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24 août 2014 7 24 /08 /août /2014 08:00

(1943) Henri-Georges Clouzot

Les notables de Saint-Robin, petite ville de province, commencent à recevoir des lettres anonymes signées « Le corbeau », dont le contenu est insultant. Ces calomnies visent le docteur Rémi Germain, accusé de pratiques abortives, et d'autres personnes de la ville. Les choses se gâtent lorsque l'un des patients du docteur Germain se suicide, une lettre lui ayant révélé qu'il ne survivrait pas à sa maladie. Le docteur Germain enquête pour découvrir l'identité du mystérieux « corbeau ».

Tourné pour la Continental, compagnie régie par l’occupant, Le Corbeau est le second film d’Henri-George Clouzot après le triomphe rencontré par L’Assassin habite au 21.

Si le corbeau rencontra des difficultés c'est qu'il ne présente pas les Français sous leur meilleurs jours en une époque où l'immense majorité était constituée de résistants unis face à l'ennemi, dans la réalité nous savons bien que celle-ci essayait de s'en sortir. Clouzot fut même interdit de cinéma en 1944 pendant deux ans.

 

Chez Clouzot les personnages sont ambigus, et c'est bien le talent du réalisateur d'arracher les masques des bons comme des méchants pour montrer qu'il y a un peu de l'un dans l'autre, et réciproquement ! Normal dès lors qu'il fut rejeté par les pétainistes de 1943 comme les ''vainqueurs'' de 1944, chacun voulant se retrouver dans une imagerie simpliste qui le montre entièrement dévoué à sa cause. L'autre ne servant qu'à lui permettre de se définir par opposition.

Pour clore le débat je vous renvoie au documentaire de Bertrand Tavernier montrant comment Clouzot loin du portrait grossier des censeurs du PC(F?) aida de nombreux juifs à échapper à la police allemande.

Pour revenir au film, le sujet de ce billet, il importe de s'attarder sur la perfection du scénario qui prend le spectateur, lui donne un indice, lui fait se croire intelligent avant de lui démontrer son erreur. Le suspens reste entier et la réalisation brise les cadres classiques qui avaient fait le succès de L'assassin... Les ombres s'allongent, l'image s'incline comme un fauve prêt à bondir, la profondeur de champ aspire notre regard comme un gouffre s'ouvrant devant nous. Mais je me laisse aller !

N'oublions pas la distribution, Clouzot aime les acteurs plus que les gens, aussi sait-il les mettre en valeur et en sortir le meilleur. Ginette Leclerc, Pierre Larquey, Noël Roquevert, sans oublier Pierre Fresney.

Les polémiques sont loin, reste le plaisir d'observer une faune qui nous ressemble plus que nous le souhaiterions.

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23 août 2014 6 23 /08 /août /2014 08:00

Vous ne connaissiez pas le rock vietnamien ? Moi non plus, ce n'est pas une raison pour ne pas aller à sa rencontre...

 

À tout seigneur tout honneur, il fallait que l'influence d'Elvis se fasse sentir jusqu'en Asie.

La ressemblance est  frappante... Non, je rigole !

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22 août 2014 5 22 /08 /août /2014 08:00
Et pourtant je ne suis pas dialoguiste de ce feuilleton.

Et pourtant je ne suis pas dialoguiste de ce feuilleton.

Certaines séries sortent des rangs fournis de la production audiovisuelle, incessante pondeuse de réalisations plus ou moins réussies, d'hybridations improbables de concepts éculés, de récupérations d'acteurs (justement) oubliés.

True Detective en fait partie sans aucun doute, par sa qualité d'écriture exploitant une idée originale, malgré ce que les premières scènes peuvent faire penser ; par celle de sa réalisation, mettant en valeur les décors naturellement étranges et fantastiques de la Louisiane où la magie guette chaque instant.

À moins que ce ne soit la sorcellerie !

Troisième qualité, et non des moindres : sa distribution, dominée par Matthew McConaughey et Woody Harrelson, sans oublier Alexandra Daddario ou Michelle Monaghan.

L'histoire commence de nos jours, deux anciens détectives sont interrogés alternativement, Rust Cohle et Martin Hart, sur une affaire qui débuta une vingtaine d'année plus tôt par la découverte du corps d'une prostitué dans une position particulière.

Un crime similaire vient d'être commis, prétexte pour rouvrir l'enquête et interroger les policiers qui la conduisirent, et qui, apparemment, la solutionnaire. Il apparaît rapidement que les interrogateurs soupçonnent Cohle d'être responsable de ces crimes, et d'autres, tant son comportement semble erratique, incontrôlable et permettant toutes les interprétations. Ne passe-t-il pas la moitié de chaque semaine à rester bourré à la bière, du reste il ne cesse pas de boire dans les locaux de la police, pour découper ensuite les canettes comme des petits personnages...

En fait, et nous l'apprenons tôt, sa fille est décédée tragiquement et il ne cesse de l'apercevoir tant sa peine et sa culpabilité sont grandes. Depuis il porte un regard (trop) lucide sur choses et gens, y compris lui-même. Prompt à dire la vérité pour déstabiliser son vis à vis, capable de comprendre l'autre si bien qu'il parvient à faire avouer la plupart des criminels tant il semble entrer dans son esprit, où ouvrir le sien. De plus il n'hésite pas à sortir des limites de la loi quand cela est nécessaire pour aboutir.

Étrange association que celle de ces hommes qui tout séparent, quand le premier est celui décrit plus haut, l'autre est basique, marié, deux enfants, quelques bouteilles à l'occasion, des maîtresses quand cela se présente, sous le regard d'un dieu auquel il dit croire comme pour s'y efforcer. Holmes et Watson au 21ème siècle, dans un monde cruel et impitoyable où le maintien des masques semble de moins en moins nécessaire.

Cohle savait que le véritable coupable était encore libre, et actif, et son investigation n'a jamais cessé. Cette remise en lumière va être l'occasion pour les deux anciens collègues de se retrouver, malgré de forts contentieux. D'autres pistes se sont ouvertes, une école, une église, des hommes de pouvoir compromis dans de sombres trafics, chantage, prostitution, meurtres... Tout est là, égout des passions humaines où nul ne patauge sans en être altéré.

Sans oublier des allusions au Roi de Jaune Vêtu, de Robert W. Chambers, que j'ai lu jadis et dont le souvenir me permit de profiter plus encore de cette série. Sans oublier des ressemblances avec Hannibal et des inspirations religieuses comme le montre l'image ci-dessous :

Une saison 2 est sur les rails, mêmes principes, un duo, 8 épisodes, mais acteurs différents. De grands noms sont murmurés dans les coulisses de la production télévisuelle... Vivement l'an prochain.

D'ici-là profitez de la sortie de True Detective, montez derrière et laissez-vous embarquer sans fermer les yeux ni vous bouchez le nez.

La saveur du pire est agréable quand elle est sur le petit écran.

Dans la réalité... 

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21 août 2014 4 21 /08 /août /2014 08:00

Toute innovation, découverte, voie nouvelle et prometteuse ouverte par la science, génère l'incompréhension, pour la majorité et/ou de peur et rejet par quelques-uns qui voient là une remise en cause de leurs mythes, cultures, et autres idoles sociales.

La biologie de synthèse est emblématique de ces questions par les possibles qu'elle annonce et tout ce qu'elle ne prévoit pas mais qui arrivera malgré tout, pour le pire et le meilleur. Hors même du cadre scientifique elle promet une révolution industrielle par ses applications dans des domaines pouvant susciter de profonds changements économiques et sociaux. Bien sûr ses défenseurs la présentent comme une source de richesses infinies, nous savons qu'il n'en sera rien, certains en profiteront, d'autres en pâtiront, sans qu'il soit possible de quantifier l'un et l'autre.

Ainsi, pour prendre un exemple, l'artémisinine synthétique vient-elle concurrencer la naturelle, et remettre en cause la survie de ses producteurs.

Pour prévenir, sinon guérir, les conséquences de ses développements, la collaboration est déjà établie entre elle et les sciences sociales, dialogue représentatif de celui que doivent tenir les sciences et techniques émergentes et les sciences sociales qui étudient leur impact probable tout en pouvant influencer leur développement en suggérant des directions de recherches.

Le vrai sera sûrement plus violent encore.

Les sciences sociales sont attendues sur le front des risques et de l'éthique et sont censés collaborer avec la biologie pour en présenter les effets d'une manière compréhensible tout en limitant ses errances sur des chemins plus périlleux. L'enjeu est de promouvoir une recherche et une innovation ''responsables'' en intervenant en amant afin d'améliorer la pertinences sociale des projets de recherches bien qu'il semble y avoir dissonance entre une science ''dure'' et des sciences plus subjectives, fondées sur des théories et problématiques culturelles et politiques.

L'émergence de la biologie de synthèse est hybride, touchant la connaissance et la société, nous forçant à regarder en face que la science n'est pas sans effet et que ceux-ci doivent être pris en compte, non pour bloquer la recherche sous prétexte qu'elle remet en cause la mythologie de l'un ou de l'autre, ni parce qu'elle peut provoquer de grands changements structurels et des remises en causes industrielles mais en agissant pour prévoir des compensations indispensables.

De nombreuses questions sont posées par cette nouvelle biologie, ses financeurs et leurs motivations, quelles visions de l'avenir ont les biologistes, et même si la frontière entre vivant et inanimé, naturel et artificiel, n'est pas en train de devenir floue.

Quoi qu'il en soit rien ne l'arrêtera, soyons donc, nous aussi, attentifs à ses réalisations et possibilités tout en nous interrogeons sur nous-mêmes, nos peurs et limites.

Sinon nos descendants risquent d'être synthétiques.

 

Serait-ce un mal, ça...

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20 août 2014 3 20 /08 /août /2014 08:09

En se noyant dit-on, c'est sa vie qui défile

Alors qu'autour de soi la nuit dilue le monde,

Formant le seul miroir qui ne soit pas hostile,

Qui montre le passé, le temps comme une ronde.

 

S'enfoncer doucement, retour à l'amniotique,

Au temps où l'on croyait incarner l'univers ;

S'asphyxier peu à peu sans effroi ni panique,

Ouvrir la bouche en un cri qui reste inaccessible.

 

Étais-je cet enfant que je vois solitaire,

S'amusant dans son coin avec l'inadmissible,

Puis cet adolescent qui ne savait que faire

Sinon mimer autrui pour rester invisible.

 

Et après, un pantin pris dans les conventions,

Mais sans jamais pouvoir s'intégrer socialement,

Piégé par des années où l'imagination

Dominait le réel, à paraître dément.

 

Quelle autre solution que venir sur ce pont,

Regarder l'eau couler, sereine et prometteuse,

Comprendre que c'est là que mes espoirs iront,

Un simple mouvement pour une fin heureuse.

 

Penser est un effort, respirer ? À quoi bon !

Dans les bras de la mort je retrouve la paix.

La lumière est trop loin, plus de contact, de son,

Ni d'odeur ou de goût, plus besoin d'espérer.

 

Ne peut être oublié qui jamais ne vécu,

Spectre depuis l'instant ou j'ai ouvert les yeux,

Ces bulles d'air pour soupir seront inaperçues,

Mon âme est oublié des humains et des dieux.

 

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19 août 2014 2 19 /08 /août /2014 08:00

Sympa de se promener à moto, moins de se faire arrêter par trois voyous qui veulent vous voler. Mais pourquoi payer quand il suffit de les flinguer ?

Dahai est mineur ce qui ne l'empêche pas de rêver d'un monde plus juste. C'est pourquoi il n'hésite pas à demander de l'argent à son patron pour pouvoir aller le dénoncer. C'est dire qu'il ne doute de rien. Il essaie de se faire entendre, de se faire comprendre, pour lui il est tellement évident que les choses doivent changer dans ce village qu'il est prêt à tout.

D'abord il utilise la menace pour faire peur au comptable afin qu'il avoue ses fautes, ce dernier commence par s'exécuter, puis s'arrête, enlève ses lunettes, et fait face à Dahai en lui disant ''tire''.

Dahai tire !

Dans le meurtre aussi il n'y a que le premier pas qui coûte, Dahai ne va pas s'arrêter en si bon chemin et semer les cadavres sur son chemin, dont un paysan qui battait son cheval (bien fait pour sa g...) pour finir par le grand patron qu'il coince dans sa voiture avec une fin que l'on imagine. Revenir en arrière n'était plus possible.

Pour personne !

San'er est un migrant, voyageant au gré du travail qu'il trouve, c'est lui qui ouvrit le film en se défendant contre des individus mal intentionnés. Depuis longtemps il est fasciné par les armes mais cet incident lui en montre l'utilité.

Et les divers usages... Il va faire preuve d'une belle imagination dans l'usage de son pistolet.

Xiaoyu est réceptionniste dans un établissement qui accueille des hommes en leur proposant sauna et chambre, les deux souvent. Elle ne fait que son métier et ne suis jamais les clients. Un soir une femme et deux hommes viennent l'agresser sous le prétexte qu'elle la maîtresse du mari de la première. Comme si c'était une raison. Justement elle aurait dû partir avec cet homme mais celui-ci avait sur lui un couteau qui était interdit sur son train, Xiaoyu décida donc de rester et de conserver le couteau.

Bien lui en pris puisque le train eut un accident, les quatre premières voitures tombant d'un pont en causant plusieurs dizaines de morts.

Ce soir là deux hommes la prennent pour une prostituée et semblent prêt à tout pour coucher avec elle, n'ont-ils pas de l'argent ? Elle refuse, refuse encore, leur claque la porte au nez, mais l'un des deux est plus insistant que l'autre.

Mauvaise idée, n'a-t-elle pas un couteau sur elle ?

Xiaohui est employé dans une blanchisserie industrielle, quand un de ses collègues se blesse alors qu'il lui parlait il se voit contraint de prendre sa place et de lui verser son salaire, et donc de travailler pour rien le temps que l'autre revienne. Ce qui peut durer un certain temps.

Du coup il préfère s'en aller, trouver un travail ailleurs dans une boîte de nuit pour clients huppés, là il va rencontrer une jeune femme qui lui plaira beaucoup. Jusqu'à ce qu'elle lui avoue avoir déjà un enfant.

Une mauvaise nouvelle pour lui. Que lui reste-t-il de ses ambitions, devant lui ne s'ouvrent que des métiers difficiles, des conditions de vie médiocre, une existence pénible...

Habiter un immeuble haut offre quelques avantage, dont celui de réduire les chances de survie à une chute.

4 histoires, 4 contes pourraient-on dire, 4 régions de la Chine mais partout la même réalité oppressante, les mêmes difficultés pour l'immense majorité des individus pour trouver une place correcte en s'affrontant à la corruption, à l'exploitation, aux abus de pouvoirs en tout genre.

4 histoires vraies également, transposées mais révélatrices d'un climat brutal et impitoyable. C'est d'une mue économique dont il est question, croire que chacun trouvera sa place dans la nouvelle société est illusoire.

Jia Zhangke pour son scénario obtint un prix amplement mérité au Festival de Cannes 2013. Il parvient à transcender le réel pour porter sa caméra devenu microscope au plus profond d'esprits déstabilisés et incapables de retrouver leur équilibre. Dans cet état la violence semble la seule réaction restante.

Ce qui sans doute vrai. Un monde en mutation révèle les caractères, les ambitions, ceux qui en pâtissent, beaucoup, ceux qui en profitent, peu, le mépris des derniers armés de leur fric s'affrontent au ressentiment des premiers. À

Vous me direz que tout irait mieux si chacun avait ce qu'il mérite.

J'en doute !

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18 août 2014 1 18 /08 /août /2014 08:00

 

Histoire de sortir de l'Histoire rien de mieux que la musique en général et la chanson en particulier. C'est l'occasion de faire connaissance avec Veronica Ngô Thanh Vân, parfois appelée Veronica Ngo ou, plus simplement NTV.

Née à Trà Vinh le 26 février 1979 elle partit, avec ses parents, pour la Norvège en 1989 mais revint plus tard au Viêt Nam pour entamer sa carrière.

En 1999 elle participa à un concours de beauté organisé par Women's Worldmagazine, elle termina deuxième dauphine. Ce fut l'opportunité pour elle d'entamer une carrière de modèle pour des magazines, calendriers et autres défilés de mode. Parallèlement elle eut un rôle important dans une mini-série, Huong De, de HTV Channel.

Sa carrière musicale commença en 2002 par un duo avec Tuan Hung : Vuon Tinh Nhan. Son premier album sortit un an plus tard accompagné de deux vidéos clips qui firent beaucoup pour son succès. Le suivant parut en 2004. Cette année là NTV fut invité par MTV Asia et Media Corps Singapore pour une diffusion en Asie.

 

My Way, son troisième album sortit le 5 septembre 2005 associant plusieurs styles musicaux : rock, pop, R&B et hip hop.

Elle s'illustra également au cinéma dans Saigon Love Story, 2 in 1 ou The Rebel, ce dernier fut un grand succès et NTV reçut de nombreux éloges pour son rôle, et d'autres films que je n'ai pas (encore) eut la chance de voir.

Son quatrième opus paru le 10 janvier 2008, nommé Studio 68, ce chiffre étant son porte bonheur.

 

Chanteuse et actrice, deux raisons pour elle d'illustrer ce challenge.

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17 août 2014 7 17 /08 /août /2014 08:00

Warner Bros connaissait le succès avec des films noirs. En 1934 la mise en place du Code Hays et de la censure qu'il imposait, contraint le studio à revoir ses habitudes de mise en scène. La violence et l'obscénité doivent être remplacées par les valeurs chrétiennes... Ce studio décide donc de s'adapter en cherchant de nouveaux sujets. Histoire de puiser dans la culture ''acceptable'' il choisit d'adapter Le songe d'une nuit d'été, de Shakespeare en employant des acteurs plus habitués à tenir des rôles de gangsters. Ayant travaillé sur ce projet Dwight Franklin propose à la Warner de faire un film sur Robin des Bois, toujours avec James Cagney en vedette.

Le sujet est dans l'air puisque la Metro-Goldwyn-Mayer travaille sur le même sujet et achète le scénario de Edward Small. Warner Bros de son côté découvre qu'elle détient les droits d'un opéra-comique de Reginald de Koven qui traite de ce sujet. Les deux studios vont échanger leurs projets, WB va donc hériter du travail de Small.

Histoire de rendre le résultat plus attractif la Warner envisage un film en couleur en utilisant le procédé Technicolor, contraignant techniquement mais spectaculaire, pour l'époque, sur l'écran.

Le temps nécessaire à la naissance du film sera si long qu'il laissera à James Cagney celui de s'opposer à son employeur. Opportunément Captain Blood connait un immense succès dans les salles et met en valeur sa vedette masculine : Errol Flynn. Exactement l'acteur qui convient pour incarner un Robin des Bois convaincant.

À la réalisation William Keighley fait ce qu'il peut mais il va s'avérer ne pas être idéal pour ce projet, les producteurs vont donc le remplacer par Michael Curtiz dont le style et la maîtrise feront merveille faisant de Robin des Bois un succès autant public que critique puisqu'il sera nominé pour quatre Oscars, en remportant trois, musique, décors, montage, laissant celui du meilleur film à Vous ne l'emportez pas avec vous, de Frank Capra.

L'histoire bien connu met en scène le roi Richard Cœur-de-Lion qui, fait prisonnier par Léopold V d'Autriche, voit son frère, le Prince Jean, refuser de payer la rançon demandée pour sa libération. Au contraire, celui-ci va profiter de l'occasion pour monter sur le trône secondé par Charles de Gisbourne, son homme à tout faire, et surtout les basses besognes.

Heureusement Robin de Locksley ne l'entend pas de cette oreille. Dépossédé de ses biens il va mener, dans la forêt de Sherwood, la résistance pour permettre au roi légitime de retrouver sa position. La vie dans la forêt n'est pas si pénible que cela, surtout que Robin pense beaucoup à Lady Marianne...

Amour et aventures font bon ménage dans ce film spectaculaire, les gentils sont beaux et sympathiques, les méchants sont vicieux et répugnants. Autant dire que la vérité n'est pas respectée. C'est l'utilité de ce genre de film de nous faire oublier celle-ci de temps à autres, pour mieux la supporter.

Je pense parfois à me réfugier dans cette forêt, malheureusement je suis sûr que j'y resterai seul !

Non ?

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16 août 2014 6 16 /08 /août /2014 08:00

Le fond diffus cosmologique est la plus ancienne lumière de l'Univers, issu du Big Bang il a ''enregistré'' la trace des conditions régnant dans l'Univers primordial. Il se présente sous la forme d'un rayonnement quasi identique dans toutes les direction, homogène et d'une température moyenne d'environ 2,7 kelvins. Des fluctuations de température indiquent que cet Univers était parcouru d'ondes de densité qui créèrent des hétérogénéités dans la matière. La théorie de la relativité générale demandait qu'il ait été parcouru également par des ondes gravitationnelles, ondulations de l'espace-temps, interagissant peu avec la matière et de ce fait difficile à détecter.

Pendant trois ans le télescope BICEP2 a scruté un pour cent du ciel, il a montré que des ondes gravitationnelles étaient présentes dans l'Univers primordial, elles auraient pu être produite par la dilatation brutale de l'Univers. Ainsi serait apportée la confirmation de cette inflation. D'autres phénomènes ayant pu produire le même effet il faut attendre les résultats de Planck, en octobre 2014, pour en confirmer l'origine et apporter une preuve supplémentaire de l'expansion de l'Univers.

Vous connaissez les test ADN, leur emploi dans beaucoup de séries policières, et le séquençage dont il fait l'objet permet des tests génétiques divers et (a)variés.

Il est par exemple possible de scanner un génome pour détecter les prédisposition à diverses maladies. Des diagnostics prénataux seront bientôt disponibles, reste que la somme d'informations est aussi soumise à l'inflation (comme l'Univers) tant les variants sont nombreux et les interactions entre les gènes nombreuses et difficiles à interpréter, les exemples manquent encore ce qui n'empêche pas les industriels des tests génétiques de sentir l'odeur du pognon. Qui ne voudrait pas connaître ses risques, ses prédispositions, ceux de ses enfants ? Comment tout voir, tout savoir, tout expliquer à des individus n'ayant pas les compétences suffisantes, surtout venant de personnes ne les ayant pas forcément non plus.

En France ces tests sont interdits, ils sont néanmoins accessibles par Internet... c'est tentant.

Le pire n'est jamais sûr, il est seulement probable.

À moins que ce ne soit le contraire.

 

Vous connaissez les MOOC (Massive Open Online Course), l'enseignement en ligne. Ils soulèvent bien des interrogations et sont souvent mal vu des professeurs qui y voient une remise en cause de leur rôle, et une atteinte à leur égo. N'est-il pas logique, et incontournable, que l'université soit elle aussi atteinte par la mise en réseau des connaissances et enseignements et les professeurs soumis à obéir aux contraintes du temps ?

Se remettre en cause est pénible et la révolution informatique ne peut apporter une réponse satisfaisante à chacun, ceux qui ont des difficultés les garderont, les meilleurs en tireront davantage parti, de ce point de vue il serait vain d'espérer qu'elle compense les manques des uns ou des autres. À moins que les étudiants ne finissent par devenir des cyborgs, ce qui arrivera un jour, sans rien changer. Les ''vieux'' profs ne pourront pas s'adapter, les autres utiliseront ce qui n'est qu'un nouveau moyen pour s'adresser à davantage d'étudiants, en attendant que les premiers aient disparus pour laisser place à une nouvelle ''normalité'', elle aussi remise en cause plus tard.

 

Vous croyez aux miracles ? Voyez Lourdes et son cortège de commerçants ? Saviez-vous qu'il y en a autant dans les hôpitaux ? Une vingtaine de cas donnent lieu à publication chaque année. Là aussi il s'agit de guérison inattendues. Simple démonstration qu'il suffit de réunir un grand nombre de malades pour que quelques-uns se voient guéri, par une intervention divine diront certains, par le jeu de mécanismes encore à découvrir. Une maladie surgit, rien n'empêche qu'elle disparaisse de la même façon, tous les malades de la peste ne moururent pas.

Heureusement ce blog n'est pas assez fréquenté pour en produire.

 

La vaccination est née au XVIIIe avec les travaux de Edward Jenner avant que ses effets ne soient expliqués par Louis Pasteur. Son histoire est semée d'affrontements entre ceux qui y voyaient un danger et ceux qui la pensaient nécessaire à la protection contre des maladies dangereuses. Certes il y eut des accidents, un peu à l'inverse des miracles ci-dessus, rien ne fonctionne de la même façon pour chacun et parfois l'effet est inattendu et dévastateur. Pourtant elle permettrait de renvoyer dans le passé des épidémies qui n'attendent qu'une occasion de revenir. 

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15 août 2014 5 15 /08 /août /2014 07:00

La graine implantée en milieu stérile

Ne porte d'autre fruit que le mensonge,

Ni moi, ni nous, ce faux je est un il !

Je suis un fantôme que le réel ronge.

 

Tout ça pour en arriver à ce point,

Quoi que je pense et quoi que je ressente,

Ça ne m'appartient pas, je suis trop loin,

La route du début est une sente

 

Avançant sous mes pieds pris dans l'absence.

Le trucage est banal mais j'y ai cru

Pendant si longtemps, sans chercher le sens,

Le pourquoi d'un décor inaperçu.

 

Tel un moustique dans une cage d'ambre,

Apercevant un extérieur flouté,

J'ai vu ma vie d'un recoin de la chambre,

Nid fait de fantasmes et d'absurdité.

 

Cauchemars rassurant que distillèrent

Les dieux jaloux de leur omnipotence ;

Dans un esprit dément, un univers

Apparaît comme une envie d'espérance.

 

L'Olympe est désertée, le sol de marbre

A oublié le pas des déités

Qui attendaient, patientes comme des arbres,

Que s'achève leur immortalité.

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Bienvenue sur ce blog ! Vous y découvrirez mes goûts, et dégoûts parfois, dans un désordre qui me ressemble ; y partagerez mon état d'esprit au fil de son évolution, parfois noir, parfois seulement gris (c'est le moins pire que je puisse faire !) et si vous revenez c'est que vous avez trouvé ici quelque chose qui vous convenait et désirez en explorant mon domaine faire mieux connaissance avec les facettes les moins souriantes de votre personnalité.

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