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3 octobre 2013 4 03 /10 /octobre /2013 06:16

Un chercheur en voyage d'étude visite un lieu mystérieux servant de colonie pénitentiaire à une nation dont nous ignorerons le nom. Dans ce lieu se pratique un supplice infligé par une machine mise au point par l'ancien commandant du bagne. Cet engin inscrit dans la chair du condamné le motif de sa peine et la lui inflige.

Directement du producteur au consommateur.

L'inculpé passant de l'un à l'autre n'aura pas le temps de préparer une défense que personne n écouterait. Le système est implacable, qui y met le doigt perdra la tête.

À l'image de la vie !

Le nouveau commandant n'est pas favorable à l'emploi de cette machine c'est pourquoi l'officier-bourreau essaie de convaincre son invité afin que celui-ci plaide en sa faveur.

Pour ce faire, avant le spectacle, il explique en détail à un invité qui regrette d'être là mais n'a pas su y échapper, le fonctionnement de l'appareil, les fonctions et actions qui le meuvent, il demande au voyageur de ne pas se prononcer négativement sur ce procédé. Celui-ci confie à l'officier qu'il donnera son avis, négatif, en privé au commandant.

Ce n'est pas ce que souhaite l'exécuteur, il désire convaincre et n'y parvient pas. Incapable de survivre à cette défaveur il libère le prisonnier, qui le regrette presque, devant servir d'exemple et le remplace après avoir modifié la programmation de la machine pour que son décès intervienne rapidement.

L'officier mort, l'appareil détruit, le voyageur est accompagné d'un soldat et du condamné sauvé jusqu'à la tombe de l'inventeur de l'engin de mort, sise dans une maison de thé, sur laquelle est gravée cette prédiction : Ci-gît l'ancien commandant. Ses fidèles, qui n'ont plus le droit désormais de porter de nom, lui ont creusé cette tombe et consacré cette dalle. Il existe une prophétie selon laquelle après un certain nombre d'années, le commandant ressuscitera et, depuis cette maison, conduira ses fidèles à la reconquête de la colonie. Ayez foi et espoir ! Après quoi il va repartir, laissant ses compagnons derrière lui bien qu'ils parussent désireux de l'accompagner.

Arrivés au bas de l'escalier le bateau s'est éloigné et le chercheur montre qu'ils n'ont pas intérêt à tenter d'y monter.

Écrit peu après le déclenchement de la première guerre mondiale, en octobre 1914, ce texte anticipe la machine mise en œuvre sans que personne puisse s'y opposer tout en sachant qu'elle finira par sa destruction. La mort même peut perdre l'appétit. Kafka au cœur de l'Europe entend, ressent ce qui se prépare et l'exprime à sa façon non sans y rajouter des éléments personnels.

Le système totalitaire, la seconde guerre mondiale le démontrera, permet de s'exonérer de sa responsabilité et de sa culpabilité pour peu que la mécanique technocratique et légale le leur permette.

Traitement inhumain direz-vous alors que c'est la démonstration du contraire, ''l'humain'' seul est capable de ce genre de traitement, de rajouter du plaisir à la mort mais, lâche, il rejette cette aptitude loin de lui. Une chose génère son contraire comme le jour suppose la nuit, nul doute que l'inhumain disparaîtra à la suite de son soi-disant contraire !

Le plus tôt sera le mieux, mais pas trop... moi aussi je suis lâche !

Du Kafka comme on l'aime, sobre et tranchant.

http://laculturesepartage.over-blog.com/

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2 octobre 2013 3 02 /10 /octobre /2013 06:12

Antoine est photographe, doué d'un regard devinant l'image il se contente de vivoter en réalisant des travaux alimentaires, charriant son existence comme un poids mort et son appareil photo comme le moyen de voir le monde dans un cadre réduit afin de le rendre supportable.

Pourquoi ? Mystère !

Un jour il entend de la musique dans la cour, il s'approche, regarde au dehors et découvre de l'autre côté une jeune femme qu'il va désormais observer et photographier.

Un soir alors qu'il est dans l'ombre de son appartement il suit sa voisine, l'écoute puis la voit s'habiller, sortir. Il l'attend en bas mais elle ne sort pas, cherchant au travers de son téléobjectif il la retrouve sur le toit. Il ne cesse pas d'appuyer sur le déclencheur de son appareil, un ''vrai'', il va la suivre alors qu'elle s'approche du bord, et continuer alors qu'elle saute...

Un moment décontenancé il finit par se précipiter et la découvre allongée sur les pavés, inerte. En attendant les secours, appelés avec le portable de la jeune femme, il continue de la prendre en photos.

Il est seul à attendre dans les couloir de l'hôpital, c'est à lui que l'infirmière demande d'apporter des vêtements, prétexte pour entrer chez elle, la découvrir. Elle s'appelle Éléna, est pianiste amatrice et étudiante en archéologie, spécialisée en recherches sous-marines.

Antoine et Éléna vont donc faire connaissance ainsi bien qu'elle lui reproche de l'avoir sauvée. Il va la revoir, faire connaissance de sa famille, dysfonctionnelle, pour user d'un terme qui permet de définir sans rien dire. Gorgée de rancœurs, de frustrations et d'incapacité à exprimer ses sentiments. Comme lui-même, qui ne sait pas, ou n'ose pas, qui se cache derrière le viseur de ses Nikon.

Les mois vont passer, elle prend de plus en plus de place dans sa vie, au point que Mattéo, le fils d'une voisine dont il s'occupe en l'absence de cette dernière, c'est à dire souvent, en est jaloux mais finit par apprécier la jeune femme.

Antoine a fait le deuil de ses illusions et espérances depuis longtemps, il suit la jeune femme en sachant que l'avenir ne leur appartient pas, elle finit sa thèse, se prépare à partir en Égypte, l'eau la fascine, on y oublie son corps, peut-être aussi son esprit.

Il reste au photographe à expliquer à son modèle qu'elle l'est depuis avant leur rencontre, qu'il l'espionne et lui vole des instants de vie...

 

Poelevoorde réussit à jouer sobrement un alcoolique, un être réduit à un regard et sachant tout changement impossible. Dommage que nous aussi ayons l'impression de regarder ce film au travers d'un zoom, plus de contraste aurait donné plus de densité aux personnages et aux situations.

 

Une place sur la Terre

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1 octobre 2013 2 01 /10 /octobre /2013 06:06

1973 est une année qui commence bien pour Elvis Presleyn le 14 janvier depuis Hawaii il chante devant un milliard de télespectateurs, le lieu a été choisi pour une diffusion en direct en Asie, le double album qui sortira un peu plus tard sera un immense succès et le dernier à atteindre la première place du vivant du chanteur.

En octobre son divorce d'avec Priscilla sera prononcé bien qu'ils soient séparés depuis plusieurs années.

Cherchant à retrouver l'impulsion de ses débuts il cherche un studio à Memphis, le choix sera rapide : Stax, spécialisée dans la Soul où enregistrent,ou enregistrèrent, Wilson Pickett, Sam & Dave ou Otis Redding.

Parmi beaucoup d'autres.

Première session en juillet mais rien de bon n'en sortira, rendez-vous est donc pris en décembre, du 10 au 16 avec le groupe qui le suit en tournée plus quelques musiciens de studios.

Le temps est compté mais Elvis aime ça, sentir la pression du temps le stimule, 28 chansons vont être mises en boîtes en ces quelques nuits, car Elvis préfère cette ambiance et l'iimpression d'isolement qu'elle produit.

Il y avait là de quoi réaliser deux albums mais RCA soucieuse de rentabilité financière plus que d'efficacité artistique en sortira trois :

Raised en Rock ; Good Times ; Promised Land.

Heureusement le temps est passé, la politique éditoriale a évoluée et nous disposons aujourd'hui d'un seul coffret contenant l'intégrale de ces enregistrements et des prises alternatives qui ne furent pas retenues.

 

De quoi se faire du bien aux oreilles, et entre, chose malaisée à notre époque de productions peu diverses et (a)variées.

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30 septembre 2013 1 30 /09 /septembre /2013 06:08

Vos yeux sont sépulture et j'attends d'y dormir,

D'y oublier les vœux que je fis autrefois,

Les rêves insensés qui jadis m'envahirent

Dont aujourd'hui enfin je n'entends plus la voix.

 

Plus froid n'existe pas au point que je l'éprouve,

Qu'il me semble être ainsi, déserté par la vie,

N'ayant pour m'exprimer que les mots que je trouve,

Faibles et vacillant jusqu'au cœur de l'oubli.

 

Trouverais-je la paix dans cette antre de pierre,

Loin de ce juge froid qui toujours me regarde ?

Minéral qui pour moi demeure une frontière

Dont je ne sais comment je peux passer le garde.

 

Cerbère aux yeux profonds et aux crocs acérés

Enfoncés dans mon cœur, semblant me retenir.

Quand j'aspire à la mort, me voyant enterré,

Veut-il m'en arracher, veut-il me l'interdire ? 

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29 septembre 2013 7 29 /09 /septembre /2013 06:50

Mark Lewis est un jeune homme qui reçut de son père, pour ses neuf ans, une caméra, depuis il ne peut plus s'en séparer et devenu adulte se promène en quête de prostituées acceptant sa perversion : les filmer pendant qu'il les menace, enregistrer leur angoisse et leurs cris.

Celles qui acceptent pensent qu'il s'arrêtera là.

Elles ont tort !

Qui est le voyeur du film ? Lewis principalement, qui ''profite'' de ses méfaits plus en les regardant encore et encore plus, et mieux, qu'en les commettant, la caméra repousse ses actes à la frontière du réel. Mais nous aussi qui, parfois voyons au travers des yeux de Mark dans une mise en scène plongeante et vertigineuse qui nous plonge autant dans les yeux de la victime que dans l'esprit de Lewis. Les premiers étant le miroir du second ! Lui-même probablement ne perçoit la réalité qu'au travers de l'objectif. Tradition familiale, son géniteur déjà aimait à filmer sa famille. Que se serait-il passé, que serait-il advenu de Mark sans ce cadeau ? Aurait-il trouvé un autre substitut à sa virilité, à son désir ?

Pour s'impliquer davantage encore dans son film Powell joue le père de Lewis, mieux, c'est son fils qui joue le jeune Mark, ainsi le réalisateur et son œuvre se combinent-ils pour un résultat hallucinant, une plongée dans l'âme d'un sérial-killer, anticipant notre époque où l'image vampirise une réalité ennuyeuse.

Et pourquoi pas ?

L'amusant est que le scénario de Peeping Tom est de Leo Marks (le s est important !) qui travailla pour l'espionnage britannique durant la seconde guerre mondiale, spécialisé dans les techniques de codage et travaillant avec une équipe exclusivement féminine. Il rédigea son script pendant son temps libre à cette époque. Un personnage réel qui mériterait un film, acteur dans La Dernière tentation du Christ de Martin Scorcese, grand admirateur de Powell, il est Satan !

Le film fut mal reçu, passant pour amoral et pouvant inciter les jeunes à la violence, déjà ! La carrière de Powell en souffrit d'autant que quelques mois plus tard sortait Psychose d'Alfred Hitchcock qui, lui, connut un succès autant critique que publique. Il fallut des années avant qu'il ne devienne un classique, vanté pour sa mise en scène inventive et bien différente des films précédents de Powell, tournés avec Pressburger. Être novateur est parfois mal vu, avouez que c'est un comble pour ce film.

L'amusant est que le rôle principal est tenu par Carl Boehm mieux connu pour son rôle dans la série Sissi. Sa carrière également pâtis de ce choix, pas sa filmographie !

Vous offrez un caméscope à votre fils pour son anniversaire ?

Le voyeur (peeping Tom)

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28 septembre 2013 6 28 /09 /septembre /2013 06:57

Un arbre était ici, seul en face de moi

Qui attendait patient, certain de son savoir ;

J'étais enfant alors, m'amusai dans les bois,

Collectant des trésors cachés dans un tiroir..

 

Ses histoires ont bercé mes années ennuyeuses,

Un passé entassé au fond de mon esprit.

Images hallucinées, vie paraissant heureuse,

Supportées seulement en ignorant leur prix.

 

Nul ne m'aurait compris si j'en avais parlé,

Eux aimaient la télé ou les jeux vidéo,

Ces avaleurs de temps aimant à digérer

Les espoirs avortés,les futurs idéaux.

 

Il est mort lentement puis s'est évanoui,

Emportant avec lui l'essentiel de mon être ;

Je reste comme lui, mon écorce est moisie.

Le reste a disparu, subsiste le paraître.

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27 septembre 2013 5 27 /09 /septembre /2013 06:15

Je suis mort and more...

De la drogue comme de la religion, ce sont les consommateurs qui m'en détournèrent.

Ce n'est pas parce que je l'écris que je le pense, ce n'est pas parce que je le pense que c'est vrai...

Je ne suis pas assez compétent pour être borné.

Par un vers balle je te tire dans la conscience, par des vers beaux je dessine des ailleurs introuvables.

J'écris au vindicatif passé.

Parfois la démence se cache sous la folie.

L'espoir est la carotte, la peur est le bâton.

Quel intérêt d'arracher les pattes d'une mouche qui ne le ressent pas, quel plaisir d'arracher les croyances d'un dévot qui ne le comprends pas ? Quel dommage qu'à moi, il ne reste rien à arracher.

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26 septembre 2013 4 26 /09 /septembre /2013 13:30
Gayvara !!!
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25 septembre 2013 3 25 /09 /septembre /2013 06:20

Par mon âme éventrée s'écoule un sang gluant,

Noir plutôt que carmin irriguant mon délire,

En sortent des chevaux, des monstres arrogants,

Difformes et moqueurs m'inondant de leurs rires.

 

C'est un monde qui nait, évoluant sans cesse,

Plein d'odeurs et de chants, d'appels, de presques riens,

La scène est devant moi, des acteurs y progressent

Selon un bon vouloir que je crois être mien.

 

Que vaudrait une vie qu'on thésauriserait,

Mettant en un coffret les journées non vécues,

Et puis en le rouvrant on ne retrouverait

Que les cendres du temps sur un fond de tissu.

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24 septembre 2013 2 24 /09 /septembre /2013 06:14

Parler de sociétés secrètes présente une ambiguïté : si elles sont secrètes nous ne pouvons rien en savoir ! Certes, aussi devrait-on parler de sociétés discrètes pour trouver un terme plus juste. Reste qu'imaginer des cercles vraiment secrets est amusant mais, chut...

Il ne s'agit pas de se pencher sur de simples associations culturelles comme nous en fréquentons ou connaissons tous. Toutes ont ceci en commun de transmettre un savoir plus ou moins voilé de mystères et une initiation supposant que du premier il ne soit pas parlé avec qui n'a pas connu la seconde.

Qui ne souhaite pas regarder son voisin de haut en le supposant ignorant d'un savoir antique mais important sans soupçonner qu'il peut avoir à son endroit la même idée ?

Beaucoup ont disparu après avoir eu parfois une brève existence, d'autres perdurent depuis plusieurs siècles en s'appuyant sur une tradition encore plus ancienne ; il est valorisant pour ces sociétés de s'appuyer sur une ancienneté aussi longue que possible.

Ne nous voilons pas la face : il y a là place au charlatanisme exploitant la crédulité, Mme Blavatsky par exemple qui prétendait avoir été initié dans l'Himalaya. Il y a autour, et en nous, bien des perceptions et sensations que nous ne pouvons expliquer, par ignorance le plus souvent, l'initiation remplace l'apprentissage, plus besoin d'années d'études et de réflexions quand il est possible d'être mis au courant en terme simpl(ist)es.

La vie est banale et les contraintes sociales sont les rails sur lesquels glissent les voitures de nos routines, logique de vouloir regarder au dehors pour tenter de discerner ce qui s'y trouve quitte à ce que l'imaginaire brode sur quelques impressions floues.

Et heureusement. Si au dehors ce n'est pas l'abîme qui nous observe alors que nous plongeons en lui nos regards c'est l'obscurité que nos connaissances ne suffisent pas à dissiper.

Le lien existe entre sociétés secrètes et religions, les unes et les autres cherchent le sacré, un rapport direct à la transcendance ainsi que des rites faisant office de clés.

Ah ! Si c'était aussi simple...

Ce numéro hors-série (20H) du monde des religions traverse le temps depuis l'antiquité, cultes d’Isis et Osiris, à Dionysos, à Cybèle et Mithra, elle passe par le pythagorisme, les écrits gnostiques, la kabbale (la vraie), les Templiers jusqu'à la Rose-Croix, la franc-maçonnerie ou le compagnonnage, la wicca et des sectes sataniques moins dangereuses que les médias aiment à le rapporter.

Un survol passionnant et incitant à en savoir plus, le Net est fait pour ça, à condition de garder les yeux, et l'esprit, ouverts.

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Bienvenue sur ce blog ! Vous y découvrirez mes goûts, et dégoûts parfois, dans un désordre qui me ressemble ; y partagerez mon état d'esprit au fil de son évolution, parfois noir, parfois seulement gris (c'est le moins pire que je puisse faire !) et si vous revenez c'est que vous avez trouvé ici quelque chose qui vous convenait et désirez en explorant mon domaine faire mieux connaissance avec les facettes les moins souriantes de votre personnalité.

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