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19 avril 2014 6 19 /04 /avril /2014 07:02

Les origines de l'homme (Marine Haquin / Tim White)

Conformément à ce qu'écrivit Charles Darwin ''La lumière sera faite sur l'origine de l'homme et son histoire'' la science remonte l'histoire de l'homo sapiens, les méthodes de datation sont basées sur la décroissance radioactive mesurant la variation régulière de la radioactivité dans les noyaux de certains éléments chimiques permettant de localiser dans le temps les couches géologiques contenant des fossiles tel que ''Ardi'' (Ardipithecus ramidus). La tomographie permet de reconstituer les fossiles sans les abimer, le fossile est scanné par tranches assemblées ensuite numériquement.

Les outils de la paléontologie ont eux aussi évolués, c'était bien le moins, depuis les brosses et les petits marteaux !

Depuis Darwin les primates non sapiens mais plus proche de celui-ci que du chimpanzé étaient appelé Hominidae, les études moléculaires confirment que les grands singes d'Afrique nous sont génétiquement très similaires (et j'en suis désolé pour eux!). Les Hominidae sont donc composé désormais des chimpanzés, des gorilles, des bonobos, des orangs-outans et des sapiens, celui-ci formant depuis sa séparation d'un ancêtre commun une branche appelé Hominina née il y a 7 millions d'années quand une espèce d'Hominini donna naissance à la lignée des Hominina et celle des Panina, celle des chimpanzés.

Il y a 12 millions d'années la Terre était la planète des singes (elle pourrait le redevenir avant moins de temps que ça, beaucoup moins!). 5 millions d'années plus proche de nous vivait l'espèce dont nous sommes la continuité, avec notre cousin chimpanzé, 2 millions d'années s'écoulent encore avant l'apparition d'un genre capable de bipédie embryonnaire. Puis ce fut Australopithecus avant l'émergence d'Homo erectus qui repoussa les frontières de son territoire, envahissant l'Europe et l'Asie avant que l'Homo (pseudo) sapiens conquière toute la planète avant de lever la tête et de se dire qu'il y en a d'autres non sans, durant de longue périodes, partager la Terre avec des ''cousins'' tel l'Australopithecus robustus, avant que celui-ci ne s'éteigne, de lui-même semble-t-il.

Stephen Jay Gould déclara en 1977 que l'arbre des Homididae était ''broussailleux'', on en dénombre plus de vingt-cinq espèces, donnant ainsi raison au paléontologue. De fait ces espèces ne sont pas toutes vraiment différentes mais des variantes d'un type principal.

Pour Jean-Baptiste de Lamarck le recul des forêts au profits des plaines, prairies et savanes fut fondamental pour nos ancêtres, les incitant à développer la bipédie afin de voir au loin et l'emploi de ses mains pour le transports d'objets. Idée aujourd'hui remise en question, des fossiles d'Ardipithecus ayant été retrouvés dans des milieux boisés mais aussi dans les plaines, ce ne serait donc pas l'extension de celles-ci qui aurait provoqué son adaptation à un nouveau milieu mais son besoin d'expansion.

Autre ancêtre source d'interrogation, Néandertal et sa relation à l'homo sapiens. Si les deux espèces différaient, elles coexistèrent longtemps et il semble qu'il y ait eu des croisements et des gènes néandertaliens s'intégrèrent au génome sapiens avant que le premier ne disparaisse pour des raisons inconnues.

Et la civilisation dans tout ça ? Est-elle vraiment née comme on le dit depuis longtemps avec l'agriculture et la domestication des plantes et animaux, celle-ci conduisant les hommes à se sédentariser et construire des villes ? L'idée est remise en cause avec la découverte su le site de Göbekli Tepe (Turquie), monumental ensemble de piliers gravés édifié il y a 11 000 ans, soit à une époque où ses constructeurs étaient encore des chasseurs cueilleurs. Il se pourrait que la religion et les rituels soient les causes et non des conséquences de la domestication et de l'agriculture.

Quid de l'exode de l'Homo hors d'Afrique ? Plusieurs vagues se succédèrent, les premières sont sans descendance aujourd'hui, il faut attendre – 170 000 ans avant que notre lignée ne quitte son continent originel pour envahir le monde. Les similitudes de notre ADN démontrent que nous appartenons à une espèce relativement jeune et, peut-être, amenée à se segmenter dans l'avenir, si avenir il y a, ce qui n'est pas démontré !

Restent les 10 énigmes concernant notre espèce :

Pourquoi ne ressemblons-nous pas plus aux chimpanzés alors que nous avons avec lui plus d'ADN en commun qu'une souris avec un rat ?

Pourquoi sommes-nous devenus bipèdes au prix de grands bouleversements anatomiques ?

Pourquoi le développement technologique fut-il si lent dans le passé alors qu'il accélère maintenant ?

Quand le langage est-il apparu (et est-ce une bonne chose considérant le nombre de c... que nous devons entendre chaque jour) ?

Pourquoi nos cerveaux sont-ils si grands (et l'intelligence si rare) ?

Pourquoi avons-nous perdu notre fourrure (regret que nombre de c...asses semblent éprouver) ?

Pourquoi avons-nous colonisé la planète ? Une longue stabilité climatique aurait pu provoquer une explosion démographique nous incitant à chercher un nouvel habitat. Il existe un gène de ''recherche de la nouveauté'', le DRD4-7R, plus fréquent dans les populations ayant migré plus vite et plus loin de l'Afrique.

Certains d'entre nous sont-ils des hybrides ? Nous avons entre 1 et 4% de gènes néandertalien, les Mélanésiens ont 7 % de gènes des Denisovans (habitants anciens de la Sibérie).

Avons-nous tué Néandertal ? Notre plus grande maîtrise de la coopération et de l'emploi d'outils nous permit-il de l'emporter alors qu'il y a peu de preuves de rencontres ou le changement climatique fut-il déterminant ?

Existe-t-il d'autres hominidés vivants ? Homo sapiens est-il seul ? Rien ne le démontre mais rien ne prouve le contraire non plus. À chacun de choisir ce qu'il préfère !

Le monde des sciences - les cahiers 2 (4/4)
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18 avril 2014 5 18 /04 /avril /2014 07:47

vit le jour le 10 juillet (belle date!) 1910 dans la province de Bình Định alors en Indochine Française dans une fratrie de 13 enfants et reçut une éducation secondaire à Saigon, ou Hanoï, les sources divergent sur ce point, pourquoi pas dans les deux ? Très tôt il se mit à écrire de la poésie et reçoit pour cela le Premier prix de Poésie aux Jeux Floraux d'Indochine en 1936 pour une série de textes, écrit en Français ''Une voie sur la voie'' montrant qu'il a subi à la fois l'influence du symbolisme de Mallarmé que celle des surréalistes, artistes souvent ignoré des poètes Vietnamiens de l'époque.

Il écrivit aussi une introduction à l’œuvre de Hàn Mc Tứ : Gái quê (1936) puis devint journaliste dans plusieurs quotidiens français à Bình Định, Huế et Saigon comme l'Impartial et la Gazette de Hue avant de partir pour la métropole en 1938 où il s'inscrivit à la Sorbonne sans pouvoir terminer son doctorat pour cause de Seconde 

Guerre Mondiale, ce qui est bonne excuse, et la mort de son directeur de thèse.

Par la suite il épousa une actrice allemande, dont il divorça, écrivit poèmes, romans et pièces jusqu'aux années 1970 où, alors que la guerre faisait rage dans son pays natal, il y retourna pour la première fois depuis son départ. Sur le conseil de son ami, le premier ministre Nord-Vietnamien Phạm Văn Đồng il finit par rentrer en France où il mourut le 27 avril 1992 à Créteil.

En 1961 il obtint le Grand prix du roman de l'Académie Française pour Perdre la demeure, roman sur la société japonaise, du Moyen-Âge à l'époque contemporaine, mais son œuvre majeure reste Des Femmes assises çà et làparu chez Gallimard, Collection Blanche le 21 08 1964 dans laquelle le narrateur, sans nom, est déchiré entre deux cultures ; deux mondes coexistent dans son esprit, le premier illustré par trois femmes françaises, l'autre par sa mère et ses devoirs envers celle-ci qui vient de lui envoyer du Vietnam un télégramme où elle écrivit ces simples mots : J'attends pour mourir.''

Un roman sur une déchirure impossible à gommer, sur un amour insaisissable et des réponses introuvables. Les certitudes rassurent ceux qui ignorent la vie.

Vous pouvez lire aussi : Frères de sang. Éditions du seuil, 1947 ; Les Yeux courroucés. Gallimard, 1958 ; Les contemporains. Gallimard, 1959.

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17 avril 2014 4 17 /04 /avril /2014 07:36

Les vampires sont à la mode depuis longtemps jusqu'à avoir été exploités à tort et à travers, ce qui dû leur déplaire, mais c'est une autre histoire. Pourquoi ne pas donner leur chance aux zombies, pour autant que ce terme ait une signification pour eux, ou une utilité.

Bref, la concurrence entre les morts-vivants fait rage et les successeurs de Dracula voit monter celle de leurs presque semblables.

Que s'est-il passé peut se demander Rick Grimes, policier se réveillant dans un monde tellement différent de celui qu'il a quitté quelques jours plus tôt, blessé dans une arrestation qui s'est mal passé et l'a laissé dans le coma. Quand il sort il découvre des être étranges qu'il mettra du temps à identifier comme des morts-vivants. On le comprend !

Je me dois de reconnaître n'avoir jamais lu la bande dessinée de Kirkman mais seulement vu son adaptation par Frank Darabont produite par la chaîne AMC. Nous allons suivre Rick à la recherche de sa famille, rencontrer avec lui quelques survivants épars et le voir échapper à des hordes de zombies affamés. À aucun moment nous ne saurons ce qui s'est passé, ni quel intérêt peuvent avoir ces êtres à vouloir dévorer les vivants, s'ils sont morts quel utilité pour eux de manger ?

Nous pouvons cependant imaginer une infection au niveau planétaire, d'une rapidité inédite, puisqu'il suffit d'une morsure pour se voir transformé mais aussi de mourir, plus ou moins naturellement, pour connaître le même sort. Plus tard nous verrons ce qui se passe dans le cerveau d'une ''victime''. Avant sa mort nous voyons son cerveau fonctionner normalement, après, contrairement à l'habitude, il fonctionne encore, mais dans sa région la plus ancienne, celle des instincts, la conscience et l'intelligence ont disparues, définitivement. Nous apprendrons ensuite que tout le monde est infecté, sans exception, mais qu'il faut une autre condition pour que la ''maladie'' s'impose bien que cela ne semble pas avoir été nécessaire au début.

Pas de suspens, Grimes va retrouver sa femme et son fils, son partenaire quand il patrouillait, d'autres personnes encore. Ensemble ils vont tenter de survivre, d'abord en échappant aux zombies qui errent partout, et ne se fatiguent jamais, mais aussi en cherchant de quoi s'alimenter, du carburant pour leurs véhicules, des lampes, des piles et toutes sortes de choses dans un monde où la société n'existe plus, où l'individu est confronté à ses peurs, pulsions, envies ou besoins. C'est finalement l'intérêt de cette série, s'il s'agissait d'abattre des morts-vivants à tour de bras ce serait vite fastidieux. Les circonstances révèlent les caractères, ceux qui sont prêt à tout pour survivre, ceux qui espèrent, ceux qui refusent. Ils vont devoir fuir, se cacher, se battre, tisser des liens avec d'autres groupes, s'associer avec eux ou les combattre, voir mourir leurs proches, devoir tuer leurs ennemis, vivants, et reprendre la route pour recommencer en quête d'une espérance qui n'a pas besoin de support pour être motivante. L'envie de vivre, l'instinct là encore, agite devant la conscience une illusion en laquelle il s'efforce de croire.

Plus que face aux zombies l'individu est face à lui-même sans les facilités de la civilisation, l'occasion de découvrir que celle-ci n'est pas indispensable.

Bien sûr il s'agit là d'une série qui nous donne l'opportunité d'imaginer ce que nous ferions si... en espérant que cela n'arrive jamais.

Pensez-y demain matin quand vous vous réveillerez !

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16 avril 2014 3 16 /04 /avril /2014 07:26

L'univers invisible (Hélène Perrin et Michal Rowan-Robinson)

Nos yeux ne voient pas tout, loin de là, aussi lorsque nous observons le ciel la nuit ne voyons nous qu'une infime partie de ce que contient l'Univers, principalement les étoiles de notre galaxies émettant la lumière visible entre 390 et 750 nanomètres. Les télescopes optiques nous permettent de voir plus loin mais ce sont les instruments explorant la partie invisible du spectre : les rayonnements infrarouges découverts en 1800 par l'astronome William Herschel mais accessibles seulement depuis les années 1960. Depuis la mise en orbite du télescope IRAS nous découvrons les petits corps en orbite autour de certaines étoiles, première étape pour la découverte d'exoplanètes. L'exploration infrarouge permet de débusquer les planètes massives à proximité de leurs étoiles, elle permet aussi d'observer la naissance et la mort des étoiles, elle nous permet de retracer la genèse de la formation des étoiles et des galaxies. L'expansion de l'Univers fait que la lumière émise par les galaxies s'éloignant subit un phénomène de rougissement, le redshift. La lumière émise il y a des milliards d'années nous apparaît décalée vers le rouge ou l'infrarouge.

Autre moyen d'explorer le cosmos, les télescopes radio et micro-ondes observant des rayonnements provenant des objets les plus froids comme le fond diffus cosmologique à 2,7 K (rayonnement fossile découvert par hasard en 1965 par Penzias et Wilson - Nobel de physique en 1978 – en cherchant à étalonner le bruit de fond généré par l'antenne et par l'atmosphère terrestre, empreinte de l'époque chaude et dense de l'Univers 380 000 ans après le Big Bang).

Mais la majorité des ondes est émise par rayonnement synchrotron, par de la matière accélérée, dans les quasars (trous noir supermassifs situés au centre des galaxies, les ondes étant produites par les électrons du gaz) et les pulsars (étoiles à neutrons dont la rotation module le rayonnement). Au Nouveau Mexique a été construit le Very Large Array comptant 27 antennes paraboliques orientables de 25 m de diamètre chacun disposées selon un Y avec deux branches de 21 km et un pied de 19 km. Les signaux sont combinés pour obtenir une image haute résolution.

D'autres ''yeux'' sont tournés vers l'Univers, le télescope Fermi par exemple. Lancé en juin 2008 traquant les rayons gamma émis par les objets célestes. Il étudie les trous noirs supermassifs mais aussi les pulsars, les éruptions solaires, les restes de supernovæ.

L'avenir promet d'être intéressant et riche de découvertes astronomiques. Hubble sera opérationnel jusqu'à 2018 puis être remplacé par le James Webb Space Telescope (JWST) produit de la collaboration entre la NASA et l'ESA. Ce dernier explorera le ciel dans l'infrarouge, étudiant la lumière des premières étoiles et galaxies ainsi que les systèmes exoplanétaire. Autre projet, toujours dans l'infrarouge, le SPICA, fils de l'union de l'Agence spatiale japonaise JAXA et de l'ESA sans oublier le radiotélescope terrestre ALMA (Atacama Large Millimeter/submillimiter Array) installé dans le désert d'Atacama au Chili et composé de 60 antennes permettant de réaliser des observations dans les domaines millimétrique et sub-millimétrique, longueurs d'onde fournissant des informations sur les conditions chimiques et physiques régnant dans les nuages moléculaires, ces régions denses de gaz et de poussières où naissent les étoiles.

Et je n'oublie pas l'ATHENA, l'Advanced Telescope for High Energy Astrophysic possiblement mis en orbite en 2028... Autant dire que ce n'est pas encore fait. Tous ces projets se réaliseront-ils ? J'en doute un peu mais autant voir grand quand on veut explorer l'espace.

Le monde des sciences - les cahiers 2 (3/4)
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15 avril 2014 2 15 /04 /avril /2014 07:17

(도가니Dogani) un film écrit et réalisé par Hwang Dong-yeok en 2011, basé sur un roman de gong Ji-yeong lui-même inspiré d'une histoire vraie, celle d'abus sexuels subis par des étudiants sourds de l'école de Gwangju Inhwa en 2005.

Gang In-ho est professeur, nouvellement nommé à l'université de Benevolence, dans la ville, imaginaire, de Mujin. Il vient enseigner l'art aux étudiants sourds mais devine rapidement qu'un secret se dissimule quelque part. Les enfants sont trop renfermés sur eux-mêmes, refusent de communiquer comme si leur handicap était l'autisme plutôt que la surdité. Il va donc mener son enquête et découvrir une vérité qu'il mettra du temps à accepter tant elle est loin de la mission des éducateurs. Mais nous savons bien que des prédateurs sexuels portent ce masque pour mieux approcher leurs cibles. Dans cet établissement il semble le seul à prendre le parti des enfants, ceux qui ne sont pas coupables directement le sont par leur silence, leur indifférence et leur lâcheté. Mais Gang a choisi son camp et va tout faire pour mener les coupables devant la justice, avant de comprendre que celle-ci, du moins ses représentants, est de leur côté.

Hwang Dong-yeok ne réalise pas seulement un film mais en fait un pamphlet dénonciateur d'un événement terrible mais rapidement mit de côté par les médias de l'époque et des représentants de l'ordre (sic) préférant regarder dans une autre direction. C'est amusant comme les poches pleines pèsent sur les paupières comme sur la langue. Le réalisateur aurait pu construire son œuvre autrement, faire monter la tension lentement, mais il voulait en arriver au fait, montrer du doigt la réalité du drame subi par des enfants ayant encore plus de difficultés que les autres pour se défendre. Mais qui connaît la perversité de la nature humaine ne peut s'en étonner, il est ''normal'' de s'en prendre à plus faible que soi, qui ferait le contraire, à fortiori quand on est soi-même pas très fort !

Un œuvre forte, dérangeante et crue, ne reculant pas devant la mise en images réalistes des viols, suggérer aurait été insuffisant, qui doit beaucoup à ses jeunes interprètes qui ne crient que par leurs yeux donnant encore plus de force aux tortures qu'ils subissent. Au moins pouvons-nous en sortir une fois l'écran éteint ce qui ne fut sûrement pas le cas des véritables victimes.

Les bourreaux eux ne font rien pour oublier, au contraire !

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14 avril 2014 1 14 /04 /avril /2014 07:08

L'intelligence (Clémence Gueidan et Linda Gottfredson)

Vous avez entendu parler de l'intelligence je suppose, que vous lisiez ce billet semble indiquer que vous n'en manquez pas... mais peut-être pas de la ''théorie des trois strates'' qui reconnaît une capacité générale unique G agrégeant un éventail d'aptitudes et de capacités spécifiques. Les grandes compétences sont l'intelligence fluide, l'intelligence cristallisée, la vitesse de traitement, les capacités de récupération en mémoire, la rapidité cognitive, la perception visuelle ou auditive générale, la mémoire et l'apprentissage ; les secondes sont au nombre de 64 et découlent en les spécialisant des précédentes.

Deux définitions de l'intelligence s'opposèrent au début du vingtième siècle : celle de Charles Spearman défendant l'idée d'un facteur général, G ; et celle de Louis Thurstone défendant sept ''aptitudes primaires'' incluant la compréhension verbale et la visualisation spatiale, celui-ci finit par concéder que ces aptitudes fondamentales émanaient de G alors que Spearman admit des aptitudes subsidiaires diverses complémentaires à G. Ainsi une solution mixte apparu qui s'imposa en 1993 lorsque John B. Carroll publia sa ''théorie des trois strates'' dominée par une aptitude unique et universelle, G surmontant huit aptitudes se subdivisant en 64 capacités spécifiques.

G

Facteur général

de l'intelligence

8 Grandes compétences

Intelligence fluide,

Intelligence cristallisée, vitesse

de traitement, capacités de

récupération en mémoire, rapidité

cognitive, perception visuelle générale,

perception auditive générale,

mémoire et apprentissage.

 

Compétences spécifiques

64 aptitudes compétences spécialisées,

chacune reliée à une grande compétence en particulier.

 

Mesurer ou quantifier l'intelligence est une ambition ancienne, en 1904 le psychologue Alfred Binet fut chargé par le ministre de l'éducation d'identifier les enfants susceptibles de rencontrer des difficultés afin de leur apporter le soutien nécessaire. 30 questions permettaient de comparer les performances d'un enfant en regard de celles de sa classe d'âge. Ces tests de QI connurent un grand succès au niveau scolaire, à l'armée ou dans le monde de l'entreprise.

Reste que l'intelligence ne peut être dissociée de son support : le cerveau, ainsi l'aptitude à apprendre et à raisonner augmente rapidement durant la jeunesse, atteint son apogée chez le jeune adulte puis décline lentement avant de chuter peu avant la mort. Certaines aptitudes résistant mieux que d'autres à cette diminution.

Les moyens les plus efficaces pour lutter contre le déclin cognitif restant de ne pas fumer, de boire peu, de faire du sport et d'éviter, autant que possible, les blessures à la tête. N'importe qui d'intelligent suivant ces préceptes naturellement.

Saviez-vous que la taille globale du cerveau par rapport au corps est corrélée avec le QI, que l'intelligence implique l'intégration de sensations et d'informations, que l'expérience et l'apprentissage augmentent la taille d'une aire cérébrale spécifique, un QI élevé est associé à une grande vitesse de traitement mentale de même que le volume du cortex, la matière grise du cerveau et le volume des fibres reliant les deux hémisphères.

Mais allez-vous me demandez : Qu'est-ce que l'intelligence ? Question difficile dans une société qui prônant l'égalité, un des mythes fondateurs de celle-ci, l'idée que certains soient plus intelligents que d'autres est difficile à supporter, par ceux qui le sont moins, les tenants de l'égalité en question, l'immense majorité donc !

Autre question, les différences de G sont-elles présentes dès la naissance ou pouvons nous augmenter l'intelligence d'un individu dans un environnement favorable ? Le moyen de déterminer l'influence du contexte est d'étudier de vrais jumeaux élevés par des familles différentes. Nombre d'études montrent que l'influence de la génétique augmente avec l'âge, elle est inférieure à 30% avant l'âge scolaire mais atteint 80% chez les adultes occidentaux. Le QI d'un adulte sera le même peu importe l'endroit où il aura grandi à moins que ce milieu n'ait été particulièrement hostile. Les capacités cognitives influencent le choix de tâches exigeantes lui permettant de renforcer ses capacités. Rien ne permet, semble-t-il, d'augmenter G mais une éducation attentive pour aider tous les enfants à optimiser leurs compétences.

La caféine et la nicotine augmentent la concentration sur de courtes périodes ainsi que certains médicaments conçus pour compenser certains troubles, il n'existe pas de remède qui augmenteraient nos capacités. De même il n'existe pas d'aliments qui auraient cet effet sinon indirectement dans le cadre d'une alimentation équilibrée.

Trop tard !

Le monde des sciences - les cahiers 2 (2/4)
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13 avril 2014 7 13 /04 /avril /2014 07:04

(Once Upon a Time in America) est le dernier film réalisé par Sergio Leone, sorti en 1984 il est tiré du roman The Hoods de Harry Grey.

David Aaronson, dit "Noodles" ("nouilles") voit le jour à New York. Dès son enfance il fréquente les voyous du quartier juif où il habite avec sa famille. C'est là qu'il rencontrera ceux qui formeront sa bande, et son meilleur ami, Maximilian Bercovicz, "Max".

Enfant il ne fréquente pas l'école, comme ses meilleurs copains, Dominic, Philip et Patrick. Ils travaillent pour Bugsy, trafiquant en chef dans le quartier Juif, leur boulot est d'impressionner les commerçant refusant le racket. Et nous suivons la vie de Noodles, comment il va grandir et évoluer pour sortir de son milieu, comment il va rencontrer Max alors qu'il tente de récupérer un butin qu'il pensait devoir lui revenir, profitant de l'occasion pour faire chanter un policier afin qu'il ferme les yeux sur ses trafics.

La bande s'organise autour de son chef et voudrait supplanter Bugsy, lequel ne voit pas les choses de cette façon et profitera de la fête juive du Pessa'h pour faire passer à tabac Max et Noodles histoire de leur apprendre le respect dû à son rang.

Dans cet incident Noodles va puiser la motivation pour progresser et concurrencer Bugsy. Les choses vont mal tourner et la confrontation deviendra nettement plus violente et Noodles finira en prison pour une dizaine

d'années.

Quand il sort de prison, en 1933, il est accueilli par son vieil ami, Max qui lui apprend que sa bande existe toujours et sous couvert d'une entreprise de pompes funèbres exploite une boîte de nuit clandestine.

Ensemble ils vont progresser dans le business, cumuler attaques de banques, assassinats et transports d'alcool, édifier un véritable gang et prendre de plus en plus d'importance jusqu'à être chargé de la protection d'un 

syndicaliste militant contre le travail des immigrants.

C'est l'occasion pour Noodles de se rapprocher de Déborah, son amour de toujours, sauf que les sentiments de cette dernière sont différents et qu'elle préfère partir pour Hollywood et tenter sa chance au cinéma. Fou de rage et de frustration Noodles la violera à l'arrière d'une limousine ! 

La jeune femme ne dira rien mais quittera New York dès le lendemain alors que Noodles se mettra au vert quelques 

temps.

Tout pourrait se passer tranquillement si Max n'avait des idées de ''gros coup'', si gros que son épouse demande à Noodles de dénoncer ses amis pour les arrêter.

Ce qu'il fera, avec des conséquences bien plus meurtrières qu'attendues qui le contraindront à quitter New York pour se faire oublier avant d'y revenir, beaucoup, beaucoup plus tard.

Impossible de résumer un film de 259' en quelques lignes. Ultime volet de la trilogie léonienne des ''Il était une fois'' il veut montrer l'évolution de la société étasunienne. 12 ans furent nécessaires pour élaborer le scénario, Leone refusa même la mise en scène du Parrain pour ne pas quitter son projet ce qui fit que le choix des acteurs évolua avec le temps avant de se fixer définitivement. Le plus difficile fut justement cette durée qui incita les distributeurs à le remonter à leur sauce, à le raccourcir, à le dénaturer pour un résultat loin de l'ambition du réalisateur et des attentes des spectateurs qui le boudèrent à l'époque de sa sortie avant de disposer de la version voulu par Sergio Leone, en 2012 !

 

Inutile de craindre cette durée, faites un entracte et vous ne la verrez pas passer. J'imagine que si un quatrième volet avait pu voir le jour il se fut appelé ''Il était une fois Rien !''

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12 avril 2014 6 12 /04 /avril /2014 07:51

L'énergie réinventée (Anil Ananthaswamy et Michael Le Page)

Chacun sait que l'énergie est le principal problème qui se pose en ce vingt-et-unième siècle commençant. Les vertes sont à la mode, au moins médiatiquement, comme leur nom l'indique, elles ne sont pas mures ! En réalité la difficulté principale, avant la production, est l'utilisation de l'énergie dont une faible partie seulement est employée pour son usage prévu, le reste étant une perte sous forme de chaleur participant au réchauffement climatique. Ce gaspillage pourrait d'ici à 2300 provoquer une augmentation de la température de 3°C mais de 0,4 à 0;9°C vers 2100.

Le seul moyen de ne pas accroître ce réchauffement c'est d'utiliser l'énergie solaire, tout celle restant produite sur Terre ira dans le mauvais sens.

Les éoliennes paraissent une bonne solution mais affectent aussi le climat local en augmentant la température la nuit alors qu'elles l'abaissent le jour.

Autre effet de l'activité humaine : la vitesse du vent sur les océans est en augmentation alors que celle sur l'Europe, l'Asie et l'Amérique du Nord s'est réduite. Une part importante de cette modification viendrait de l'utilisation des terres, la végétation et les bâtiments rendant le terrain plus rugueux. L'utilisation des éoliennes pourrait modifier le climat à partir d'une certaine quantité d'énergie. Si toute l'énergie de ce type était utilisée les effets pourraient être comparable à ceux du CO2. Il semble donc que la captation de l'énergie solaire soit la solution, il n'en est rien, des panneaux solaires sombres sur une surface claire comme un désert de sable réchaufferait l'air en affectant les courants dans un rayon de 300 kilomètres.

Le comble est que lutter contre une pollution en engendre d'autres, espérons que l'inventivité humaine permette de contenir ces dernières.

La meilleure solution est donc de récupérer le maximum d'énergie gaspillée dans l'air par l'édification de pompes à chaleur où leur forme plus élaborée : les réfrigérateurs à absorptions. Autant dire qu'il y a du pain sur la planche pour les neurones de beaucoup d'ingénieurs.

Saviez-vous que la capitale la plus froide du monde est celle de la Mongolie : Oulan-Bator. -2,4°C de moyenne ! ce qui ne l'empêche pas de connaître des étés caniculaires que la pollution aggrave encore. La solution trouvée, et devant être vérifiée, est de forer des trous sur 30 hectares au nord de la ville qui se rempliraient d'eau laquelle gèlerait en hier pour fondre lentement et approvisionner les rivières locales, irriguer les sols et refroidir le vent soufflant sur la ville.

Un projet qui demande à être mené à son terme pour juger de son efficacité. Il souligne aussi la toxicité des villes due aux matériaux de constructions comme la brique ou l'ardoise qui absorbent la chaleur du soleil le jour et la relâchent la nuit sans omettre l'air climatisé et l'utilisation abusive de l'automobile laquelle aurait une influence sur les précipitations, les particules fines rejetées par les véhicules altérant la formation de la pluie dans les nuages.

Si vous voulez en savoir plus plongez-vous la lecture de cette revue, je n'ai pas l'énergie nécessaire pour vous en dire plus sur ce sujet, en particulier les risques de mortalité, l'emploi de l'énergie des volcans ou les véhicules électriques...

Le monde des sciences - les cahiers 2 (1/4)
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11 avril 2014 5 11 /04 /avril /2014 07:42

Est-ce une fête que commémorer l'anniversaire de la mort de sa mère ? Peut-être pas, c'est en tout cas l'opportunité pour Lien de retrouver ses sœurs, Suong et Khanh, et sa famille le temps d'un repas. Les trois sœurs n'ont pas besoin de se retrouver, elles travaillent ensemble comme serveuses mais cette rencontre leur offre l'opportunité de briser les habitudes et de discuter tout en effectuant les préparatifs du repas cérémonial. Quoi de mieux pour se laisser aller aux confidences que ces moments où, ensemble, elles font la cuisine, avouant ses pensées les plus secrètes par des allusions que seules les autres comprennent ?

Le mari de Suong est photographe, spécialisé dans les clichés de végétaux et voudrait faire des portraits sans parvenir à ce que ces derniers affiche le calme et la sérénité des premiers. Il pense à sa seconde épouse, secrète, vivant sur un radeau.

L'époux de Khanh quand à lui se dit écrivain mais peine pour achever son premier roman, il ne lui manque que quelques pages pourtant mais cette scène d'une rencontre entre un homme et une femme est difficile, c'est pourtant un spécialiste de ces circonstances...

Lien quand à elle vit avec son grand frère, ensemble ils aiment à se réveiller au son d'une chanson du Velvet Underground quand elle est venue passer la nuit dans son lit à la faveur d'une crise de somnambulisme, simulée. Quoi de mieux pour se réveiller que la voix de Lou Reed, et se rêve enceinte sans rien oser pour que cela arrive. Bref, la vie est tranquille, régulière, harmonieuse.

Un peu trop !

Symbole du bouleversement qui s'annonce une barque est agité par une vague dont nous ignorons d'où elle vient et qui va se transmettre à l'environnement, insidieusement, invisible comme une contamination psychique s'attaquant à tous les esprits pour leur proposer de briser le carcan de convenances qui l'emprisonne.

Un moment de libération dont nous savons qu'il durera le temps que l'espoir que s'éteignent les mensonges deviennent la crainte du poids insupportable des vérités enfin avouées et que reviennent ces habitudes pénibles mais rassurantes dans le cadre apaisant d'un pays qui n'est pas celui du matin calme mais des journées sereines.

 

Nous étions invité à cette réception, avons ressenti la même envie puis désiré le même recul.

 

Certains plats sont épicés, d'autres un peu fades, étrange que ce festin nous laisse sur notre faim.

 

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10 avril 2014 4 10 /04 /avril /2014 07:40

Mes yeux se sont ouvert sans effort de ma part,

Si je l'avais compris je l'aurais refusé,

La peur m'eut interdit de faire un seul écart,

Rien de mieux que la masse pour être rassuré.

 

Le flou s'est estompé, puis l'hallucination,

J'ai vu la vérité et hurlé davantage,

De sentir s'éloigner mensonges et fiction,

Peut amener l'esprit aux confins de la rage.

 

J'ai appris à penser, à trouver d'autres mots,

Que ceux incrémentés par mon éducation,

Je pouvais rester moi en paraissant idiot,

Normal ainsi que tant ignorant l'affliction.

 

L'arbre s'est estompé, j'ai vu ce qu'il était,

Ce qui est derrière lui, après le végétal,

D'où nous venons n'est pas le monde présenté

Mais un monceau de corps à l'aspect infernal.

 

Effaçons le mensonge voulu par la culture,

Nous ne sommes pas les fruits d'un quelconque pommier

Mais les rejetons blets de la désinvolture,

D'un espoir insensé planté sur un charnier.

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