Overblog Tous les blogs Top blogs Mode, Art & Design Tous les blogs Mode, Art & Design
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
13 septembre 2014 6 13 /09 /septembre /2014 08:00

Je suis né de la mort, sans appel, sans espoir,

Ouvrant juste les yeux sur l'environnement ;

Des êtres autour de moi absorbés par le soir,

Semblaient s'interroger, hantés de cent tourments.

 

Quel curieux petit être arrivant en leur monde,

Silencieux, les yeux clos, comme s'il leur disait non,

Pressentant que la vie ressemble à une ronde,

Des jours, des nuits, des jours, toujours tourner en rond.

 

Pourra-t-il respirer, le temps est suspendu,

Lui aussi hésitant sur ce qu'il doit permettre,

Faut-il considérer que rien ne lui est dû,

Naître est aléatoire, soumis à aucun maître.

 

C'est marcher sur un pont sans paraître avancer,

Hier a disparu mais demain est si loin,

Le cœur est affolé, les poumons sont inertes,

Sans air le sang vicié peut tuer sans témoin.

 

Dans l'esprit inconscient l'angoisse est sans écho,

Pourtant sa marque est imprimée profondément,

Un jour telle une épave flottant entre deux eaux,

Elle remontera, profitant d'un ouragan

 

Violence affamée trop longtemps contenu,

Prête à tout dévaster, à effacer le temps,

Ce qui était avant ne sera jamais plus,

L'enfance et le passé sont broyés par le vent.

Partager cet article
Repost0
12 septembre 2014 5 12 /09 /septembre /2014 08:00

Les exploits et les travaux d'Hercule sont connus de tous, c'est ce que raconte Iolaos à une bande de pirates qui le retiennent prisonnier, leur soutenant qu'il est son neveu et qu'ayant le sens de la famille il va venir le délivrer et leur mettre une rouste à tous.

Les pirates rigolent, à tort bien sûr. Car Hercule va arriver, mais avec quelques-uns de ses amis, car celui-ci s'il dispose d'une force colossale n'est pas sûr d'être le fils de Zeus.

Hercule et ses compagnons : Autolycos, champion du lancer de lames ; Tydée, un homme brutal et muet après avoir été le seul survivant du massacre des habitants de sa ville natale ; Atalante, archère et, soi-disant, Amazone ; Amphiaros, devin, maître du bâton qui connaît le moment de sa mort ; et Iolaos, conteur des exploits de son oncle, sont plutôt des mercenaires acceptant tous travaux de maintien de l'ordre et autre remise en ordre, pour peu qu'ils soient correctement payés.

Alors qu'ils fêtent la réussite de leur dernier contrat dans une taverne riche en alcool et jeunes femmes, ils voient arriver une dame de haut rang qui se présente comme Ergenia, fille de Cotys, roi d'un royaume de Thrace, qui les engage au nom de celui-ci pour repousser le roi Rhésos qui fait régner la terreur dans tout le pays et menace gravement le trône de son père. Pour paiement Hercule recevra son poids en or.

Ce qui représente une belle somme !

L'armée de Cotys est constitué de paysans, de jeunes hommes et de plus âgés qui n'ont aucune formation militaire, aussi la première bataille va-t-elle être saignante, couteuse en homme, et convaincre le roi de laisser du temps à Hercule et ses amis afin qu'ils construisent une armée digne de ce nom qui ne reculera pas, subira un minimum de perte, et l'emportera finalement.

Ce qui va être le cas lors de l'affrontement contre les troupes de Rhésos qui malgré leur supériorité en nombre vont être mises en déroute et leur chef capturé pour être enfermer dans le palais de Cotys non sans qu'il ait le temps de murmurer au colosse qu'il devrait ouvrir les yeux sur la valeur de son engagement et qu'il sert le mauvais camp.

Ce qui va s'avérer vrai. Hercule est costaud mais s'engage avant de réfléchir. Un mercenaire digne (?) de ce nom !

Néanmoins sa conscience va le travailler, il n'est pas possible pour lui de quitter la Thrace en laissant un tyran sur le trône qui disposant désormais d'une armée digne de ce nom voit son ambition grandir et vise la Grèce entière, avec la complicité de Eurysthée, roi d’Athènes, qu'Hercule dut quitter après la mort brutale de sa femme et de ses trois enfants, assassinats dont il est soupçonné.

À tort bien sûr.

Mais notre héros, s'il n'est pas vraiment le fils de Zeus et d'une mortelle est pourtant digne de ce nom et va renverser la situation grâce à sa force exceptionnelle.

Nul besoin de naître héros, croire en soi permet de le devenir, pourrait être la morale d'un film qui revisite le mythe du fils de Zeus pour en faire le chef d'un groupe qui pourrait être ''Les Vengeurs de l'Antiquité''.

 

Inspiré de si loin du roman graphique : Hercule : Les Guerres thraces de Steve Moore(scénario) et Admira Wijaya (Dessins) que le premier demanda le retrait de son nom. Moore Malheureusement son décès permit à la production de ne pas tenir compte de sa demande.

 

 

Partager cet article
Repost0
11 septembre 2014 4 11 /09 /septembre /2014 08:00

La forge est la matrice où naissent les épées,

Hurlant sous les coups violents d'un marteau de fer,

Avant qu'un bain de sang vienne les tremper

Pour leur donner l'espoir de plonger en Enfer.

 

La bataille est le champ où les plus forts guerriers

Sèment leurs ambitions dans le cœur du danger,

Pour cueillir la gloire, la victoire et les lauriers,

Affrontant leur destin en des lieux étrangers.

 

La peur est le creuset où l'âme est immergée

Jusqu'à noyer l'espoir et les désirs, intimes,

Laissant les os blanchis et la chair desséchée,

Pouvoir plonger ses yeux jusqu'au fond de l'abîme.

 

La rage est le poison nourrissant l'assassin,

Se venger par plaisir est parait-il toxique,

C'est pourtant une joie de tuer de ses mains,

Celui qui vous fit mal, moqueur et sarcastique.

Partager cet article
Repost0
10 septembre 2014 3 10 /09 /septembre /2014 08:00

Hazel Grace Lancaster a 16 ans, elle souffre depuis trois ans d'un cancer de la thyroïde au stade 4, ses poumons sont en très mauvais état et elle utilise une bouteille d'oxygène pour pouvoir respirer, ce qui lui permet malgré tout d'être autonome d'autant qu'un traitement expérimental obtient de bons résultats sur elle, sans certitude que cela puisse durer.

Pour qu'elle se fasse des amis sa mère lui suggère, fermement, de fréquenter un groupe de jeunes cancéreux qui se réunie dans les sous-sol d'une église et animé par Patrick, lui-même rescapé d'un cancer des testicules.

Un jour elle heurte, un moyen de faire connaissance, Augustus Waters, cancéreux en rémission, là pour accompagner un ami souffrant d'un cancer des yeux. L'un a été enlevé, l'autre devrait connaître le même sort. Augustus lui-même, pour survivre, ayant été amputé d'une jambe.

Il apparaît vite que Hazel a tapé dans l’œil de Augustus, surnommé Gus, celui-ci l'invite chez lui, dans son antre établie dans le sous-sol de la maison familiale. Il l'interroge, finalement ils en viennent à parler de livres et Hazel confie à son nouvel ami que son roman préféré est Une impériale Affliction, un texte de Peter van Houten. L'histoire d'une fille, Anna, cancéreuse, dont elle se sent proche. Elle lui décrit la façon dont le bouquin s'achève, en plein milieu d'une phrase, à l'instar de la mort, laissant les lecteurs dans l'expectative quand au devenir des autres personnages en général, et Sisyphe, le hamster d'Anna, en particulier.

Apparemment van Houten n'a pas écrit de suite, et il ne répond pas aux lettres que son admiratrice lui a envoyé.

Gus voit là l'opportunité de se rapprocher de Hazel, il envoie un mail à l'auteur, et celui-ci lui répond qu'il serait heureux de les rencontrer le jour où ils viendront à Amsterdam.

La fondation qui les soutient offre un vœu à chaque malade, Hazel a déjà choisi le sien, un voyage à Disneyworld ! Gus se moque d'elle puis lui dit que puisque lui dispose encore de son vœu il peut l'utiliser pour qu'ils aillent rencontrer van Houten.

Le projet se prépare mais peu avant la date retenue la jeune malade fait une rechute et doit être hospitalisée. Elle s'en sortira finalement mais son médecin lui interdit de prendre l'avion.

Est-ce une raison pour renoncer ? Gus est sûr que non et tous partiront pour l'Europe à la rencontre de l'auteur qui est prêt à les recevoir.

Le voyage se passe bien, si ce n'est que Gus n'avait jamais pris l'avion et est impressionné par le vol. la veille de la rencontre ils se retrouvent dans un grand restaurant, et découvrent qu'ils sont invités par van Houten, après quoi ils passeront leur première nuit ensemble.

Peter van Houten va se révéler déplaisant, moqueur et irrespectueux, de plus il n'était pas au courant de la venue de ses admirateurs, ni même qu'il les avait invités la veille. Cela était l’œuvre de son assistante : Lidewij Vligenthart, qui va se montrer bien plus sympathique que son employeur. Après un si moment si décevant tous les trois vont aller visiter la maison d'Anne Franck. Une véritable expédition pour Hazel, des escaliers étroits, pentus, et pour atteindre le grenier où Anne vécut, une échelle, néanmoins elle ira jusqu'au bout avec beaucoup de courage.

La suite du voyage sera plus difficile mais je ne suis pas là pour vous dire la fin, ce serait dommage. Dans ce genre de film les fins sont rarement heureuse, je suis néanmoins satisfait d'avoir deviné ce qui allait se passer.

 

Depuis Love Story le cancer se métastase parfois à l'écran avec plus ou moins de bonheur, souvent moins. Dans ces Étoiles contraires Shailene Woodley tire son épingle du jeu avec beaucoup de sincérité, c'est déjà pas mal.

Partager cet article
Repost0
9 septembre 2014 2 09 /09 /septembre /2014 08:00

Il y a des espèces intelligentes sur Terre, paraît-il ! Il y en a aussi dans la mer, et pas seulement les dauphins.

Ces animaux sont fantômes autant que monstres. Ils sont prouvés et improbables. Ils semblent appartenir à ce commencement d'être terribles que le songeur entrevoit confusément par le soupirail de la nuit. Victor Hugo.

Celui-ci n'était pas à une connerie près, il ne s'agit pas de monstres, pas de créatures improbables mais d'espèces qui, évidemment, sur le sol n'aurait pu se développer et prouver le grand nombre de leurs talents.

Aujourd'hui pourtant, depuis la directive 2010/63/EU, les céphalopodes sont considérés comme des êtres intelligents, à l'instar des singes, chien ou moutons, et sensibles et l'expérimentation sur eux est strictement réglementée.

Depuis les années 50 ces animaux sont l’objet de nombreuses études pour définir la nature de leur intelligence et l'étendue de leurs aptitudes. Les premiers travaux portèrent sur les structures cérébrales du poulpe impliquées dans l'apprentissage et la mémoire. Récemment les biologistes se sont penché sur leur capacité à changer de couleur et à leur système visuel. Autre conclusion : les céphalopodes sont dotés de capacités cognitives comparables à celles des vertébrés ; camouflage, vision, innovation, tromperie, apprentissage, mémoires, sont des facettes de cette intelligence. Eux qui, de l’aphodius à l'Architeuthis ont colonisés toutes les mers du globe, s'adaptant à l'obscurité des abysses, au froid des eaux polaires, à l'environnement corallien. 700 espèces de céphalopodes, prédateurs de coquillages, crustacés et poissons, proies des cétacés et d'oiseaux marins, elles montrent un répertoire de comportements riche et complexe.

Au fil de l'évolution ces mollusques ont perdu leur coquille protectrice mais gagné des bras et des ventouses permettant de manipuler des objets avec précision, capacité que seuls de rares mammifères terrestres possèdent. Ajoutons à cela leur don mimétique, leur faculté de se propulser, le tout contrôlé par le cerveau le plus développé des invertébrés. Porter la comparaison jusqu'au vertébrés est difficile tant leurs organisations sont différentes dues aux nécessités induites par leurs environnements. Ce cerveau est situé entre les yeux et autour de l’œsophage, les lobes optiques très développés indiquent l'importance de la vue dans leur vie. Alors qu'ils ne distinguent pas les couleurs, à plusieurs mètres sous l'eau cela serait de peu d'intérêt. La structure de leur rétine permet aux céphalopodes de percevoir la lumière polarisée. Autre sens développé, le toucher. 

Partager cet article
Repost0
8 septembre 2014 1 08 /09 /septembre /2014 08:00

Les murs de mes rêves étaient durs et froids,

Ils transformaient mes appels au secours

en crocs avides de trouver une proie,

De marquer ma peau sans voix de recours.

 

L'encre était un sang noir plein de rancune,

De ''Si je savais vouloir'' et d'excuses,

Moi qui me délectait de l'infortune,

Alors que la médiocrité m'accuse.

 

La lucidité est un nocher sur

L’embarcation duquel je suis monté,

Ignorant quelle était sa vraie nature,

Et la destination qui m'attendait.

 

Je lui ai demandé cent fois le but,

Où cette malédiction conduisait,

Le destin moqueur qui a mon insu,

Vers un ailleurs inconnu me menait.

 

Maintenant je vois qu'il n'en savait rien,

Lui aussi apprend alors qu'il avance,

Créant à travers moi, le mal, le bien,

Découvrant ces enfants comme évidence.

 

Le magasin est froid, couvert d'oubli,

Je ne suis pas sûr d'avoir existé ;

La faim du néant sera infinie,

C'est lui qui est l'ultime vérité.

Partager cet article
Repost0
7 septembre 2014 7 07 /09 /septembre /2014 08:00

(1960) René Clément

Philippe et Tom boivent ensemble un verre à la terrasse d'un café sur une piazza italienne. Le premier est le film d'un millionnaire américain, le second est mandaté, discrètement, par le père en question pour ramener le play-boy chez lui. Petit problème, Philippe n'a pas envie de changer d'existence ni de quitter Marge. D'un autre côté Tom se sent bien de lui tenir compagnie, un peu trop bien sans doute. Il rêve de cette façon de traîner sa jeunesse dans le luxe et le farniente sans autre but que de jouir du moment présent tout sans faire sentir à son compagnon de voyage qui est le maître, par l'argent possédé, et qui est l'esclave, devant se taire, accepter, sourire malgré les moqueries et humiliations. Quel plaisir de dominer, quel dommage de ne pas savoir s'arrêter avant qu'il ne soit trop tard.

La réalité engendre la jalousie, l'envie, la frustration et le désir de changer les choses.

L'occasion va se présenter lors d'une croisière. La mer couvre le monde et nul regard ne peut observer ce qui se passe sur ce bateau. Pour Tom l'occasion est trop belle, il suffit qu'il tue son compagnon de voyage et prenne sa place. Ni vu ni connu, au téléphone il peut aisément faire illusion et Marge va s'y tromper.

Tout se présente pour le mieux, les mandats arrivent, nous sommes en 1960, il est facile d'être loin et difficile à joindre. Mais au cinéma ça ne peut durer toujours sinon le film serait bien mièvre et rapidement inintéressant.

Patricia Highsmith fut souvent portée à l'écran, récemment encore dans The two faces of January, ses romans s'y prêtent tant ils mettent en scène des personnages, souvent un duo masculin dominant un élément féminin qui semble presque ajouté pour faire contraste, ambigus, capables de tout dans un accès de colère tout en reprenant leur calme la minute suivante : les caractéristiques de véritables psychopathes qui laissent libre cours à leurs pulsions avant de reprendre leur apparence calme et détachée.

Le trio d'acteur est impeccable et dominé par Maurice Ronet et Alain Delon, suivis par Marie Laforêt qui accepte ce qui se passe comme soumise au dominant survivant. C'est bien de cela qu'il s'agit, deux fauves s'affrontant, parce qu'il ne peut en rester qu'un et non pour conquérir une tierce personne. Cela se joue entre eux et Philippe s'il se moque de son camarade, de dix ans plus jeunes, paraît l'aider à se révéler à lui-même quitte à y laisser une vie dont il sait qu'elle ne le mènera nulle part. N'aide-t-il pas Tom à lui ressembler en lui donnant des leçons, en lui montrant comment jouer son rôle. Peut-être pour se réincarner en un être plus fort que lui.

Quand Tom sera reconnu comme ce qu'il n'est pas il ne lui restera qu'à tuer le gêneur, mais dans le meurtre il n'y a que le premier pas qui coute...

N'est-ce pas ?

 

Ce film fit de Delon la star du cinéma français, sans celui-ci aurait-il tourné Rocco et ses frères, sans Rocco... René Clément maîtrise sa mise en scène, aidé par Henri Decaë à l'image, Paul Gegauff au scénario et Nino Rota à la musique. Un quarté gagnant derrière la caméra, un tiercé parfait devant. Inutile de préciser que la combinaison ne pouvait qu'être gagnante.

Partager cet article
Repost0
6 septembre 2014 6 06 /09 /septembre /2014 08:00

BLAME! (ブラム!,) est un manga seinen cyberpunk écrit et dessiné par Tsutomu Nihei. Prépublié dans Afternoon, revue de l'éditeur Kodansha puis réuni en dix volumes édités entre 1998 et 2003. En France ce manga est disponible chez Glénat.

Une suite, Blame NSE est en cours et un artbooBLAME! and so on… permet de mieux comprendre l'art et l'univers de Nihei. 

Killy (霧亥) est un enquêteur au service du bureau gouvernemental, émanation de la résosphère, à la recherche d'un terminal génétique censé pouvoir régénérer la résosphère et limiter l'expansion de la mégastructure. Ses origines sont floues, probablement vient-il des profondeurs de la mégastructure. Son enquête est difficile dans un milieu hostile et évolutif où les rencontres sont rarement bénéfiques. Pourtant dans le deuxième numéro il va rencontrer Shibo (シボ) , scientifique en rupture d'une bande de pilleurs de corps et qui serait restée figée dans les égouts sans Killy. La première occupation de celle-ci sera de se venger de ceux qui la mirent dans cette pénible situation.

Ensemble ils vont récupérer les informations génétiques de Seu. Mais Shibo n'est pas ce qu'elle semble et son désir de se connecter à la résosphère lui causera quelques dommages.

Blame est à placer dans le monde qu'il présente est difficile, contraignant, plein de danger et de créatures plus technologiques qu'animales toutes en quête de quelque chose nécessaires autant qu'improbables. Encore qu'il soit indiqué en préambule que les situations présentées sont peut-être dans le futur, peut-être sur Terre.

L'évolution semble avoir fait un tour complet en revenant à un minéral dominant face à un animalhumain cybernétisé. Les engins qui construisaient la mégastructure, Constructeurs ou Bâtisseurs, ont échappés à tout contrôle et le but de Killy est bien de retrouver le moyen de les maîtriser. Pourtant Killy possède un appareil qui lui permet de stopper les Bâtisseurs sans que lui même en comprenne le fonctionnement.

La plupart des groupes humains ont régressés et retrouvés des comportements archaïques qui assurent leur survie dans un environnement hostile. Ils disposent d'armes du passé qui leur sont indispensables qu'ils doivent protéger, ils seraient incapable de les réparer.

Au départ Nihei envisageait de devenir architecte, ce goût se retrouve dans ses dessins et l'omniprésence de structures complexes réalistes d'où la crasse et les déchets ne sont pas exempts contrairement à d'autres publications montrant des univers riches en néons, lumières et technologies lisses et impeccables. L'homme et la machine s'affrontent en étant devenus indissociables. Ce rapprochement est bien ce qui s'approche, l'avenir de nos descendants sera-t-il celui montré ici ?

Soyons rassurés, la réalité a toujours déjoué les pronostics.

En pire !

 

Noise, manga du même auteur et même éditeur, permet d'éclaircir certains points obscurs de l'univers de BLAME!, dont il contient également l'histoire pilote. Ne l'ayant pas encore lu je ne peux que vous retransmettre l'information.

Partager cet article
Repost0
5 septembre 2014 5 05 /09 /septembre /2014 08:00

Homme de combats Péguy partit sur le front dès la mobilisation en aout 1914. Affecté à la 19e compagnie du 276e régiment d'infanterie il est lieutenant lors des combats de la bataille de l'Ourcq prélude à la première bataille de la Marne. La mort le fauche (comme on dit) le 5 septembre 1914 près de Le Plessis-l'Évêque. Né dans une famille modeste, son père, menuisier, mourra d'un cancer alors que Charles n'a que quelques mois. Le directeur de l'École normale d'Orléans lui obtient la bourse qui lui permettra de continuer des études jusqu'à passer l'agrégation de philosophie, à laquelle il ne sera pas reçue.

Après être passé à Orléans ce jour est l'occasion d'évoquer un auteur moins barbant que sa réputation le voudrait en évoquant un recueil de citations permettant de le découvrir.

La guerre contre la démagogie est la plus dure de toutes les guerres.

 

Presque toute la culture universitaire est de la fausse culture.

 

Un homme qui tient dans une assemblée des propos qu'il ne peut pas tenir dans une autre où il fréquente n'est pas un honnête homme. 

 

Enseigner à lire, telle serait la seule et la véritable fin d'un enseignement bien entendu ; que le lecteur sache lire et tout est sauvé.

 

Quel amour est vrai, s'il n'est point bête.

 

Une capitulation est essentiellement une opération par laquelle on se met à expliquer, au lieu d'agir.

 

Le génie n'éclaire nulle part autant que dans le détail poussé.

 

L'art n'est rien s'il n'est point une étreinte ajustée de quelque réalité.

 

Il faut toujours dire ce que l'on voit. Surtout il faut toujours, ce qui est plus difficile, voir ce que l'on voit.

 

Heureux amis qui s'aiment assez pour (savoir) se taire ensemble.

 

Un vers est toujours plus grand que plusieurs vers... Un mot est toujours plus grand que plusieurs mots.

 

Le monde est plein d'honnêtes gens. On les reconnaît à ce qu'ils font les mauvais coups avec plus de maladresse.

 

Une grande philosophie n'est pas celle qui prononce des jugements définitifs, qui installe une vérité définitive. C'est celle qui introduit une inquiétude, qui ouvre un ébranlement.

 

De tout ce qu'il peut y avoir de mauvais, l'habitude est ce qu'il y a de pire.

 

C'est le propre du génie de procéder par les idées les plus simples.Aimer, c'est donner raison à l'être aimé qui a tort.

 

La mémoire et l'habitude sont les fourriers de la mort.

 

S'il fallait renoncer à toutes les valeurs de l'homme et du monde à mesure que les politiciens s'en emparent et entreprennent de les exploiter, il y a longtemps qu'il n'y aurait plus rien.

 

(L'histoire) c'est une pétrification.

 

Le triomphe des démagogies est passager. Mais les ruines sont éternelles.

Partager cet article
Repost0
4 septembre 2014 4 04 /09 /septembre /2014 08:00

Depuis quelques années la peinture vietnamienne trouve sa place sur le marché, puisque c'est bien de cela qu'il s'agit, de l'art. Fin mai 2013 à la Foire des Arts de Hongkong La marchande de riz de Nguyên Phan Chanh (1892-1984) vendue par Christie's international a été vendue au prix de 390 000 $. Un exemple parmi d'autres du succès des peintres Vietnamiens parmi lesquels outre NPC cité plus haut, nous nommerons Lê Phô, Mai Trung Thu, Lê Van Dê, Công Van Trung, Georges Khanh...

Revenons donc sur Nguyên Phan Chanh : célèbre pour sa maîtrise de la peinture sur soie. Originaire de la province de Hà Tinh il fut parmi les étudiants les plus prometteurs de la première promotion de l'Université des beaux-arts d'Indochine après avoir suivi des études traditionnelles à Hué. Diplômé en 1930 il fut exposé en France dès 1932 puis deux ans plus tard à Naples et en 1940 au Japon. Par la suite il donna de nombreux cours dans diverses écoles, participant à la formation de plusieurs générations de peintres de son pays.

Auteurs de nombreuses œuvres 170 sont considérées comme de grande valeur, il est d'ailleurs l'artiste le plus exposé au Musée des beaux-ars du Vietnam. ''Sa peinture dépeint la beauté sans artifices de la vie rurale vietnamienne'' note Jean-François Hubert, expert auprès de Christie's international.

Lê Phô (1907-2001) fut le condisciple de Nguyên à l'Université des beaux-arts d'Indochine, impressionniste, spécialisé dans la peinture sur soie ou à l'huile il a laissé de nombreuses œuvres, principalement des portraits de femmes, de grandes valeurs. Artistiques et économique, ce dernier critère semblant prendre le pas sur l'autre. À partir de 1937 il résida en France mais sa peinture resta pleine de la nostalgie de son pays natal auquel il fit don en 1993 d'une vingtaine d’œuvres capitales. Sur le marché la valeur de ses réalisations ne cesse de progresser.

Il est le père de Pierre Le-Tan.

Mai Trung Thu (1906-1980), fut le camarade d'études des précédents après avoir entamé sa scolarité au Lycée Français d'Hanoï. Il fut ensuite professeur de dessin au Lycée Français de Hué. En 1937 il vient en France pour participer à l'Exposition Internationale des Arts Décoratifs avec Lê Phô et Vu Cao Dam. Pacifiste il filma la Conférence de Fontainebleau et Ho Chi Minh en 1946. Engagé un temps avec l'UNICEF il s'en éloigna quand celle-ci refusa de dénoncer les dommages causés aux enfants par les étasuniens pendant la Guerre du Viêt Nam. De même il refusa de collaborer avec la galerie Wally findlay, ce qui le priva sûrement d'une mise en lumière, et d'une valorisation financière, plus importante.

spécialisé dans la représentation d'images de simples scènes de la vie quotidienne

Ses œuvres incarnent parfaitement la culture traditionnelle de son pays dans la représentation d'images de scènes simples de la vie quotidienne, et à ce titre sont souvent exposées de par le monde. Il fut aussi cinéaste, photographe et musicien.

Outre ces ''grands maitres'' représentatifs d'un style classique la peinture vietnamienne est de plus en plus dynamique et en constante évolution, j'espère avoir l'opportunité d'en donner un aperçu dans un prochain article.

Partager cet article
Repost0

Présentation

  • : Lire au nid
  • : Mes (ré)créations littéraires et photographiques.
  • Contact

Bienvenue...

Bienvenue sur ce blog ! Vous y découvrirez mes goûts, et dégoûts parfois, dans un désordre qui me ressemble ; y partagerez mon état d'esprit au fil de son évolution, parfois noir, parfois seulement gris (c'est le moins pire que je puisse faire !) et si vous revenez c'est que vous avez trouvé ici quelque chose qui vous convenait et désirez en explorant mon domaine faire mieux connaissance avec les facettes les moins souriantes de votre personnalité.

Rechercher

Archives