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7 juin 2014 6 07 /06 /juin /2014 16:50

Iesayu Tokugawa est shogun pendant l'ère d'Édo, il hésite pour décider lequel de ses fils devra lui succéder à la tête de l'empire. Pour l'aider son conseiller propose une confrontation entre deux groupes de ninjas. Le premier de la province d'Iga représentera l'aîné, Takechiyo, le second, de la province de Koga représentant Kunichiyo. Cela tombe bien puisque les deux clans se haïssent depuis des siécles mais n'avaient plus le droit de s'affronter. Inutile de dire que les combats vont commencer promptement et être d'une grande violence.

 

Basilisk

Histoire de pimenter un peu les choses, et reprenant un argument souvent utilisé, il se trouve que les héritiers de chacun des clans, Gennosuke de Koga et Oboro d'Iga sont amoureux mais figurent dans la liste des dix combattants et combattantes. La parité n'est pas respecté, certes, mais les femmes ont aussi le droit de se battre, de tuer, et de l'être !

L'amour et la mort vont donc, une fois encore, chevaucher de concert sur une route périlleuse !

Oboro est belle et naïve, elle n'est pas vraiment formée à l'art du combat mais possède des yeux capables de bloquer n'importe quelle technique ninja. Elle ne rêve que de paix et de vivre avec l'homme qu'elle aime. Comment parviendra-t-elle à tuer son amant devenu son adversaire ? Gennosuke de son côté est un ninja très doué et dispose d'une technique forçant toute personne désirant sa mort à se suicider.

Très pratique !

Basilisk

Le manga court sur 5 volumes seulement, très denses et violent, les ninjas combattant avec férocité, peu soucieux de survivre du moment que leur clan triomphe. Au final ne resteront que les deux jeunes gens, les dix-huit autres ayant trouvé la mort au fur et à mesure des combats non sans que nous ayons le temps de faire la connaissance de chacun.

Il serait dommage que je vous dévoile la fin de ce manga dont les racines plongent profondément dans la culture japonaise tout en dessinant une galerie de portraits dominé par un couple symbole de l'amour impossible s'affrontant à l'honneur, au sens du devoir plus important que tout.

 

À signaler qu'il s'agit de l'adaptation du roman de Futaro Yamada. Il deviendra plus tard une série d'animation que je vous recommande. 

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6 juin 2014 5 06 /06 /juin /2014 07:29

Indochine 1940, sous l'occupation française. C'est à Kim, 15 ans, que revient la charge de mener ses deux buffles loin des terres inondées du Sud. Seule richesse de la famille, ces buffles doivent arriver sains et saufs aux Monts Bâ-thé. A travers ce voyage dangereux dans des paysages immenses et recouverts par l'eau, Kim apprend la vie d'adulte. Il intègre une bande de gardiens de buffles, brigands à leurs heures, et découvre un univers d'hommes fait de rixes, d'alcool et de pillages. Progressivement, cette violence laisse place à l'amitié, l'amour et le bonheur d'être libre.

Au début des années 40, l'Indochine est frappée par de violentes inondations. Une famille vivant de la culture du riz a pu sauver des flots sa seule richesse, deux buffles imposants. Mais le fourrage vient à manquer pour les nourrir. Kim, un adolescent de quinze ans, se voit alors confier une tâche primordiale : conduire les deux bêtes de somme affamées à l'abri. Le garçon se rend alors vers les monts Bâ-thé où l'herbe est grasse. Chemin faisant, il traverse un monde de convoitise où règne la malveillance. Déterminé à ne pas faillir, il poursuit sa mission en compagnie des deux buffles. Il parvient alors à découvrir l'amitié, l'amour et la liberté. Sans doute l'adolescent est-il devenu un peu plus adulte...

Né au Vietnam en 1956, Nghiem-Minh Nguyen-Vô fait ses débuts de cinéaste avec ce film, salué dans plusieurs festivals, à juste titre. C'est la description attentive de la vie d'un jeune garçon qui, pour sauver les deux buffles de sa famille, doit chercher de l'herbe verte au milieu des terres inondées de l'Indochine, en 1940. Si la matière du film apparaît d'abord presque documentaire, la mise en scène est aux antipodes du reportage : superbement cadrés, les paysages deviennent le décor d'une évocation assez mélancolique du passé. Tout en nous montrant concrètement la difficulté de la vie du jeune Kim et des autres gardiens de buffles, Nghiem-Minh Nguyen-Vô n'hésite pas à choisir une tonalité assez littéraire. Il s'inspire d'ailleurs d'un écrivain vietnamien, Son Nam. Etonnamment maîtrisé, le film devient peu à peu une réflexion sur la mémoire. Kim est un garçon solitaire, marginalisé par son travail, qui le fait entrer dans le monde des voyous, ces gardiens de buffles sans éducation, prêts à tout pour se sauver de la misère. Mais ce paria n'en hérite pas moins d'une histoire familiale qu'il devra comprendre, accepter pour pouvoir la transmettre. C'est précisément ce que fait Nghiem-Minh Nguyen-Vô avec ce film qui tire de l'oubli des êtres auxquels le cinéma ne s'était pas intéressé, et leur rend hommage. Le propos est, évidemment, très spécifique, et assez décalé par rapport à celui de la majorité des réalisateurs aujourd'hui. Il n'en est que plus précieux.

 

http://laculturesepartage.over-blog.com/2014/01/challenge-vietnam.html

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5 juin 2014 4 05 /06 /juin /2014 07:21

Dieu et la science, et non pas Dieu hait la science, ou comme le voudraient certains : Dieu Est la Science, ou le contraire !

Vaste question, dont nous savons qu'elle n'aura pas de réponse, pour l'instant, le jour ou une démonstration probante sera faite qu'Il existe ou pas sera une date dans l'histoire de l'humanité.

Premier pas, définir les religions, et ce qui les rassemble, 8 critères se retrouvent en chacune, ou presque :

Le récit des origines, à l'exception du bouddhisme ; La perspective d'un au-delà, que ce soit par la possibilité d'accéder au Paradis, ou à l'Enfer, ou un cycle de réincarnation dont elle devra se libérer pour accéder à l'immortalité ; Des obligations morales, encore que sociales conviendraient mieux, règles du vivre ensemble établies autour d'un principe simple : traiter l'autre comme on voudrait être traité, nul besoin d'une quelconque déité pour cela mais la nature humaine rend obligatoire une autorité supérieure et menaçante ; Une pratique individuelle pour entrer en lien (d'où le terme de reli-gion) avec sa divinité ; Des rites collectifs où l'individu se souvient qu'il fait partie d'un troupeau groupe ; Des lieux sacrés ; L'appartenance à une communauté, ravivé par les rites collectifs vu ci-dessus, mais aussi à l’entraide, non sans qu'apparaissent parfois des schismes pouvant s'exprimer violemment ; Une institution hiérarchisée, plus ou moins développée, plus chez les catholiques, moins chez les hindouistes ou les musulmans sunnites.

 

La foi se cache forcément dans notre cerveau ou dans nos gènes. En 2004 Dean Hamer proclama qu'elle se tenait dans le gène VMAT2, régulateur de monoamine, un neurotransmetteur dont dépendrait l'optimisme. Sa théorie eut un grand retentissement médiatique, elle était faite pour ça, mais n'eut jamais de démonstration scientifique. Des gens ont cru à cette idée, peut-être en restent-ils encore ! Autre voie de recherche, la sérotonine dont le taux est supérieur chez les individus empreints de religiosité, là encore la preuve reste à apporter. L'imagerie médicale est aussi mise à contribution pour étudier les effets d'états spirituels particuliers comme la méditation. Des pathologies pourraient être causes d'expériences religieuses ''extrêmes''. L'épilepsie du lobe temporal expliqueraient les visions de l'archange Michel et les voix entendues par Jeanne d'Arc, cette région est impliquée dans de nombreuses fonctions cognitives. Michael Persinger, chercheur en neurosciences cognitives a provoqué des crises épileptiques temporales montrant ainsi que plus ce lobe était sensible plus le sujet pouvait ressentir régulièrement des expériences religieuses profondes. Encore une fois il s'agit d'une piste de recherche, ces expériences et cette pathologie se rencontrent souvent séparément.

Après la neurologie et la psychiatrie la psychologie cognitive est appelée à son tour à la barre pour nous éclairer sur les mécanismes qui nous amènent à croire en Dieu ou accepter le surnaturel (encore que ce terme mériterait, à mon sens, d'être précisé).

Selon l'anthropologue Pascal Boyer tout se passe comme si la religion ''parasitait'' les mécanismes de base de notre cerveau : ''Les concepts religieux réussissent d'autant mieux que leur représentation repose sur des capacités mentales que nous activerions avec ou sans religion.'' Notre intuition nous amène à détecter derrière tout phénomène un agent doué d'intentions ayant causé ledit phénomène. Selon Justin Barret, le concept de dieux et d'esprits anthropomorphes nous est naturel parce que nous sommes dotés d'un système de détection des agents ''hypersensibles'' qui nous en fait voir partout. Tendance montrant des visages sur la lune ou dans les nuages. Capacité utile autrefois pour détecter les proies et éviter les prédateurs, de nous jours elle nous ferait croire à la présence d'entités divines autour de nous.

Pour l'heure les racines de la religion sont introuvables dans nos gènes, impossible de la visualiser dans notre cerveau ou d'isoler une molécule de la foi.

Ce numéro spécial offre beaucoup d'articles intéressants et instructifs, sur les premiers lieux de cultes par exemple même s'il n'existe aucun moyen de savoir quand l'idée du divin est née. Peut-être pour expliquer des interrogations nouvelles auxquelles la science apportera de vraies réponses un jour, ou pas. Quelle fut l'importance de la perception de la mort, de la peur qu'elle provoqua compensée par l'invention d'un au-delà accessible et rassurant ? L'étude de crânes préhistoriques permettra-t-elle de dater la naissance du phénomène religieux ?

Reste l'utilité de la religion, sa fonction sociale, de soutien collectif favorisant la survie. La pratique publique de la religion contribuant à consolider un groupe en compétition (déjà) avec d'autres.

Possibilité déstabilisante pour certains, l'étude des (autres) animaux, leurs comportements en cas de décès d'un congénère, la soumission au dominant, les comportements superstitieux. Anthropomorphisme diront-ils, peut-être, mais l'anthropocentrisme est-il plus valide ?

Un magazine foisonnant sur ce que nous sommes, ou croyons être qui n'évite pas l'athéisme, évoque la place de la religion en France et tellement de sujets que je vous invite à la lire, vous y rencontrerez Copernic, Newton et de nombreux savant qui voulurent comprendre l’œuvre de Dieu et donnèrent naissance à la science moderne, un sentiment qui semble avoir perdu son rôle moteur dans la recherche même si certains savants de grandes qualités sont de fervents religieux, ce qui ne veut pas dire qu'ils comprennent eux-même ce en quoi ils croient et encore moins pourquoi ils le font.

Dieu a-t-il encore un sens ? La religion, elle aussi, est-elle condamnée à évoluer pour ne pas disparaître ?

Les recherches continuent, si elles n'ont rien donné de certifié c'est peut-être qu'elles n'ont pas, encore, été conduites au bon endroit. Il est sûr que ce sujet refera la une dans quelques années, je le suis moins d'être toujours là pour vous en faire part.

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4 juin 2014 3 04 /06 /juin /2014 07:34

(Speedy Scandal 과속스캔들)

 

Il y a quelques années, Nam Hyeon-Soo était un idole très populaire parmi les adolescent qui le considérait comme un dieu. Bien qu'il ait aujourd'hui la trentaine, il est toujours une célébrité très demandée et l'animateur d'une émission de radio écoutée par des millions de personnes. Mais un jour, une jeune mère célibataire nommée Jeong-Nam envoie son histoire à l'émission de Hyeon-Soo. Elle y raconte son désir de rencontrer son père qu'elle n'a jamais vu et sa vie fascine tellement les auditeurs qu'elle va propulser l'émission à la place de numéro 1. Mais un jour, Hyeon-Soo va rencontrer Jeong-Nam et son fils de 7 ans, Gi-Dong, et cette dernière va lui avouer qu'il est son père. Comment Hyeon-Soo arrivera-t-il à sauver son image de célébrité?

Speedy Scandal est le film le plus vu de 2008 avec 8 millions de places vendues, le deuxième étant "Le bon, la brute et le cinglé" et le troisième "The Chaser".

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3 juin 2014 2 03 /06 /juin /2014 06:47

L’œuvre de Kafka se décale du monde pour mieux le décrire, pour ce faire outre un regard pénétrant et un style acéré il importe d'avoir dans le réel une assise assez sûre pour oser regarder plus loin que les apparences qui nous entoure. J'aime à penser que Franz ne perdit jamais conscience de son environnement par la magie des sentiments que lui inspirèrent quelques femmes au long de sa vie. Par elles il trouva en lui la force nécessaire à l'élaboration de son œuvre. Si celle-ci fut souvent inachevé peut-être fut-ce par la fragilité des relations qu'il nouait.

 

Ainsi Felice qu'il rencontre à Prague en août 1912, à qui il écrit avant de rédiger Le Verdict qu'il dédie à la jeune femme : Mademoiselle Felice B.

Kafka idéalise plus qu'il aime et la confrontation de l'idée qu'il se fait et de la personne ''en vrai'' le déçoit. Des fiançailles sont annoncées, rompues, renouées, le mariage s'approche et l'auteur s'enfuit avant qu'il ne soit trop tard.

 

 

 

 

 

 

Il imagine ensuite épouser Julie en dépit de l'opposition de sa famille mais une fois encore il renonce avant de s'engager. C'est l'occasion pour lui de rédiger sa Lettre au père (pas Noël celui-là!).

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Par la suite il va nouer une relation plus forte, plus intense, plus violente avec Milena Jesenskà qui voudrait traduire ses textes en tchèque, d'autant plus passionnée qu'elle est mariée, l'idéal pour lui qui préfère l'inaccessible. Pour, ou avec, elle il va construire le Château, bâtisse immense, complexe, hantée de fantômes sans âmes, pleine de couloirs sans destinations et de questions sans réponses. Ils ne se rencontreront que deux fois : 4 jours à Vienne et un jour à Gmünd. Refusant de divorcer, raison officielle, Kafka mit fin à leur relation.

Écrire des lettres, c'est se mettre nu devant les fantômes ; ils attendent ce moment avidement. Les baisers écrits ne parviennent pas à destination, les fantômes les boivent en route.

 

Vient ensuite Dora Diamant, polonaise et hassidique en attente de départ pour la Palestine. Elle va rencontrer Kafka sur les bords de la Baltique. Une relation stable plus qu'un amour, apportera la paix à l'auteur déjà malade de la tuberculose qui l'emportera onze mois plus tard. Ensemble ils vont s'installer à Berlin alors que l'ombre de la mort se profile. Cette dernière permit-elle à Kafka d'accepter cette relation ? Elle détruira, à la demande de Franz une partie de l’œuvre de celui-ci. Contrairement aux autres relations que tissa FK il reste très peu de traces écrites de celle-ci, les lettres et carnets témoignant de leur vie ensemble ont été volé par la Gestapo. Des années plus tard, après la chute du mur de Berlin, Dora entamera des recherches pour retrouver ces documents.

Il serait profitable de les retrouver pour obtenir une vision plus juste de Kafka qui pourrait moins ressembler à ses personnages qu'il y paraît. Dora le disait amusant et Max Brod, son meilleur ami, qu'il était la personne la plus drôle qu'il ait jamais rencontré.

Une fin heureuse dans la réalité vaut mieux que cent dans la fiction.

Celle de ce challenge le sera-t-elle aussi, à vous de juger.

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2 juin 2014 1 02 /06 /juin /2014 07:25

Palais Changdeokgung

Construit au XVe siècle sous la dynastie Joseon, Changdeokgung occupe un site de 57,9 ha à Jongno-gu, au nord de Séoul, au pied du pic Ungbong du mont Baegaksan, la principale montagne tutélaire au titre de la géomancie.

Changdeokgung est un exemple exceptionnel de bâtiments officiels et résidentiels intégrés dans leur cadre naturel et harmonisés avec cet environnement construit pour faire office de palais secondaire par rapport à celui de Gyeongbokgung et il s'en distingue par ses buts et sa disposition au sein de la capitale. Il a été conçu pour épouser la topographie en conformité avec les principes du pungsu : les structures du palais ont été placées au sud et on a aménagé au nord un vaste jardin sur l'arrière, appelé Biwon ou jardin secret.

Les bâtiments officiels et résidentiels qui composent l'ensemble ont été conçus selon les principes traditionnels d'organisation des palais. Les bâtiments et les structures comprennent trois portes et cours (une cour administrative, une cour de la résidence royale et une cour des audiences officielles) et la zone résidentielle à l'arrière  de la zone administrative est agencée selon les principes du ''sammun samjo (三門三朝)'' et du ''jeonjo huchim (前朝後寢)''.

Le jardin a été aménagé en terrasses plantées de pelouses, d'arbres à fleurs et de fleurs et abrite un bassin de lotus et des pavillons dressés contre un arrière-plan boisé. Il recèle plus de 56 000 spécimens de diverses espèces d'arbres et de plantes, dont des noyers, des chênes blancs, des zelkovas, des pruniers, des érables, des noisetiers, des charmes, des ifs, des gingkos et des pins.

Changdeokgung a fait office de palais secondaire par rapport à Gyeongbokgung pendant deux cents ans mais il a été le premier reconstruit après l'incendie des deux palais survenu lors de l'invasion japonaise de la fin du XVIe siècle, et il a dès lors servi de siège à la dynastie pendant deux cent cinquante ans. Ce bien a eu une grande influence sur le développement de l'architecture, de la conception des jardins et des  paysages et des arts apparentés en Corée pendant de nombreux siècles. Il témoigne de valeurs architecturales sophistiquées, en harmonie avec un magnifique environnement.

 

Forteresse de Hwaseong

Hwaseong est une forteresse de l'époque de la dynastie de Joseon qui entoure le centre de la ville de Suwon, dans la province de Gyeonggi-do. Elle a été érigée à la fin du XVIIIe siècle par le roi Jeongjo à des fins défensives et pour abriter les restes de son père, le prince royal Jangheon. Les remparts massifs de la forteresse, longs de 5,74 km, entourent une surface de 130 ha et épousent la topographie du terrain. La principale rivière de Suwon, le Suwoncheon, traverse le centre de la forteresse.

Les murs présentent un certain nombre de structures défensives, pour la plupart intactes. Les portes principales sont implantées aux quatre points cardinaux. La porte Paldalmun au sud et la porte Janganmun au nord sont d'impressionnantes structures en bois à deux étages, construites sur un socle de pierre, flanquées de plateformes de garde et protégées par des ravelins en demi-lune de brique cuite. Elles sont reliées par une voie principale traversant le complexe. Les portes ouest (Hwaseomun) et est (Changnyongmun) sont des constructions à un étage protégées par des ravelins.

La forteresse de Hwaseong se distinguait des forteresses chinoises et japonaises en ceci qu'elle conjuguait des fonctions militaires, politiques et commerciales. Conçue par Jeong Yakyong, un savant reconnue issu  de l'École d'études pratiques, elle se caractérise par une planification soigneuse, l'alliance d'éléments résidentiels et défensifs et la mise en application des dernières découvertes scientifiques. En combinant  les concepts de certaines des meilleures réalisations occidentales et extrême-orientales, elle représente l'apogée de l'architecture militaire du XVIIIe siècle. Hwaseong a également ceci d'unique qu'elle tire profit de la topographie pour atteindre une efficacité défensive optimale.

Des archives de la construction de Hwaseong, publiées en 1801, décrivent en détails la conception et l'édificationde la forteresse.

 

Site de dolmens de Gochang, Hwasun et Ganghwa

Les sites de dolmens de Gochang, Hwasun et Ganghwa présentent la densité la plus forte et la plus grande variété de dolmens de la Corée et, de fait, de la planète. Les dolmens sont des monuments funéraires mégalithiques qui, aux IIe et Ier millénaires avant notre ère, constituaient une des principales caractéristiques de la culture du Néolithique et de l'âge du bronze dans le monde entier. On pense généralement que ces mégalithes, qui consistent d'ordinaire en au moins deux blocs de pierre non taillée soutenant une énorme table de couverture, étaient de simples chambres funéraires érigées sur les corps ou les squelettes de notables défunts. Généralement situés dans des cimetières surélevés, ils présentent une grande valeur archéologique grâce aux informations qu'ils apportent sur les peuples qui les ont érigés, leurs systèmes social et politique, leurs croyances et rites, leur expression artistique et leurs cérémonies.

Le bien consiste en trois zones distinctes :

Le site de Gochang (8,38 ha) constitue le groupe de dolmens le plus important et le plus diversifié. Il se situe  dans le village de Maesan. On y a dénombré plus de 440 dolmens de types divers.

Le site de Hwasun (31 ha) se situe sur les pentes d'une série de petites collines le long de la rivière Jiseokgang. Il comporte plus de 500 dolmens. On a identifié les strates d'où proviennent un grand nombre de blocs qui les composent.

Les sites de Ganghwa (12,27 ha) se trouvent sur les pentes montagneuses de l'île de Ganghwa. Généralement situés à une altitude plus élevée que les dolmens des autres sites, ils sont d'une facture plus ancienne.

Les sites de dolmens de Gochang, Hwasun et Ganghwa livrent de précieuses indications sur la façon dont les pierres étaient extraites, transportées et érigées et sur l'évolution des types de dolmens dans le nord -est de l’Asie.

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1 juin 2014 7 01 /06 /juin /2014 07:46

Maurice Le grand est un caissier banal et timide en même temps qu'un peintre amateur. Il est marié à Adèle, une femme acariâtre qui le méprise. Alors qu'il est à Montmartre, sortant d'un banquet au cours duquel il but plus que de raison, il rencontre Lulu alors aux prises avec un jeune homme. Il va intervenir et la ''sauver'' avant de tomber amoureux d'elle, si différente de son épouse.

Il ignore alors que Lulu est une prostitué et l'homme avec lequel elle se disputait son souteneur, André, appelé Dédé dans le cadre de sa profession.

Les deux sentant la bonne affaire décident de tirer le maximum de Maurice qui va installer la jeune femme dans un petit appartement avant de la laisser ''emprunter'' ses toiles qu'elle va signer et qui vont rapidement atteindre des prix extraordinaires. Pour maintenir le niveau de vie de sa maîtresse Legrand va puiser dans la caisse de la bonneterie qui l'emploie, rien n'est trop beau pour entretenir l'illusion que Lulu l'aime pour lui-même.

''Tu t'es pas regardé dans la glace'' lui lancera-t-elle en le quittant alors qu'il ne lui reste plus rien.

 

Renoir filme sans complaisance la réalité des relations humaines, de l'aptitude de certain(e)s à mentir, à paraître autant que celle d'autres qui ne veulent pas voir, qui ne peuvent pas comprendre, sinon quand il est trop tard. Non qu'ils aient cru longtemps à l'illusion mais tant que faire semblant est possible pourquoi ne pas continuer à feindre quel que soit le prix à payer ?

 

Le pire n'est jamais sûr, il n'est que certain !

Non ?

 

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31 mai 2014 6 31 /05 /mai /2014 06:52

Des fils d'émotions pour la meilleure des sutures,

Cousant par son regard les lambeaux de ma chair

Que l'effroi lacéra en cent morceaux impurs

Dispersés dans la nuit tout au long des frontières.

 

Une incision, un cri, un moment de douleur,

Et tant d'autres encore pour un labeur étrange,

J'en aurais oublié et les mois et les heures

Appelant toujours plus les démons que les anges.

 

Je ne serais plus rien dispensé de souffrance,

Alors dans ses pensées j'ai érigé ma croix,

Chacun de ses refus clouera mon innocence,

Jusque dans mon tombeau j'emporterai ma foi.

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30 mai 2014 5 30 /05 /mai /2014 07:53

Le bienheureux André de Phú Yên’, jeune catéchise laïc vietnamien né vers 1625 dans la province de Ran Ran (Phú Yên) et mort à Kè Chàm est un martyr de la foi, mort le 26 juillet 1644. Il a été béatifié le 5 mars 2000.

Considéré comme le premier proto-martyr de l'Église vietnamienne, il est le patron de la jeunesse du pays.

André est baptisé en 1641. L’année suivante, sous l’insistance de sa mère, André est accepté parmi les proches collaborateurs du père Alexandre de Rhodes. Après une année d’études et de formation culturelle il entre dans le groupe de catéchistes appelé ''Maison de Dieu''.

 

En juillet 1644, le mandarin Ông Nghè Bô revient dans la province dont il est le gouverneur avec l’ordre du roi d'Annam de s’opposer au christianisme. Sa première idée est de s'en prendre aux catéchistes en général et à Alexandre de Rhodes en particulier. Celui-ci est absent quand des soldats viennent pour l'arrêter, à sa place ils arrêtent le jeune André et le conduisent au palais pour le présenter au gouverneur qui lui ''suggère'' de renoncer à sa foi. Ce à quoi André répond qu'''il n'est pas disposé à l'abandonner quelles que soient les conséquences''.

Celles-ci seront douloureuses mais insuffisante le faire changer d'avis. La souffrance fait partie de la foi et la mort ouvre la porte du Paradis, n'importe intégriste vous le dirait.

Au matin du 26 juillet 1644 deux André sont conduit à travers le marché de Kè Chàm, le premier a 19 ans, l'autre 73, unis par un même destin aux antipodes de leurs vies.

À cette différence que le plus âgé sera épargné en raison de son âge. Phu Yen sera exécuté en fin de journée. Jésus sera son dernier mot avant que le cimeterre ne lui tranche la gorge.

Liturgiquement il est commémoré le 26 juillet.

 

 

 

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29 mai 2014 4 29 /05 /mai /2014 07:21

Je fait souvent ce rêve étrange et attirant

De me trouver perdu en un lieu mystérieux.

Autour de moi des murs, ces amis accueillant

Des livres par millions allant du sol aux cieux.

 

Quand le réel se fait inamical ou triste,

Je sais où dénicher une compensation,

Une porte en papier pour entrer sur la piste,

M'imaginant ainsi plonger dans la fiction.

 

Des fauves à dompter, des mondes à explorer,

Tant d'aventures d'ailleurs, d'odeurs à découvrir.

Des combats, des périls, l'enfer à traverser,

Affronter l'inconnu sans risque de périr.

 

Je suis un conquérant arpentant le cosmos,

Un savant fou rêvant d'asservir l'univers,

Quand la page est tournée l'impression était fausse

Et me voilà poète explorant par mes vers

 

Cent mondes différent changeant à chaque rime.

Un moment criminel, ensuite détective,

Traversant les années pour commettre mes crimes,

Observant le divin, quêtant la perspective

 

Qui ouvrirait le temps jusqu'à son origine.

Y porter mon regard, y jeter mon esprit.

Être rien, être tout, infernale ou divine,

L'imagination se paiera au juste prix.

 

Un titre en lettre d'or ou un roman de gare,

Chacun est un chemin que j'ai plaisir à suivre

Jusqu'à son dernier mot noyé dans mon regard

Avant de le quitter en croyant être ivre.

 

Et puis j'ouvre les yeux, l'illusion disparait,

Tel un flot le réel à nouveau me submerge,

Portant routine fade et sa banalité,

Alors, face au destin, je reste sur la berge.

 

Bientôt j'embarquerai pour un nouveau voyage,

Espérant dans mon cœur qu'il sera le dernier,

Sur l'océan des mots naissent bien des mirages,

Quand l'un m'emportera j'y trouverai la paix.

 

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Bienvenue sur ce blog ! Vous y découvrirez mes goûts, et dégoûts parfois, dans un désordre qui me ressemble ; y partagerez mon état d'esprit au fil de son évolution, parfois noir, parfois seulement gris (c'est le moins pire que je puisse faire !) et si vous revenez c'est que vous avez trouvé ici quelque chose qui vous convenait et désirez en explorant mon domaine faire mieux connaissance avec les facettes les moins souriantes de votre personnalité.

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