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11 mars 2014 2 11 /03 /mars /2014 07:52

  L'ombre était blanche et s'approchait de moi,

Dévorant dans mon dos à chaque pas,

La route effectuée sans un pourquoi

Sans rien savoir de ce qui vient ou va.

 

Suis-je négatif dans un monde étrange,

Contraire à tout ce qui semble vivant,

Ou un démon poursuivi par des anges,

Maudit parce que je suis innocent.

 

Je suis obscur pour n'avoir rien connu

Qui m'aurait fait prendre un autre sentier ;

La clarté m'effraie de m'y sentir nu,

Exposé au vent d'un passé renié.

 

Ainsi, suis-je un fétu dans la tempête,

Balloté, brisé, sans jamais mourir,

Invité au futur pour une fête

Hantée de spectres et de premiers soupirs.

L'ombre était blanche et s'approchait de moi,

Dévorant dans mon dos à chaque pas,

La route effectuée sans un pourquoi

Sans rien savoir de ce qui vient ou va.

 

Suis-je négatif dans un monde étrange,

Contraire à tout ce qui semble vivant,

Ou un démon poursuivi par des anges,

Maudit parce que je suis innocent.

 

Je suis obscur pour n'avoir rien connu

Qui m'aurait fait prendre un autre sentier ;

La clarté m'effraie de m'y sentir nu,

Exposé au vent d'un passé renié.

 

Ainsi, suis-je un fétu dans la tempête,

Balloté, brisé, sans jamais mourir,

Invité au futur pour une fête

Hantée de spectres et de premiers soupirs.

 

 

 

 

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10 mars 2014 1 10 /03 /mars /2014 07:48

Il ne reste de moi que ruines et décombres,

De celui que je fus ne subsiste que l'ombre.

Jadis en quelques mots je pouvais esquisser,

Un univers grouillant, peuplé d'aventuriers,

De palais en granit et de châteaux en or,

De serpents arrogants qui tuaient sans remord.

S'y côtoyaient manants, moines nécromanciens,

Enfants irrationnels et corbeaux magiciens.

 

J'ai arpenté longtemps ces lieux imaginaires

Avant de découvrir qu'ils n'étaient qu'un désert,

Que l'imagination génère des mirages

Dissipé aussitôt que s'annonce un orage.

Le sable est un ami qui efface les traces

Du voyageur perdu, ignoré de la grâce.

J'ai gommé le passé, effacé l'avenir,

Ne suis qu'une illusion perdue dans un soupir.

r.

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9 mars 2014 7 09 /03 /mars /2014 08:17

Tony était champion de tennis, au fait de sa gloire il épousa Margot, très jolie, et très riche, seulement voilà, le temps passe et Margot semble éprise d'un écrivain américain. Tony imagine mal un divorce qui le laisserait sans le sou aussi imagine-t-il de se débarrasser de son épouse pour garder son argent. Pour ce faire il retrouve un ancien considsciple, Lesgate, devenu un petit voyou qu'il persuade de tuer son épouse. Ils se mettent donc d'accord sur l'heure du crime afin que l'époux puisse exhiber sa présence à son club comme alibi.

Le crime va donc être parfait, ou presque !

Le piège est simple, Topy va appeler Margot, celle-ci devra aller dans le bureau, elle sera une proie facile pour le tueur. Mais les choses ne sep passent pas comme prévu, Margot n'est pas seulement jolie et riche, elle est aussi forte et attachée à la vie, quand Lesgate tente de l'étrangler elle résiste, tatonne maladroitement sur le bureau derrière elle, y trouve un ciseau qu'elle plante dans le dos de son agresseur.

Bon débarras.

La jeune femme va passer pour coupable, être condamnée, heureusement son amant, Mark Halliday, ne croit pas qu'elle soit coupable et soupçonne Tony d'être à l'origine de la tentative de meurtre, il va transmettre ses soupçons à l'inspecteur Hubbard, ensemble il vont tenter de confondre Tony...

Le film est tiré d'une pièce de Frederick Knott celui-ci l'adapta pour le cinéma en compagnie de Sir Alfred pour un film de commande, tourné par Hitch afin de terminer un contrat et considéré comme secondaire par celui-ci. Il n'en reste pas moins que la personnalité de Tony est marquante par les qualités qu'il déploie, calme, inventivité, réactivité, nul doute que dans la réalité il s'en fut tiré, mais au cinéma il importe que la morale soit sauve. Heureusement vous et moi savons que dans la réalité c'est rarement le cas.

 

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8 mars 2014 6 08 /03 /mars /2014 07:50

- Il est entré chez nous, en pleine nuit, nous étions au lit, lumière éteinte commissaire. Il nous a surpris en plein sommeil.

- Comment vous a-t-il réveillé ?

- En allumant le plafonnier. Le temps d'ouvrir les yeux, j'ai essayé de me lever mais il nous menaçait de son arme. Il nous a fait asseoir dans le lit, nous disant de l'écouter parce qu'il n'allait pas répéter.

- Qu'a-t-il dit ?

- Qu'avoir deux enfants était indu, il nous a demandé d'en choisir un, qui vivrait, alors qu'il tuerait l'autre, pour nous punir.

- Comment avez-vous réagis ?

- À votre avis commissaire ? C'était un cauchemar, je me souviens avoir fermé les yeux, j'allais me renformir, ou me réveiller, et tout cela serait terminé, englouti. Ma femme a fait la même chose, nous nous sommes regardé sans vraiment voir l'autre. Elle a voulu se lever mais il l'a frappé, avec son arme, il m'aurait tiré dessus si j'avais continué mon geste pour me jeter sur lui. Il nous a exhorté au calme, si les enfants se réveillaient il serait obligé, c'est son terme, de les abattre tous les deux et ce serait de notre faute, il n'arrêtait pas de le dire.

- C'est un dilemme impossible.

- Qui peut choisir, commissaire ? Ensuite il nous a dit que le temps passait, qu'il allait compter jusqu'à dix et que notre choix devrait être fait à cet instant.

- Vous l'avez fait, ensemble ?

- Non, c'était impensable, comment réfléchir, quels critères utiliser ?

- Pourtant il n'en a tué qu'un.

- À dix, alors qu'il allait voir les garçons c'est moi qui lui ait donné le prénom du plus jeune.

- Pourquoi lui ?

- Je ne sais pas, c'est venu comme ça, l'impulsion du moment, le stress. Parce qu'il était le plus jeune, que l'ordre alphabétique jouait contre lui, je ne sais pas. Et comme ça je suis coupable, seul.

- Ensuite ?

- Il nous a attaché, bâillonné, il est parti. Nous n'avons rien entendu. - Ma femme pleurait, moi j'enrageais, quand j'ai pu me libérer, je me suis précipité... et j'ai trouvé... J'ai appelé la police, détaché ma femme, nous avons attendu dehors, notre grand fils demandait ce qui se passait. Nous n'avons pas su quoi dire.

- Qui l'aurait su ?

- Et maintenant commissaire ? Comment vivre, survivre ?

- Nous le retrouverons.

- Et ça ne changera rien... mais vous faites votre métier.

- Rien ne vous a marqué chez lui, sa taille, sa voix ?

- Je ne me souviens pas, tout est flou, je ne suis même pas sûr d'être réveillé.

- Je comprends, nous devrons nous revoir pour d'autres questions.

- Bien sûr.

- Il est temps que vous alliez retrouver votre épouse et votre fils.

- Merci commissaire, merci.

- Une dernière question pourtant, je suis indécrottable.

- Allez-y.

- Vos enfants ne se ressemblent pas.

- Non ? Je n'y ai jamais fait attention.

- Non ?

- Non ! Je vous assure.

- Entendu, je ne voulais rien laisser au hasard. À bientôt monsieur.

- À bientôt commissaire.

 

Diatek le regarda s'éloigner avec ce sourire narquois qu'il arborait souvent et que ses collègues détestaient tant. Pas question qu'il ait l'impression d'avoir réussi son coup. Son adjoint allait l'interroger mais se retint, à temps. Il savait qu'avec son supérieur mieux valait se taire et passer pour un imbécile que parler et enlever les doutes.

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7 mars 2014 5 07 /03 /mars /2014 08:45

추격자 - Na Hong-jin - 2009 - 123'

Joong-ho était flic avant de se reconvertir dans le proxénétisme, comme quoi la police mène à tout à condition d'en sortir. Sa nouvelle vie est plaisante et rentable et semblait devoir s'écouler tranquillement si plusieurs de ses professionnelles n'avaient disparues mystérieusement. C'est une perte pour lui mais le policier qu'il fut devine là-dessous les activités sombres d'un tueur en série ciblant les jeunes femmes travaillant pour lui.

 

Comme l'indique le titre, la traque va commencer et Joong-ho va retrouver son premier métier pour mener son enquête tout en utilisant ses connaissances et relations du second. Quand à la police officielle autant dire qu'elle est spectatrice puisque présentée comme composée de fonctionnaires bavards et soucieux d'avancements par d'autres moyens que leurs performances.

 

Le film va s'organiser en tissant habilement la chasse et les activités meurtrières du gibier par ailleurs prédateur de jeunes femmes qu'il emprisonne chez lui avant de leur faire subir divers traitement plus désagréables les uns que les autres.

Rapidement il va suspecter un client ayant rencontré toutes ses employées, justement celui-ci a rendez-vous avec Mi-jin, c'est l'occasion d'aller lui poser quelques questions. Mais Joong-ho va arriver trop tard et si l'homme est arrêté Mi-jin n'est pas retrouvé et il refuse de dire où il la détient. Dans l'appartement de la disparue Joong-ho retrouve la fille de celle-ci, il va la prendre sous sa protection d'autant que le suspect va être libéré par manque de preuve.

L'opportunité de le suivre pour retrouver Mi-jin.

Mais ça ne va pas être simple. Action et violence vont se succéder dans les rues de Séoul, une ville de plus en plus photogénique la nuit, ruelles étroites, escaliers tortueux dans une cité qui semble changer à chaque plan, pénombres inquiétantes et lumières moqueuses. La ville est une toile d'araignée vivante qui regarde s'affronter des insectes qui ne savent pas s'ils sont le chasseur ou le gibier.

Un film plus rouge que noir qui prouve l'aisance du cinéma Coréen pour les polars étouffants et désespérés, urbain mais brutaux avec une touche sarcastique qui me plait beaucoup. Après tout ce n'est que du cinoche. Une fois l'écran éteint vous retrouverez votre quotidien banal et sans danger.

Encore que...

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6 mars 2014 4 06 /03 /mars /2014 08:13
Le retour de graisse-stock !
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5 mars 2014 3 05 /03 /mars /2014 07:52

Si vous voulez connaître le Vietnam du XVIIème alors enfilez la tenue du mandarin Tân et vous en aurez l'opportunité. Personnage imaginé par les sœurs Tran-Nhut, Thanh-Van et Kim, en 1999. seules les trois premières enquêtes du mandarin furent écrites à quatre mains, après quoi Kim prit son indépendance pour voyager alors que Thanh-Van continue à nous proposer les histoires de Tân.

Tout commence alors que Tân est un jeune magistrat issu des concours administratifs de l'Empire. Il est envoyé dans la province des Hautes Lumières en tant que Mandarin civil ; autant dire que pour lui c'est un débarquement en terre inconnue ! Heureusement il n'arrive pas seul, il est escorté principalement de Dinh, le lettré, et du Docteur Porc.

Toute la réalité de l'époque est là, s'y croisent arts martiaux, avec des enchaînements aux noms évocateurs : La Danseuse lubrique, la Banane qui roule, la Grenouille ailée, le sourire du Piranha... Religion et médecine traditionnelle, additionné de crudité et saupoudré d'humour pour un moment d'émotions et d'exotisme.

Il est la première autorité de la région et chargé de rendre la justice, c'est dire qu'il va devoir se confronter aux potentats locaux.

Pour sa première affaire, il débarque alors que s'affrontent désintérêts contradictoires concernant le temple de la Grue Écarlate que certains veulent restaurer quand d'autres désirent le mettre à bas.

Dans les murs de ce temple des enfants handicapés sont hébergés par les bonzes, l'un d'entre eux vient d'être retrouvé mort, atrocement mutilé. Des rumeurs courent, que se passent-ils dans ce temps, les bonzes s'occupant des petits handicapés le font-ils par soucis humanitaire ou pour quelque autre raison moins recommandable ?

Exactement comme aujourd'hui.

Les apparences sont trompeuses, on le sait, et les sourires cachent des menaces, les palais superbes dissimulent des souterrains obscurs où le pire trouve un terrain de jeu à la mesure de ses envies.

Un personnage fascinant dans une époque colorée et sordide où les masques d'or dissimulent des faciès horribles et les banquets des jeunes filles à marier auxquelles Tân devra résister.

Il ne lui manque que de passer sur grand écran, tant d'autres eurent cette opportunité avec moins de mérites.

Un voyage dépaysant, des décors magnifiques et quelques heures de plaisir, un ensemble que je vous recommande.

Merci à Coccinelle de m'avoir incité à passer à l'acte...

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4 mars 2014 2 04 /03 /mars /2014 07:44

Ron Woodroof est électricien, officiellement, il est surtout arnaqueur aux paris sur le rodéo et accro à presque toutes les drogues imaginables. Il prend beaucoup de risques pour gagner de l'argent ce qui l'amène à devoir courir pour éviter une pluie, méritée, de coups. C'est un ''vrai'' texan, macho et méprisant pour les gays.

Suite à une électrocution il se retrouve à l'hôpital où le médecin lui annonce que suite à des analyses, non seulement on a retrouvé une multitude de produits interdits dans ses veines, mais aussi qu'il est séropositif et que son espérance de vie ne dépasse pas le mois !

Passé un moment, compréhensible, de sidération il refuse le diagnostic, ce n'est pas un virus qui va le mettre à bas.

Il va pourtant devoir se faire une raison sur la réalité de sa contamination et des effets qu'il constate chaque jour à chaque instant. Curieux il va apprendre tout ce qu'il peut sur sa maladie et ses chances de survie, faibles.

L'AZT est le seul traitement disponible, encore est-il en phase de test en suivant la procédure officielle de double aveugle et placebo afin de juger de son efficacité. Mais Ron veut mettre toutes les chances de son côté et soudoie un infirmer pour obtenir des pilules. Le résultat ne sera pas à la hauteur de ses espérances, les effets secondaires sont très important mais, comme leur nom l'indique, sont secondaires à côtés de la hausse du cours de l'action du laboratoire qui le commercialise, avec l'accord de la DEA...

Pas question de renoncer quand après une nouvelle hospitalisation il se retrouve confronté à son usage d'un médicament encore non commercialisé. Direction le Mexique où d'autres traitements existent et fonctionnent sans les effets dévastateurs de l'AZT.

Une idée va germer dans l'esprit de Woodroof : rapporter ces produits aux états-unis et les vendre, mais comme leur commercialisation est prohibée il va créer un club dont l'adhésion est onéreuse mais qui ouvre l'accession aux remèdes qui ainsi ne sont pas vendus.

C'est le début d'un double combat pour Ron, un contre la maladie qui le mine, l'autre contre une administration qui privilégie les intérêts financiers à la survie des malades. C'est aussi, et surtout, la cause d'une profonde évolution pour lui, si fier, si méprisant, qui va découvrir un milieu qu'il méconnaissait et de vrais amis quand les siens vont lui tourner le dos.

Sur l'écran vont défiler les jours, les trente promis vont dépasser les 2500 avant que la maladie ne soit la plus forte.

Le film est à l'image de son ''héros'' qui refuse la pitié et privilégie le combat, puisant en lui-même jusqu'à l'ultime trace de vie qu'il va utiliser, consumer, jusqu'à ce qu'il ne reste qu'une ombre mourant mais finalement vainqueur.

Impossible de passer sous silence les interprétations de Matthew McConaughey et Jared Letho qui se sont impliqués à fond pour faire de cette réalisation de Jean-Marc Vallée un moment de vie autant que de cinéma.

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3 mars 2014 1 03 /03 /mars /2014 07:12

De septembre 1917 à avril 1918 Franz Kafka est chez sa sœur, à Zürau. La tuberculose s'est déclarée mais ce village est l'endroit qu'il a trouvé pour échapper à ses tourments, familiaux, professionnels ou sentimentaux.

Dans le calme et la nature il relit Kierkegaard et se laisse aller à l'introspection dans un cadre reposant bien loin de Prague, considérant qu'il fait ainsi partie d'une ''image condensée de la vie et de la mort'' il se laisse aller à des réflexions dans ses cahiers et autres notes dispersées qu'il recopia sur 103 feuillets que par la suite Max Brod publia sous le titre : Médiations sur le péché, la souffrance, l'espoir et le vrai chemin. C'est Roberto Calasso qui eut l'idée de les republier sous le titre de Les Aphorismes de Zürau, en présentant un par page.

Kafka s'interroge sur la nature de l'humanité, sur la place du mal et comment s'en défendre, sur le progrès, associant l'inéluctable au danger.

 

Une cage s'en fut chercher un oiseau.

 

Le moment décisif de l'évolution de l'humanité est toujours l'instant présent ; c'est pourquoi les mouvements révolutionnaires sont en droit de faire table rase de ce qui les précède car rien n'a jamais été.

 

Mesure-toi à l'humanité. Elle rend sceptique le sceptique, croyant le croyant.

 

Comment peut-on trouver plaisir au monde à moins que ce ne soit une fuite ?

 

Comprendre cette chance : le sol qui te porte ne peut pas être plus grand que les deux pieds qui s'y posent.

 

Franz Kafka demanda à Max Brod de ne pas publier ces écrits, fort heureusement celui-ci ne tint aucun compte d'une requête dont on peut douter qu'elle fut sincère.

 

L'esprit n'est pas libre tant qu'il n'a pas lâché prise.

 

Peux-tu donc connaître autre chose que le mensonge ? Si un jour le mensonge est anéanti, ne te retourne pas, sans quoi tu serais changé en statue de sel.

 

Des léopards s'introduisent dans le temps et s'abreuvent aux jarres d’offrandes qu'ils vident ; le phénomène ne c esse de se répéter ; il finit par devenir prévisible et on l'intègre à la cérémonie.

 

Se mêlent des influences diverses, hassidisme, taoïsme, la forme s'approchant parfois du haïku, un livre qui s'ouvre au hasard, ou sous l’influence du destin. Tentez l'expérience, quelques mots peuvent vous tendre un miroir dans lequel vous risquez de vous reconnaître.

 

Effrayant et tentant !

 

Franz Kafka, Les Aphorismes de Zürau, édition de Roberto Calasso, traduit de l’allemand par Hélène Thiérard, Gallimard, « Arcades », 143 pages, 10 € 

 

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2 mars 2014 7 02 /03 /mars /2014 07:06

Climax est une bourgade du Nevada, autant dire un trou perdu où la vie est faite d'habitudes sans que rien ne semble devoir s'y passer. Orville Spooner et Barney Milsap y résident depuis toujours, le premier donne des leçons de pianos, le second est garagiste, ensemble ils écrivent des chansons et cherchent le moyen de se faire connaître.

Un jour la chance va leur sourire, Dino, un chanteur de charme à la carrière déclinante va s'arrêter chez eux. Pour Orvile et Barney c'est miraculeux, il faut absolument faire quelque chose pour profiter de la situation et lui présenter leurs compositions. Barney va user de son métier pour trafiquer la voiture du chanteur et l'immobiliser, Orville va en profiter pour l'inviter, n'est-il pas un de ses plus grands fans ? Tout se présente bien, si ce n'est la réputation de séducteur de Dino et Orville préfère éviter qu'il rencontre son épouse. Impossible pourtant d'imaginer que sans une présence féminine Dino soit attentif à leurs propositions ?

Orville va avoir une idée de géni(ss)e : pourquoi ne pas engager Polly, une prostituée, pour jouer le rôle de Zelda ?

Billy Wilder est réputé pour ses comédies grinçantes et sarcastiques, n'hésitant pas à évoquer des sujets choquant pour la morale étasunienne, les contraintes s'étant assouplies il peut aller plus loin que dans ses réalisations de la décennies précédentes.

Autre avantage de ce film, la présence de Kim Novak dans un de ses derniers grands rôles, parfaite en Polly jouant Zelda, prostituée imaginant ce que serait une vie normale, une vie qu'elle pourrait ne jamais connaître. Le seul personnage désintéressé du lot. Une mention également pour Dean Martin qui n'hésite pas à se caricaturer dans son personnage avec beaucoup d'entrain.

Le film fut mal reçu par les ligues de décences catholiques, c'est dire si le voir est jubilatoire même si Wilder lui-même le jugea raté par la suite. Une opinion que je ne partage pas. Et puis, du moment qu'il y a Kim Novak...

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Bienvenue sur ce blog ! Vous y découvrirez mes goûts, et dégoûts parfois, dans un désordre qui me ressemble ; y partagerez mon état d'esprit au fil de son évolution, parfois noir, parfois seulement gris (c'est le moins pire que je puisse faire !) et si vous revenez c'est que vous avez trouvé ici quelque chose qui vous convenait et désirez en explorant mon domaine faire mieux connaissance avec les facettes les moins souriantes de votre personnalité.

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