10 mars 2014
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Il ne reste de moi que ruines et décombres,
De celui que je fus ne subsiste que l'ombre.
Jadis en quelques mots je pouvais esquisser,
Un univers grouillant, peuplé d'aventuriers,
De palais en granit et de châteaux en or,
De serpents arrogants qui tuaient sans remord.
S'y côtoyaient manants, moines nécromanciens,
Enfants irrationnels et corbeaux magiciens.
J'ai arpenté longtemps ces lieux imaginaires
Avant de découvrir qu'ils n'étaient qu'un désert,
Que l'imagination génère des mirages
Dissipé aussitôt que s'annonce un orage.
Le sable est un ami qui efface les traces
Du voyageur perdu, ignoré de la grâce.
J'ai gommé le passé, effacé l'avenir,
Ne suis qu'une illusion perdue dans un soupir.
r.

