Overblog Tous les blogs Top blogs Mode, Art & Design Tous les blogs Mode, Art & Design
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
15 juillet 2013 1 15 /07 /juillet /2013 10:51

La même heure que la veille, que les jours d'avant, depuis tant années que je n'ai pas envie de les compter.

 

Des aboiements répondent au bruit de la laisse que je décroche du porte manteau, légers, il sait qu'à cette heure, juste avant le lever du jour il importe d'être discret, seulement manifester son accord et son envie de sortir.

 

Pas de collier puisqu'une boucle de la laisse se passe autour de son cou.

 

Le grincement de la porte est le même depuis toujours, jamais je n'ai fait ce qu'il fallait pour qu'il disparaisse, besoin de garder un point de repère sans doute.

 

13 marches, puis neuf, un hall, une large porte en bois vitrée puis une autre, plus lourde, en fer qui claque derrière nous pour nous souhaiter bonne route.

 

La fraicheur de la rue et ce vent frais incessant qui court dans ses poils alors qu'il tend la tête pour profiter du souffle d'air qui l'attire.

 

Du soleil ne nous parvient encore qu'une faible clarté dépassant la montagne où la neige a disparu.

 

Son petit espace vert sur lequel il aime à passer un long moment, aller, venir, sentir et recommencer encore et encore, relevant de nouvelles odeurs à chaque fois. Et puis la place que nous traversons, le pont que nous empruntons sans nous soucier de quoi ou qui que ce fut.

 

Quand au passage d'une route une voiture arrive sur nous, elle ne marque pas d'hésitation et nous traverse sans se rendre compte de rien, sans comprendre que les lieux se souviennent et qu'un souvenir se grave sur le réel au point d'y rester. D'autres chiens, parfois, nous devinent, sans crainte, et s'approchent en remuant la queue. Ils paraissent même sentir ma caresse avant que leurs maîtres ne les emmène, lui n'a rien vu.

 

Tant mieux.

 

Bon anniversaire loupiot !!!

La même heure que la veille, que les jours d'avant, depuis tant années que je n'ai pas envie de les compter.

Des aboiements répondent au bruit de la laisse que je décroche du porte manteau, légers, il sait qu'à cette heure, juste avant le lever du jour il importe d'être discret, seulement manifester son accord et son envie de sortir.

Pas de collier puisqu'une boucle de la laisse se passe autour de son cou.

Le grincement de la porte est le même depuis toujours, jamais je n'ai fait ce qu'il fallait pour qu'il disparaisse, besoin de garder un point de repère sans doute.

13 marches, puis neuf, un hall, une large porte en bois vitrée puis une autre, plus lourde, en fer qui claque derrière nous pour nous souhaiter bonne route.

 

La fraicheur de la rue et ce vent frais incessant qui court dans ses poils alors qu'il tend la tête pour profiter du souffle d'air qui l'attire.

Du soleil ne nous parvient encore qu'une faible clarté dépassant la montagne où la neige a disparu.

 

Son petit espace vert sur lequel il aime à passer un long moment, aller, venir, sentir et recommencer encore et encore, relevant de nouvelles odeurs à chaque fois. Et puis la place que nous traversons, le pont que nous empruntons sans nous soucier de quoi ou qui que ce fut.

 

Quand au passage d'une route une voiture arrive sur nous, elle ne marque pas d'hésitation et nous traverse sans se rendre compte de rien, sans comprendre que les lieux se souviennent et qu'un souvenir se grave sur le réel au point d'y rester. D'autres chiens, parfois, nous devinent, sans crainte, et s'approchent en remuant la queue. Ils paraissent même sentir ma caresse avant que leurs maîtres ne les emmène, lui n'a rien vu.

 

Tant mieux.

12 ans, déjà !

12 ans, déjà !

Partager cet article
Repost0
14 juillet 2013 7 14 /07 /juillet /2013 10:33

La vengeance est un plat qui se mange froid, chacun le sait, il semble que le temps en renforce la saveur. Edmond Dantes vous le dirait !

Paul Lavond, comme son illustre devancier, a été victime d'une machination qui l'a conduit au bagne de Devils's Island où il va passer 17 ans sous l'inculpation de meurtre et escroquerie.

C'est long mais il va y faire la connaissance de Marcel, chimiste de son état, avec lequel il va parvenir à s'évader. Pour se cacher ils vont trouver refuge chez la femme de ce dernier, Malita. Lavond découvrira alors que son compagnon avait entamé la mise au point d'une invention fantastique, réduire un animal à la taille d'une poupée.

N'importe quel animal !

Son épouse ayant achevé sa découverte Marcel la teste sur l'être humain, avec succès, avant de mourir d'une crise cardiaque. Le bagne est mauvais pour la santé.

Dès lors Lavoud dispose dès lors d'un instrument parfait pour réaliser ses projets : retrouver ses anciens associés et leur faire subir un sort pire que ce qu'il connut. Rapetisser causant des dommages irréversibles aux cerveaux des cobayes qu'il devient possible de contrôler par la pensée.

Autant dire l'idéal !

Les poupées du diable

Les poupées du diable

D'abord, s'installer à Paris, ouvrir une boutique de poupée, puis se rapprocher de sa fille, la protéger et favoriser son bonheur en tout discrétion, n'est-il pas un bagnard en fuite ?

Le meilleur moyen de n'être pas reconnu est encore de passer pour quelqu'un d'autre, c'est pourquoi Lavond va se déguiser en grand-mère, j'imagine que pour Lionel Barrymore ce fut extrêmement plaisant, un peu à la manière de Lon Chaney qui fut, avant lui, un acteur fétiche de Browning. Pour rendre crédible le film des décors immenses furent construits afin que les acteurs paraissent avoir la taille des poupées.

 

Poupées

Poupées

Dernier grand film de Tod, The Devil Doll est un cocktail parfait de poésie, magnifiée par le noir et blanc, d'épouvante, de thriller, de fantastique et d'humour, noir.

Forcément.

Il est l'adaptation du roman de Abraham Merritt, Brûle sorcière, brûle, sorti en 1932. Erich Von Stroheim travailla sur le scénario, le monde est petit et l'accumulation de talents s'il ne fait pas forcément un succès financier produit souvent un chef d’œuvre.

Son soutien à la MGM, Irving Thalberg décédant la même année Browning ne réalisa plus qu'un film, en 1939, un échec commercial qui scella son sort pour le Studio qui le remercia, si on peut dire.

 

TB comme Tod Browning, comme très bien et très beau. À voir, si vous êtes assez grand.

Partager cet article
Repost0
13 juillet 2013 6 13 /07 /juillet /2013 06:10
Des yeux couleur censure interdisant les mots,
L'esprit a-t-il besoin de devoir s'exprimer,
Ne sait-il enfermer au plus secret les maux
Qui, nés de son passé, ne font que l'entraver ?
Sentiments baillonés par la froide apparence
Qu'il me faut afficher alors quand recule la nuit.
Je ne peux la tromper, au travers de l'absence
Elle voit trop qui je suis, qui je veux, qui je fuis.
Un sourire exposé comme un simple mensonge,
Mouvements de pantin par des fils de contraintes ;
Comportements sociaux assumés comme en songe,
Quand dorment les pensées l'âme paraît éteinte.
Partager cet article
Repost0
12 juillet 2013 5 12 /07 /juillet /2013 09:52

Quel meilleur moyen pour dissimuler une difformité physique à une main, deux pouces au lieu d'un, que de sembler n'en pas avoir ?

Aucun bien sûr, qui penserait que cet homme sans bras est cet assassin si reconnaissable ?

Qui plus est il tire à la carabine et lance des couteaux dans un cirque, milieu que Tod connaissait bien, gitan installé à Madrid ! Avec la main c'est difficile, avec les pieds c'est encore pire ! Pour être crédible il porte un corset retenant ses bras contre son corps et se sert de ses pieds avec une grande maestria dans tous les actes de la vie au point de parfois oublier qu'il n'est pas réellement manchot.

 

The Unknown

The Unknown

Tout semble aller pour le mieux jusqu'à ce qu'il tombe amoureux de Nanon, la fille de Zansi et sa partenaire dans son numéro, le directeur, qui lui retourne ses sentiments. En effet, depuis une agression sexuelle dont elle fut victime elle ne peut supporter que des mains d'hommes se posent sur elle.

Le problème est qu'il sera impossible de simuler un tel handicap dans l'intimité de la chambre à coucher. Ultime solution, la double amputation qu'un chirurgien complice acceptera de réaliser.

Si l'histoire s'arrêtait là ce serait proche d'un happy end mais une telle opération demande une longue convalescence au cours de laquelle la belle se laissera séduire par Malabar, l'hercule du cirque, qui pourtant l'effrayait. La petite fille a grandie et le désir fut plus fort que la phobie.

Reste à Alonzo à tenter de se venger... Réussira-t-il ? À vous de faire l'effort nécessaire pour le savoir.

 

Chaney / Crawford

Chaney / Crawford

Pour qu'un tel scénario fut crédible il fallait un réalisateur excellant dans ce genre d'histoires mais aussi, surtout, un acteur capable de tenir ce rôle d'un homme feignant une double amputation et pouvant utiliser ses pieds avec naturel. Lon Chaney était cet acteur, et depuis lui je n'en vois pas d'autre susceptible de tenir cet emploi. L'usage de trucage rend tout possible, c'est vrai, mais le possible est une chose, le réaliste en est une autre et Chaney, avide d'expériences, disposait de capacités physiques et d'expressivité extraordinaires. Ce sera leur septième collaboration, étalées de 1919 à 1929. Ils s'entendaient si bien que l'un et l'autre mourront des suites d'un cancer du larynx, Chaney en 1930, à 47 ans, Browning en 1962, à 82 ans. Il était né le 12 juillet 1880, ce petit article est un hommage à sa mémoire

Le premier incarnait parfaitement ces personnages que le second imaginait. Dommage que le premier soit mort trop tôt et que le second ait rencontré des difficultés qui l'amenèrent à s'éloigner d'un cinéma dont il est pourtant un des représentants les plus imaginatifs. Violence, jalousie, érotisme, tout est là pour que le drame s'installe.

Tout se paye semble dire ce film, ''Qui a vécu par l'épée périra par l'épée !'' pour citer l'Évangile de Mathieu (une fois n'est pas coutume), le mensonge est une arme à double tranchant, on ne saurait mieux dire dans ce film, et le poignard lancé qui n'atteignit par sa cible ne pouvait que revenir frapper le lanceur, comme exprimant le vrai désir de celui-ci, seul clé pouvant lui ouvrir la porte de la paix !

Petit, Browning avait assisté au meurtre par noyade dans une baignoire d'un enfant par sa mère. Qu'y a-t-il de ''mieux'' pour ouvrir les yeux sur la réalité de la vie ? J'imagine ceux de la victime voyant sa mère le tuer, le raccourci est saisissant, imposer la vie revient à donner la mort.

Partager cet article
Repost0
11 juillet 2013 4 11 /07 /juillet /2013 09:40

Vous connaissez Hannibal Lecter, par films interposés ou par les romans de Thomas Harris, je doute que vous l'ayez rencontré en vrai, lui ou quelqu'un qui lui ressemblerait, auquel cas lire ces lignes serait difficile.

Du personnage du Silence des agneaux Bryan Fuller a tiré une série où le héros éponyme partage la vedette avec Will Graham, profiler du FBI très doué.

Trop !

Entrer dans la tête d'un tueur est moins facile que ça n'en a l'air, en réalité, pour autant que ce soit possible. C'est surtout plus dangereux et révélateur. Pour connaître et comprendre il faut éprouver et partager, éprouver l'envie et partager le désir, de tuer. Le crime est un nectar dont celui qui le commet perd le goût, ainsi est-il obligé de recommencer. Tel Sisyphe et son rocher il goûte la même malédiction.

Graham doit se libérer de ses fantasmes, de ses pulsions, des atrocités qu'il commet en reconstituant les meurtres sur la scène des crimes alors que le, ou les, cadavres, sont toujours là, patients, espérant qu'il les entende.

Ce qu'il fait !

Will consulte donc Hannibal, lui parle de ses visions, de ses cauchemars et des enquêtes qu'il mène sur la traque de tueurs en série à l'imagination débordante. Lecteur fait la connaissance de Jack Crawford, responsable de l'unité à laquelle appartient Graham, il va participer aux enquêtes, interférant parfois, discrètement. Un tueur peut avoir une âme de compétiteur, vouloir être le meilleur, surpasser les autres en une débauche de cadavres mutilés.

 

Une saison seulement, pour l'instant, une deuxième suivra, je l'espère plus riche en action, néanmoins la mise en scène est excellente et l'interprétation magistrale, dominée par Mads Mikkelsen (Lecteur) et Hugh Dancy (Graham), le premier reçut un Golden Europe TV award du meilleur second rôle (sic), le second gagna celui du meilleur acteur.

Mais Hannibal, outre son goût du crime, a aussi celui de la cuisine, des mets raffinés, la viande principalement, qu'il sait préparer de cent façons pour des convives capables de l'apprécier... Les titres de chaque épisode sont explicites :

Apéritif ; Amuse-Bouche ; Potage ; Œuf ; Coquilles ; Entrée ; Sorbet ; Fromage ; Trou Normand ; Buffet Froid ; Rôti ; Relevés ; Savoureux.

Bon appétit !

 

Hannibal soit qui bien y pense !

Hannibal soit qui bien y pense !

Partager cet article
Repost0
10 juillet 2013 3 10 /07 /juillet /2013 09:07
HB to me !!!

HB to me !!!

Partager cet article
Repost0
9 juillet 2013 2 09 /07 /juillet /2013 06:07

Des yeux couleur murmure enfermant mes silences,

Faisant couler du temps des larmes de regret,

Peut-être, qui jamais ne tueront son absence,

et laissent en mon futur des ombres qui maugréent.

 

J'entends leurs ambitions, de toucher à la vie,

Mais dans ce miroir d'âme elles n'ont aucun reflet,

Pas plus que je n'en ai en eux malgré l'envie

De pouvoir exister en l'endroit qui me plait.

 

Aucun souffle jamais ne passera mes lèvres,

D'argile je suis fait et n'en peux émerger,

Elle aurait le pouvoir de me donner la fièvre

De la fange où je suis, celui de m'arracher.

Partager cet article
Repost0
8 juillet 2013 1 08 /07 /juillet /2013 08:52
Copaye

Copaye

Partager cet article
Repost0
7 juillet 2013 7 07 /07 /juillet /2013 07:08

Johnnie Gray est mécanicien en Géorgie en cette année 1861 quand la guerre de sécession commence. Sa vie tourne autour de deux pôles : la ''General'', une locomotive, et Annabelle Lee. Sur le conseil du frère de celle-ci, et pour la séduire, il tente de s'enrôler. Au bureau de recrutement il est refusé pour rester à son poste qui semble plus utile pendant le conflit. Mais Annabelle Lee pense qu'il n'est qu'un lâche et ne tenta même pas de porter l'uniforme. Elle lui affirme qu'il ne la reverra qu'une fois porter dudit uniforme.

La General volée, Johnnie va prendre une autre locomotive et se lancer à la poursuite des kidnappeurs non sans que les obstacles s'accumulent qu'il surpassera toujours. Par hasard, une fois les lignes nordistes franchies il surprendra une réunion de l’état-major et apprendra qu'Annabelle est leur prisonnière. Le meilleur moyen de sauver son aimée et récupérer sa loco sera de revêtir l'uniforme nordiste. La poursuite reprend mais dans l'autre sens. Johnnie va changer de tenue pour ne pas se faire tirer dessus par les Sudistes et avertir ceux-ci de la stratégie mise au point par leurs ennemis. Il va participer à la contre-attaque et permettre, sans le faire vraiment exprès, aux sudistes de remporter une grande victoire.

Ainsi, promu au grade de lieutenant, gagne-t-il le cœur de sa belle. Happy End

 

Chef d’œuvre du cinéma muet Le mécano de la General démontre l'immense maîtrise de Buster Keaton, réalisateur et scénariste, avec Clyde Bruckman, adaptateurs du livre de William Pittinger lui même participant de l'événement réel qui inspira ce film quand en 1862 des soldats de l'Union volèrent la General et tentèrent de gagner le nord en détruisant derrière eux ponts et lignes télégraphiques. Rattrapés la plupart furent pendus, les autres emprisonnés, Pittinger était de ceux-ci, forcément. Bruckman, partenaire de Keaton depuis plusieurs années, proposa ce sujet à Buster, imaginant déjà quelles poursuites seraient possibles. Malheureusement utiliser la véritable General ne sera pas possible, il faudra trouver trois autres locomotives de l'époque pour le tournage. Le morceau de bravoure, la chute de la Texas, la loco poursuivante, et la destruction du pont est la scène la plus chère de l'histoire du cinéma muet, six caméras seront utilisées simultanément pour ne pas en perdre une miette.

Malheureusement le succès ne sera pas au rendez-vous, public et critique, il faudra attendre que les réalisations de Keaton soient redécouvertes dans les années 50 pour qu'il accède au statut qui lui revient.

Nul besoin de numérique, d'effets spéciaux pour occuper l'espace et maintenir l'action. Tout est vrai dans ce film et pourtant le fantastique n'est pas loin. Keaton était un magicien ,un poète autant qu'un mécanicien de précision, c'est dire s'il eut du mal à survivre dans la jungle hollywoodhyène.

Un voyage en train ne se refuse pas, surtout à travers le temps et dans le confort de votre salon.

 

La guerre de sécession comme si vous y étiez !

Partager cet article
Repost0
6 juillet 2013 6 06 /07 /juillet /2013 06:07

Des yeux couleur brûlure en lesquels je n'espère

Ni chercher à me voir ni espoir de m'y perdre,

Lueur mordant la nuit simulant un repère,

Phare entouré d'écueils où je vais pour m'étendre.

 

Revenir ne sera plus jamais admissible,

Du port que j'aie quitté il ne reste plus rien,

Quelques flous souvenirs, un retour impossible,

Des ombres du passé ne viendra aucun bien.

 

Ma destination est un demain introuvable ;

L'étau qui me retient ne peut pas me broyer,

Dans mon esprit j'entends les démons et les diables

S'amusant de me voir ruminer mes regrets.

Partager cet article
Repost0

Présentation

  • : Lire au nid
  • : Mes (ré)créations littéraires et photographiques.
  • Contact

Bienvenue...

Bienvenue sur ce blog ! Vous y découvrirez mes goûts, et dégoûts parfois, dans un désordre qui me ressemble ; y partagerez mon état d'esprit au fil de son évolution, parfois noir, parfois seulement gris (c'est le moins pire que je puisse faire !) et si vous revenez c'est que vous avez trouvé ici quelque chose qui vous convenait et désirez en explorant mon domaine faire mieux connaissance avec les facettes les moins souriantes de votre personnalité.

Rechercher

Archives