La même heure que la veille, que les jours d'avant, depuis tant années que je n'ai pas envie de les compter.
Des aboiements répondent au bruit de la laisse que je décroche du porte manteau, légers, il sait qu'à cette heure, juste avant le lever du jour il importe d'être discret, seulement manifester son accord et son envie de sortir.
Pas de collier puisqu'une boucle de la laisse se passe autour de son cou.
Le grincement de la porte est le même depuis toujours, jamais je n'ai fait ce qu'il fallait pour qu'il disparaisse, besoin de garder un point de repère sans doute.
13 marches, puis neuf, un hall, une large porte en bois vitrée puis une autre, plus lourde, en fer qui claque derrière nous pour nous souhaiter bonne route.
La fraicheur de la rue et ce vent frais incessant qui court dans ses poils alors qu'il tend la tête pour profiter du souffle d'air qui l'attire.
Du soleil ne nous parvient encore qu'une faible clarté dépassant la montagne où la neige a disparu.
Son petit espace vert sur lequel il aime à passer un long moment, aller, venir, sentir et recommencer encore et encore, relevant de nouvelles odeurs à chaque fois. Et puis la place que nous traversons, le pont que nous empruntons sans nous soucier de quoi ou qui que ce fut.
Quand au passage d'une route une voiture arrive sur nous, elle ne marque pas d'hésitation et nous traverse sans se rendre compte de rien, sans comprendre que les lieux se souviennent et qu'un souvenir se grave sur le réel au point d'y rester. D'autres chiens, parfois, nous devinent, sans crainte, et s'approchent en remuant la queue. Ils paraissent même sentir ma caresse avant que leurs maîtres ne les emmène, lui n'a rien vu.
Tant mieux.
Bon anniversaire loupiot !!!
La même heure que la veille, que les jours d'avant, depuis tant années que je n'ai pas envie de les compter.
Des aboiements répondent au bruit de la laisse que je décroche du porte manteau, légers, il sait qu'à cette heure, juste avant le lever du jour il importe d'être discret, seulement manifester son accord et son envie de sortir.
Pas de collier puisqu'une boucle de la laisse se passe autour de son cou.
Le grincement de la porte est le même depuis toujours, jamais je n'ai fait ce qu'il fallait pour qu'il disparaisse, besoin de garder un point de repère sans doute.
13 marches, puis neuf, un hall, une large porte en bois vitrée puis une autre, plus lourde, en fer qui claque derrière nous pour nous souhaiter bonne route.
La fraicheur de la rue et ce vent frais incessant qui court dans ses poils alors qu'il tend la tête pour profiter du souffle d'air qui l'attire.
Du soleil ne nous parvient encore qu'une faible clarté dépassant la montagne où la neige a disparu.
Son petit espace vert sur lequel il aime à passer un long moment, aller, venir, sentir et recommencer encore et encore, relevant de nouvelles odeurs à chaque fois. Et puis la place que nous traversons, le pont que nous empruntons sans nous soucier de quoi ou qui que ce fut.
Quand au passage d'une route une voiture arrive sur nous, elle ne marque pas d'hésitation et nous traverse sans se rendre compte de rien, sans comprendre que les lieux se souviennent et qu'un souvenir se grave sur le réel au point d'y rester. D'autres chiens, parfois, nous devinent, sans crainte, et s'approchent en remuant la queue. Ils paraissent même sentir ma caresse avant que leurs maîtres ne les emmène, lui n'a rien vu.
Tant mieux.









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