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3 février 2010 3 03 /02 /février /2010 07:00

 

Il était une fois un prince qui regardant par delà une impénétrable forêt les hautes tours d'un château inconnu. Se renseignant autour de lui diverses versions lui furent données. Pour certains il s'agissait d'un lieu maudit où se retrouvaient les sorcières, pour d'autres le repaire d'un ogre, seul être capable de traverser les remparts de ronces protégeant l'édifice. Curieux de nature le jeune homme enfourcha sa monture et s'en alla affronter un mystère qu'il sentait digne de lui.


Impossible d'avancer autrement qu'à pied, ce qu'il fit donc, prenant cent précautions il s'engagea dans ce qui semblait une impénétrable jungle. Non sans difficulté mais mû par une envie irrépressible il finit par surpasser l'obstacle et faire face à une forteresse obscure et glacée. Regardant autour il lui si quelque sorcière ou ogre s'apprêtait à l'agresser il continua sa progression. La herse était relevée, comme une invitation, ses craintes redoublèrent autant que son désir d'en savoir plus, il eut été bien bête, arrivé là, de repartir sans connaître le fin mot de l'histoire.

La cour était vide, pas même un envol d'oiseau pour troubler un silence menaçant. Il s'engagea dans un corps de bâtiment, examina une pièce après l'autre, se demandant si jamais il découvrirait quelque chose. Pas un meuble, pas même de poussière, aucune trace qu'un être vivant fut jamais passé avant lui par ces couloirs.


Finalement il arriva devant ce qu'il savait être l'ultime pièce de la bâtisse, sans grand espoir il en poussa la porte et s'arrêta net, pétrifié par ce qu'il découvrait : allongée sur un lit drapé de bleu, sous un baldaquin indigo il aperçut une jeune femme, une jeune fille même pensa-t-il en s'approchant pour la voir mieux, presque une enfant aux cheveux obscurs, à la peau diaphane et aux lèvres curieusement rouges. Son cœur accéléra brusquement, quelques pas de plus, il observait la belle et en voyant la poitrine se soulever régulièrement sut qu'elle dormait mais que son état ne pouvait être naturel dans un endroit qui sentait le maléfice plus que la magie.


À peine capable de penser il s'approcha encore, mis la main sur la cheville de la jeune femme qui ne bougea pas, la peau était douce, fraiche mais pas froide, doucement il remonta sa main jusqu'à toucher la robe blanche sous laquelle elle continua presque de sa propre volonté.


Il jeta ses vêtements incapable de résister à une passion manifeste...


Quand les crocs se plantèrent dans sa gorge sa conscience n'était plus qu'une fenêtre ouverte sur un implacable destin.


la belle au bois mordant..


Repue, la Belle s'étira, elle n'avait plus besoin de faire semblant de respirer, dans ses yeux d'un bleu nocturne mille souvenirs d'autant de vies eussent pu être contemplés si jamais homme avait pouvoir de lui résister. Un seul existait, elle le savait, le sentait, l'attendait...

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2 février 2010 2 02 /02 /février /2010 07:00


 

 

Bon nombre d'organistes ne vont plus jouer les messes de gaîté de cœur, lassés du comportement des ouailles aux fins des célébrations : elles quittent fort bruyamment les lieux sans le moindre respect envers le musicien, et disons-le tout bonnement... de la MUSIQUE.

L'un de ces éminents musiciens a déclaré :

- j'aimerais que l'on rebaptise mon église "Notre Dame de Cuba"...

 

Sans titre-Fusion-03


      
 

Pourquoi ? lui a-t-on demandé :

- parce que "les fidèles cassent trop" mes oreilles à la fin des messes !!!

 

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1 février 2010 1 01 /02 /février /2010 07:00

 

- Vois donc ce bel enfant et ses yeux grands ouverts,

Devine-t-on en lui ce qu'un jour il sera ?

- Duquel le pourrait-on, entre l'ange et le rat,

Mille chemins sont tendus, si vaste est l'univers.


- Cela est vrai, mais lui brisera l'ordinaire,

Niera le paradis, traversera l'enfer,

Au désert survivra, comme aux chaînes de fer.

Pour amie la douleur, pardon pour adversaire.


- Pourra-t-il dépasser le pire que nous conçûmes,

Apaiser sa furie, oublier la douceur ?

Libérer son esprit, absorber la noirceur,

Nos fardeaux délaisser, ces besoins qui consumes !


- Si un être le peut, céder à ses pulsions,

À genoux, essoufflé, son âme agonisante,

Pouvoir se relever, sa volonté tremblante,

Le plaisir à ses pieds, dominant ses passions.


- La Création est donc un chemin compliqué,

Qu'il faille avoir goûté, pour en avoir saisis le sens,

Aux poisons qu'elle distille, le bonheur est absence.

À lui d'abandonner les autres sur le quai.


Dans les vastes prairies de la crédulité,

Il s'en iront brouter, sans âme et oublieux,

Qu'un temps fut où ils virent de l'espoir dans les cieux,

La conscience vidée, viendra l'éternité.


- Regarde le bouger, entend-t-il nos pensées ?

- Il sait que nous serons, toi parrain, moi marraine.

L'idéal incarné, quand la vie n'est plus vaine,

Vice et perversité sur lui se sont penchés.

 

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31 janvier 2010 7 31 /01 /janvier /2010 07:00


Amakura rentra précipitamment dans la forge, surpris, Amakuni s'enquit du comportement de son fils.

- Un homme arrive père.

- Ce n'est pas la première fois.

- Il n'est pas comme les autres père, son visage est... - le jeune homme chercha ses mots - différent, c'est un étranger et...

Des coups à la porte firent taire les forgerons alors que leurs regards se croisaient.

- Inutile d'avoir peur fils, attendons et voyons.

Amakuni alla ouvrir et resta un moment muet devant l'homme qu'il découvrait, non que son apparence vestimentaire fut surprenante, elle indiquait, sinon un seigneur, au moins un homme important, sûr de lui, non, ce qui surprit le forgeron fut le visage du visiteur, la couleur pale de sa peau, la forme de ses yeux et leur couleur... Un vert sombre et glaçant qui le fit frisonner.

Quand l'homme parla ce fut avec un accent indéfinissable, une lenteur indiquant qu'il cherchait ses mots mais sans commettre une seule erreur, sa voix était profonde, douce mais puissante, Amakuni pensa que si un tigre pouvait s'exprimer il aurait ces intonations avec en arrière-plan une modulation semblable à un rire ou un feulement, ou les deux.

- Êtes-vous Amakuni Yasutsuna, forgeron de Sa Majesté ?

- L'interpelé hocha la tête.

- J'ai une requête à vous présenter.

- Je vous écoute.

- Forger un sabre pour moi, comme ceux que vous fabriquez pour l'Empereur mais avec... deux spécificités. J'ai ici un document attestant que vous avez l'autorisation de répondre à mes attentes.

Je ferais de mon mieux !

 

Quand l'étranger repartit, en ayant posé sur une table une bourse contenant le paiement du travail demandé ainsi qu'une fiole contenant un liquide sombre et épais, le fils s'approcha de son père la bouche prête à formuler d'indiscrètes questions. Le regard paternel l'en dissuada.

Mettons-nous au travail, plus vite nous aurons fini, mieux cela sera. Au passage il saisit le sac et le mis dans un placard, espérant ne jamais devoir utiliser son contenu.

 

Une semaine plus tard revint le visiteur, Amakami lui présenta l'arme qu'il avait façonné du mieux qu'il avait pu, sachant que son commanditaire saurait si cela n'avait pas été le cas.

Au lieu d'être brillante la lame était mate, la 切先 obscure, Amakura comprit pourquoi son père lui avait demandé de rester à l'écart alors qu'il travaillait. Il aperçut 彫り物 mais ne put en comprendre le sens, ni même deviner de quelle langue il s'agissait. Il vit aussi que la mei manquait, sûrement pas un oubli.

- Votre réussite dépasse mes espérances, je comprends le respect de vos pairs, nul doute que votre nom restera dans la mémoire des hommes, qu'ils fussent guerriers ou non.

 

Amakuni ne répondit pas mais s'inclina, son vis à vis en fit de même avant de s'éloigner. La porte close le forgeron s'y adossa, ferma les yeux un moment, murmura une prière avant de revenir au présent.

 

Son fils, trop impulsif pour se contenir, courut derrière l'étranger...

                                      __________

 

- Cela en valait-il la peine mon fils, regarde ce lieu, n'y vois-tu qu'un atelier, qu'une forge à l'intérieur de laquelle nous fabriquons des armes qui ne sont qu'autant de moyen de prendre des vies ? Nous y faisons bien plus, notre but n'est pas de voler des existences mais d'exprimer l'âme du combattant qui emploie des lames qui sont autant de miroirs dans lesquels nous mettons aussi un peu de nous à chaque fois.



 

Amakura se tut, son père avait raison et sa jeunesse ne pouvait être une excuse. Jamais il n'oublierait la voix et les paroles de leur visiteur.


- Mon nom ? Ceux qui m'interpellent, ils sont rares, disent 刃 黑 !

 

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30 janvier 2010 6 30 /01 /janvier /2010 07:00
dracula2016restaur9

vampirella2

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29 janvier 2010 5 29 /01 /janvier /2010 07:00

Encrier
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28 janvier 2010 4 28 /01 /janvier /2010 07:00
 
            


Couturière : Toujours sur le fil.
Flod'cons :
  Troupeau en route pour les stations de sports divers.

Immortel : Fait grève de la fin.

Leeronaute : Explorateur d'un monde inconnu et dangereux.
Odieuvisuel : Gamme de programmes allant du : Je prends le spectateur pour un con mais il le mérite ! Au : Si c'est pas nous qui le proposons ce seront nos concurrents !

Pédiatri : Sélection des enfants grâce à une batterie de tests intellectuels, et autres...

Pédophile : L'homme est un homme pour l'enfant.

Reichauffer : Vieilles idées semblant inséparables de la nature humaine.

Piment : Brule souvent en entrant, parfois en sortant !
Smicare : Travailleur si mal payé qu'il croit pouvoir atteindre l'âge de la retraite en volant, il y laissera des plumes.

Urinoir: Édifice pubique.

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27 janvier 2010 3 27 /01 /janvier /2010 07:00

 

Tant d'esprits me connaissent qui craignent ma venue,

Anxieux de ressentir ce que je représente.

Je jette à l'extérieur l'esclave que je hante,

Qui croira me calmer juste au coin de la rue.


Illusion d'un instant, peut-être d'une nuit,

Le matin reviendra, un nouveau jour de crainte,

Ou pour fuir tu serais prêt à toutes les feintes,

Tu voudrais m'échapper, c'est toi que tu subis.


Qu'importe l'ingrédient que tu vas t'injecter,

Le venin qui, un temps, distraira ton ennui,

Par où veux-tu filer, c'est en toi que je suis,

Accident de la vie, tu cherches à t'effacer.


Il est une autre voie qu'emprunte l'initié,

Prenant ma main il va en lui-même s'immerger,

Et son plaisir sera ce qu'il en espérait,

Car le médiocre seul par la vie est châtié.


Exact opposé d'un misérable drogué,

Mon sujet peut alors explorer des mystères,

Que seul connait qui est son propre tortionnaire.

Vers la Révélation, je reste le seul gué !


Supporter le délire et l'hallucination,

Est pour l'explorateur un simple préambule,

L'enfer sera le seuil, le pire ? Un vestibule,

Tu veux continuer ? Épouse ta damnation !


Lis ces vers et souris, car l'auteur, et lui seul,

Est assez torturé et sans doute un peu branque,

Pour se couler souriant, dans un sombre linceul,

Muter en encrier, les hurlements du manque !

 

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26 janvier 2010 2 26 /01 /janvier /2010 07:00


orig envol 2

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25 janvier 2010 1 25 /01 /janvier /2010 07:00

 

- Où vas-tu ami ?

- Amis ? Le sommes-nous vraiment ?

- Nos destins nous rapprochent.

- Tu as raison, condamnés que nous sommes à vivre ce jour dans la certitude de connaître celui qui viendra. Pourtant nos malédictions sont différentes.

- C'est juste, où que j'aille je suis rejeté, spontanément, la marque d'infamie que je porte résonne dans les âmes qui me croisent. Alors que toi nul ne sait qui tu es, tu caches ton secret derrière ton personnage.

- Sauf toi, jamais encore je n'avais encore rencontré quelqu'un qui me comprenne. Sommes-nous seuls de par le monde à ne pas distinguer le terme du chemin ?

- Je ne sais, depuis près de deux millénaires que je voyage tu es le premier que je rencontre, étais-tu là déjà quand je commis le crime qui me valut de perdre la mort.

- Certainement, il me reste tant à apprendre du chemin que je parcourus mais chaque demain rouvre un hier oublié.

- Malheureusement ce bout de route n'est qu'un croisement, nous devons nous séparer mais nous serons là pour voir de quoi le futur sera fait. Je ne peux rejoindre le troupeau et tu es un prédateur !
- Seules les montagnes ne se rencontrent pas dit-on, la Terre est petite, ta position t'écarte de mes proies. Au revoir Ahasvérus.



- Au revoir Loup Rony !

 

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Bienvenue sur ce blog ! Vous y découvrirez mes goûts, et dégoûts parfois, dans un désordre qui me ressemble ; y partagerez mon état d'esprit au fil de son évolution, parfois noir, parfois seulement gris (c'est le moins pire que je puisse faire !) et si vous revenez c'est que vous avez trouvé ici quelque chose qui vous convenait et désirez en explorant mon domaine faire mieux connaissance avec les facettes les moins souriantes de votre personnalité.

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