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23 septembre 2013 1 23 /09 /septembre /2013 11:10

Un claquement brutal, un regard fermeture,

Ce froid envahissant puisque l'espoir est mort,

Qu'il m'a colonisé comme une pourriture,

Un formol où mon âme est un futur qui dord,

 

Conservant le passé dont il reste si peu

Dans un placard étroit où la machine attend,

Pour dissoudre le temps en un étrange je(u),

Un puzzle de papier nourri d'encre et de sang.

 

Jamais il ne sera complétement fini,

Autant de pièces en plus autant d'autres questions

Otant les boucliers protégeant mon esprit

Jusqu'à ce qu'au dernier commence ma Passion.

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22 septembre 2013 7 22 /09 /septembre /2013 06:54

Difficile de choisir entre l'amour et sa carrière ! Vous penserez probablement que vous iriez vers le premier, sans doute parce que la seconde n'est pour vous qu'une longue banalité. Victoria Page est face à cette alternative mais elle est danseuse et son ambition est immense, pour elle danser c'est vivre, et réciproquement.

Face à la routine de la normalité sa préférence ira à son ambition.

Julian Craster est un compositeur qui étudie encore au Conservatoire de Londres, un jour il découvre qu'une de ses œuvre lui a été ''empruntée'' par son maître pour une chorégraphie de ''Cœur de feu'', spectacle ayant lieu à Covent Garden. S'en plaignant à Boris Lermontov, chorégraphe et directeur de la troupe qui ''utilise'' son travail il accepte de se taire en échange d'un poste important lui ouvrant la porte d'un avenir prometteur. Lermontov est despotique et ne peut supporter qu'une danseuse privilégie sa vie privée, c'est pourquoi quand il rencontre Victoria il la choisit à la place de son étoile précédente qui vient de convoler pour son prochain spectacle : Les Chaussons Rouges.

À la faveur de ce ballet Victoria et Julian feront connaissance, désormais art et sentiment vont s'affronter.

Les chaussons rouges reprennent le conte d'Andersen où l'on voit une jeune fille trouver des chaussons rouges, les enfiler et se mettre à danser.

Problème : les souliers sont magiques et voraces, qui les porte danse, danse et danse encore sans pouvoir s'arrêter.

Sinon définitivement.

Mise en abyme, le film de Powell et Presburger montre la difficulté de tout obtenir, le choix fait il faudra en payer le prix, parfois élevé, sinon autant se satisfaire de sa routine en rêvant à des vies inaccessibles, à des ambitions au-dessus de ses moyens, en se disant que le coût est exagéré. D'autant plus facile de le penser que le ''bon côté'' est aussi incompréhensible.

Mais la réussite n'est pas forcément une malédiction.

Au delà de l’intelligence et de la subtilité du scénario soulignons la mise en scène magistrale dominée par une longue scène de ballet, 17 minutes, qui coupe le film en deux. Images sublimes et fantastiques, l'utilisation optimale de la couleur qui feront dire à Martin Scorcese qu'il s'agit ''indéniablement du plus beau film en technicolor''. Un regard lucide sur le monde du spectacle, ses contraintes, ses désirs de réussite, sa compétition incessante, ses jalousies et égoïsmes, ainsi que le travail forcené pour rester au sommet.

On a rien sans rien mais on peut avoir peu et la payer trop cher.

Pour citer Martin Scorcese : La passion guide chaque instant extraordinaire des Chaussons rouges, c’est ce qui rend ces merveilleuses images en Technicolor si vivantes et si touchantes, dont la beauté étincelante est aujourd’hui pleinement restaurée. Les personnages et le monde qui les entourent ont été ravivés avec toute la splendeur douloureuse qu’ils s’efforcent eux-mêmes de créer. Les rouges vifs et les bleus profonds, les jaunes vibrants et les noirs intenses, les chairs brillantes des gros plans, tantôt en extase et tantôt en agonie, ou les deux à la fois… tant de moments, tant d’émotions en conflit, un tel tourbillon de couleurs, de lumière et de sons qui enflammèrent mon esprit dès la première fois, la première de très nombreuses visions.

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21 septembre 2013 6 21 /09 /septembre /2013 06:48

Il roulait, tranquille, sifflotant mais attentif au code de la route ; ce n’était pas le moment d'être arrêté alors qu’il rapportait une pièce de choix. Lorsqu’une collection croît il est ardu de trouver la pièce manquante mais chercher fait partie du plaisir, autant que trouver, que parcourir le pays en une quête qui n'aura de fin que la sienne.

Le hasard, l’instinct et l’expérience l’avaient mené dans un petit village d’une campagne lointaine. Les villes recèlent peu de raretés. L’uniformisation gagnant du terrain il devait s’éloigner de sa base. Ce n’était pas déplaisant, sa vie n’aurait plus de sens si un jour il regardait ses vitrines sans découvrir l’absence qui saute aux yeux. Il savait qu’en rangeant sa découverte il aurait un instant de répit, le prix de son labeur, mais, reculant, considérant le tout, il découvrirait un manque insupportable : la souffrance reviendrait. Malédiction du collectionneur, éternel insatisfait mais heureux de l'être.

Sa main gauche caressait le coffret de bois occupant la place du m… du passager, l'écrin de sa dernière découverte.

Ému, il se remémorait l’instant où son regard était tombé sur elle dans le décor banal d’un magasin comme il en existe tant.

Son cœur s'était serré, il la lui fallait !

La suite lui appartenait, l'approche, la demande puis l'obtention obéissaient à un rituel patiemment établi au long des années.

La grille s’ouvrit devant sa voiture.

                                                               - - -

Le claquement sec m’avertit de son retour, en quelques pas je suis à la fenêtre, à temps pour voir l’automobile disparaître dans le garage. Il sera vite là pensant que j’attends avec impatience. Aujourd’hui il doit me confier ce secret qu’il évoque parfois. Cela doit l’être, il m’en parle souvent en se demandant si je suis digne de son aveu.

Si…

Il ignore qu’observer est une de mes qualités, Il a déjà évoqué sa passion, ce qu’elle représente, combien chaque nouvelle pièce est une victoire sur la mort, que sans cette ambition son existence serait vide. À mes questions il disait attendre d’être sûr de moi et de mes aptitudes à l’accompagner dans ses recherches. 

Je supporte difficilement la frustration, c’est un défaut je sais, mais il fallait bien que j’en aie un.

Au moins !

                                          - - -

- Tu comprends, c’est tellement important.

J’approuve.
- C’est bien, bien… Il est des secrets dangereux à divulguer.

 J’opine. Un secret ne s’avoue à personne, la preuve : le mien ! 
- Parfait ! Nous avons longuement discuté, tu peux partager ce Mystère. Viens avec moi. 

Je le suis.

- Astucieux d’avoir placé l’accès au sous-sol au premier étage ? Une idée à moi, personne n’y songerait. 

Voire, n’ai-je pas évoqué déjà mes qualités d’observation, je peux rajouter l’obstination et l’intuition.


- C’est là !

La porte s’ouvre sans bruit, il me précède dans une pénombre rougeâtre. 
- Elles sont autour de nous…

Il pose le coffret sur le sol, l’ouvre et, doucement, tendrement, en sort un bocal de verre épais emplie d’une solution à base de formol.

 - La quarante-deuxième, la première remonte à plus de trente ans, j’ai commencé au sortir de l’adolescence… C’était facile, plus que de nos jours où les enfants se ressemblent toutes ! 

Mes yeux s’adaptant à la lumière, je distingue les étagères et les dizaines de têtes qui nous observent de leurs yeux sans paupières. 

- Chacune a, est, une histoire, chacune signe un souvenir, une page de ma vie. Je descends souvent ici la nuit (Je sais, je sais) pour les regarder, leur parler, les écouter même, à l’époque chacune dut me maudire mais par moi elles accèdent à l’éternité.

- Tu as raison.

- Je suis heureux que tu puisse partager cela avec moi.

Je souris en m’approchant de lui, en me blottissant dans ses bras. Bien sûr que je comprends. 

Il sursaute à peine quand la seringue s’enfonce dans son cou, le poison paralyse sur-le-champ mais provoque la mort après plusieurs heures d’agonie.

Ma caméra n’en ratera rien.

 

Chacun sa collection n’est-ce pas ?

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20 septembre 2013 5 20 /09 /septembre /2013 06:38

Depuis peu je me penche sur des séries scandinaves. Après Forbrydelsen ou Äkta Människor voici Bron, ou Broen, suivant que vous parlez suédois ou danois. Recycleurs forcenés les USA après avoir transformés la première en The Killing, non sans réussite il est vrai une fois leur version s'étant extirpée de son modèle ; il en va de même, donc, pour Bron devenu The Bridge et se situant à la frontière entre les USA et le Mexique, un endroit où il se passe beaucoup de choses !

Bron/Broen se passe donc en Scandinavie, sur le pont reliant le Danemark à la Suède. Les lumières s'éteignent brusquement en plein milieu, quand elles reviennent un corps est visible, déposé pile sur la marque de la frontière, ainsi les deux pays sont concernés.

Saga est suédoise, Martin est Danois, c'est peu de dire qu'ils sont différent, la première vit pour son métier, fait preuve de beaucoup de qualités et d'intelligence et d'une franchise désarmante, ce qui est vrai peut, et doit, se dire, elle est donc considérée comme ''spéciale'' et peu doué en relations humaines. Martin est plus spontané, sait que l'on doit parfois mentir, il vient se subir une vasectomie en estimant avoir assez d'enfants mais va apprendre que sa femme est encore enceinte.

De jumeaux !

La victime est déposée perpendiculairement à la marque de la frontière, c'est déjà surprenant, ce qui va l'être davantage c'est qu'en voulant le déplacer les policiers vont remarquer qu'il est coupé en deux et que les deux parties n'appartiennent pas au même cadavre. Le haut appartient à une personnalité suédoise, l'autre à une prostituée toxicomane danoise morte depuis un an dont la dépouille a été congelée.

Ce qui semble l’œuvre d'un tueur en série va évoluer en démarche politique quand le criminel ayant pris contact, et de quelle façon, avec un journaliste va exposer son point de vue sur la société et les problèmes qu'il entend souligner par des actes de plus en plus violents.

Quand apparaissent des personnages secondaires ils seront toujours utilisés pour faire avancer l'action, pour souligner les motivations du tueur et combien ses actes sont préparés depuis longtemps.

Un scénario tortueux et fascinant et des personnages principaux différents mais complémentaires finalement font de cette série, de 10 épisodes, une réussite. Une partie d'échec entre un duo policier d'un côté et un criminel hors du commun de l'autre. Le plus intéressant étant le couple, si opposés en apparence mais dont chacun va modifier le caractère de l'autre. Saga est à la limite du repliement sur soi, vivant instinctivement quand il ne s'agit pas de son métier et plus hantée par son passé qu'elle le montre, magnifiquement interprétée par Sofia Helin, Kim Bodnia de son côté est impeccable. Superbement réalisé, construit comme une symphonie en dix mouvements, pas un qui soit superflu allant crescendo jusqu'à l'ultime épisode.

Le monde scandinave n'est froid qu'en apparence...

Et pour revenir à l'ouverture de ce billet il semble qu'une chaîne française se prépare à l'adapter, dans un tunnel cette fois.

En espérant que ce ne soit pas dans un cul-de-sac !

Vivement la deuxième saison, j'en salive d'avance.

 

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19 septembre 2013 4 19 /09 /septembre /2013 07:56

Le Chuseok (hangeul : 추석 hanja : 秋夕), la fête des récoltes, est (avec Seollal et Dano) l'une des trois principales fêtes traditionnelles coréennes, elle est consacrée à la générosité de la terre et donne lieu à la confection de plats de farine de riz et de haricots.

Chaque famille retourne sur la terre de ses ancêtres (seongmyo) et célèbre une messe anniversaire. Le matin de Chuseok, le repas préparé avec la nouvelle récolte est disposé pour rendre grâce aux ancêtres lors du Charye (service commémoratif), ensuite les familles se rendent sur les tombes de leurs ancêtres  pour accomplir le Beolcho, le rituel de nettoyage des mauvaises herbes. Le soir venu les Coréens vont se promener en admirant la pleine lune et en participant à des jeux folkloriques comme le Gangangsullae (ronde).

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18 septembre 2013 3 18 /09 /septembre /2013 06:32

Je me fous de vos aspiration,

De vos espoirs, de vos ambitions !

Qu'ai-je à faire de ce qui vous effraie,

Ce que vous ne pourrez pas changer ?

 

J'entends vos pleurs,vos supplications,

Vois votre paradis de fiction ;

L'endroit où vous panserez vos plaies,

Crevant vos yeux et lucidité.

 

Vos cavernes et mythologies,

Ne seront pas pour vous des abris,

Cages de dieux nourris par vos cultes,

Toujours sourds malgré votre tumulte.

 

Vous connaissez ma définition,

Suite de phrases, de mots, de sons...

Mais ce que vous nommez vérité,

Est du fard sur la réalité.

 

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17 septembre 2013 2 17 /09 /septembre /2013 10:26

Vous regardez la lune de temps en temps mais saviez-vous qu'elle serait née il y a plusieurs milliards d'années de la rencontre, violente, entre la Terre et un objet stellaire de grande taille. Le choc aurait pulvérisé une partie de notre planète sous forme de débris qui aurait formé un disque avant que la gravité ne faisant son œuvre ils ne s'agglomèrent en ce qui est devenu ce satellite qui parfois provoque certaines transformations.

Parait-il !

L'idée n'est pas nouvelle mais la découverte, et l'analyse, d'eau dans dans échantillons de lave lunaire corrobore cette théorie par un rapport deutérium/hydrogène similaire à celui de la Terre.

Qui se serait douté que les enfants de la famille Médicis souffraient de rachitisme à la suite d'une carence importance en vitamine D à la suite d'un sevrage tardif et d'un défaut d'exposition au soleil par suite d'un emmaillotement trop important et d'un manque de sortie.

Amusons-nous un peu en observant ce croisement du virus de la grippe aviaire et celui de la grippe humaine. L'important est qu'il cumule les ''qualités'' nécessaires pour en faire un prédateur efficace en associant la toxicité du premier et la capacité contagieuse du second. Une belle réalisation de virologue chinois en attendant que la bestiole trouve une porte de sortie et puisse s'en donner à cœur joie. Rappelons que le virus est au sommet de la chaîne alimentaire, était-ce une raison pour favoriser son évolution ?

Attendons de voir... peut-être une solution à la surpopulation !

Mais le plus important de cette publication est l'article sur la façon dont notre cerveau perçoit le monde, reçoit les informations et les traite, parfois en se, et nous, fourvoyant !

Première question : Combien de sens avons nous ? Cinq direz-vous en laissant le sixième au paranormal. Il est temps de revenir sur ce nombre et de l'incrémenter quelque peu par d'autres capacités que nous possédons, et utilisons, sans le savoir.

Jusqu'à aujourd'hui.

Rajoutons le sens de l'équilibre, la proprioperception qui nous indique notre position dans l'espace, celui de l'effort qui calcule la force nécessaire pour un acte, porter une tasse de café à notre bouche par exemple, et pourquoi pas celui du temps qui passe ou de la gravité ou la faim et la soif ? Il est bien difficile actuellement d'établir une liste exhaustive mais la remise en cause du chiffre cité plus haut semble définitive.

Il n'en reste pas moins qu'ils peuvent nous induire en erreur, parfois être altérés ou se combiner avec des résultats troublants.

Vous avez un cerveau, utilisez-le pour découvrir cette revue, il vous remerciera. Si vous n'en avez pas vous ne fréquentez pas ce blog !

Un mot aussi en mémoire de Christian de Duve, disparu le 4 mai dernier à 95 ans, il aurait pu faire un effort !

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16 septembre 2013 1 16 /09 /septembre /2013 17:51

Un regard éprouvant comme une déchirure,

Un ravin dessiné qui paraît un mirage

Et pourtant de cela comment en être sûr

Sauf à m'aventurer au delà du courage.

 

Le gouffre est tentation, il me promet la paix,

Alors que je sais bien que ce n'est qu'un mensonge,

Le chemin sur le vide est le fil d'une épée

Où ne restent debout que ceux que la peur ronge.

 

Un pas, un seul essai, que le doute s'éteigne,

Savoir, savoir enfin si je suis un dément,

Si je suis englué, si c'est mon cœur qui saigne

Pour que ma vie s'enfuit là où le réel ment.

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15 septembre 2013 7 15 /09 /septembre /2013 12:46

Shingen est le chef du clan Takeda, ambitieux il souhaite conquérir le Japon et l'unifier pour en faire un grand pays. Pour cela doit prendre Kyōto, la capitale. Il est parfois remplacé dans son rôle de chef par son frère Nobukado qui un jour rencontre le sosie parfait de son aîné auquel il le présente pour qu'il devienne sa doublure, son kagemusha.

Ce dernier n'était qu'un voleur sur le point d'être mis à mort, c'est à sa ressemblance qu'il doit de survivre et le rôle qu'il endosse deviendra encore plus important quand Shingen sera blessé mortellement lors du siège du château de Tokugawa Ieyasu. Il a le temps de demander à ce que son décès ne soit pas annoncé tout de suite, les soldats cesseraient le combat, il demande que la réalité soit dévoilé trois ans plus tard, le temps de préparer la succession, et que ses projets soient continués.

De simple doublure le kagemusha doit prendre la place de Shingen, de simple bandit il se voit propulsé au poste de chef de guerre. Contre toute attente il va se révéler à la hauteur du rôle et plus sympathique que le ''vrai''. Des espions envoyés par ses ennemis qui un moment soupçonnent quelque chose finissent par se convaincre de leur erreur.

Les combats même tourneront en sa faveur, son exemple entraînant ses troupes lui permettant de triompher. Mais le pouvoir finit par lui monter à la tête et quand il tente de monter le cheval de Shingen il est désarçonné, la supercherie est révélée et le kagemusha est chassé du palais. L'opportunité qu'attendait Katsuyori, fils de Shingen pourtant déshérité par celui-ci, pour prendre le pouvoir.

Il va en profiter pour lancer une attaque contre Nobunaga, le maître de Kyoto.

Une erreur fatale.

Plus, et mieux, qu'un film de guerre historique, Kagemusha montre comment le pouvoir change ceux qui l'atteignent, comment il révèle le meilleur ou le pire de leur nature et jusqu'où ils sont capables d'aller. Le pouvoir est un vampire qui aspire les êtres qui lui cèdent, il les détruit, indifférent, il trouvera toujours quelqu'un d'autre pour entendre ses promesses et pactiser avec lui. Il le comblera un moment, mais un moment seulement.

En nos temps de médiocrité généralisée il semble qu'il n'y ait plus que des sosies, des ombres et des kagemushas.

Une fresque impitoyable et magnifique dans laquelle Kurosawa utilise l'Histoire pour montrer ceux qui la font, à leurs dépens. À voir et à revoir en se mettant à la place de Shingen ou de son double, sans perdre de vue que c'est un film.

Vous ne supporteriez aucun de ces rôles, et moi non plus !

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14 septembre 2013 6 14 /09 /septembre /2013 13:36

Michael Kohlhass est un marchand de chevaux installé dans les Cévennes. Alors qu'il se rend à une foire il fait face à un péage instauré par un baron local. N'ayant pas d'argent il doit laisser en gage deux chevaux et son valet, César. Mais les chevaux seront maltraités et le serviteur agressé par les chiens sur les ordres du nobliaux. Kolhass demandera réparation auprès de la justice mais celle-ci étant, comme souvent, aux ordres, il sera débouté trois fois et sommé de cesser d'ester sous peine d'être lui-même incarcéré pour abus.

Dernier recours, la princesse, mais l'épouse de Mickael le convaincra de la laisser faire, elle peut faire entendre sa cause.

Une illusion qui lui coûtera la vie. Dès lors Kohlhass décide de faire justice lui-même et lève une troupe avec laquelle il va poursuivre le Baron. Commençant par le château de ce dernier il mettra à mort les habitants du castel mais le baron s'est déjà enfui. La poursuite va continuer un moment et les troupes de Mickael vont grandir en nombre et en force jusqu'à menacer le pouvoir et inciter la princesse à lui envoyer un émissaire pour lui faire entendre raison. Mais Kolhass ne démord pas de son but, il veut que justice lui soit rendu, ses chevaux soignés et en parfaite santé, et le baron condamné.

Par la suite la princesse viendra le voir chez lui en personne et lui proposer un jugement équitable et l'amnistie si lui et sa troupe rendent leurs armes.

Mickael finira par accepter pour attendre la décision des juges mais tous ses soldats n'ont pas suivi ses ordres et leurs exactions rendront caduque la proposition d'amnistie.

Au final MK se verra rendre justice mais devra payer pour sa rébellion, il est rare que le pouvoir passe l'éponge quand il se voit bafoué de cette façon.

Je ne connaissais pas le réalisateur Arnaud des Pallières mais l'époque mise en scène et la présence de Mads Mikkelsen (le nouveau Hannibal Lecter) furent des raisons suffisantes pour que je me rende au cinéma. Une belle réalisation qui demande d'accepter sa lenteur qui restitue la vie de l'époque où les déplacements étaient lents et les affrontements réduits à quelques dizaines de combattants dans la plupart des cas. Les décors magnifiques des Cévennes et l'interprétation dense de MM font de cette réalisation une réussite bien loin des blockbusters US. 

Un voyage dans le temps qui ne se refuse pas.

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Bienvenue sur ce blog ! Vous y découvrirez mes goûts, et dégoûts parfois, dans un désordre qui me ressemble ; y partagerez mon état d'esprit au fil de son évolution, parfois noir, parfois seulement gris (c'est le moins pire que je puisse faire !) et si vous revenez c'est que vous avez trouvé ici quelque chose qui vous convenait et désirez en explorant mon domaine faire mieux connaissance avec les facettes les moins souriantes de votre personnalité.

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