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13 octobre 2014 1 13 /10 /octobre /2014 08:00

Être un sabre posé dans une cage en verre,

Rêvant au temps lointain ou des mains entraînées

Faisait de lui la clé donnant sur l'univers

Où les guerriers s'affrontent pour l'éternité.

 

Être un ver nécrophage vorace et inconscient,

Transmutant la charogne en quelques heures de vie,

Minuscule animal pourtant si efficient

Qu'il saura recycler ce qui était détruit.

 

Être un blogueur banal jouant avec les mots,

Se voulant supérieur mais n'étant que minable,

Délirant dans son coin comme un vulgaire idiot,

Confit dans l’irréel, un bœuf en son étable,

 

Tuant à tour de bras des cibles de papier

Pour éviter de voir qu'il vit dans l'illusion

Réservé aux rêveurs oubliant le clapier

Où ils gisent, glacés, par peur de passion.

 

Être un soldat piégé dans sa tranchée obscure,

Grelottant de terreur tout autant que de froid,

Attendant un assaut et la mort qui murmure,

Tuer pour ne pas l'être est un étrange choix.

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12 octobre 2014 7 12 /10 /octobre /2014 08:00

René Vidal est réalisateur, la commande lui est passée de réaliser un remake du célèbre film à épisodes de Louis Feuillade Les Vampires, tourné en 1915. Comme vedette, pour le rôle tenue par Musidora à l'époque, il engage Maggie Cheung (elle même) qu'il connaît par les films de kung-fu qu'il a vu.

Première difficulté : la barrière de la langue puisque Maggie ne parle pas un mot de français, ensuite lui trouver la tenue idéale, noire et collante qui était celle de Irma Vep, nom du personnage tenu par Musidora. Entre celle de Catwoman et une tenue latex semblant sortie d'un club SM le choix est difficile. Mais au cinéma le temps c'est de l'argent, il faut aller vite, être efficace, des qualités qui n'appartiennent pas à Vidal qui cherche sa voie pour faire du neuf avec de l'intemporel.

Ce n'est pas la première fois que le cinéma se met en scène lui-même, parfois avec succès, souvent en se prenant les pieds dans le tapis de sa propre image. Jean-Pierre Léaud est idéal dans le rôle de Vidal, cinéaste hanté par sa vision cherchant à ce que sa réalisation soit la plus proche possible de celle-ci. Ayant des ambitions au-dessus de ses capacités et refusant de l'admettre.

Tout est difficile dès le départ, personne n'est là pour accueillir la star, Vidal est absent, le producteur est sur les nerfs. Les techniciens font ce qu'ils peuvent, ils sont pour la plupart habitués à travailler avec ce réalisateur, mais s'engueulent souvent, les comédiens se retiennent parfois difficilement de pouffer et Maggie semble se demander ce qu'elle fait dans le remake d'un film qu'elle ne connaît pas, tourné dans un pays qui n'est pas le sien et avec une équipe qui ne ressemble pas à celles dont elle à l'habitude à Hong Kong. Ici les moyens ne sont pas à la hauteur des besoins, tout est improvisé dans l'urgence, bricolés à la va-vite non sans talent et imagination. Heureusement elle est professionnelle, n'a pas d'état d'âme apparent et ne s'étonne pas du comportement et des paroles de ces français qu'elle découvre avec amusement semble-t-il. C'est exotique, pour le moins.

''C'est nul ! C'est de la merde'', seront les mots de Vidal à la vision des premiers rushs. Il n'a pas tort même si avec lui cela se passe toujours ainsi au point que l'angoisse mettra sa santé en péril. Les affres de la création sans doute ! Léaud comme à son habitude ne semble pas jouer, le rôle fut sans doute écrit pour lui.

Par ailleurs la costumière lorgne sur Maggie en se demandant si elle aurait une chance de faire mieux connaissance, après la séance d'essayage sur l'actrice chinoise elle n'est pas insensible au charme venu d'Asie.

En même temps qu'un film sur un film la réalisation d'Assayas met en valeur la sublime Maggie Cheung, lumineuse, souriante, parfaite dans cette réincarnation d'Irma au point que le cinéma et la réalité, le passé et le présent, le personnage et l’actrice, tout va finir par se confondre.

Dommage qu'il ne s'agisse pas ici d'une nouvelle version du film de Feuillade, Maggie aurait été fantastique en voleuse vêtue de cuir se glissant dans les couloirs et les appartements la nuit.

Je lui donne mon adresse quand elle veut.

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11 octobre 2014 6 11 /10 /octobre /2014 08:00

Mathématichien : Fait π π partout !

Méchangisme : Mariage de cruautés incapables de vivre l'une sans l'autre.

Menthir : Douce odeur du mensonge auquel on veut croire.

MéphistOphélie : Blondeur obscure de la folie conduisant à la noyade dans le filet d'eau de la réalité.

Noé : Fit de vieux zoo d'un dégât des eaux.

Nihilétarisme : Doctrine visant à générer l'égalité de tous en effaçant la différence de chacun.

Noceferatu : Créature naissant dans l'ombre d'un mariage motivé par l'argent.

Ostile : Aliment confortant la certitude que les mauvaises actions seront pardonnées si elles n'impliquent que les ennemis de notre foi.

Pique-assiette : Gros rat de l'apéro.

Progrâme : Ensemble des processus tendant à réduire au minimum la capacité de choix de l'esprit.

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10 octobre 2014 5 10 /10 /octobre /2014 07:39

Être un kraken géant aux tentacules immenses,

Qui regarde là-haut son repas naviguer,

Ces cargaisons d'humains tous emplis d'arrogance

Ignorant du festin auxquels ils sont conviés.

 

Être un tueur sadique et toujours en éveil,

Regard cherchant comment épuiser la tension,

Le mouton innocent à la gorge vermeille,

Qu'un poignard tranchera à la moindre occasion.

 

Être un de ces sauriens à la gueule effrayante,

Mu par ses seuls instincts, tous les sens en alerte,

N'ayant de l'avenir qu'une impression flottante

Heureux sans rien savoir, pas de gain, pas de perte.

 

Être un virus toxique acide et virulent,

Transporté par le sang, le contact, l'atmosphère,

Mutagène et cruel, c'est l'environnement

Qui fit ce que je suis, et du monde, un enfer.

 

Être un venin létal, parfait neurotoxique,

S'attaquant à la vue avant les autres sens.

Respirer devient dur, la victime panique.

Il est trop tard déjà, elle n'a plus une chance.

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9 octobre 2014 4 09 /10 /octobre /2014 08:15
Bientôt sur les écrans ?
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8 octobre 2014 3 08 /10 /octobre /2014 08:08

Être Jack l'Éventreur errant dans Whitechapel,

Où la prostitué est une proie facile,

Le bourreau et le juge condamnant sans appel,

Torturant par plaisir la vertu mercantile.

 

Être un flic débutant pourchassant un fuyard,

Le voir se retourner et tirer le premier,

''J'étais sûr qu'il allait en sortir un pétard'' !

Dira le policier en croyant s'excuser.

 

Être une droséra qui attend une mouche,

Animal trop curieux attiré par l'odeur

Rien dans ce végétal qui lui paraisse louche,

Elle ira s'engluer jusqu'à ce qu'elle en meurt.

 

Être une offrande aux dieux sur un autel de pierre,

Attendant le couteau qui mordant dans son corps

Fera couler son sang pour gommer la frontière

Entre ici et l'ailleurs, effaçant le décor.

 

Être un sniper planqué, un tueur solitaire,

Qui ne voit ses gibiers qu'en impression lointaine,

Cibles qu'il voit bouger sur un joli fond vert,

Avant de les flinguer sans plaisir et sans haine.

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7 octobre 2014 2 07 /10 /octobre /2014 07:40

 

Stefan Zweig embarque pour l'Amérique du Sud, impossible de rester en Europe alors que les nazis remportent victoires sur victoires et que rien ne semble pouvoir entraver leur marche en avant. De plus un nouveau front vient de s'ouvrir avec l'attaque japonaise sur Pearl Harbor. Sur le paquebot où il voyage avec son épouse il apprend la présence du champion du monde d'échec, Scentovic, tout juste âgé de 20 ans. Un individu que rien ne prédestinait à atteindre un tel rang tant son intelligence semble à l'opposé de celle qu'il faut pour devenir un Grand Maître. Non seulement il est borné, ignare, incapable d'écrire sans faire au moins une faute par ligne mais il s'exprime simplement, est dénué d'humour et d'intérêt pour tout ce qui ne concerne pas l'art dans lequel il excelle.

Zweig est fasciné par cet individu et voudrait le rencontrer, non qu'il s'estime capable de jouer d'égal à égal tant son niveau est moyen, mais le personnage, la distance entre ce qu'il est et le talent qu'il montre quand l'univers se réduit à 64 cases et 32 pièces, est immense. N'a-t-il pas appris tout seul en regardant le curé qui l'avait recueilli alors qu'il avait été abandonné par ses parents affronter le facteur ? Quand, alors qu'il sont seuls, celui-ci lui propose, pour se moquer, une partie il ne sait pas qu'il vient de lancer une mécanique que plus rien ne pourra arrêter. Bien vite le jeune Scentovic va battre tout le monde autour de lui, d'abord au niveau régional, puis national, puis, nous l'avons vu, mondial. Il ne joue que pour gagner, et gagner de l'argent, prêt qu'il est à affronter n'importe qui du moment qu'il y a quelque monnaie à récupérer au passage.

Sa seule lacune est son incapacité à jouer à l'aveugle, imaginer un échiquier mental, y déplacer les pièces, y jouer comme sur un véritable, tout cela est au-delà de ses aptitudes. Il n'empêche que dans le monde réel il est imbattable.

Zweig pour attirer l'attention du champion joue avec un riche américain, rustre et ne supportant pas qu'on lui résiste. Cela va marcher, Scentovic va s'approcher mais faire mine de s'éloigner tant ce qu'il voit lui paraît, et est, affligeant en terme de niveau de jeu. Pourtant il acceptera de jouer, contre 250 dollars la partie. Une somme que le riche texan acceptera de payer, pour lui ce n'est rien et affronter le meilleur joueur du monde ne lui fait pas peur.

Rendez-vous est pris pour le lendemain à la même heure, le champion ne met qu'une condition sur le déroulement du match, il prendra dix minutes ''de réflexion'' entre deux coups.

Les conditions sont acceptées et le lendemain tout le monde se retrouve sur le pont, autour de l’échiquier. Le combat est perdu d'avance et la partie ne fait pas long feu. Pourquoi ne pas tenter une revanche ?

Cette fois, au cour d'une interruption, un homme va s'approcher et signifier que le coup que prépare Zweig et ses partenaires va les condamner à un mat sans appel. Il préconise une stratégie différente qui ne les fera pas triompher, c'est trop tard, mais leur permettra de faire nul, ce qui serait un exploit.

Ce qui est prévu arrive donc et le champion est tout surpris de ce qui s'est passé. Raison de plus pour continuer !

C'est ainsi que Stefan Zweig fait la connaissance de l'homme qui les guida hors du chemin de la déroute. Celui-ci se présenta : Monsieur B. aristocrate viennois, banquier chargé avant la guerre de la fortune impériale, lui aussi fuit un régime dont il eut à souffrir....

Ceci n'est que le début d'une pièce qui est la transposition scénique de la nouvelle de Zweig, la dernière qu'il écrivit avant de se donner, en compagnie de son épouse, gravement malade, dont nous n'entendons que la voix, la mort en absorbant du véronal.

Pour en savoir davantage il vous faudra lire le texte ou/et aller assister à l'adaptation, réussie, qu'en fait Éric-Emmanuel Schmitt au théâtre Rive Gauche, sur une mise en scène de Steve Suissa, avec Francis Huster dans le rôle de Zweig qui raconte cet affrontement sur une petite surface, à l'image de celui qui oppose deux visions du monde, celle, triomphante alors, du nazisme, brutal, détestant la culture et toute pensée, idées ou ''races'' déviantes, face à l'idée de liberté et de libre arbitre où l'individu existe par lui-même et pas au service d'une idéologie qui n'est que le masque de quelques uns pour tromper l'immense majorité.

Laquelle se laisse aisément faire.

Huster est plus crédible en Zweig qu'il le fut en Einstein l'an dernier. Un spectacle à voir et à réfléchir, ce n'est pas si fréquent.

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6 octobre 2014 1 06 /10 /octobre /2014 08:49

Être un grand requin blanc, prédateur maritime,

Voyageur incessant en quête d'une proie,

L'odorat en éveil captant la trace infime

Pour un met savoureux, l'humain, si pas de choix.

 

Être un serial-killer obsédé par la chasse,

Revivant ses forfaits en pensant au suivant,

Obsédé du détail, de laisser une trace

Qui conduirait à lui, une piste de sang.

 

Être un tigre affamé cherchant dans la forêt,

Attentif à un bruit m'indiquant un gibier,

Un vieillard, un enfant, sont mes plats préférés,

Transpirant la terreur à être anesthésié.

 

Être un crocodile attiré par la fragrance

D'un crétin adipeux se trempant dans le Gange,

Boudiné dans son slip et dans son ignorance,

Par mes crocs enfin c'est la nature qui se venge.

 

Être une belle araignée dont la toile est patiente,

Sachant que vient l'insecte attiré par le piège ;

Qui se débat pour rien, c'est une âme inconsciente

Ne trouvant pas en elle un espoir qui l'allège.

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5 octobre 2014 7 05 /10 /octobre /2014 08:41

Las Piedras est une ville frontière mais qui semble être au bord du monde, s'y retrouvent des individus du monde entier, échoués là, portés par un courant mystérieux, cimetière d'épaves où la vie est difficile, sous un soleil de plomb avec pour compagne une bouteille d'un alcool dont on peut penser que ses effets sont toxiques pour la personne qui le consomme. Ici la SOC, une compagnie pétrolière qui fait le beau temps et le beau temps, règne sans partage, son argent achète tout, non seulement les ressources du sous-sol mais les individus du dessus.

Le plus cher étant celui que vous pensez !

À plusieurs centaines de kilomètres de là, dans un endroit perdu, un puits de pétrole brule sans qu'il soit possible d'y mettre fin. Un seul moyen existe : souffler l'incendie en provoquant une explosion, et pour provoquer celle-ci de la nitroglycérine est nécessaire. Celle-ci se trouve en ville mais pour la livrer le seul chemin disponible est une route en très mauvais état. Or la nitroglycérine,quand elle est secouée, se met en colère en faisant un grand boum.

Compte tenu des difficultés financières rencontrées par beaucoup de gens il se trouve des volontaires pour tenter l'expédition, c'est-à-dire conduire un camion chargé de la dangereuse cargaison. Pour multiplier les chances de succès deux paires de routier prendront la route, paire pour que le camion n'ait pas à s'arrêter, quand l'un roule l'autre se repose, et alternativement.

Dans la ville le vent murmure aux esprits embrumés des avenirs improbables, des animaux se promènent, curieux de ces étranges animaux drogués par des rêves au-dessus de leurs moyens. La route n'est pas le plus important, ce qui prime c'est la description d'une faune curieuse que Clouzot nous montre comme si sa caméra était un microscope montrant des êtres affrontant leurs instincts fondamentaux.

Puis vient le moment de prendra la route, deux équipages sont constitués. Luigi et Bimba et Mario et Jo, la course va s'engager sous l’œil de la mort qui sait que nul ne lui échappe.

Clouzot distille ses séquences à la manière d'un écoulement de nitro, ne pas couper la coulée, ne pas l'accélérer, dans l'esprit du spectateur ce rythme renforce l'attente, la certitude que quelque chose doit arriver, quelque chose de violent, quelque chose de destructeur... comme au cirque les spectateurs espèrent, en vain souvent, que le dompteur se fasse dévorer, en étant soulagés que cela ne se soit pas passé, leur culpabilité le leur eut reproché.

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4 octobre 2014 6 04 /10 /octobre /2014 08:27

(屍鬼) est un roman d'horreur de la romancière japonaise Ono Fuyumi qui fut adapté en manga par elle-même au scénario et Ryu Fujisaki pour le dessin. Prépublié dans le mensuel Jump Square de décembre 2007 à juin 2011 puis édité en onze volumes par Shinchosha. En France c'est Kazé qui s'est chargé de la traduction comme de la diffusion de la version animée diffusée à partir du 8 juillet 2010.

L'histoire se passe dans les années 1990, l'été est caniculaire dans le petit village, 1300 âmes, de Sotoba où rien ne se passe jamais. Il faut dire qu'il est à l'écart de la civilisation, de la modernité mais pas à l'écart de la monotonie qui englue une jeunesse qui se demande si l'avenir se résume à une répétition à l'identique du passé.

Où rien ne se passait jamais devrait-on dire. En effet une série de morts mystérieuses affecte la sérénité des habitants du lieu, décès qui semblent naturels et pourraient indiquer une épidémie mais coïncident avec l'arrivée d'une famille étrange installée dans un château des alentours. Le doyen de l'hôpital de Sotoba, Toshio Ozaki, revenu à Sotoba après la décès de son père pour succéder à ce dernier, d'abord convaincu qu'il s'agit de coïncidences va changer d'avis devant le nombre des cadavres et supposer l'action de Shikis, vampires qui auraient pris l'apparence des étrangers nouvellement arrivés. Il est justement ami de Seishin Muroi, prêtre local mais également auteur de romans dont le dernier, fort opportunément, s'appelle Shiki ! À croire que c'est fait exprès...

Natsuno Yukki, lui, n'est pas vraiment un nouveau venu mais il est de retour après un séjour en ville où il rêve de retourner tant la vie à Sotoba est d'un ennui mortel.

Jusqu'à devenir mortelle tout court !

Il est le premier à deviner l'action de vampires mais il ne soupçonne pas une vérité pire que ce qu'il imagine. Personne ne sera à l'abri de la force obscure qui s'active, ni les vivants, ni les morts, dans un cadre où le temps s'écoule autrement pour les individus qui conservent leurs habitudes ancestrales. L'endroit parfait pour que des créatures venues du fond des âges puissent revenir comme attirées par une ambiance favorable.

Ozaki est partagé entre son goût pour la science et l'évidence que les événements ne relèvent pas de celle qu'il connaît. Ici le combat dont il s'agit est celui de la survie. Comme si une vache prenait conscience de son rôle les humains se retrouvent proies d'êtres qui eux aussi désirent continuer à vivre mais peuvent devenir gibier à leur tour face à un prédateur encore plus puissant. Après tout une vie se nourrit de beaucoup d'autres pour se perpétuer.

La nôtre également.

Une fois entré dans l'histoire et passé le temps d'adaptation au graphisme de Ryu Fujisaki celle-ci devient passionante, d'autant qu'elle est intégralement disponible.

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Bienvenue sur ce blog ! Vous y découvrirez mes goûts, et dégoûts parfois, dans un désordre qui me ressemble ; y partagerez mon état d'esprit au fil de son évolution, parfois noir, parfois seulement gris (c'est le moins pire que je puisse faire !) et si vous revenez c'est que vous avez trouvé ici quelque chose qui vous convenait et désirez en explorant mon domaine faire mieux connaissance avec les facettes les moins souriantes de votre personnalité.

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