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4 août 2014 1 04 /08 /août /2014 07:00

Chercher l'origine de la vie et en comprendre les mécanismes est le but de recherches de plus en plus nombreuses suscitant crainte et enthousiasme.

De nouvelles disciplines ont vu le jour au fil des années et des progrès de la science. La biologie des systèmes vise à modéliser le fonctionnement de systèmes vivants, la biologie de synthèse vise à concevoir des systèmes fondés ou inspirés du vivant et dotés de fonctions absentes dans la nature.

Aujourd'hui la biologie de synthèse pose de nouvelles questions, sur ses objectifs, ses applications, ses limites et son impact sur la société.

Markus Covert rentre en vélo chez lui et en réfléchissant à un problème qui le tracasse depuis quelques années : simuler la vie, et la biochimie qui la rend possible, avec un logiciel ! Cela permettrait tant d'avancées dans des domaines divers, de temps gagné et de pertinences dans des recherches aléatoires. De nombreuses tentatives avaient échouées devant des difficultés insurmontables. Ce soir là, en pédalant mais sans crier eurêka, il eut l'idée de prendre comme modèle un microbe unicellulaire unique. Limité à une cellule le problème serait simplifié !

Jusqu'alors les tentatives de simulations portaient sur des colonies de cellules, les avancées en biotechnologie et en informatique ayant facilité l'étude de cellules isolées les outils existaient de tenter une approche différente.

Modèle : la bactérie Mycoplasma genitalium.

Le lendemain il se mit à l'écriture de quelques-uns des processus biologiques de la cellule en question. En quelques jours plusieurs modules virent le jour, chacun représentant un processus spécifique et produisaient des résultats semblant réalistes.

La plupart des biologistes auxquels ces travaux furent soumis pensèrent que l'idée était irréaliste mais deux doctorants, Jonathan Karr et Jayodita Sanghvi rejoignirent le projet. Des dizaines de modules étaient à concevoir, étudiant près d'un millier d'articles pour calibrer des milliers de paramètres. L'entreprise promettait d'être passionnante mais de longue haleine s'inspirant des travaux de Harold Morowitz qui le premier s'était penché sur le sujet, affirmant qu'une expérience réalisable en laboratoire pouvait l'être sur un ordinateur.

Les séquenceurs et les équipements robotiques ont accéléré la recherches des pièces manquantes mais la masse d'informations sur l'activité des gènes n'explique pas (encore) la façon dont ces activités se combinent, raison pour laquelle malgré la découverte de gènes associés à de graves maladies il n'est pas possible, pour le moment, de concevoir des traitements curatifs. Le moyen de progresser dans cette compréhension est bien la modélisation cellulaire pour en décrypter le fonctionnement. Les expériences simulées accélérerait le rythme des découvertes.

C'est le défi que Covert a relevé. Trois problèmes étaient à résoudre : encore les fonctions importantes, trouver un cadre global pour intégrer ces fonctions et, enfin, fixer les limites de chacun des 1700 paramètres du modèle. En ce soir d'hiver, tout en pédalant, il eut l'idée exprimée plus haut. Réunissant des physiciens, biologistes, modélisateurs et un ancien ingénieur informaticien de Google, le travail pouvait commencer sur les approches mathématiques à adopter.

Décision fut prise pour faciliter la recherche de créer un modèle de cellule entière constitué de 28 modules distincts, chacun utilisant l'algorithme lui correspondant le mieux. Les résultats furent long avant de progresser, le microbe cybernétique s'était divisé !

Les travaux sur Mycoplasma genitalium sont la première des nombreuses étapes à franchir pour modéliser les cellules ou tissus humain. Des améliorations sont à attendre et prendront du temps avant de se présenter, mais il n'y a pas si longtemps la modélisation de la plus simple des cellules était utopique. Le premier pas est fait, d'autres vont suivre, de nombreux mèneront dans des culs de sac, quelques-uns néanmoins trouveront leur chemin.

 

Un article ouvrant la porte sur un monde nouveau, riche de détails que je n'ai pas mentionné mais qui vous attendent. À lire et à relire. Je me pencherai prochainement sur d'autres aspects de la biologie du vivant.

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3 août 2014 7 03 /08 /août /2014 07:00

jean-pierre jeunet - Marc Caro (1995)

Krank (malade en allemand) n'est pas un être humain comme les autres puisque le produit d'expériences d'un savant qui la laissé dans un univers improbable entouré d'êtres plus ou moins aboutis. Il présente la particularité de ne pas rêver, un manque insupportable qui l'incite à faire kidnapper des enfants par des aveugles au regard électronique d'une ville portuaire afin de s'approprier leurs rêves. Malheureusement cela ne fonctionne pas et au lieu des songes espérés il ne rencontre que des cauchemars, des visions qui le ramènent, lui, à une réalité qu'il ne peut plus supporter et à laquelle il tente d'échapper.

Sans y parvenir.

Miette ne l'entend pas de cette oreille, elle va s’allier avec One, hercule de foire et ancien harponneur, pour partir à la recherche du frère adoptif de celui-ci, Denrée, que Krank fit enlever. Habillée de rouge elle ressemble à un petit chaperon à la recherche du loup.

Reste à atteindre la plate-forme sur laquelle Krank est installé.

Il y a un côté Freaks dans ce film en considérant la galerie de gueules qui s'y côtoient, visages étranges cherchant à s'extraire d'un univers baroque peuplé d'enfants hantés, de mutants en quête d'une humanité déifiée et introuvable.

Caro et Jeunet ont pu donner vie au monde qu'ils espéraient, aidés en cela par de nombreux talents, Darius Khondji, jean Rabasse ou Jean-Paul Gaultier.

Il peut sembler difficile d'en trouver l'entrée mais une fois cela fait on peut se laisser prendre à ce conte de fée cauchemardesque qui peut sembler un peu factice, exercice de style étonnant mais où les personnages semblent un peu perdus.

Un voyage étonnant exploitant le principe même du cinéma qui est bien de nous permettre de quitter notre environnement, rarement excitant il faut bien le dire.

Faut-il rêver pour vivre ? La question est posée mais le rêve d'autrui peut semble un cauchemar pour soi et y entrer demander un effort.

Un jour peut être la question ne se posera plus, le rêve aura disparu, à moins que les machines n'en éprouvent elle aussi la nécessité.

 

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2 août 2014 6 02 /08 /août /2014 07:00

Elfen lied (エルフェンリートErufen rīto) est un seinen manga de Lynn Okamoto prépublié dans le magazine Weekly Young Jump de juin 2002 à novembre 2005 puis en 12 volumes par Shūeisha.

Tout commence dans un bâtiment de haute sécurité à la veille d'un transfert capital. Des bruits résonnent, deux gardes discutent, le plus ancien mettant en garde son collègue débutant, il le prévient de ne pas trop s'approcher d'elle, il serait sans défense, trop tard puisqu'il a laissé tomber son stylo, erreur qui va lui coûter la vie.

Un ministre est en visite pour vérifier la validité de telles mesures de précaution pour enfermer une seule personne alors que le directeur de l'établissement, Kurama, lui affirme que le manque de fond abaisse le niveau de sécurité ''quand on sait ce que peut faire cette fille''. Quand l'homme politique demande à en savoir plus le responsable lui parle d'elle, mutante, être humain génétiquement évolué née naturellement et non stérile à la différence des autres mutants. Bref il s'agit de la ''mère'' possible d'une nouvelle espèce capable de remplacer l'homo sapiens. L'intérêt de cette prison est de la conserver pour l'analyser tout en l'empêchant de se reproduire.

Elfen Lied

Parallèlement Kouta arrive à son rendez-vous avec Yuka, sa cousine qu'il n'a pas vu depuis huit ans et dont il conserve peu de souvenirs bien qu'il affirme le contraire. Il vient à kamakura pour entrer à l'université et sa cousine lui propose de loger dans une auberge fermée à la condition de s'en occuper.

Quand la porte, énorme, de la prison s'ouvre le ministre découvre une forme humaine prisonnière dans une combinaison serrée et attachée sur un lit tout en portant un casque de fer, le tout dans une cage interdisant que l'on s'approche d'elle à moins de deux mètres.

Les bruits continuent, sans source apparente et pourtant c'est elle qui frappe le sol !

Un téléphone sonne, un garde prend l'appareil dans sa poche mais, maladroit, le laisse tomber, à l'intérieur de la limite des 2 mètres.

Erreur fatale puisqu'il portait la clé de la cage de la prisonnière.

La route vers la liberté est accessible, elle va être jonchée de cadavres et la mutante, une diclonus, va s'échapper non sans, alors qu'elle va être hors de portée, recevoir une balle et tomber à l'eau.

Kouta et Yuka se promènent sur la plage, avec surprise ils découvrent une jeune fille, nue, qui ne sait que répéter

N

Ils vont l'appeler ainsi et l'héberger puisqu'elle semble incapable de se débrouiller seule.

Quand à ses cornes, elles rajoutent à son charme.

Elfen Lied

Dans la prison la chasse au mutant s'organise, un jeune couple a été repéré en compagnie d'une fille à moitié nue. Un groupe de tueurs va partir, mené par Bandou, mercenaire obsédé par l'envie de tuer.

Finalement le commando en question va trouver Nyu, ses cornes la rendant on ne peut plus reconnaissable. Kouta et Yuka qui la cherchaient après qu'elle eut quitté leur maison vont être assommé et se réveiller à l'hôpital, interrogés par la police, sans retrouver leur amie et persuadés que celle-ci est en danger.

Mais pas autant que les assassins en uniformes qui vont faire connaissance avec les pouvoirs de Nyu. Bandou restera seul à l'affronter, conscient qu'il ne peut l'approcher sans mourir et que lui tirer dessus est inutile, les projectiles ne l'atteignant pas.

Leur confrontation tournera en faveur de la jeune fille, ce qui ne surprendra pas le lecteur bien que, la personnalité de Nyu reprenant le dessus, elle ne le tue pas.

En fin de premier volume les trois jeunes gens se retrouvent, ce qui va créer des situations ambiguës, Nyu ayant du mal à s'habiller seule et n'ayant aucune honte à se promener nue.

Bien des événements vont se produire en faisant courir des risques à nos jeunes amis, eux mêmes ayant un passé obscur.

Bandou malgré ses blessures reprendra la chasse en même temps que Nana, une autre diclonus très attachée au directeur de sa prison malgré les expériences, nombreuses et douloureuses, qu'elle subit. Elle n'aura pas de difficulté à retrouver Nyu qui n'est pas surprise de sa venue. Chacune peut sentir la présence de l'autre. Nana va tenter de la convaincre de rentrer avec elle ce que Nyu refusera en lui conseillant de rentrer seule et de ne pas insister. Nana ne peut pas obéir et va insister, à ses dépends puisqu'elle perdra ses quatre membres. Kurama pourtant la sauvera, l'arrachant des mains de Nyu, la giflant sans que celle-ci le tue, puis lui fournissant des membres artificiels alors que son supérieur, Kakuzawa, lui demandait de l'éliminer. Constatant la défection de son subordonné qui libère Nana Kakuzawa va envoyer Mariko, la propre fille de Kurama, transformée en diclonus.

Une nouvelle promesse de combats sanglants dans un manga qui vaut par la personnalité de son héroïne, Dr Nyu et Mistress diclonus. Où l'on voit la folie du pouvoir au mieux de sa forme dans le désir de Kakuzawa de transformer toute l'humanité en diclonus dont il serait à l'origine et le dieu. Les mutants sont à la mode et Nyu malgré la violence qu'elle cache est un personnage attachant, et sexy, ce qui ne gâte rien... Surtout en sachant en quoi consiste ses pouvoirs !

Depuis sa lecture je cherche des jeunes filles porteuses de (vraies) cornes, en vain.

Pour le moment !

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1 août 2014 5 01 /08 /août /2014 07:00

NB

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31 juillet 2014 4 31 /07 /juillet /2014 07:30

La théorie de l'évolution de Charles Darwin fut une révolution pour bien des mythes établies depuis des siècles. L'Homo n'était plus la réalisation ex nihilo de la nature mais la résultante d'un long chemin suivi par l'évolution depuis des millions d'années. L'environnement induit des mutations dont certaines sont profitables aux êtres vivants qui la transmettent à leurs descendants alors que les autres disparaissent par incapacité à s'adapter. Il n'est pas question d'une perfection établie une fois pour toute, ni, comme le croient certains aujourd'hui, accessible un jour prochain comme un but programmé.

Peu importe les voix discordantes, refuser la réalité ne la change pas.

Cette théorie désormais sort de son cadre pour se pencher sur l'origine de l'Univers, la frontière entre monde quantique et monde ''ordinaire'', les idées ou le destin des cellules, autant de domaines qui le prisme darwinien permet de regarder autrement et, peut-être, de mieux comprendre.

L'apport principal de Darwin fut de démontrer l'aléatoire du vivant, son imprédictibilité basant sa théorie sur deux règles fondamentales : Les mutations apparaissent au hasard chez une entité pouvant se répliquer au point qu'au fil des génération les descendants ne ressemblent plus beaucoup à l'aïeul source ; ces mutations subsistent quand elles sont utiles à la survie de leur hôte qui alors peut se reproduire et les transmettre.

Des scientifiques appliquent aujourd'hui ces principes semblent aider à la compréhension de la cosmologie, de la physique quantique et même la programmation informatique. En effet ils dépassent le cadre du vivant pour s'appliquer à l'environnement de celui-ci, lequel n'en est jamais que la continuation. Plus besoin d'un principe créateur, la logique évolutive suffit.

Dans le premier article consacré à ce magazine il était question de nos ancêtres, antésapiens, voyant dans la matière brute l'objet qui pouvait en sortir, il en fut ainsi pour Darwin qui vit dans le vivant ce qui s'y cachait et n'attendait que d'être reconnu avant d'être, mais longtemps après, admis par tous.

David Poulin vous expliquera que la théorie de l'évolution s'applique aux particules, que la physique quantique et la physique ''normale'' deviennent sociables. Dan Sperber vous expliquera qu'elle convient aux idées et comportements sociaux, Lee Smolin, aux trous noirs, à l'Univers et à notre existence et Jean-Jacques Kupiec aux cellules vivantes et même aux mécanismes du cancer.

C'est une voie de recherches immense puisque s'appliquant à toutes les disciplines, compréhensible dans ses principes, moins dans ses mécanismes. Que cela ne vous empêche pas de vous y intéresser. Si votre lecture est arrivée jusque là c'est que la sélection a fait effet !

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30 juillet 2014 3 30 /07 /juillet /2014 07:30

Vous êtes un homo sapiens, du moins vous le croyez, et comme tel, représentant de l'espèce Homo la plus évoluée, intelligente et inventive par rapport à nos ancêtres.

 

Belle auto proclamation, mythe égotique, n'exprimant que sa vanité. Avant sapiens d'autres, ancêtres ou cousins, purent, et surent, exprimer leurs sentiments, leurs pensées avec l'intention de les partager au moyen de la peinture ou du langage. La culture n'est pas apparu avec sapiens, bien qu'elle risque de disparaître avec lui.

La difficulté est de trouver trace de ces antériorités. Force fut de regarder plus attentivement les objets venus du passé, ce nouveau regard permit de réattribuer certaines découvertes qui passèrent de sapiens à Neandertal. Tout semblait simple jusqu'alors, de nouvelles fouilles et la possibilité d'en avoir une vision globale montrent des aptitudes et comportements de nos ancêtres que nous croyions exclusivement notre. Les arts et le sens esthétique ; les sépultures et la conscience de la mort ; les technologies et la maîtrise de la nature ; le langage et la possibilité de communiquer, de conceptualiser. De cela nous ne sommes que les héritiers, pas les créateurs.

D'autres cultures signifient d'autres références et façons de les exprimer, d'où la difficulté de les 11 reconnaître pour ce qu'elles sont. Bien des exemples montrent que nos aïeux savaient reconnaître la beauté, savaient projeter dans une pierre l'image de la figure qu'ils voulaient en extraire. L'outil était nécessaire à la survie, le décorer indique une ambition autre, ne sommes-nous pas sensibles à des images, à des icônes, sans utilités pratiques ? Homo erectus savait faire cela il y a 300 000 ans.

En remontant le cours du temps les scientifiques retrouvent des traces de pratiques funéraires, sens du sacré, compréhension de la mort, hommage rendu aux défunts, intercesseurs possibles avec un au-delà pressenti et source de tant de mythes illusoires mais rassurant.

Il y a 400 000 ans Homo heidelbergensis fut peut-être le premier hominidé à pratiquer ce rite.

Bien d'autres démonstrations sont apportées dans cet article sur une créativité antérieure à la nôtre, de la fabrication des outils ou armes, qu'il fallut bien concevoir, imaginer, en fonction de leurs usages futurs à la maîtrise du feu, emblématique d'une avancée évolutive par la victoire qu'elle implique d'un élément pourtant dangereux mais tellement utile pour se chauffer, s'éclairer, pouvoir consommer de nouveaux aliments, modifier la matière première...

Autre élément fondamental : l'obtention du langage. L'os hyoïde, impliqué dans le contrôle de la voix, a été retrouvé dans des restes d'Homo heidelbergensis. De même le gène FOXP2, indispensable a été retrouvé dans l'ADN de Neandertal. L'imagerie cérébrale a démontré que la fabrication de biface et le langage activait les mêmes zones corticales. Jusqu'à présent daté à – 100 000 ans, sa naissance, rudimentaire, peut donc être datée à plus d' 1,5 millions d'années avec Erectus. Bien sûr aucun enregistrement ne nous est parvenu et l'on peut supposer que le vocabulaire de l'époque était réduit, il n'en reste pas moins qu'une pensée l'utilisait.

Aujourd'hui c'est moins sûr !

Quelles étaient les ''qualités humaines'' de Neandertal, Erectus et autres ? Difficile encore de le dire, ça l'est moins d'affirmer qu'elles ne sont pas nées avec nous et même que d'autres animaux n'en sont pas dénués.

Un dossier captivant réalisé par Émilie Rauscher, avec Lise Gougis mais qui occupe à peine dix pour cent d'un magazine évoquant bien d'autres sujets, la cyberguerre par exemple. Inutile de craindre qu'elle survienne, elle a déjà commencée !

Saviez-vous que la myopie pouvait être considérée comme une épidémie ?

Moi non plus, du moins jusqu'à l'article de Coralie Hancok. Heureusement, que vous soyez concerné ne vous empêchera pas de le lire. 

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29 juillet 2014 2 29 /07 /juillet /2014 07:30

Vérité rime avec autorité, de tout temps donc la première apermis d'affirmer la seconde ainsi les religions pour assoir leur pouvoir se doivent-elles d'affirmer la détenir, contre la science ou même la simple intelligence. Rare il est vrai.

Aller à l'encontre des croyances traditionnelles peut être périlleux, ainsi Périclès mit-il en péril son pouvoir quand il affirma qu'une éclipse était un phénomène naturel et pas un mauvaise présage. L'impiété dont il fit preuve en ne respectant pas la superstition de son temps lui fut reproché. Un argument, avec le blasphème qu'utilisent toutes les religions pour éviter les voix discordantes pouvant les remettre en cause, et avec elles le pouvoir de ceux qui en sont les représentants auto-proclamés.

Les convictions sont des ennemis de la vérité plus dangereux que des mensonges, dira Nietzsche beaucoup plus tard. Les grands esprits se rencontrent, puisqu'ils cheminent sur la même voie, la moins fréquentée.

Ainsi Pythéas fut-il moqué quand il affirma avec vu une mer coagulée et connu des nuits de deux heures, il fallut attendre deux millénaires avant que le cercle arctique et la banquise ne soient connus.

Durant des siècles les lettrés se regroupaient autour de maîtres dont ils reconnaissaient le savoir et acceptaient l'enseignement. À partir du XIIè siècle, en Occident, rois et papes préférèrent ramener le savoir sous la férule du pouvoir afin de pouvoir enseigner ce qui devait être la vérité, une et indivisible, admise et apprise par tous. Ainsi naquirent les universités.

En 1633 elles furent ébranlées par l'affaire Galilée, et sa remise en cause du géocentrisme ; en 1761 par Buffon et son Histoire naturelle, laquelle, par définition, ne pouvait aller dans le sens de l'Église, qui définissait l'homme comme un simple animal parmi d'autres. Choquant pour ceux qui se croient plus, faute d'être mieux ; en 1859 un choc plus violent fut porté par Charles Darwin et son L'Origine des espèces.

Comment accepter que les fondements, au sens de derrières peut-être, soient ainsi menacé ?

La croyance résiste mal aux faits, les croyants préfèrent donc nier l'authenticité de ces derniers quand ils ne sont pas inspirés par dieu.

Il est intéressant, sinon amusant, de constater que quand une vérité chasse l'autre, ses défenseurs finissent souvent par retrouver le caractère borné et stupide de leurs prédécesseurs. Ainsi il est plus facile de regarder le passé et ses errances que d'imaginer que dans le futur on puisse être remis en cause de la même façon.

Il serait agréable de penser que de nos jours la vérité brille de tout ses feux, il n'en est rien et de multiples mensonges ou erreurs perdurent. Chaque époque érige de nouveaux dogmes et la science ne s'en exempte pas, tant se rassurer est un besoin humain, en fixant des limites et posant des certitudes bornant le possible comme des barrières autour d'un berceau.

Existe-t-il réellement des particules plus rapides que la lumière ? Impliquant une remise en cause de la théorie de la relativité générale ; qui furent les premiers habitants des Amériques ? Étaient-elles ce désert quand les Asiatiques s'y installèrent il y a 12 000 ans en traversant le détroit de Bering ?

L'ADN longtemps fut considéré comme invariable avant que l'épigénétique ne prouve sa perméabilité à l'environnement. En notre époque où le savoir semble circuler librement celui-ci reste manipulable et manipulé suivant les intérêts où superstitions des uns ou des autres qui tentent de le récupérer ou de le réfuter. Le créationnisme ou le dessein intelligent en sont la preuve.

Il n'en reste pas moins que le temps est à sens unique et ne cesse pas comme le voudrait certains. Je me garderai bien d'afficher une certitude, de dire que je détiens ''la'' vérité, elle serait remise en cause un jour ou l'autre. Après tout que le plus grand nombre ait besoin de se rassurer est compréhensible. Il paît tranquillement et aime à bêler en groupe pour ne rien entendre d'autre.

Seriez-vous là si vous en faisiez partie ?

Gérald Messadié avait déjà signé quelques livres remarquables, celui-ci ne dépare pas son œuvre. Si vous avez des convictions essayez de les confronter à ses pages, elles en sortiront peut-être intactes.

Ou pas.

Comme vous ou moi.

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28 juillet 2014 1 28 /07 /juillet /2014 07:30

Âmélodie : Musique éveillant des échos en des zones que la pensée n'atteint pas.

Américonnisation : Suivre des préceptes préconisant davantage plutôt que mieux.

Amèrir : Se découvrir une envie de procréation auparavant étouffée par l'ambition personnelle.

Ami-calmant : Compagnon disponible dès que le besoin s'en fait sentir et que l'extérieur est source de stress. Peut devenir possessif, exclusif et dangeheureux.

Apparole : attirer, charmer par des mots, capter l'esprit pour capturer l'individu.

Areubase : Premiers mots de l'enfant devant un écran, découvrant qu'il peut s'en servir comme de ses parents mais avec plus de facilité et d'utilité.

Bedhaine : Boire le dégoût de l'autre jusqu'à ne plus se ressembler.

Bien : Ce qui autorise à faire tout le mal que l'on désire puisque c'est pour une bonne raison.

Boulimique : A pris une voix de gavage.

Bracœur : Cherche à forcer l'amour de l'autre par tous les moyens. Ça marche souvent...

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27 juillet 2014 7 27 /07 /juillet /2014 07:30

Voler n'est pas bien, on le sait, dans certains cas pourtant cela peut avoir des conséquences bénéfiques. Ainsi cet adolescent qui vient de voler de l'argent, huit sous, dans la caisse d l'épicerie familiale pour s'acheter des billes.

Pris sur le fait il est puni, privé de dîner.

Et c'est là que son geste fut salvateur puisque les 11 membres de sa famille mourut empoisonnée par un plat de champignons.

Seul dans la vie il est convaincu que l'honnêteté est vaine et que voler est sa destinée. Pour cela il va devenir joueur, tricheur, et voleur.

Ce n'est pas la première fois que Sacha Guitry porte à l'écran une de ses œuvres, cette fois il s'agit d'un roman qu'il va transposer, mais d'une manière inhabituelle puisque entièrement, à une exception près, en voix-off. Les scènes que nous voyons sont toutes commentées par une unique voix, et une voix unique, celle du réalisateur.

Le générique commence par Sacha présentant les acteurs, le plateau, les lieux de tournages... elle s'approche d'un homme attablé à la terrasse d'un café, celui-ci écrit, il rédige ses Mémoires, prétexte à la caméra de remonter le temps pour nous montrer comment il arriva à cette place.

Nous le voyons donc commencer dans la vie par le drame évoqué plus haut, puis devenir chasseur dans un restaurant, groom dans un hôtel puis croupier avant de devenir joueur, et tricheur, professionnel.

Mais la morale sera sauve quand il reconnaîtra à sa table, parmi les autres joueurs, l'homme qui lui sauva la vie pendant la guerre de 14. Guitry y est (im)pertinent, moqueur mais enthousiaste. Bien sûr il faut aimer les mots plus que les images en une époque où celles-ci prennent le pas sur les premiers. Ce n'est pas une raison pour ne pas profiter du meilleur de chaque style.

 

Non mais !

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26 juillet 2014 6 26 /07 /juillet /2014 07:30

- Qui êtes vous ?

- Moi ?

- Oui, qui d'autres !

- C'est une bonne question.

- Et la réponse ?

- Je crains qu'elle ne vous apporte rien, non, l'important c'est ce que vous êtes vous.

- Moi ?

- Inutile de faire le perroquet, et ce n'est pas une question, je sais ce que vous êtes.

- …

- Un assassin, un tueur en série comme on dit.

- Comment le savez-vous ?

- Je vous ai vu, suivi, compris, analysé.

- Moi, un assassin ?

- Nier serait stupide, je vous ai vu fonctionner.

- Et alors ?

- Alors je peux le reproduire.

- Quel intérêt ?

- Je peux me cacher derrière vous.

- Dans quel but ?

- Vous continuez à tuer, après votre mort, vous accumulez les victimes mais c'est moi qui jouit des crimes que vous commettez.

- Je ne comprends pas.

- Vous pensez qu'il est nécessaire d'avoir une réponse, d'obtenir un regard, de gagner un semblant de reconnaissance, pour exister, pour moi cela n'est pas nécessaire. Je vais tuer à travers vous alors que vous ne serez plus qu'une ombre perdue dans la nuit.

- Vous êtes fou.

- Probablement, mais la question n'est pas là, vous serez un de mes masques.

- Un ?

- Oui, je trouve plaisant d'interrompre le parcours de tueurs en série pour laisser libre cours à mes pulsions en les attribuant à d'autres.

- Une sorte de coucou du crime ?

- Le mot est joli. Vous m'étonnez mais c'est un peu ça.

- Vous ne voulez pas être pris.

- Vous le souhaitez, vous ?

- Non, bien sûr que non, pas tout de suite.

- Alors vous ne serez pas déçu puisque jamais nul n'entendra plus parler de vous.

- Qui êtes vous ?

- Je suis... autre chose, après tout un tueur ne peut-il évoluer lui aussi ?

- Vous êtes cette évolution ? Et... moi ?

- Vous allez vous endormir et disparaître, définitivement. Moi je vais utiliser votre mode opératoire et vous assurez un avenir que vous n'auriez pas obtenu sans moi. Vous ne serez jamais attrapé puisque vous serez mort.

- Vous voulez brouiller les pistes ? Vous voulez passer inaperçu ?

- Oui, longtemps, quel esprit faudrait-il pour discerner une signature unique derrière des comportements différents ?

- Qui vous dit que cela n'arrivera pas ?

- Je ferai en fonction, je suis adaptable. Mais le temps manque, vous, vous profiterez d'une signature personnelle, ensuite vous finirez en cendres. 

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Bienvenue sur ce blog ! Vous y découvrirez mes goûts, et dégoûts parfois, dans un désordre qui me ressemble ; y partagerez mon état d'esprit au fil de son évolution, parfois noir, parfois seulement gris (c'est le moins pire que je puisse faire !) et si vous revenez c'est que vous avez trouvé ici quelque chose qui vous convenait et désirez en explorant mon domaine faire mieux connaissance avec les facettes les moins souriantes de votre personnalité.

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