeokgung est un exemple exceptionnel de bâtiments officiels et résidentiels intégrés dans leur cadre naturel et harmonisés avec cet environnement construit pour faire office de palais secondaire par rapport à celui de Gyeongbokgung et il s'en distingue par ses buts et sa disposition au sein de la capitale. Il a été conçu pour épouser la topographie en conformité avec les principes du pungsu : les structures du palais ont été placées au sud et on a aménagé au nord un vaste jardin sur l'arrière, appelé Biwon ou jardin secret.
Les bâtiments officiels et résidentiels qui composent l'ensemble ont été conçus selon les principes traditionnels d'organisation des palais. Les bâtiments et les structures comprennent trois portes et cours (une cour administrative, une cour de la résidence royale et une cour des audiences officielles) et la zone résidentielle à l'arrière de la zone administrative est agencée selon les principes du ''sammun samjo (三門三朝)'' et du ''jeonjo huchim (前朝後寢)''.
Le jardin a été aménagé en terrasses plantées de pelouses, d'arbres à fleurs et de fleurs et abrite un bassin de lotus et des pavillons dressés contre un arrière-plan boisé. Il recèle plus de 56 000 spécimens de diverses espèces d'arbres et de plantes, dont des noyers, des chênes blancs, des zelkovas, des pruniers, des érables, des noisetiers, des charmes, des ifs, des gingkos et des pins.
Changdeokgung a fait office de palais secondaire par rapport à Gyeongbokgung pendant deux cents ans mais il a été le premier reconstruit après l'incendie des deux palais survenu lors de l'invasion japonaise de la fin du XVIe siècle, et il a dès lors servi de siège à la dynastie pendant deux cent cinquante ans. Ce bien a eu une grande influence sur le développement de l'architecture, de la conception des jardins et des paysages et des arts apparentés en Corée pendant de nombreux siècles. Il témoigne de valeurs architecturales sophistiquées, en harmonie avec un magnifique environnement.
Forteresse de Hwaseong
Hwaseong est une forteresse de l'époque de la dynastie de Joseon qui entoure le centre de la ville de Suwon, dans la province de Gyeonggi-do. Elle a été érigée à la fin du XVIIIe siècle par le roi Jeongjo à des fins défensives et pour abriter les restes de son père, le prince royal Jangheon. Les remparts massifs de la forteresse, longs de 5,74 km, entourent une surface de 130 ha et épousent la topographie du terrain. La principale rivière de Suwon, le Suwoncheon, traverse le centre de la forteresse.
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Les murs présentent un certain nombre de structures défensives, pour la plupart intactes. Les portes principales sont implantées aux quatre points cardinaux. La porte Paldalmun au sud et la porte Janganmun au nord sont d'impressionnantes structures en bois à deux étages, construites sur un socle de pierre, flanquées de plateformes de garde et protégées par des ravelins en demi-lune de brique cuite. Elles sont reliées par une voie principale traversant le complexe. Les portes ouest (Hwaseomun) et est (Changnyongmun) sont des constructions à un étage protégées par des ravelins.
La forteresse de Hwaseong se distinguait des forteresses chinoises et japonaises en ceci qu'elle conjuguait des fonctions militaires, politiques et commerciales. Conçue par Jeong Yakyong, un savant reconnue issu de l'École d'études pratiques, elle se caractérise par une planification soigneuse, l'alliance d'éléments résidentiels et défensifs et la mise en application des dernières découvertes scientifiques. En combinant les concepts de certaines des meilleures réalisations occidentales et extrême-orientales, elle représente l'apogée de l'architecture militaire du XVIIIe siècle. Hwaseong a également ceci d'unique qu'elle tire profit de la topographie pour atteindre une efficacité défensive optimale.
Des archives de la construction de Hwaseong, publiées en 1801, décrivent en détails la conception et l'édificationde la forteresse.
Site de dolmens de Gochang, Hwasun et Ganghwa
Les sites de dolmens de Gochang, Hwasun et Ganghwa présentent la densité la plus forte et la plus grande variété de dolmens de la Corée et, de fait, de la planète. Les dolmens sont des monuments funéraires mégalithiques qui, aux IIe et Ier millénaires avant notre ère, constituaient une des principales caractéristiques de la culture du Néolithique et de l'âge du bronze dans le monde entier. On pense généralement que ces mégalithes, qui consistent d'ordinaire en au moins deux blocs de pierre non taillée soutenant une énorme table de couverture, étaient de simples chambres funéraires érigées sur les corps ou les squelettes de notables défunts. Généralement situés dans des cimetières surélevés, ils présentent une grande valeur archéologique grâce aux informations qu'ils apportent sur les peuples qui les ont érigés, leurs systèmes social et politique, leurs croyances et rites, leur expression artistique et leurs cérémonies.

Le bien consiste en trois zones distinctes :
Le site de Gochang (8,38 ha) constitue le groupe de dolmens le plus important et le plus diversifié. Il se situe dans le village de Maesan. On y a dénombré plus de 440 dolmens de types divers.
Le site de Hwasun (31 ha) se situe sur les pentes d'une série de petites collines le long de la rivière Jiseokgang. Il comporte plus de 500 dolmens. On a identifié les strates d'où proviennent un grand nombre de blocs qui les composent.
Les sites de Ganghwa (12,27 ha) se trouvent sur les pentes montagneuses de l'île de Ganghwa. Généralement situés à une altitude plus élevée que les dolmens des autres sites, ils sont d'une facture plus ancienne.
Les sites de dolmens de Gochang, Hwasun et Ganghwa livrent de précieuses indications sur la façon dont les pierres étaient extraites, transportées et érigées et sur l'évolution des types de dolmens dans le nord -est de l’Asie.
