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20 janvier 2014 1 20 /01 /janvier /2014 07:50

L'escalier de bois craque sous ses pas, machinalement il compte les marches, habitude prise enfant. La lumière venant de l'extérieur est faible et l'électricité ne semble pas fonctionner comme on le lui a dit en bas. Ce n'est pas pour le gêner. C'est à cause de cela qu'il prit l'habitude de compter les degrés, pour ne pas allumer en rentrant chez lui le soir, tard. Quand son père était couché, pour ne pas le déranger.

La porte du fond lui a-t-on dit. Pas de problème, il avance, un bras tendu, sent enfin l'huis sous ses doigts et en tâtonnant trouve la serrure. Il sent une résistance, comme si la clé n'était pas la bonne mais avec un effort le mécanisme veut bien fonctionner.

Une odeur étrange l'accueille, mélange de renfermé et d'autre chose qu'il ne parvient pas à identifier. L'interrupteur est à l'intérieur, un mètre sur la droite. Sa main suit le mur à la hauteur indiquée, trouve le bouton et appuie.

Sa valise tombe sur le sol avec un bruit sourd, il recule, bouche ouverte sur un cri qu'il ne parvient pourtant pas à libérer. Là, devant lui, deux corps sont allongés, baignant dans leur sang, comme on dit.

Il recule, redescend et se précipite à la réception du petit hôtel de campagne. Son discours est confus mais l'homme en face de lui ne marque aucune surprise.

- Calmez-vous monsieur, calmez-vous.

- Facile à dire, vous avez l'air de trouver ça normal.

- Ce serait trop dire. Je vais vous expliquez, c'est assez incroyable je le concède et pourtant, vous l'avez vu par vous-même. Il y a quelques années, un drame s'est produit dans la chambre que vous avez vu, un homme a tué sa femme puis s'est suicidé. Attendez, ça ne s'arrête pas là. Le propriétaire de l'époque voulut effacer l'incident, il fit raser l'étage,.

- Raser l'étage, alors comment est-il encore là ?

- C'est la question ! Ici sont venus des spécialistes en paranormal et autres phénomènes surnaturels ; ils ont attendus longtemps sans jamais qu'elle réapparaisse. Attendez, je comprends votre réaction, nous allons y retourner, vous verrez qu'elle ne sera plus là.

- Vous êtes sûr, c'est dingue.

- Suivez moi.

Non sans hésitation l'homme suivit le réceptionniste. Avec surprise il constata que le nombre de marches avait diminué.

Voilà, nous y sommes, un étage de moins, maintenant nous allons à votre chambre, vous constaterez qu'elle est normale, et vide de corps. Je pense que pour la mauvaise surprise nous pouvons vous faire une réduction substantielle.

C'est bien le moins...

Allongé sur le lit le voyageur écoute, nul bruit ne lui parvient du dessus, l'histoire entière lui paraît incroyable.

Incroyable ?

En souriant il se dit que puisque son épouse arrivait le lendemain...

 

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19 janvier 2014 7 19 /01 /janvier /2014 08:10

Que faire pour se distraire ? Interrogation existentielle que se pose Judd Steiner et Arthur Strauss, deux jeunes hommes de la bourgeoisie, grands lecteurs de Nietzsche, ce qui n'implique pas qu'ils l'aient compris, et dont le sentiment de supériorité est tel qu'ils décident que les lois ne sauraient s'appliquer à eux. Ils commencent par quelques délits mineurs et par trop insatisfaisants pour qu'ils ne désirent pas aller plus loin, jusqu'au crime.

Tuer est facile et le jeu serait bien peu intéressant s'il ne s'agissait que de cela, aussi les assassins laissent-ils un indice pouvant remonter jusqu'à eux.

Ce qui finira par arriver bien sûr, car à quoi bon agir ainsi si c'est pour conserver le secret, tout le plaisir est dans le regard des autres, dans leur répulsion, leur incompréhension, autant de raisons pour Judd et Arthur de se considérer supérieurs, impression fréquente chez les inférieurs, mais la question n'est pas là.

Richard Flesher s'inspira pour ce film de Crime, un livre de Meyer Levin, lui-même ancien camarade des deux hommes, dans la réalité cette fois. En effet en 1924, Nathan Leopold et Richard Loeb s'ennuyaient et tuèrent un jeune garçon, pour le plaisir. Par coïncidence il se trouve qu'en 1958 quand Flesher tourna son film Nathan était relâché après trente-quatre ans de prison, son partenaire avait été tué en cellule depuis longtemps. Il autopsy l’orgueil et la bêtise d'un duo d'inutiles se prenant pour des prédateurs imaginant qu'un crime suffit pour en devenir un alors que ce n'est même pas nécessaire. C'est aussi pour lui le prétexte à un grand discours sur la peine de mort, la fin du film étant occupé par le procès et la plaidoirie de l'avocat, joué par Orson Wells, la séquence dure près d'un quart d'heure, dans la réalité elle dura une douzaine d'heure et fit que les coupables furent condamnés à perpétuité. Pour l'un elle s'acheva rapidement, pour l'autre elle fut factice puisqu'il retrouva le chemin de la liberté.

Le début du film n'est que le préambule à ce couplet humaniste. Qu'importe le crime, une vie reste sacrée... Le parti pris est trop marqué pour ne pas affaiblir le propos du réalisateur qui jusque là nous montrait un couple, le mot n'est pas trop fort, formé d'un pervers et d'un sociopathe, d'un dominant manipulateur et d'un bourreau heureux qu'un autre décide pour lui. L'Histoire nous prouva que cela pouvait arrivait à plus grande échelle encore. Une fois Wells sur l'écran les autres s'estompent. Un affrontement entre l'avocat et ses clients eut été plus judicieux et aurait donné au film plus de force encore.

Tant pis

L'intéressant aurait été pour le réalisateur de prolonger son film jusqu'à cet instant, pour voir si sa vision du monde et de lui-même avaient évoluées. Ni l'un ni l'autre ne montrèrent de remord, le temps aurait-il changé ça ? Personnellement j'en doute.

Je n'oublie pas l'interprétation extraordinaire de Bradford Dillman et Dean Stockwell qui donnent de la profondeur au vide des criminels.

 

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18 janvier 2014 6 18 /01 /janvier /2014 07:40

Une jeune femme, blanche et de bonne famille, est battue à mort à Capetown. Deux policiers enquêtent, un noir et un blanc, le premier quand il était enfant fut victime de l’apartheid, monolithique il cache bien ses secrets et souffrances ; l'autre jeune, alcoolique, toxicomane et autodestructeur est le fils d'un membre influent du pouvoir quand celui-ci était encore aux mains des blancs, ceci expliquant cela. Il a un grand fils avec lequel il s'entend mal et une ex-femme qu'il aime toujours mais qui ne supportait plus qu'il ne se supporte pas.

L'autopsie démontrera que la victime était sous l'effet d'une nouvelle drogue, peu chère mais dévastatrice dont l'effet est de rapidement provoquer des crises de violence incontrôlables.

L'enquête va commencer et les conduire sur les traces d'un ancien projet visant à créer une arme qui ciblerait la population noire. Celle-ci n'ayant jamais pu être mise au point ils se sont rabattus vers un autre moyen qui aurait dû ne pas s'écarter de sa cible.

Rien ne peut être simple dans un pays où les victimes croisent parfois leurs bourreaux, ceux-ci ont été graciés afin de faire table rase du passé. La réalité va montrer que c'est plus facile à dire qu'à faire !

Forrest Whitacker est massif, tout en rage contenue mais n'attendant que l'occasion de lui lâcher la bride sur le cou, rassurons nous, elle va arriver, Orlando Bloom est bien loin de son personnage du Seigneur des Anneaux ou du Hobbit, sans doute voulait-il casser cette image d'elfe blond trop propre sur lui. Il ira même jusqu'à fracasser une porte fenêtre avec la tête, histoire sans doute de prouver qu'il ne craint pas de s'enlaidir.

Qu'il le fasse dans la réalité est improbable, faut pas exagérer.

Pardonner c'est bien, c'est pratique mais à quoi bon quand c'est le moyen pour certain de recommencer ?

Un film français avec de vraies vedettes internationales ça ne se rate pas.

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17 janvier 2014 5 17 /01 /janvier /2014 07:38

J'ai cousu mes rêves avec des fils de nuit,

Tendu sur l'illusion un écran de possibles,

y ait dessiné ce chemin qui s'enfuit,

Pour quitter ce présent aux ombres irascibles.

 

Trop de cris qui couraient sur les murs,

Rampaient du sol jusqu'au plafond,

Quand il pleuvait j'entendais son murmure,

Une âme dans sa cage tourne en rond.

 

Je suis comme l'homme à la Licorne,

Cherchant cet animal mythique.

Cet univers trop froid, trop morne,

Est une prison aux barreaux de logique.

 

Je m'évade dans l'imaginaire,

Creusant le vide avec les mots,

Hors d'un présent, triste frontière,

Vers un futur dur comme une faux.

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16 janvier 2014 4 16 /01 /janvier /2014 07:35
Souriez, vous êtes flingué !
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15 janvier 2014 3 15 /01 /janvier /2014 19:55

Me tenir debout au sommet de la montagne,

Profiter du soleil et attendre la nuit ;

Tenir l'éternité pour ultime compagne,

Être là pour savoir, enfin, ce que je suis.

 

Un instant de chaleur passant sur mon visage,

Et puis le froid qui vient comme une certitude ;

Fermer les yeux un temps, que s'éloigne la rage

Qui fit de chaque jour un cri lourd d'inquiétude.

 

Un pic de volonté, de gloire et d'ambition,

Gravit si lentement qu'il me fallut la vie,

Entassant les succès, mensonges et passion

Autant que les secrets et les tourments subis.

 

Maintenant je suis là, n'ayant à conquérir

Que l'ailleurs infini,l'obscur illimité,

Dans le froid m'allonger les yeux clos pour mourir,

Entrer directement dans l'autre immensité.

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14 janvier 2014 2 14 /01 /janvier /2014 08:08

Le principe du tag est un peu celui du billard : quelqu'un est tagué qui en tague d'autres, qui à leurs tours... et ainsi de suite. Ainsi donc Tiphanie de Notes de lectures tagua(da) Coccinelle, du blog La culture se partage, et celle-ci me tagua(da voila les Daltons). Un bon moyen de découvrir des blogs à côté desquels nous serions passé. Je remercie donc Coccinelle d'avoir pensé à moi et Tiphanie d'avoir pensé à elle. Je sais, ça ressemble à une pyramide de Ponzi mais sans les effets pernicieux.

Le principe tient en trois points :

1. Lorsque tu apprendras que tu as été désigné(e), te réjouir tu devras. Danser la gigue et arborer le logo de ce tag sur ton blog tu feras.

2. Pour remercier celui qui t'a désignée, un petit texte tu rédigeras.

3. Puis, les 10 internautes les plus bavards sur ton blog tu nommeras.

 

Tag du blogueur convivial

Dix blogueurs qui ont laissé leur empreinte sur mon blog :

Coccinelle

A_girl_from_earth

Alain

dasola

heide

cieljyoti

denis

Elisa Romain

Evy

iloucat

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13 janvier 2014 1 13 /01 /janvier /2014 07:24

Saviez-vous que Angkor s'étendait sur près de mille kilomètres carrés ? À titre de comparaison Paris n'en fait que le dixième. Au début du VIIIe siècle le roi Jayavarman II, encore prince alors, fit naître la ville, sur un site déjà utilisé depuis la préhistoire. Rentrant de Java (l'actuelle?) il unifia le pays khmer et devint le premier ''roi suprême''. La ville fut florissante et s'étendit de plus en plus jusqu'à son abandon au XVe. Par la suite de nombreux souverains édifièrent divers monuments, construisirent de nouvelles structures, bassins et voiries. La ville grandit de plus en plus. Angkor était constituée d'une myriade de fondations pieuses, de villages, de bassins, de parcelles, de rizières, façonnant une imposante mégalopole.

La physique quantique vous intéresse, je n'en doute pas ; vous en comprenez toutes les subtilités ? J'en étais sûr ! Je suis comme vous, ce qui ne m'empêche pas d'être curieux et d'imaginer ce qui se trouve derrière le voile des apparences, derrière l'écran de nos interprétations, lequel est à l'aune de nos compétences...

C'est tout dire !

De plus elle semble loin de notre quotidien puisque cachée hors de notre vue et à la limite de notre pensée. Considérant que notre monde n'est lui-même que l'idée que l'on s'en fait avec les moyens, les sens, et le savoir qui sont les nôtres.

Une théorie nouvelle, bien que s'appuyant sur une idée de Niels Bohr, tente de la rapprocher de nous en apportant à sa compréhension la subjectivité de l'observateur. Impossible en effet d'échapper à celle-ci quelque effort que l'on fasse. D'une certaine façon l'individu observant s'intègre à l'observation, cette dernière ne pouvant être absolue ni constante. Les théories, la mathématiques, les sciences et les œuvres de l'intelligence sont toujours relatives et traduisent une observation, une analyse ou une réflexion. Nous ne pouvons appréhender la réalité sans la définir, c'est-à-dire, sans l'enfermer et la réduire. Et, pour reprendre la conclusion de l'article de H C von Baeyer ''la physique porte sur ce que l'observateur peut dire de la nature, et pas plus''.

Une aspirine... sinon deux !

De nombreuses œuvres de science-fiction nous montrent des planètes éclairées par deux soleils, le télescope spatial Kepler vient de démontrer que les mondes circumbinaires existaient mais que les chances qu'elles abritent de la ''vie'' est moindre sur sur les autres.

Dommage !

Autre article passionnant : les traces numériques du crime, ou comment les experts en informatique judiciaire recherchent des éléments significatifs dans les mémoires des matériels électroniques que nous utilisons de plus en plus. Il ne s'agit plus désormais d'autopsier les cadavres mais aussi les ordinateurs, téléphones portables, tablettes et autres appareils. Se combinent les crimes commis dans le monde physique et ceux perpétrés dans l'univers virtuels, sabotage, piratage, j'en passe et sûrement pas des meilleurs.

Après tout il n'y a pas de raison que le monde virtuel soit exempt de danger, il est fréquenté par les mêmes animaux que l'autre ! Les habitués de NCIS pourront en demander plus à Abby.

Depuis longtemps vous entendez dire, affectant de n'y pas croire, que le sport est bon pour la santé, flemmard de nature vous imaginez que c'est pour vous fourguer des baskets, des compléments alimentaires ou des abonnements dont vous ne profiterez qu'en de rares occasions. Vous préférez le bistrot.

Rassurez-vous, il ne s'agit pas de vous transformez en marathonien, un coup d’œil dans un miroir vous dirait que c'est impossible. 150 minutes d’activité physique modérée suffisent pour diminuer le risque de maladie cardiaque, d'avc ou de cancer, elles favorisent la mémoire par le développement de l'hippocampe et facilite le transport du cholestérol. Les gènes favorisant diverses maladies métaboliques sont inhibés, la production d'insuline est favorisée, diminuant le risque de diabète de type 2.

J'en passe et des meilleures.

 

Alors au lieu de perdre votre temps, mettez à profit cette lecture, tout le reste sur le Net est superflu, et aller courir un peu.

Je vous regarde, de mon fauteuil...

 

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12 janvier 2014 7 12 /01 /janvier /2014 08:26

Jack Griffin traverse la campagne pour atteindre l'auberge d'un village qui semble n'avoir pas évolué depuis des siècles, il y a élu domicile pour poursuivre ses recherches dans la tranquillité. Son visage est couvert de bandages, il porte des lunettes noires, aucune partie de son corps n'est apparente et les villageois qui le voient ainsi s'interrogent et s'inquiètent, ne serait-ce pas un criminel en fuite ? Ils ont appelé la police et tous font irruption dans la chambre de cet individu étrange. Autant dire qu'ils vont être stupéfait quand ils vont le voir enlever ses bandelettes tout en riant et qu'à la place, lentement, ils ne verront rien. Il n'y a pas d'yeux derrière les lunettes, pas de tête sous les bandelettes, pas de corps dans les vêtements.

L'homme mystérieux n'est pas un criminel en fuite mais un savant devenu invisible à la suite de recherches qu'il conduisit et testa sur lui (à la manière du Dr Jekyll), avec des effets secondaires qu'il n'attendait pas.

Le savoir semble rendre fou ceux qui en possèdent trop, après Frankenstein il était logique que James Whale mette l’œuvre de H.G. Wells en image. Le scénariste, R.C. Sherriff, va cependant la modifier, l'éloigner de la critique sociale du roman pour une mise en images plus angoissante, aidé en cela par la virtuosité de Whale.

Jack est fiancé mais un autre est amoureux de la même femme : le docteur Kemp, scientifique lui aussi et jaloux de son confrère, aussi pour son génie. Quel dommage que celui-ci n'entraîne son possesseur vers la mégalomanie et le délire.

Mais que vaut le pouvoir si l'on en abuse pas ? Il donne l'impression d'être au-dessus des autres, des lois et autre illusions sociales, bien loin de la vision première de H.G. Rassurons-nous, la morale sera sauve (dans la réalité c'est l'amoral qui triomphe souvent). Griffin n'y résistera pas, même si nous pouvons supposer que le produit absorbé y est pour quelque chose comme l'évidence que revenir en arrière est impossible, sauf d'une manière définitive.

Inutile que je répète tout le bien que je pense de James Whale, j'ai déjà évoqué plusieurs de ses films ici. Sa réalisation est inspirée, novatrice, et les effets spéciaux extraordinaires de John P. Fulton, si l'on se souvient des moyens de 1933. En quatre-vingts ans ils ont évolués au point que tout semble permis de nos jours, raison de plus pour se laisser prendre au charme un peu suranné de ce film. La magie l'emporte sur la démonstration de moyens.

 

Une mention pour Claude Rains qui joue, et avec quelle présence, l'homme invisible, lui donner vie et crédibilité en ressemblant à une momie est un vrai tour de force.

Un classique du cinéma dont j'ai du mal à dire qu'il faut l'avoir vu !

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11 janvier 2014 6 11 /01 /janvier /2014 06:45

En Italie, la Social Welfare Agency, combat le terrorisme. Jusque là rien d'extraordinaire, ce qui est moins courant c'est qu'elle utilise des enfants pour cela, des petites filles d'une dizaine d'années. Récupérer alors qu'elles étaient sur le point de mourir ces enfants sont modifiées, améliorées au moyens de corps artificiels pour exécuter leurs missions, elles sont aussi conditionnées pour être capable de tuer sans état d'âme.

En revenant à elles ces jeunes filles sont prises en main par un tuteur qui leur apprend ce qu'elles doivent savoir et auquel elles sont très attachées au point d'être capable de tout pour lui, il est le cadre dont elles ont besoin pour supporter leur état et le fait que leur avenir est limité du fait même des modifications dont elles ont profité.

Certains agents formateurs pourtant se posent des questions, s'interrogent sur la portée et la validité morale de leurs actes.

Un des couples principaux est composé de Henrietta et José. Survivante du massacre de sa famille, et du viol qu'elle a subi, elle est si attaché à son partenaire qu'il lui arrive de prendre l'initiative de sortir son arme avant que celui-ci ne lui en donne l'ordre, ce qui lui vaudra quelques remontrances de ce dernier. Outre les scènes d'actions ce sont aussi les relations entre ces binômes qui font l'intérêt de ce manga et le destin de ces enfants dont l'avenir est déjà écrit. Le contraste entre elles et leurs actes, la lâcheté des adultes qui les utilise comme des machines en tenue d'écolières tenant des flingues plutôt que des cartables.

Mais elles ne sont pas toutes dupes de ce qu'elles font, ressentent, le ''remède'' qu'elles prennent altère leurs perceptions, mais que seraient-elles en dehors de l'institution ? Un cocktail d'action, de psychologie, plus de la seconde que de la première, tout à l'image des enfants censées être aussi froides que les machines qui les maintiennent en vie. En elles le cyborg ne tue pas l'enfant qu'elles demeurent, avec ses rêves, ses émotions, son goût pour la musique et les étoiles filantes. Reste à faire un vœu, sans être sûr de vouloir vraiment qu'il se réalise.

L'enfance n'est sacrée que pour les médias et les publicitaires, les enfants soldats sont moins chics que Henrietta ou Rico mais ils existent.

Gunslinger Girl

L'enfance n'est sacrée que pour les médias et les publicitaires, les enfants soldats sont moins chics que Henrietta ou Rico mais ils existent.

Finalement je préfère la fiction, elle ne va pas aussi loin que la réalité.

Un manga de Yu Aida en 15 volumes publié chez Kazé.

Merci à Missbouquinaix de Le Blog des Livres qui Rêvent... pour ce challenge qui va m'inciter à retrouver le monde du manga que j'avais mis de côté depuis trop longtemps.

Finalement je préfère la fiction, elle ne va pas aussi loin que la réalité.

 

Un manga de Yu Aida en 15 volumes publié chez Kazé.

 
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Bienvenue sur ce blog ! Vous y découvrirez mes goûts, et dégoûts parfois, dans un désordre qui me ressemble ; y partagerez mon état d'esprit au fil de son évolution, parfois noir, parfois seulement gris (c'est le moins pire que je puisse faire !) et si vous revenez c'est que vous avez trouvé ici quelque chose qui vous convenait et désirez en explorant mon domaine faire mieux connaissance avec les facettes les moins souriantes de votre personnalité.

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